CARBONATE D’AMMONIAQUE
CAllBONATE DAMMONIAQUE ET AMMONIAQOE LIBRE.
AzIIs
Ammoniaque libre.
2f(AzH40)2Ca04J, C20*.
Carbonate d'ammoniaque.
État naturel : Il parait que dans le sang et dans d’autres liquides séreux, on trouve de l’ammoniaque libre provenant de la décomposition de sels ammoniacaux. Le carbonate d’ammoniaque se rencontre dans l’air expiré et dans la sueur. Il se forme constamment de grandes quantités de carbonate d’ammoniaque dans la putréfaction de l’urine, des autres liquides animaux et des tissus. A l’état pathologique, on en trouve dans le sang des urémiques et des cholériques, dans l’urine qui a longtemps séjourné dans la vessie par suite de rétention, et quelquefois dans le suc gastrique. L’urine normale fraîchement émise contient aussi probablement de l’ammoniaque combinée à l’acide urique.
L'ammoniaque libre est un gaz incolore, extrêmement soluble dans l’eau, l’une odeur pénétrante et d’une réaction fortement alcaline. La solution îqueuse a 1 odeur du gaz, une saveur et une action caustiques, une réaction orlement alcaline et lorsqu’on l’abandonne longtemps à elle-même ou lorsju’on la chauffe, elle perd toute son ammoniaque. Au contact de vapeurs ’cides (acide chlorhydrique, acide acétique, etc.), l’ammoniaque donne îaissance à des fumées blanches. Si on neutralise de l’ammoniaque par acide chlorhydrique, et si on évapore a une douce chaleur, on obtient lomine résidu du chlorure d’ammonium, qui en présence des réactifs se comporte comme il est indiqué § 20.
Le carbonate cl ammoniaque est une masse cristalline blanche, transpa- ■ente, qui a rôdeur de l’ammoniaque caustique, qui s’effleurit à l’air et se olatilise complètement à une douce chaleur. Le carbonate d’ammoniaque e dissout dans l’eau, en donnant un liquide offrant une odeur ammoniacale, me saveur caustique et une réaction fortement alcaline. Les acides décom- ►osent le carbonate d’ammoniaque; l’acide carbonique est expulsé et il se orme un sel ammoniacal de l’acide employé. Les solutions de ce.' dernier
e sc compoitent comme les solutions des sels ammoniacaux en général, oyez g 20. D
Chauffe avec de l 'hydrate de chaux, de potasse ou de soude, le carbonate
ammoniaque donne de 1 ammoniaque libre , reconnaissable à son deur, etc.
Les moindres traces d’ammoniaque libre ou carbonatée peuvent être déouvertes de la manière suivante :
Si l’on mélange une solution aqueuse claire qui contient une trace d’amlomaque libre ou carbonatée, avec quelques gouttes de bichlorure demer-
Tmu «r. Tf Un, préCipité blanC de bicl'lorure de mercure-ammonium \zll Ilg (.1). Si la solution est tres-étcndue, le liquide reste clair; mais si n ajoute ensuite quelques gouttes d’une solution de carbonate de soude, la
COMPOSITION DES COIU'S.
liqueur devient trouble ou opalescente, même si on étend encore plus la liqueur.
En présence du réactif de Nessler (voyez § 14, f. 2), les solutions de l’ammoniaque libre et carbonatée se comportent comme celles des sels ammoniacaux en général.
Si l'on fait agir de l’air ou des vapeurs, ne contenant qu’une trace d’ammoniaque libre ou carbonatée, sur du papier d'hématoxyline (voyez $ 14, f. 3) ou si 1 on lait passer cet air à travers une solution d'hématoxyline, le papier ou la solution prend immédiatement une coloration rougeâtre ou rouge. < Du papier d’hématoxyline plongé dans une solution, qui ne contient que des traces d’ammoniaque libre ou carbonatée, se colore de la môme manière.
Recherche de petites quantités d’ammoniaque dans l’air expiré. — L’appareil représenté par la figure 40 est très-convenable pour cette opération.
Il se compose d’un tube de verre long de 56 à 58 centimètres et d’un diamètre de 1 centimètre à 1 centimètre et demi, qui porte sur une de ses moitiés plusieurs renflements globuleux, et qui est courbé à peu près en son milieu ; la branche a contient les renflements et son extrémité libre est un peu recourbée sous un angle obtus ; l'autre branche c est cylindrique dans toute son étendue, et elle est munie à son extrémité d d’une embouchure en métal. L’appareil est rempli à peu près jusqu’en e avec de l’acide chlorhydrique concentré, qui sert pour l’absorption de l’ammoniaque ; avant de verser l’acide, il faut avoir soin de s’assurer s’il ne renferme pas d’ammoniaque. On applique bien exactement l’embouchure sur la bouche J d’une personne et on lui fait faire environ 12 ou 15 ex- > pirations à travers l’appareil, puis on retire celui-ci, on ; verse l’acide chlorhydrique dans une capsule de porce- j laine, on lave une couple de fois avec de l’eau, on évapore à sec au bain-marie, on arrose le résidu avec une solution de chlorure de platine pur en excès, on évapore ' de nouveau et l’on épuise avec un mélange d’étber et d’alcool. Si l’air expiré contenait de l’ammoniaque, celle-ci reste non dissoute sous forme de chlorure de platine et d ammoniaque avec ses propriétés caractéristiques.
Mais on peut aussi introduire dans l’appareil du réactif de Nessler ou une solution d hématoxyline, et l’on reconnaît alors la présence de 1 ammoniaque aux réactions caractéristiques déjà décrites précédemment.
Fig.' 40.
ACIDE CHLORHYDRIQUE : HCl.
Etat naturel : Jusqu’à présent, il n’a été trouvé que dans le suc gastrique de l’homme et des mammifères, ainsi que dans le produit sécrété par les glandes salivaires du Doliain galea.
C’est un gaz acide, coercible, donnant au contact de l’air des fumées blanches, extrêmement soluble dans l’eau. La solution aqueuse a une saveur et une réaction fortement acides, elle fume au contact de l’air, lorsqu’elle est très-concentrée, etsi on la chauffe, elle perd une grande partie de l’acide. Elle décompose les carbonates avec effervescence, et elle dissout le zinc et le fer en dégageant de l 'hydrogène.
En présence de l 'azotate d'argent , de Y acétate de plomb et de Y azotate de protoxyde de mercure, les solutions aqueuses de l’acide chlorhydrique se comportent comme celles du chlorure de sodium et du chlorure de potassium (voyez §§18 et 19).
Si à de l’acide chlorhydrique on ajoute du peroxyde de manganèse et si on chauffe, il se dégage du gaz chlore , reconnaissable à sa couleur jaune verdâtre, à son odeur suffocante et à son action décolorante. Si par exemple on introduit dans le gaz qui se dégage une bande de papier de tournesol humide, ce dernier est décoloré.
acide sulfurique: (IIO) 2 S20G.
Etat naturel : Étendu, on le trouve dans le produit des glandes salivaires et des glandes gastriques du Dolium galea , ainsi que dans les glandes salivaires de plusieurs autres gastéropodes.
C est un liquide lourd, huileux, limpide, qui carbonise les substances organiques, et qui se mêle avec l’eau en toutes proportions, en donnant lieu à une forte élévation de température. Il a une saveur et une réaction fortement acides, et il décompose les carbonates alcalins avec effervescence. Chauffé sur une lame de platine, il se volatilise sans résidu.
L’acide sulfurique étendu dissout le zinc et le fer avec dégagement d’hvdrogène. '
L acide sulfurique concentré dissout à chaud le mercure et le cuivre, et la réaction est accompagnée d’un dégagement d’acide sulfureux.
En présence du chlorure de baryum, du chlorure de calcium et de Y acétate de plomb , 1 acide sulfurique étendu se comporte comme la solution aqueuse des sulfates alcalins (voyez § 28).
COMPOSITION DES CORPS
acide silicique (silice): SiO - .
État naturel : On en trouve des traces dans la cendre du sang, de la hile, des œufs, de l'urine, et une plus grande quantité dans la cendre de poils et des plumes. Il forme le principal élément de la carapace de certains infusoires, des bacillaires notamment.
Tel qu’on l’observe lorsqu’on analyse la cendre des matières que l’on vient de nommer, l’acide silicique se présente sous forme d’une poudre blanche, offrant au toucher la sensation du sable, inodore, insipide, et tout à fait infusible et fixe, môme dans la flamme du chalumeau la plus chaude. 11 est insoluble dans l’eau et les acides, même dans l’eau régale ; à l’état cristallin, il est aussi insoluble dans les alcalis caustiques ou carbonatés. Mais sous ces deux formes, il se dissout dans l’acide fluorhydrique.
Si on fond de la silice avec quatre parties d’un mélange de carbonate de soude et de carbonate de potasse, il se dégage de Y acide carbonique, et on obtient un liquide huileux, qui se solidifie par le refroidissement. Si l’on traite par l’eau la masse fondue refroidie, la majeure partie de la silice se dissout à l’état de silicate alcalin. Si on neutralise complètement celle solution avec de Y acide chlorhydrique, il se sépare de la silice hydratée sous forme d’un précipité gélatineux, qui se dissout facilement dans un excès d’acide chlorhydrique. Si la solution était très-étendue, il peut facilement arriver que l’acide chlorhydrique ne donne pas de précipité. Mais si on éxaporela liqueur complètement à sec, si l’on chauffe le résidu, jusqu à élimination complète de l’acide chlorhydrique, si ensuite on humecte avec de l’acide chlorhydrique, et si on fait bouillir avec de l’eau, toute la silice reste sous forme d’une poudre blanche, complètement insoluble.
Si on mélange de la silice avec du spath fluor, si on ajoute de 1 acide sulfurique concentré , et si on chauffe, il se dégage du fluorure de silicium (SiFl2), reconnaissable aux fumées blanches qu’il répand à l’air, à son odeur pénétrante et à la propriété qu il possède de se décomposeï en donnant un dépôt de silice gélatineuse, lorsqu’on le conduit dans de
l’eau.
En fondant de l’acide silicique avec du carbonate de soude sur I anneau du fil de platine, il se forme une sorte d'écume dans la perle en iusion, par suite du dégagement d’acide carbonique ; la perle chaude est limpide, si la
silice était pure. ,
Si l’on fond de l’acide silicique avec le sel de phosphore sur 1 anneau du
fil de platine, la silice insoluble dans le sel de phosphore nage ça et la dans la perle limpide sous forme d’une masse transpaiente (sque ette c c
Sllt Recherche. — Si l’on veut effectuer la recherche de la silice dans la cendre des matières animales, on peut suivre deux méthodes differentes.
PEROXYDE DE EER.
1. Dans un petit ballon on introduit la cendre, exempte autant que possible de charbon, et ou la chauffe avec de l’acide chlorhydrique, jusqu’à ce quelle soit désagrégée. On fait ensuite tomber le liquide avec le résidu, sans filtrer, dans une petite capsule de porcelaine, on évapore à siccité au bain-marie, on chauffe encore pendant quelque temps un peu plus fort, on laisse refroidir, on humecte le résidu avec quelques gouttes d’acide chlorhydrique, on laisse agir l’acide quelques minutes, on arrose avec de l’eau, et l’on chauffe à l’ébullition. Si la cendre essayée renfermait de la silice, celle-ci reste sous forme d’une poudre terreuse, incolore, craquant entre les dents.
2. On mélange la cendre avec un excès de carbonate potasso-sodique pur et on fond dans un creuset de platine, jusqu’à ce que la masse soit en fusion tranquille et s’écoule limpide. On laisse refroidir, on traite la masse fondue par l’acide chlorhydrique étendu, on évapore à sec au bain de sable la solution versée dans une capsule de platine et l’on procède comme précédemment.
PEROXYDE DE FER : Feî03.
État naturel : 11 se rencontre en si grande quantité dans la cendre du sang et des globules sanguins, que celte cendre offre une coloration brun rouge; il est en plus faible proportion dans la cendre de tous les tissus traversés par des vaisseaux sanguins. On le trouve en outre dans la cendre des poils et des plumes, dans le blanc et le jaune de l’œuf de la poule, dans le chyle, la lymphe, la bile, dans les calculs biliaires, dans le pigment de la choroïde, dans le lait et dans 1 urine; ces derniers liquides n’en renferment que des traces. A l’état pathologique, on en rencontre quelquefois dans les poumons des hommes, qui sont exposés à respirer la poussière du colcothar (peroxyde de fer rouge) employé dans les glaceries pour le polissage, et comme matière colorante dans la fabrication de la baudruche.
C’est une poudre rouge brun, qui à l’état d’hydrate (Fc^5, 3110) est d’un brun pur. Le peroxyde de fer est infusible, fixe, et il devient plus foncé lorsqu’on le chauffe. A chaud il se dissout dans les acides chlorhydrique, azotique et sulfurique , avec lesquels il donne des liquides jaune brun. Il est insoluble dans l’eau.
Dans la flamme d oxydation il colore la perle de borax en jaune ou en rouge fonce. Dans la flamme de réduction cette couleur passe au vert bouteille.
l’hydrogène sulfuré donne dans les solutions acides du peroxyde de fer un trouble blanc produit par un dépôt de soufre, et en même temps le peroxyde passe- à l’état de protoxyde.
Dans les dissolutions préalablement neutralisées, le sulfure d'ammonium donne un précipité noir de sulfure de fer (FeS), soluble dans les acides chlorhydrique et azotique, insoluble dans un excès de sulfure d’ammonium, bi les liqueurs sont fortement étendues, elles se colorent d’abord en vert
GORUP-BESANEZ. ANALYSE Z00C1IIMIQUE. f!
COMPOSITION DES COUPS
noirâtre, et des flocons noirs ne se déposent qu’au bout d’un temps assez long.
La potasse, ainsi que V ammoniaque précipitent de l 'hydrate de peroxyde de fer floconneux, brun clair, insoluble dans les alcalis, soluble dans les acides.
Le ferrocyanure de potassium produit, même si les liqueurs sont trèsétendues, un précipité de bleu de Berlin ou de ferrocyanure de fer (Fe4Cfy3) d’un beau bleu foncé. Ce précipité est insoluble dans l’acide chlorhydrique, mais par ébullition avec une lessive de potasse il se décompose en cyanure de potassium, qui se dissout, et en hydrate de peroxyde de fer, qui se sépare.
Le ferricyanure de potassium colore en brun rouge foncé les dissolutions du peroxyde de fer, mais ne donne pas de précipité.
L esulfocyanure de potassium produit dans les solutions acides du peroxyde de fer, même si elles sont très-étendues, une coloration rouge sang intense. Lorsque la solution ne renferme que des traces minimes de peroxyde de fer, la coloration rougeâtre est cependant encore évidente, si l’on place le vase contenant le liquide sur une feuille de papier blanc et si on regarde dans l'intérieur de haut en bas. (Cette réaction est extrêmement sensible.)
PHOSPHATE DE PEROXYDE DE FER: FVO3, PhO5 -+- 4a<jf.
Etat naturel : On admet sa présence dans la cendre des différents tissus glandulaires, ainsi que dans celle du sang.
C’est une poudre terreuse, blanc jaunâtre, infusible, mais qui devient plus foncée lorsqu’on la chauffe ; elle est insoluble dans l’eau, dans les alcalis et dans l’acide acétique, soluble dans les acides minéraux.
Le sulfure d’ammonium produit dans les solutions acides du phosphate de peroxyde de fer, un précipité noir de sulfure de fer (FeS), mélangé avec du soufre séparé du réactif. Il reste dans la solution du phosphate d'ammo-
niaque.
La potasse et Y ammoniaque, ajoutées dans les solutions du phosphate de peroxyde de fer, séparent ce sel inaltéré, sous forme d un précipité gélatineux blanc jaunâtre.
Si à une dissolution chlorhydrique du phosphate de peroxyde de fer contenant aussi peu d’acide chlorhydrique que possible, on ajoute de 1 acétate de soude en excès, du phosphate de peroxyde de fer se sépare sous forme
d’un précipité floconneux blanc jaunâtre.
En présence de Y hydrogène sulfure, du ferrocyanure de potassium * du fa ricyanure de potassium et du sulfocyanure de potassium, ainsi que dans la perle de borax, le phosphate de peroxyde de fer se comporte comme le peroxyde de fer.
PROTOCIILORURE DE I'ER.
En présence du molybdate d'ammoniaque , il réagit comme tous les phosphates. (Voyez § 21 .)
Recherche du peroxyde de fer et du phosphate de peroxyde de fer dans la cendre des substances animales. — On peut facilement s’assurer de la présence de l’oxyde de fer dans les cendres des substances animales en procédant de la manière suivante : on traite celles-là par l’acide chlorhydrique étendu, on filtre la solution obtenue, on fait bouillir avec quelques gouttes d’acide azotique et l’on essaye une partie de la liqueur par le sulfocyanure de potassium, l’autre partie par le ferrocyanure. S’il n’y a que des traces d’oxyde de fer, le liquide se colore en vert bleu avec le dernier réactif ; mais au bout de quelque temps il se dépose des flocons bleus de bleu de Berlin. Si tout l'oxyde de fer de la cendre, ou une partie seulement, est combiné à l’acide phosphorique, on procède comme il suit pour la détermination du phosphate de peroxyde de fer: on mélange la solution chlorhydrique de la cendre avec de l’ammoniaque, jusqu’à ce que le précipité qui prend nais* sance ne disparaisse plus complètement par agitation, puis on ajoute de l’acétate d’ammoniaque et une quantité d’acide acétique libre suffisante pour que le liquide ait une réaction nettement acide. Si la cendre contenait du phosphate de peroxyde de fer, celui-ci se sépare sous forme d’un précipité blanc jaunâtre, que l’on peut isoler par filtration et essayer comme précédemment. S’il y avait dans la cendre du phosphate de chaux, le précipité pourrait contenir du pyrophosphate de chaux difficilement soluble dans l’acide acétique. Le liquide filtré, séparé du précipité, renferme le peroxyde de fer non combiné avec l’acide phosphorique, et il peut être essayé d’après les indications du § 57.
i'ROTOCHLORURE DE FER : FeCl.
Etat naturel : Sa présence a été indiquée dans le suc gastrique, où il se trouverait en dissolution.
Il se présente sous forme de cristaux limpides, vert pâle, avec quatre équivalents d’eau de cristallisation ; il est très-soluble dans l’eau, avec laquelle il donne un liquide vert pâle. A l’air il s’oxyde peu à peu et se colore en brunâtre. Chauffé, il se transforme en peroxyde de fer avec dégagement d’acide chlorhydrique.
Les solutions de protochlorure de fer se comportent comme il suit en présence des réactifs :
Le sidfnre d'ammonium précipite du sulfure de fer (FeS) noir, facilement soluble dans les acides minéraux et qui, exposé humide au contact de l’air, s oxyde et se colore en brun rouge.
La potasse et Y ammoniaque précipitent de Y hydrate de protoxyde de fer (I eO, 110) sous lorme d’une masse tout d’abord presque blanche, mais se coloi ant bientôt en vert brun sale, et finalement en brun rouge. La pré-
COMPOSITION DES COUPS
sence des acides organiques non volatils, celle de l’acide lactique par exemple, s’oppose à la formation du précipité.
Le ferroçyanure de potassium donne un précipité blanc bleuâtre de ferrocyanure de fer et de potassium (K, Fe3, Cfy2), qui devient promptement bleu foncé.
Le ferricyanure de potassium produit un précipité bleu foncé de ferri cyanure de fer (CfdyFe5), tout à fait semblable au bleu de Berlin. En présence de l’acide chlorhydrique et de la potasse, il réagit comme le bleu de Berlin.
L 'hydrogène sulfuré, ainsi que le sulfocyanure de potassium se comportentnégativemenl en présence des solutions de protochlorure de fer exemptes de perchlorure et de peroxyde.
Vis-à-vis de la perle de borax, le protochlorure de fer réagit comme le peroxyde de fer.