MÉTALBUMINE
On désigne sons le nom de métalbumine une autre substance albuminoïde, qui a été trouvée une fois dans un liquide obtenu par paracentèse. Ce liquide était visqueux et filant; étendu d’eau, il n’était pas altéré par Y acide chlorhydrique ou Y acide acétique ; le ferrocyanure de potassium ne produisait, dans la solution acidulée par 1 acide acétique, ni trouble ni précipitation ; dans la liqueur additionnée d’acide chlorhydrique, il ne donnait lieu que lentement à un trouble, sans précipité; Yacide chromique formait, mais seulement au bout de quelque temps, un coagulum jaune; le bichlorure de mercure et la teinture de noix de yalle donnaient d’abondants précipités. Le coagulum fibreux produit par Y alcool dans le liquide non étendu se dissolvait complètement par digestion avec de l’eau distillée. Le liquide étendu avec de l’eau se troublait à l’ébullition ; en ajoutant de l’acide acétique pendant l’ébullition, il ne se manifestait qu’un trouble sans coagulation floconneuse.
La métalbumine se distingue de Y albumine du sérum par la solubilité dans l’eau du précipité produit par l’alcool; de l’albumine du sérum et de la paralbumine en ce quelle n’est pas précipitée par l’acide acétique et le ferrocyanure de potassium; et enfin de la mucine, dont il sera question plus loin, parce qu’elle n’est pas précipitée par l’acide acétique.
Recherche de l'albumine du sérum dans les liquides animaux; précautions à observer. — Si, dans un liquide animal, on soupçonne la présence de l’albumine et, si l’on veut rechercher celle-ci, il faut avant touls’assurer de l’action exercée par le liquide sur les papiers réactifs. Cela fait, on remplit à peu près à moitié un tube d’essai avec le liquide en question, et on chauffe à l’aide de la lampe à alcool ou à gaz. Si le liquide a une réaction un peu acide et s’il renferme de l’albumine, on verra, toujours au-dessous du point d’ébullition de l’eau, apparaître un trouble (commençant à la surface) et bientôt après le coagulum déjà décrit précédemment; si, au contraire, la réaction du liquide est très-acide ou alcaline, il arrive souvent que, àla place d’une coagulation complète de l’albumine, il ne se manifeste qu’un trouble, laiteux ou opalescent. Si le liquide a une réaction très-acide, on neutralise l’acide libre, on ajoute une dissolution de sulfate de soude, de chlorure d’ammonium ou d’un autre sel alcalin neutre et l’on fait bouillir ; si, au contraire, la réaction du liquide est alcaline, on neutralise un échantillon de ce dernier avec une goutte d’acide acétique (il faut bien faire attention à ne pas en ajouter un excès) et l’on chauffe ensuite à l’ébullition. Dans ces deux cas, une solution de sel ammoniac très-saturée peut aussi produire la précipitation à chaud. Dans un grand nombre de liquides, dans l’urine notamment, il se forme quelquefois par l’ébullition un précipité qui, extérieurement, se distingue à peine de l’albumine coagulée; malgré cela, il ne contient pas de traces d’albumine, mais se compose de phosphates terreux (phosphate de chaux, de magnésie, phosphate ammoniaco-magnésien),