FORMATION ET DÉVELOPPEMENT DU SANG
De 5 mois à 30 ans eoTiron, diminution progressive de Teau, augmentation des globules;
De 30 â 50 ans, étal stationnaire;
DeSOàlOanSj augmenlation progressive de Teau, diminution des giobnlei.
La fibrine n'a pas été mise à pari; ot l'albumine, de renfance à la viêlllesstf, resterai! à très-peu près la même. MM. Becquerel et Rodieront cru voir de leur côté que^ de 30 à 40 ans, la proportion de la choleslérine s^élève au double ; et au delà de 50 ans, la fibrine aui-ait quelque peu diminué. Mais toules ces analyses portent sur un trop petit nombre de sujets pour faire loi ; je les mentionne ici comme une pierre d'attente (t).
Si cependant on cherchait à en tirer des conclusions au moins provU soires, le grand fait qui en ressortirait serait Tabondance des globules cliei le fcetiis, et peul-êlre leur diminution dans la vieillesse. L'abondance des globules répondrait ainsi h ractiviiédc la nutrition; et déjà danâTÂge adulte nous l'avons vue coïncider avec la constitution pléthorique. Comme, d'une autre part, dans la réparation des lésions trauma* tiques, dans les inflammations, ce sont les globules qui se presiëutj qui s'accumulent, quî jouent en réalité le plus grand rÔlc; comme aussi la nutrilioa ne peut faiblir qu'on ne les voie diminuer, les globules seraient donc, pour le^ animaux supcrieurs, la partie du sang la plus importante^ la plus utile, celle qui fournirait à l'économie son principal aliment. Les autres ont ^ans douta aussi leur utilité spéciale, mais que nous ne sommet pas même en mesure de soupçonner
Au reste, le sang s'use vite, comme le niontrenl les expériences sur Tabstinencej et pour le renouveler sufflsarametitt ce n'est pas trop de plusieurs repas par jour. Ne pourrait*on cependant suppléer à cette réparation SI fréquente et aux opérations qu'elle nécessite, en remplaçant le sang usé par du sang frais, à l'aide de la transfusion répétée? On comprend la portée qu'aurait cette idée pour les sujets épuisés par des aîTeetions des organes élaborateurs et conducteurs du chyle qui rendraient la digestion impossible on inutile.
Blundell prit un chien du poids de 2ô livres 2 oncesj et essaya de le nourrir pendant trois semaines entières en lui transfusant du sang étranger par ta veine juguiaire externe. On lui en injectait imviron iooces par jour, soit eu trois semaines 84 onces; et on ne lut laissait av ai er rien autre
11) Lc^nPi Thèt€ ûttéf, p. 67 ell9; ~ AndraU Gavarret et Uclnfond, Mémoire etié, ÂnmitM de chimie, iSi2, t. V; -^ Becquerel et Hodier, HechtrchtMt etc., Il44.
clios€ que de Peau ; du reste, il ne manifesta jamais aucune t
marquée pour les altments solides. A la fin de rexpërience, il ai en poids 1 livres 2 oncesj et il ne paraissait pas encore en c mourir d'inanition. Comme un chien d'une taille un peu au-dc moyenne, sonmii à nne abstinence complète d'aliments, perd de ces en 24 heures, Bliindell ne doute pas que la tranfifusion n'a en partie au ddfaut d'aliments. H aurait fallu sâf oir »î Topérali n^avait pas eu aussi sa pari dans l'amaigrissement, en dé ter fièvre traumalique et peut-être d'autres accidents. L'eipërit aussi à désirer, en ce que la transfusion n'était répétée qu'à de 2i heures, de deux jours, et même de trois jours ; ce qui pour tout ce temps à une abstinence absolue.
Cependant Blundell ne craignit pas de répéter cette eipé; rbomme, à la vëritë, à la demande du malade. C'était un si à 40 ans, atteint d'un squirrhe du pylore, épuisé par des vor opiniâtres, et en un mot près de mourir* Ou lui injecta lia l»J sang; aucun accident ne suivit j loin de ià, les forces avaient m cette amélioration dura 30 heures* Mais alors le malade rctom son affaissement primitif, et succomba 56 heures après l'opératii
(1} Blundell, RtitOTchet phys. and pûthologicûl^ p. ta et 139. i