I)*; ,1.' ABDOMEN
ture et Iç degré de stviciion , pourvu que le sang y trouve ua obstacle provisoire, et le lieii enfin où on l'applique. Les matrones attribuent encore le retard dans la cicatiisation de l'ombilic et même les hernies ombilicales congéniales , à une ligature mal faite ; erreur sufllsamment réfutée par les faits que je viens d'exposer. L'unique précaution à piendre est de s'assurer que nulle anse intestinale ne [éjièuc dans le cordon; et si cela arrivait , de la repousser jusqu'au delà de l'ojnbilic, et de placer la ligature le plus près possible des légumcns. Cela ne saurait toutefois empêcher la hernie , qui reconnaît pour causes le resserrement incomplet de l'anneau et la dilatation de la peau qui le TfBCOUvre. Peut-être serait-il plus rationnel de pratiquer de prime-abord la ligatui:ç^^de la tui^^urà sa base , afin d'obtenir une cure radicale. ri,, , ■ , '
La persistance de l'ouraque entraîne quelquefois une fistule urinaire congéniale par l'ombilic ; mais je reviendrai sur le mécanisme de sa production , à l'occasion de la vessie même.
La capacité de l'abdomen et les rapports des viscères qu'il renferme , diflèrcnt assez dans l'enfance et dans l'âge adulte. Chez les nouveau-iiés , Portai s'est assuré , par diverses mesures , que l'espace compris entre le sternum et le bassin est environ le tiers de la longueur de tout le corps , tandis que dans l'adidte il en fait tout au plus la cinquième partie. Chez les adultes de cinq pieds de haut , on trouve un pied de hauteur au bas-ventre, et il estfréquenunent moins alongé: il est presquç aussi long chez les enfans d'une stature de trois pieds.
Cet excès de capacité porte spécialement sur la zone moyenne ou ombilicale , beaucoup plus haute chez les enfans que chez les adultes ; et cette région moyenne est également plus grande dans tous 'es sens : d'avant en arrière , attendu l'abseuce de saillie du rachis ; d'un côté à l'autre , à raison du renversement des côtes du fœtus en dehors. En revanche , les régions supérieure et inférieure sont beaucoup moins développées; les iiypochondres sont à peine creusés sous les côtes ; le bassin est incomparablement plus petit que dans les adultes ; le sacrum est très incliné vers le pubis par sa partie inférieure ; la branche horizontale du pubis est très courte et aplatie, et les tubérosilés des ischions sont elles-mêmes renversées en arrière. Les hypochondres et le bassin étant ainsi rétrécis , tous les viscères sont donc pour ainsi dire enta.ssés dans la région ujovenne.-
L estomac des enfans , loin d'être situé transversalement comme dans l'âge adulte, est presque dans une direction perpendicidaire; Lassone en a fait le premier la remarque. 11 se prolonge de l'épigastre à l'ombiUc, en s'inclinant seulement un peu
à gauche dans sa partie supérieure , à droite dans sa partie inférieure. La grande courbure regardeàgaucheetla petite à droite. Le grand épiploon qui s'attache à cette grande courbure, est donc naturellement rejeté presque complètement à gauche ; le duodénum est presque entièrement placé derrière l'estomac ; le paquet intestinal ne trouvant pas de place dans le bassin, occupe un niveau plus élevé ; le foie dont le volume , toute proportion gardée , est infiniment plus gros chez le fœtus que chez l'adulte, surtout pour son lobe gauche , est placé presque tout entier dans la région moyenne ; on sent au toucher que son bord antéîicur est beaucoup plus près de la ligne blanche que dans un âge plus avancé ; enfin , la rate est logée aussi dans la région moyenne , et se laisse sentir au dessous des fausses côtes.
La vessie , l'utérus , les ovaires , participent à ces rapports primitifs , et remontent beaucoup au dessus du pubis ; circonstance importante pour certaines opérations, telles que la taille. Mais nous reviendrons siu- le développement de ces viscères , lorsque nous nous occuperons de chacun d'eux.
Disons seulement qu'à mesure que l'âge augmente , les côtes s'abaissent ; le diaphragme se voûtant , les hypochondres se creusent, le foie remonte en conséquence; et à quinze ans, il est presque tout caché sous les côtes , lorsque le sujet est couché. Ce changement de position et le décroissement du lobe gaiiche réagissent sur l'estomac : il se rapproche peu à peu de la position transversale ; l'épiploon le suit , et se porte vers le milieu du bas-ventre ; le bassin s'agrandit en même temps , et l'intestin grêle s'y enfonce , non sans déplacer à leur tour la vessie et la matrice, comme nous le dirons plus tard(I).
(I) Portai, Ohservationt tur la situation iet vi$eèret dubat-tenlre ehes WMfans; dans ses Mém. tur plutieurt maladia, t. l'^, p. 110.
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