‹ Traité d'anatomie chirurgicale ou Anatomie des régionsChapitre 101 sur 116 · Les Nerfs · texte numérisé non relu

Les Nerfs

Outre le spinal, qui se perd dans le muscle trapèze^ quelques filets des branches profondes du plexus cervical, qui se prolongent jusqu'au rhomboïde et au petit dentelé , et quelques autres rameaux donnés par le plexus brachial, la région dorsale reçoit encore les branches postérieures des nerfs rachidiens. Ces derniers suivent les artères, se divisent comme elles, et viennent aussi se ramifier dans la couche superficielle et la peau. Le nerf intercostal, inférieur à l'artère, se place également sous le bord de la côte, et se divise quelquefois avant d'abandonner la portion dorsale du thorax.

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intercostaux, ils n*ont ici rien de pardculier; on y rencontre l'origine des externes seulement.

5°. Les Artères.

Aucune d'elles ^à part l'intercostale y n'est assez Tolumineuse pour faire craindre une hémorragie datis les blessures de cette région. L'une des branches de la cervicale descendante , venant de la sous-clavière , se ramifie devant le muscle rhomboïde, et donne en général à la couche musculaire superficielle, avant de s'anastomoser dans le muscle grand dorsal avec l'artère scapulaire commune, et de former de cette manière une arcade artérielle qui réunit la sous-clavière et la brachiale. Chacjue artère intercostale fournit ici sa branche postérieure, qui passe entre le corps des vertèbres, le ligament costo-transversaire inférieur, et deux apophyses transverses, pour se glisser d'abord entre les muscles sacro-lombaire et transversaire épineux, où elle se divise ensuite. Alors l'un des rameaux se rapproche de la ligne médiane, en se portant vers la peau; l'autre 9 en éloigne au contraire , et passe entre les muscles sacro-lombaire et long dorsal, pour aller se perdre* aussi dans la couche superficielle et la peau; enfin, l'artère intercostale elle<*même , renfermée dans l'espace du même nom, traverse cette région, et de telle sorte qu'elle ne gagne réellement la gouttière protectrice que lui présente la côte , que vers le talon de cet os : elle en est encore assez éloignée , vis* à*yis du sommet de Tapophyse transverse , pour qu'un instrument tranchant ou piquant pût aisément l'atteindre , s'il traversait l'espace intercostal. Mais admirons ici, conune dans une foule d'autres points, la disposition des paities; en effet, la masse musculaire qui protège en arrière ce vaisseau contre l'action des corps extérieurs, devient de moins en moins épaisse à mesure qu'elle se porte en dehors; mais alors l'ar*»

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tère, d*abord libre au-dessous de la côte, s'en rapproche tellement ensuite, qu'elle se place presqu en totalité sur sa face interne. En général, le nerf qui Taccompagne longe son bord inférieur, et souvent elle fournit sa branche descendante avant d'entrer dans la région costale. '

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