‹ Traité d'anatomie chirurgicale ou Anatomie des régionsChapitre 11 sur 116 · Les Artères · texte numérisé non relu

Les Artères

Nous devons surtout examiner la temporale superficielle

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et ses branches. Le tronc est placé entre l'aponéTrose épiera-

nienne et Xtfascia superficialU; de sorte que ces lames fibro-

celluleuses n étant pas très-serrées, si Fartère était divisée, et qu'on voulût en faire la ligature dans la portion temporale proprement dite de la région , on n éprouverait pas les mêmes difficultés que dans la portion pariétale. Au-dessus de Varcadezy- gomatique^ l'artère temporale superficielle est située à deux ou trois lignes environ au devant du pavillon de ToreiUe : il serait , par conséquent très-fiicile de l'atteindre dans cet endroit, ou de la découvrir pom* la lier, si la chose était nécessaire. Cette position est encore utile à remarquer, pour ne pas appliquer sur ce point des cautères, des moxas, des ventouses, des sangsues, etc. , à moins d'indications particulières, et de prendre les précautions convenables. Peut-être aussi serait -il plus prudent de pratiquer l'artériotomie un peu plus haut, parce que l'inflammation doit se développer plus aisément ici, en raison du tissu ceUulaire plus abondant ; parce que l'aponévrose étant plus éloignée des os, la compression serait plus douloureuse et moins immédiate;, enfin, à cause de la proximité du conduit auditif.

La branche antérieure de la temporale superficielle va s'anastomoser avec la frontale, et la postérieure avec les rameaux de l'occipitale; elles se réunissent souvent entr elles, et forment ensemble un véritable réseau qui est toujours re-' couvert par lejascia superficialis et par la peau. Ces anastomoses nombreuses obligent de lier ou de comprimer les deux bouts d'une des branches divisées , pour arrêter sûrement l'hémorragie; car, si on se contentait d'oblitérer l'un d'eux, le sang ne manquerait pas de revenir par l'autre.

On trouve encore dans cette région la temporale moyenne , fournie par le tronc de la précédente , au niveau de l'arcade zygomatique; elle perce aussitôt le feuillet externe

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de laponéyrose temporale, pour se ramifier dans le tissu cellulaire adipeux qui le sépare de Tinterne, et traverse ensuite ce dernier, pour se perdre dans le muscle , en s'anastomosant avec les temporales profondes.

Celles-ci, venant de la maxillaire interne, distribuent leurs branches principales au muscle temporal et à la surface externe de son aponévrose centrale ; les autres s'appliquent sur les os, où elles rencontrent des rainures particulières, dans lesquelles elles se logent. Les anastomoses de la temporale profonde antérieure avec les ramuscules qui viennent de lorbite , expliquent jusqu'à un certain point les douleurs que les maladies de Fœil font quelquefois naître dans la fosse temporale ; et vice versa,

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