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Les Lymphatiques

Qs sont encore assez mal connus : ce sont les mêmes que nous avons indiqués dans le haut de la face; ils tombent dans les ganglions sous-maxillaires; on en trouve aussi de profonds qui se portent dans les ganglions carotidiens ou cervicaux sous-mastoïdiens.

8<». Les Nerfs.

Le nerf propre à cette région s'épanouit dans le muscle buccinateur, et porte pour cela le nom de buccal. Les autres sont, en avant et en haut, des rameaux de terminaison du mentonier et du sous-orbitairé, qui paraissent être les nerfs sensitifs; en arrière, des filets du facial, qui semblerait plutôt destiné au mouvement. Nous avons déjà dit qu'une branche assez considérable accompagnait le bord supérieur du canal parotidien.

go. La Membrane muqueuse.

Elle est ici lisse, fine, très-adhérente à la joue, et s'introduit dans le canal de Sténon , qu'elle tapisse jusque dans «es radicules. C'est par le moyen de ce prolongement muqueux <{ue les parotides s'enflamment quelquefois sympathiquément i la suite des maladies de la bouche. En se repliant sur les

arcades dentaires, cette membrane devient très-dure et très* épaisse; elle forme la partie externe des gencives. Là, on ne distingue ni foUieules ni viliosités; mais dans tout le reste de la région génienne la membrane muqueuse est recouverte d un épithelium très-distinct.

iQO. Le Squelette.

Il renferme la portion de l'os maxillaire inférieur comprise entre Tapophyse coronoïde et le trou mentonier, ainsi que la face externe des arcades dentaires inférieure et supérieure, jusqu'à la dent canine. Il faut remarquer que, quand le maxillaire inférieur est fracturé dans cetle région, les muscles élévateurs, étant fixés sur le fragment postérieur, le tiennent appliqué contre la mâchoire supérieure. Le fragment antérieiu*, au contraire, tend à être entraîné en bas par les abaisseurs fixés sur Tos hyoïde.

SECTION vn.

Singulièrement bornée de chaque côté par la précédente; en haut, par la rainure labiale inférieure, et en bas, par la région sus-hyoïdienne, elle forme la partie inférieure de la face, et fait une saillie qui varie , et dont la profondeur augmente suivant Fâge, le sexe, l'embonpoint, l'âge surtout; assez souvent elle offre au milieu et en bas une petite dépression ou fossette pendant l'élévation de la lèvre inférieure.

PARTIES CONSTITUAKTES.

|o. La Peau.

Beaucoup plus épaisse que dans les régions précédentes; la peau revêt la plupart des caractères de celle du crâne, c'est-à-dire qu'elle est dense, sensée, très-adhérente aux parties

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qu'elle recouvre. Elle, est perpendicdlaireinent traVersée par les poils nonàbreux qui lombragent chez rhomme adulte^ et qui constituent la b^be; elle renferme desibllicules séba* ces qui sont en assez grande quantité, mais peu développes. En s'enflammant, ces cryptes donnent naissance à la dartre pustuleuse du menton; la matière sébacée s'y accumulant, il «n résulte ces autres petits boutons rouges et douloureux qu'on guérit en les pressant entre deux doigts pour en faire sortir une concrétion blanche , après en avoir ouvert le sommet. Si cette accumulation s'y fait d'une manière plus lente, les cryptes, grossissant davantage, deviennent'des tannes.

ao. Le Tissu cellulaire.

Peu abondant, il ne forme point ici de couches souscutanées; il est confondu avec les muscles^ et ne tient à la peau que par des filamens très-courts et très-serrés. En arrière, entre les muscles et l'os seulement, il y a une certaine j|uantité de tissu lamelleux. Les vésicules adipeuses sont assez nombreuses, mais d'une finesse extrême; jamais leur voliune n augmente d'une manière bien prononcée, ce qui fait que l'embonpoint du menton proprement dit ne peut guère varier. C'est dans le tissu cellulaire le plus rapproché de la peau, entre les fibres charnues, que se voient les bulbes pileux. La texture serrée de l'élément cellulaire, son union intime avec la peau , et la densité très-marquée de pette dernière membrane, sont trois particularités qui s'opposent à ce que , dans cette région , les phlegmasies ne se terminent par des abcès , et font que, le plus souvent, les inflammations qui y naissent, se présentent sous la forme érysipélateuse.

, 3». Les Muscles.

On rencontre sur les côtés une petite portion du triangu« laire dont les fibres remontent eii arrière ; plus en avant, le I. 8

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nest. recouverte que par la peau; enfin, le trou mentoR* nier, tout près des limites de la région, yis-à-vis la première dent molaire ; ce qui fait qu'on peut amputer une grande partie du menton, sans aller jusqu'à cette ouverture; et, dans ce cas , la branche principale du nerf dentaire ne serait pas divisée : d'où moins de douleurs et d'accidens à redouter. Dans cette amputation, on a conseillé de scier l'os de manière que ses deux faces conservassent la même longueur, c'estrà^dire perpendiculairement à sa direction ; mais ce précepte ne nous semble pas de rigueur : il vaudrait peut-être itiieux, au contraire, les couper en biseau au dépend de la face interne , parce qu'autrement la courbure ne permettrait pas aux deux bouts de se toucher par tous leurs points , si on voulait les tenir rapprochés. Chez l'adulte, l'os maxillaire est si épais dans cette région, que les fractures directes sont presque impossibles. La saillie qu'il forme est plus grande chez l'enfant à cause de l'absence des deiits et de l'ouverture de l'angle dé la mâchoire. Chez le vieillard, cette saillie augmente de nouveau; ce qui tient à la chute des dents, et à ce que l'angle, devenu très-prononcé chez l'adulte, s'émousse et devient plus obtus. Son périoste n'a rien de particulier. Les muscles en sont iséparés par un tissu cellulaire plus distinct que celui qui est sous la peau ; ce qui fait que l'inflammation' y revêt plus souvent le caractère pUegmoneux; et, fcomme la muqueuse buccale est seule derrière et en haut, ces petits abcès s'ouvrent toujours dans la bouche. Tous les tissus , d'ailleurs , offrant moins de densité dans ce .-sens qu'en approchant de la peau, il en résulte- que les foyers, de quelque natiue qu'ils soient, ont plus de tendance à s'y porter que vers rextéricur. C'est aussi par-là qu'on doit pénétrer dans ces foyers, afin de produire moins de douleurs, et d'éviter les cicatrices \ l'extérieur, , ^

DK LA TÉTB. 11.7

SECnOlf VIII.

lUloiOir I.ABXÀLK.

Elle comprend les deux lèyres, et se trouve limitée : en haut, parle net et le sillon naso-labial; en bas, par la gouttière mentô -labiale (i); et, sur les côtés, par la fossette de l'angle des lèvres: elle est par conséquent de figure elliptique.

Sa' face externe présente, au milieu, une sorte de gouttière circonscrite par deux crêtes qui descendent de la cloison du nez sur le bord libre de la lèvre. Suivant Blumenback et quelques anatomistes modernes, ces deux crêtes seraient les traces.de Tancienne cicatrisation des trois portions quils admettent, dans cette lèvre, pendant les px^emiers tems de la vie intra-utérine. D*après cette idée aussi, le bec- de -lièvre tiendrait à ce que Tune de c^es cicatrices tie s*est pas complètement opérée : ^oii il suivrait que cette divbion congéniale n aurait jamais Ueu sur la ligne médiane, et que, si Timion des deux portions latérales avec la moyenne venait à manquer en même tems, on aurait un bec-de-Uèvre double. Le bord libre de cette lèvre forme une courbure légère, à concavité inférieure, et qui est divisée en deux, sur la ligne médiane^ par une petite saillie en dos-d'âne. Cette saillie est la terminaison de la portion de lèvre sur laquelle est creusée la gouttière qui vient d'être indiquée sur la face antérieure. Puisque cette disposition entre dans fa conformation normale, on doit s'efforcer dé la rétablir quand on pratique l'opération du bec-de-lièvre. C'est dans cette intention qu'on recommande de faire parcourir à la première aiguille qui tra-

(i) Dans la àoctrine phytiognomonique du docteur /â£&/bt , ce siiloa constitue le trait mental, et se rattache aux sifiections de poitrine.

IlS * DE LA TETE.

verse les parties, un aro de cercle dont la concavité regarde en arrière et en haut.

PARTIES CONSTITUANTES

lo. La Peau.

C'est elle qui supporte les moustaches, chez l'hcMume

adulte; elle est un peu moins épaisse que celle du menton^ et d*au&ant plus intimement confondue avec les tissus sousjacens, qu elle est plus voidine du bord libre. En approchant de ce bord, elle s'amincit aussi, puis elle change tout à coup de caractère, pour former la pellicule fine et rosée. qui le découvre, et se continuer, en arrière, sous le nom de muqueuse labiale. Les poils qu on y remarque la traversent de la même manière quau menton; elle renferme des follicules sébacés qui peuvent être -le siège des. mêmes altérations que dans la région pre'cédente, mais moins fréquemment..

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