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Le Tissa cellulaire

Sa finesse est très-grande, et sa quantité si peu considérable , qu'on peut à peine le distinguer des- autres élémens > qui sont confondus, dans la lèvre, de manière à ne former qu'une masse homogène. Les vésicules graisseuses sont plus petites encore que dans la région mentale.

3". Les Muscles.

Nous avons isurtout à considérer la moitié supérieure du labial. Sur l'e milieu^ de la face antérieure de ce muscle , on voit souvent deux petits faisceaux qui montent perpendiculairement vers les côtés de la cloison nasale, et qui correspondent aux saillies que tious avons d'abord remarquées à travers la peau. On les a nommés incisifs supérieurs. Derrière le labial et la membrane muqueuse , sur les côtés de l'épine nasale antérieure, on trouve le petit myrtiforme, appliqué sur l'os même; le bord convexe du premier reçoit, de la ligne médiane vers

les côtés i la terminaison de VéleYateur commun ^ de TéléTa* tetir propre , du petit zygomatique, du canin, du grand zygo* matique et dune partie du buccin^teur. L'union du muscle orbiculaire avec la muqueuse est moins intime qu^atec la peau; elle est opérée au moyen d une couche mince de tissu cellulaire lamelleux, dans laquelle se Toient un assez grand nombre de glandes labiales. La membrane muqueuse elle* même est d'autant plus facile à séparer du muscle,, qu'elle s'approche davantage de son point de réflexion sut l'os maxillaire : ce qui explique pourquoi les abcès de la lèvre viennent presque toujours se faire jour dans ce point.

4<». Le* Artères.

On trouve d'abord la coronaire supérieure que donne la fa* ciale lorsqu'elle passe à travers les €bres du canin, vers l'extrémité externe du sillon naso-labial. Cette coronaire est placée trois lignes au-dessus du bord libre de la lèvre, dans le plan postérieur des fibres charnues, dont elle suit la direction . Avant de s'unir en arcade avec celle du côté opposé , elle fournit une branche assez grosse qui monte vers la cloison. Une incision en travers^ sur la ligne médiane , pourrait diviser ces artères ascendantes, et produire une hémorragie, tandis que la même blessure, portée un peu plus en dehors, n'en produirait pas, à moins qu'elle ne sç prolongeât jusqu'au sillon naso-labial, près duquel serpente la faciale même. L'arc de cercle que forment les deux coronaires supérieures réunieék donne une inunense quantité de rameaux qui descendent ou montent parallèlement les uns aux autres, et se terminent^, pour la plupart) dans les glandes hdiiale^ et dans la membrane muqueuse. Ce sont ces rameaux qui constituent le réseau riche et compliqué qu'on voit dans cette derhière , en renversant la lèvre en dehors. Gomme le tronc de cette

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artère touche presque immédiatement la muqueuse, il en résulte qu'en appliquant le doigt derrière la lèvre, on la sent aisément battre, et qu'elle est plus facilement blessée, dans ce sens , que si l'instrument pénéQ:ait de la peau vers les os. Quelquefois, l'artère de l'aile du nez donne aussi un rameau d'un certain volume à la lèvre supérieure -, il n'est pas trèsrare même que l'artère faciale ne s'enfonce plus ou moins dans le muscle orbiculaire, avant de passer dans l'intervaUe des régions nasale et zygomato-maxillaire.

5o. Les Veines.

Elles sont plus nombreuses et plus grosses encore que les artères, et se ramifient dan$ le tissu propre de la lèvre, où elles deviennent assez souvent variqueuses. Cette grande quantité de vaisseaux, dans l'organe que nous étudions, explique la fréquence des tumeurs érectiles qui s'y développent, et l'espèce de gonflement actif dont il est susceptible dans l'état normal. Cette vascularité remarquable, jointe au mélange intime des divers élémens qui entrent dans la composition des lèvres, explique encore la rapidité avec laquelle elles se gonflent, et le volume considérable qu'elles peuvent acquérir dans les inflammations aiguës.

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