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£Ue ne présente à considérer que la partie interne des gen-
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mes y dans lesquelles oh trouve les mêmes élémens que dans la Yoûte ; seulement elles spnt plus épaisses,* plus vascu^ leuses, et d'une texture beaucoup moins serrée que la membrane du palais : ce qui explique pourquoi les maladies s y développent plus souvent. En se continuant avec la membrane muqueuse de la paroi supérieure de la bouche , les gencives ferment, en arrière et en avant, l'ouverture infé^ rieure.des canaux palatins; en sorte que ces trous n'existent, à proprement parler, que siu* le squelette.
La face interne des dents forme, en avant, une rainure plus ou moins profonde, suivant que ces petits os sont plus ou moins déjetés vers les lèvres. En arrière, entre le pilier antérieur du voile du palais et les dernières molaires, existé un espace qui peut admettre l'extrémité du petit doigt, et qui correspond, chez la plupart des sujets, à la face interne de l'apophyse coronoïde, ou plutôt au devant de son bord antérieur; cet espace fait communiquer avec la cavité buccale les grandes rainures qui séparent les lèvres et les joues de ta face extérieure des arcades dentaires. En se boursouflant ou en s'enflammant, la membrane muqueuse des joues, de la langue, etc., s'engage quelquefois dans cette ouverture, et se trouve ainsi douloureusement comprimée, quelquefois même oifensée pendant la mastication, parce qu'elle peut s'avancer jusque sous les dents. Il pourrait encore arriver qu'un instrument ou un corps étranger quelconque pénétrât par cette ouverture dans l'intérieur de la bouche, du pharynx, et blessât les organes qu'on y remarque, quoique les deux mâchoires fussent fortement serrées l'une contre l'autre. Chez beaucoup de personnes^ on voit aussi entre les dents d'autres petits espaces qui produisent cette disposition ondulée qu'on remarque à. la circonférence de là langue, quand elle est le siège d'une inflammation.
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Au reste, il faut remarquer que la paroi des alvéoles se confond presque immédiatement en dedans avec Tapophyse palatine, et se trouve plus courte et plus forte dans ce sens quen dehors. Cette parucularité semble indiquer qu'en aj^lt» quant le talon de la clef de Garengeot sur le côté palatin des alvéoles, on s exposerait moins, dans lextraction des deuts, à briser les parois de ces cavités, qu en le plaçant sur la &ce externe : le point d'appui serait plus solide en effet, et les racines dentaires étant naturellement un peu courbées, ces dents sortiraient avec moins d eftbrt.
LA PAROI nrré&iEURK.
Cette paroi n*a pas de squelette; elle se confond avec la région sus-hyoïdienne, et présente', dans son milieu, la langue, qui remplit assez complètement la bouche lorsque cette cavité n est pas ouverte. La face supérieure de la langue est libre clans toute son étendue, et se prolonge, par Visthme du gosier, jusqu'à répiglotte. Cette face est convexe d'avant en arrière, et même transversalement; cependant elle présente une légère dépression sur la ligne médiane. De l'épiglotte vers la pointe de Torgane, sa face inférieure est adhérente dans ses deux tiers postérieurs : c'est par-là qu'elle reçoit les muscles, les vaisseaux, les nerfs, etc. Son tiers antérieur est libre, ou fixé seulement par un repli membraneux derrière la symphyse du menton. Cest ce repli ou frein qui, lorsqu'il est .trop court, empêche les enfans à la uiamelle de tirer la langue et d'exercer convenablement la succion; d'où Tindication de le diviser. Quand il est trop long, au contraire^ quelques personnes, /. L. Petit entre autres, ont paru craindre qu'il ne permît à la langue de se renverser en arrière , et de produire la suffocation, en glissant sur la voûte palatine pour se porter dans le pharynx. Mais si ces craintes ne sont pas chimériques, elles sont au
luolhs exagérées. L'extrémité postérieure . de la longue est fixée sur l'os hyoïde , qui participe à la plupart de ses mouyemens ; ce qui lie la fonction de la parole à celles de la déglutition et de la respiration.