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Les Ganglions lymphatiques

Ils sont très^nombreux^ plusieurs "ïe rencontrent en arrière, en dehors et en avant des carotides; d'autres entourent la glande sous-maxillaire; il y en a deux ou trois au-dessus de cette glande, qui «ont appUqués sur les vaisseaux fiiciaux; on en voit enfin quelques-uns entre le muscle mylo-hyoïdien, la adLchoire, le digastrique et l'aponévrose. Ces divers ganglions recevant les lymphatiques du pharynx, de tout l'intérieur de la bouche, ainsi que ceux de la face, il en résulte que Tinflammation diphJtkérique des gencives, des joues, des tonsffles, etc., détermine promptement leur gonflement. Un grand nombre de maladies aiguës ou chroniques, surtout eelles qui donnent lieu à quelques produits morbifiques.

sont dans le même cas. L'examen de ces organes mérite par conséquent la plus grande attention : d'une part, parce que leur développement peut faire découvrir des maladies qu'on n'eût pas Soupçonnées dans les organes qui leur envoient des vaisseaux blancs; d'autre part, parce qu'ils peuvent en imposer pour des affections d'une autre nature. Ainsi , les plus reculés peuvent faire croire à l'existence d'un anévrysme. On a quelquefois pris ceux qui avoisinent la glande maxillaire pour cette glande elle-même, lorsqu'on la croyait fortement gonflée. Les plus antérieurs, étant assez étroite-^ ment serrés contre l'os par l'aponévrose , ont été regardés comme des cancers adhérens, auxquels on n'osait pas toucher. A cette occasion, nous dirons avec Colles yBums^ etc., que la plupart des extirpations de la glande sous-maxillaire doivent être rapportées à des ablations de ganglions lymphatiques.

Au mois d'octobre 1823, on admit àThôpita). de l'Ecole de médecine une Jeune personne de vingt ans, pour y être traitée d'une tumeur grosse comme un œuf de poule, p:èsdure, et située sous l'os maxillaire, dans le lieu correspondant à la glande de ce nom. Les avis furent partagés sur le siège de cette tumeur. Quelques personnes pensaient qu'elle était due au gonflement d'un ou de plusieurs ganglions^ et un plus gi^and nombre penchait à croire que c'était une augmentation de volume de la glande elle-même. Quelles que fussent , au reste , les opinions sur la position précise du mal, tout le monde convint qu'il en fallait tenter rexti):pation. M. le professeur Bougon la pratiqua en effet, et l'on vit alors une excavation profonde entre l'os maxillaire et le muscle hyo-glosse. Dans ce moment, on crut d'abord que la glande salivaire avait été enlevée; mais en examinant attentivement le fond de la plaie, on recotmut

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bientôt qu'elle avait simplement été repoussée en dedans, et que la tumeur qu'on venait d'en^>orter était formée par plusieurs ganglions désorganisés.

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