‹ Traité d'anatomie chirurgicale ou Anatomie des régionsChapitre 47 sur 116 · DIT CO · texte numérisé non relu

DIT CO

vation stemale plus ou moins profonde, suivant que ces éiémens y sont plus ou moins abondans. Il faut noter que des abcès qui se formeraient dans cet espace devraient être ouverts de bonne heure, dans la crainte qu'ils né se fissent jour en perçant la lame postérieure. Cette lame postérieure, se dédoublant à son tour, constitue les gaines des vaisseaux thy* roïdiens, et pénètre dans la poitrine, où nous la reverrons se continuer avec le péricarde.

En la prenant sur la ligne médiane-pour la suivre de chaque côté, laponévrose cervicale forme autant de gaines qu'il y a de muscles, de nerfs et de vaisseaux; c est-4-dire, qu'arrivées près de chacun de ces organes, les lames àn/ascia s'écartent pour les envelopper. Ainsi, par exemple, nous trouvons une gaine bien distincte pour le muscle sterno-hyoïdien; une autre pour le stemo-thyroïdien ; une troisième pour Tomo-hyoïdien; une quatrième, plus forte quetoutesles autres, pour le stemomastoïdien ; une cinquième pour l'artère carotide; une sixième pour la veine jugulaire interne; enfin, le nerf grand sympathique, la huitième paire, les artères thyroïdiennes, la jugulaire externe en reçoivent aussi chacun un canal fibreux. Elle enveloppe encore la trachée, passe derrière le pharynx, se recourbe ensuite sur le devant des muscles droits antérieurs de la tête, et longs du cou; se porte sur les apophyses transverses , auxquelles elle s'attache ; embrasse le sca* lène antérieur, et va se continuer, d'une part, avec le feuillet externe, qui vient la rejoindre en arrière du muscle stemo-mastoïdien ; de l'autre, avec les lamelles de l'aponévrose de la région sus-claviculaire. C'est à cause de cette disposition lamelleuse, sans doute, que \ejascia cervicalis n'a que rarement été décrit comme une aponévrose : cependant on ne peut lui refuser la texture fibreuse chez un grand nombre de sujets, et notamment chez les vieillards et les in-

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