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CHAPITRE PREMIER

DE LA TÂTB.

Là tête se^compose du crâne 4%t de la face.

ARTICLE PREMIER

DU CKANX.

On peut diviser cette partie de la tête en trois régions de chaque côté de la ligne médiane. Ces régions seront circonscrites par des lignes arbitraires, qui partiront de saillies naturelles. Elles seront désignées par le nom de Fos principal qui leur correspondra: ainsi nous trouverons les régions frontale, temporo-pariétale et occipitale.

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SECTION PREMIÈRE

RÉGIOir F&OHTÀLK.

£Ue est triangulaire, et limitée : en bas, par une ligne courbe, qui va d'une dés apophyses orbitaires du frontal à Tautre en passant par-dessus le sourcil ;«n dedans, par la ligne médiane qui la sépare de la région semblable du côté opposé; en dehors, par une troisième ligne qui monte de l'apophyse orbitaire externe à l'origine de la suture sagittale , en suivant le trajet de la suture fronto-pariétale.

Arextérieur, cette région présente ; inférieurement, une rainure transversale plus ou moins évasée; au milieu , une saillie arrondie, et plus ou moins prononcée : ce sont les bosse et rainure frontales; en dedans, la veine préparate et quelquesunes de ses branches; enfin, en haut, des cheveux qui descendent plus ou moins bas, suivant les sujets.

PARTIES CONSTITUANTES

lO. La Peau.

Elle est mince et lisse chez les enfans et les jeunes gens des deux sexes; chez les adultes, et surtout chez les vieillards , elle présente quelquefois un grand nombre de rides transversales dans la moitié inférieure de cette région. Elle est plus épaisse , et n'offre pas de rides en haut et en dehors, où elle sert ordinairenient à l'implantation des cheveux. Dans ce dernier sens la peau renferme beaucoup de folli^ cules sébacés. En général, les cheveux la percent obliquement en avant ou en dehors, d'où résulte leur tendance à suivre l'une ou l'autre de ces directions en descendant sur le front.

BB LA TÊtB.

1^. La Couche cellolo-gralsseuse.

Placée entre le muscle frontal et la peau, elle est presse toujours très -mince; le tissu cellulaire qui la forme est dense, serré; les cellules adipeuses sont très-fines, et fortement appliquées les unes contre les autres; en dehors , près de la tempe, elles sont plus grosses, plus lâchement unies, et constituent quelquefois une couche assez épaisse. Lunion intime de ce feuillet avec les deux lames entre lesquelles il est placé, explique pourquoi les lésions de la peau produisent ici des inflammations plutôt érysipélateuses que de toute autre nature : on conçoit en effet, que le pus doit se rassembler difficilement en foyer dans un tissu aussi serré. C'est encore en raison de cette disposition que les tumeurs purulentes, sanguines, etc., qui se développent dans cette région, sont toujours circonscrites, globuleuses, ou plus ou moins aplaties; enfin, c'est dans cette couche que se forment les loupes ou tannes^ qui ne sont que des follicules énormément dilatés et remplis de matière sébacée concrète : la racine des chcyeux s y rencontre également.

3<>. Les Muscles et Aponévrose.

. Les muscles sont: en bas, une très-petite portion de Forbiculaire des paupières; puis, en remontant, le frontal, plus épais au milieu, et surtout à la partie inférieure, où il couvre toute la largeur de l'os; ses fibres sont parallèles, et produisent, en se contractant, les ridés du front. Il semble que ces muscles se soient développés sur la face externe de Taponé- ▼rose épicrànienne, qui est mince et celluleuse au-dessous d'eux; en haut et en arrière, cette aponévrose est seule; là, elle est plus forte et véritablement fibreuse. Ces parties sont difficiles à séparer de la couche sous-cutanée ; leur union

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Ce sont les branches de la sus-oiliHaire, dont le trône était d'abord placé entre les imiscies orbimlaire et firontal^ d]e% serpentent dans la coude sous-cutanée. La brandie antérieure de la temporale superfi<ridle Tient ^plement Vj rendre, et former de nombreuses anastomoses avec* les précédentes. Le tissu qui euTeloppe ces vaisseaux est tellement serré, qu'il est difficile de les saisir aTCC un instrument quelconque et de les lier ; aussi préfere4-on généralement la compression à la ligature. Si, néanmoins, ce dernier moyen était le seul qu'on pût employer, à cause de douleurs vives , d'inflammatibn , etc. , on réussirait mieux avec un tenaculum qu'avec des pinces.

Dans le péricrâne, il n'y a que des ramuscules capillaires des temporales profondes.

D£ LA T£t£.

6». Les Veines.

On trouve en dedans , le plus souvent tout près de la ligne médiane, la veine prëparate qui manque quelquefois, et qui, d autres fois, au contraire, est double ou triple, comme nous lavons vu nous-méme sur deux sujets; elle est souvent trèsvolumineuse, chez les vieillards surtout. Les anciens l'ouvraient fréquemment dans les maladies de la tête.; et il nous semble que maintenant on néglige trop .cette saignée. En effet , cette veine rapporte le sang de toute la moitié antérieure du crâne à la racine du nez; or, il est évident que la phlébotomie aurait ici pour effet immédiat le dégorgement subit du cuir chevelu. Ce vaisseau est placé entre le derme et la couche cellulo-graisseuse, et n est côtoyé par aucune artère : on peut, par conséquent, l'atteindre sans s'exposer à blesser aucun organe important. Les autres veines accompagnent les branches artérielles, et ne présentent rien de remarquable; il faut noter seulement que quelques-unes traversent les suttu'es frontale et fronto-pariétale, pour aller se rendre à la pointe du sinus longitudinal, ou dans la dure- mère. Ces branches , peu volumineuses, en général , n'ont point de valvules : d'où il résulte qu'elles peuvent servir à soutirer le sang de l'intérieur du crâne, si des ventouses, des sangsues, etc., sont appliquées sur les points de la peau qui leur correspondent: c'est pour cette raison que Santorini leur a donné le nom de veines émissaires,

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