‹ Traité d'anatomie chirurgicale ou Anatomie des régionsChapitre 55 sur 116 · PARTIE POST^IEUHE DU COU · texte numérisé non relu

PARTIE POST^IEUHE DU COU

La région postérieure du cou, autrement la nuque {cerifix)^ est limitée : en haut, par la bosse occipitale, la ligoe courbe de ce nom et l'apophyse mastoîde; en bas, par une ligne transversale qui réunit les angles supérieurs des omoplates, en se continuant sur le bord cervical de ces os. Sur les cotés, elle a pour limite la région sus-claviculaire, ott une ligne tombant de l'apophyse mastoîde sur l'ardculatioii acromio-claviculaire.

mu cao. a57

^^. Cette région est arrondie et étroite au milieu; en haut)

Q ^^ le est plus large et rejetée en arrière; en bas, elle est plane

j ^ : plus large encore; sa longueur n'est pas la même chez

, , ;s divers sujets : son volume ne varie pas moins; et ces par-

cularités dépendent, en général, de la saillie naturelle plus

u moins grande, du plus ou moins d'élévation ou d'abais-

ement des épaules, ainsi que du développement des muscles

t des autres parties molles.

A l'extérieur , on y remarque de haut en bas : la bosse iccipitale externe, dopt la saillie est plus marquée chez ceraines personnes que ichez d'autres, et qui correspond, à l'inérieur, au confluent des. sinus; au-dessous, une excavation criangulaire, bornée sur les côtés par une saillie dépendante des complexus. Ce creux est ce qu'on nomme la fossette du cou: et c'est là qu'on place ordinairement les cautères. En bas, il ' est borné par l'apophyse épineuse de l'axis ; il correspond à rintenralle qui sépare l'occipital de l'atlas, endroit par lequel on peut aisément blesser la moelle allongée. Plus inférieu* rement, on ne remarque qu'une simple rainure, et seulement *' encore lorsque la tète est dans l'extension : cette rainure est k continuation de l'excavation triangulaire précédente. Les muscles forment également une saillie de chaque côté; mais cela n'a Ueu que dans les cas où la rainure existe, et lors de leur contraction. Dans le fond de cette gouttière, on sent difficilement les apophyses épineuses des vertèbres cervicales. Tout-à-fait en bas, se voit l'épine de là septième ver* tèbre, qui fait une sailHe en général assez marquée.

PARTIES CONSTITUANTES

lOi La Peau.

Son épaisseur est considérable, plus sur la ligne médiane et les saillies musculaires, un peu moins en avant ou sur les !• 17

BtJ COU.

4jue la gouttière artériell|e est presque transversal^ la dépression veineuse est oblique en arrière..«^ ^ un peu moins large. Enfin, le reste dexett^ % \ ^ nouveau, se relève et reprend la positiir^ ^f % ^ ^^ reçoit rattache d line partie du scalène^ \ }. \ \ Voici maintenant quel est Tordra \ * ^ ^ *^ parties pour arriver à la première Ç d ^ ^ *\ ^ ^ viculaire:i«lapeau; a^unecou ^\ \ * \ V* ^• 3** le muscle peaucier , mais daç ^ '\ ^ t . ■ ' région seulement ,• 4^ utie aut ^ \ \ ** * ** lamellée, qui supporte le peai ^ ^ > * r

veine jugulaire externe et 4 i\ S névrose, qui se dédouble i ^\ t

perles muscles stemo-r* 1 t ^ '^

tissu cellulaire , de la r ^ ^ ' ^\ . ae fi-

les nerfs du plexus 'z • | \ ^ ^Jies de sa face

daires; tout-à-fait ; i* '* 1 peau en haut, des-

omo-hyoïdien; 7*^ j • / ordinairement jusque vis-

rieur ; 8Mes nei j ; ^ arface est glabre. Les'follicules

9° le scalène . ^ peu nombreux ; du moins on les

.it sur la ligne médiane. Cette peau est

.lerente qu elle est plus inférieure; en géné-

.i(, elle est assez mobile pour qu'il soit possi-

aMWV des plis d'une épaisseur considérable, quand

La I kk liHivt^rîier avec un séton' Sous ce rapport, c'est le

i^ùc^ ^u iW hk Vi'^mx qui présente le plus d'avantages, et qu'on

co^^^i ja\^U*iiM* jHmr d'autres raisons encore : le pansement,

^ IX** ^'•v*'*^^!*^**» ^^'^^ P'*** facile. Il en est de même pour les vésica-

liai^^^i \'\^ s'iWtt »i la plaie se trouve placée au-dessous de ce

iwK\\\\ » U hiWwU^ sVttppUque mal, et tend, quand elle est fixée, à

mU^hs'^ s\\' \^^^ ^^^^ Imut, dans tous les cas où l'on n'a pas piis la

u^V\i\vvUMU dv U |mM«i' autour des épaules. Si le séton ou le

•.4vC WV

DU COU. :k5g

^\ûcés plus haut, les mêmes inconyéniens se

, ^n sens inverse. Le cautère néanmoins

' . ^ ' option à cette règle , et les raisons qui

Vencedans la fossette du cou, doi-

nités du pansement : il y a dans

rande quantité ; la forme de

V établir une fonticule; le

s membranes de Ten-

Me indiquer qu'un

ir agir efScace-

ae 8ous-ciitanée.

.mée de lamelles et de filamens, «js- adhérente à la peau , de manière v;ette dernière pour la plisser dans Topéra- Ai, par exemple, la couche celluleuse s*y trouve j comprise. Ses lamelles les plus rapprochées du ine renferment des cellules adipeuses en assez grand nombre , et qui peuvent quelquefois former elles-mêmes une couche assez épaisse. L'autre face de cette espèce de membrane est plus égale, et n'est que lâchement unie- à Taponé- ^ose; mais elle adhère assez fortement au ligament cervical, avec lequel il semble qu'elle se confonde. C'est dans cette couche que se forme le pus, dans les inflammations érysipélateuses de la partie postérieure du cou. Dans ces cas , la grande épaisseur de la peau et son peu d'extensibilité font <{uelle résiste au fluide qui tend à s'accumuler au-dessous ^ elle : de là vient que ces abcès se circonscrivent rarement dune manière bien déterminée, et qu'ils s'étendent promptement dans différens sens. C'est pour éviter les accidens qui peuvent résulter de l'extension de semblables foyers, qu'on

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