Les Lyaipfaaiiques
Ceux du plan superficiel sont rares , et viennent dans les ganglions cervicaux superficiels ; ceux du plan profond descendent en partie dans le creux de Faisselle, et vont, pour le plus grand nombre, aux ganglions profonds du cou*. Cette terminaison des lymphatiques expUcpie le gonflement sympathique des glandes conglobées de Faisselle et de la région sous-hyoïdienne, dans un assez grand nombre de maladies de la partie postérieure de la tête et du cou.
Nous avons assez souvent rencontré deux ou trois ganglions sur le splénius entre le trapèze et le stemo-mastoïdien, recouverts par la peau et la cdUche celluleuse, à un pouce environ au-dessous de la ligne courbe de Foccipital. Il est utile de se rappeler le siège de ces organes, afin de ne pas se méprendre sur la nature des tumeurs auxquelles ils pourraient donner naissance. Nous connaissons un jeune homme de vingt ans , chez lequel Fun d'eux a acquis le volume de Fextrémité du doigt; nous connaissons une autre personne chez laquelle ces ganglions se gonflent très-souvent, de manière à former de petites tumeurs roulantes sous la peau,
8». Les Nerfs.
Ce sont les branches postérieures des nerfs cervicaux cjpii en fournirent le plus. grand nombre : le plexus cervical en donne quelques-uns, et le sous-occipital s'y distribue principalement. Les premiers sont placés d'abord entre les muscles splénius et complexus ; ensuite leurs branches se séparent ; les unes s'engagent alors entre les complexus et la màAse profonde, les autres traversent les couches charnues q^ les recouvrent, et tout^ envoient des filets dans le ûssu cellulaire sous^utané.
Dv cotr.
Les seconds sont le spinal ^ qui se rauDtiifie dans le muscle trapèze; quelques rameaux des branches cervicales descendantes profondes, qui se rendent dans le même organe, dans l'angulaire du scapulum et dans les lames fibro-celluleuses qui séparent ces deux muscles de ceux qui sont au-dessous. Ceux-ci ne donnent qu'à la partie inférieiu'e du cou, et paraissent être cpécialement destinés à la respiration et à la sensibilité. Les précédens occupent la région moyenne, et se perdent en grande partie dans les organes locomoteurs. Quelques autres filets sont encore fournis par le plexus cervical ; ils viennent des branches auriculaires et mastoïdiennes, sont serrés dans les feuillets de Faponévrose, et finissent dans le tissu cellulaire qui les sépare des tégumens.
Le sous- occipital , qu'on peut considérer comme la première paire cervicale, est le plus important de tous les nerfs de cette région. En passant entre le crâne et Tatlas, il entre immédiatement dans le triangle circonscrit par les obliques et le grand droit postérieur de la tête, enveloppé dans le tissu cellulaire qui remplit cet espace, et auquel il adhère fortement : c'est là qu'il s'épanouit en trois branches principales, dont l'une descend , comme les branches profondes des autres nerfs cervicaux, sous le complexus, qu'elle finit par traver* ser. Les deux ascendantes se portent vers l'occipital, traversent aussi les muscles ou leurs interstices, s'anastomosent avec les rameaux supérieurs du plexus cervical, entre l'aponévrose et la peau, et avec d'autres filets appartenant au facial.
Il résulte de cette disposition que les ner& sont plus abondans dans la portion sus-axoïdienne de la région que partout ailleurs : c'est ce qui peut expliquer sans doute les douleurs si vives que ressentent les malades dans les inflammations de cefite partie. Si on y ajoute la texture serrée des divers tissas
qui sj rencontrent, on aura de plus la raison du caractère érysipélateux que revêtent si souvent ces inflanunationsi et de la facilité avec laquelle elles s'y développent à la suite des plaies; des douleurs quelquefob atroces qu'y font naître certaines tumeurs inflammatoires, et, enfin, de la difficulté avec laquelle le pus s'y rassemble en foyers.