‹ Traité d'anatomie chirurgicale ou Anatomie des régionsChapitre 74 sur 116 · DB4 MEMBRES THOBAC%Q0SS. ^Q · texte numérisé non relu

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long flâobûfieur du pouce ejt par le radial asitérieur ; plus ixmnëâifttesiient» cette artère est enveloppée par une gaine celluleuse qui reaferme aussi les deux veines eoUatérales. Il résulte de ces rapports anatomiques que f artère radiale sera d'autant plus superficielle, qu'on l'observera plus inférieu* rement, et que, pour la trouver, on pourra avoir recours à trois moyens presque également sûrs. Ainsi, en incisant dans la direction d'une ligne partant du noiUeu de l'espace qui s^Mure les tubéroaités deThiunérus, pour v^oir se temûner en dedans de Tapo^physe stjrloïde, ouest certûn de tondaer sur Tartre; quand la rainure racliale est dbtincte, on pourra 8* en servir de la même manière^ enfin, si les tégumens sont divisés, on la trouvera toujours entre le radial anténeur et le long supinateur. En la cherchant donc d'après ces indications, la peau étant divisée!, la veine médiane se présentera souvent dans la direction de la plaie ; il faudra l'écarter en dedans, et se garder de la prendre pour l'artère, avec laquelle on ne la confondra point, ^ o«a se rappelle que l'aponévrose sépare ces deux vaisseaux; le chirurgien incisera-ensuite cette aponévrosie , en glissant au-dessous d'elle un bistouri sur la créx^ui^e d'une sonde, yct l'artène alors ^era imse à découvert , si c'est en bas que l'on opère ; si c'est en haut, il faudra repousser en dehors le bord du muscle supinateur, et l'artère , entowée de ses veines concomitantes, ae verra à travers une seconde lame fibreuse qu'il conviendra de diviser aussi, pour passer derrière le vaisseau le bec de la sonde que l'absence de tout organe essaa^el permettra de pori^ en dedans ou en debors presque indiliéremment. Le nerf est assez en dehors pour qu'on puisse toujours l'éviter.

Qudquefois l'artère radiale est sous-cutanée, et cette anomalie pourrait rendre dangereuses des blessures d'ailleurs très -si:q)erfi£ielles. Dans ces cas , on la voit ordânrâement

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battis àtniTenkpeaa;iiiaûstleiiienttx«ëtaîtaigoi^oiigoti> flé d'une manière quelconque, et qu'en fut obUgë de pratiquer quelque incision, quelque opération dans le trajet qu'elle parcourt , on conçoit les acâdens qui pourraient en résulter.D'autres fois, sa direction change, etdèsie miUeude Tavant-bras elle se contourne sur le côté externe du radius. Cette Tariété anatomique est une des {dus fréquentes, et doit être surtout notée, car elle pourrait tromper sur la nature du pouls dans les maladies, si, comme il arrive souvent, une branche d'un certain calibre remplaçait le tronc; elle pourrait aussi donner lieu à une hémorragie grave dans une plaie simple de la partie externe de Favant-bras. La première disposition tient presque toujours à ce que la brachiale s'est divisée plus haut que de coutume; et la seconde dépend de ce que la petite branche dorsale de la radiale a acquis un volume considérable*.

Vient ensuite la cubitale y qui forme en descendant une courbure légère et très-allongée , à convexité externe. D'abord située entre la couche musculaire superficielle et le fléchisseur profond, elle se trouve, dans la région anti-brachiale propre^ ment dite, en rapport avec les* organes suivans : en avant et ea dehors,lefléchisseursublime;en arrière, leprofond; en dedans, le cubital antérieur, dont le tendon la recouvre plus ou moins;

' en bas, plus immédiatement, on voit sur son côté externe sa veine ou ses veines collatérales : le nerf cubital la touche sur le côté interne. Elle est, par conséquent, très-profoncfe

--en haut, et fort difficile à atteindre; si on voulait la découvrir cependant, on inciserait les tégumens dans la direction d'une ligne qui partirait de la partie interne de la trochlée, pour descendre perpendiculairement sur le côté externe de Tos pisiforme ; ensuite on chercherait la ligne fibreuse qui sépare le muscle cubital antérieur du fléchisseur commun, et qui est toujours la première qu'on rencontre en venant du bord

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postérieur du cubitus. L'aponévroise une fois incisée sur cette ligne , les muscles seront Êicilement écartés ; bientôt on dér couvrira le nerf au fond de la plaie, sur le muscle fléchisseur profond, et alors , en plaçant le bec de la sonde sur le côté externe de ce nerf, il suffira d'enfoncer un peu cet instru* ment , et de le relever ensuite en dehors, pour saisir l'artère, qui est effectivement presque toujours placée dans ce dernier sens, et un peu en avant; mais il convient de remarquer que ces rapports n'existent que dans les quatre cinquièmes inférieurs de l'avant-bras; car dans le cinquième supérieur, l'artère, se portant obliquement en dehors et en haut , s'éloigne de plus en plus du nerf cubital. En bas, après avoir fait la section de la peau , la couche celluleuse étant divisée, il £aiudrait couper la première lame de l'aponévrose sur le bord interne du tendon du muscle cubital antérieur; en rejetant ce tendon en dedans, l'artère se verrait à travers une seconde lame fibreuse, en général assez forte, qui la tient appliquée sur la partie interne du fléchisseur profond : ses rapports sont d'ailleurs les mêmes que dans le reste de son étendue.

Cette artère est quelquefois superficielle, et disposée de manière que ses battemens sont visibles à travers la peau. Chez d'autres sujets, elle ne se rapproche du nerf que trèsprès de sa partie inférieui*e ; alors il serait difficile d'en faire ' la ligature.

Enfin, V interosseuse se divise au point d'union des muscles fléchisseur profond et long fléchisseur du pouce, et la-., branche interosseuse proprement dite reste sur la face antérieure du ligament interosseux, qu'elle traverse au-dessus du carré pronateur. C'est afin de saisir plus aisément cette '^' branche, que, dans l'amputation de l'avant- bras , on a recommandé de couper le ligament qui la supporte.

D'après ce qui précède^ on voit que la cubitale n'est pas

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susceptible «fâtre comprimée d*iiite mamère soKde, que la radiale , au contraire, peut être oblitérée par une pression exercée sur le radius dans sa moitié inférieure.

Toutes les autres branches sont trop peu volumîmeuses pour mériter qiiel<fue attention dans les opérations.

6». Les Veines.

Les superficielles forment un réseau très-com|di^é sens la peau; elles communiquent un gramxl nombre de foi^ les unes avec les autres, et sont excesâvement varisd^les, tant pcrar le nombre que pour la disposition. Les plus constantes et les plus volumineuses sont la cubitale antérieure, ht mé* diane et la radiale antérieure. La première reçoit la plupart ^es veines de rénûnence hypothénar, et monte tout le long du côté cubital de la région , pour constituer une des racines de la basilique sur la saillie musculaire interne du pU du bras. Son volume est quelquefois assez con^dérable pour permettre la saignée quand cette opération ne peut pas être pratiquée ailleurs. Elle est accompagnée parles rameaux antérieurs du nerf cutané interne.

La seconde naît principalement dans la paume de la main; en remontant, elle suit la gouttière radiale, et de cette manière s'incline graduellement vers la ligne médiane du meni' bre , jusqu'à son entrée dans la région antérieure du coude, ou nous l'avons précédemment examinée; c'est ordinairement la plus voluminense des trois, et, partant, celle qu'on ouvrirait le plus facilement, si la saignée lîe pouvait pas être faite dans le lieu ordinaire. Dans ce cas, il faudrait remarquer que cette veine est aeconipagnée par une branche assez grosse du nerf musculo-ctiîané , et que cette branche est presque toujours sur son coté externe.

La troisième est une des racines principales de la cépha-

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li^e; elle vient de réminence thénar et da pouce, et n'entre habituellement dans la région anti-bracbiale antérieure que vers le milieu de sa longueur; elle se place en deh(n*s et sur la face antérieure de la saillie nnisculaire externe , puis s'incline plus ou moins en arrière ^ pour se réunir à la radiale postérieui'e, et former la céphalique. C'est la plus variable, et celle qui manque le plus souvent ; elle n'est environnée que par . des filets très-fins du nerf musculo-cutané.

Toutes ces veines sont enveloppées ici dans les lames profondes de la couche superficielle, comme à la région du pli du bras; et, sous ce rapport , on peut leur apjdiquer les mêmes considérations chirurgicales. La médiane suit en général le trajet de l'artère radiale; en sorte que, pour lier cette dernière, on est souvent embarrassé par la veine, qu'on rejette alors en dehors ou en dedans, suivant que la chose paraît plus facile. La cubitale suit moins exactetement l'artère du même nom, et, pour découvrir ce dernier vaisseau , on est rarement obligé d'écarter la veine.

Elles sont peu apparentes chez les femmes et dans l'en* fance, à cause de la couche graisseuse, qui est plus épaisse; leur calibre est beaucoup plus considérable chez l'homme adulte , chez le vieillard , et en particulier chez les individus qui exercent fortement les mains et les membres thoraciques en général : ce qui dépend sans doute de ce^que le sang, appelé en abondance par l'action musculaire , et ne pouvant remonter en même quantité par les veines profondes, se trouve obligé de passer dans les superficielles.

Les veines profondes sont disposées comme les artères, et sont assez souvent doubles» Les deux radiales sont sur les deux cotés de l'artère, et s'abouchent d'espace en espace au devant d'elle. Il y a moins souvent deux cubitales et deux

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interosseuses. Toutes ces yemes doivent être éyilées avec beaucoup de soin quand on lie Tune des artères qu'elles ac^ compagnent, non dans la crainte de gêner ]a circulation, mais bien parce que Texpérience a démontré qu*ainsi comprises dans le fil, elles s'enflamment aisément; et tout le monde sait combien l'inflammation des yeines est dange* reuse.

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