La Peau
Souple, exten3ible, revêtue de poils nombreux chez
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rhommcy moins fine que sur la face palmaire, elle renferme des follicules sébacés peu distincts. Quoique inégale et rugueuse, elle ne présente pas de véritables rides; il sendble seulement que 1 epiderme trop large soit forcé de former des plis dans toutes sortes de directions. La peau de la face dorsale du poignet est toujours plus colorée qu'à la régioo
antérieure.
ao. La Couche 8out-cutanëe«
Elle conserve tous les caractères qu'elle avait à Favaatbras, et diffère beaucoup, sous ce rapport, de la couche semblable, considérée dans la région antérieure. Aussi les tumeurs de toute nature peuvent-elles s y développer comme dans le reste du membre, et acquérir un assez gros volume. Cette lame contient également les veines superficielles et quelques nerfs; mais elle ne renferme point ou que très-peu de cellules graisseuses, du moins aux environs du ligament annulaire postérieur, auquel son, adhérence est plus forte qu'ailleurs ; ce qui fait que chez les enfans , les femmes et les sujets gras, ou dont les bras sont infiltrés, cette portion parait
comme étranglée.
3o. L'Aponëyrose.
De l'apophyse styloïde du radius jusqu'à celle du cubitus, l'aponévrose forme une arcade rubanée, très-forte, destinée à brider les tendons auxquels elle fourmt différentes gaipes : c'est le ligament annulaire postérieur du carpe. Nous allons énumérer les canaux auxquels ce ligament donne naissance de dehors en dedans : i° en arrière et en dehors de l'apophyse styloïde du radius, une coulisse très-forte, oblique en avant et en bas, pour les tendons du court extenseur et du long abducteur du pouce : cette coulisse constitue un vrai canal , et quand une cloison la sépare en deux, c'est le tendon extenseur qui se trouve en arrière; 2° une autre coulisse qui descend perpendi-
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Culaîremetit, et qui renferme les tendons des deux radiaux exteriies; 3^ le canal fibreux qui enveloppe le tendon du long e^Ltenseur du pouce : cette dernière coulisse est oblique dans le même sens que la première, et n est complète qu au-dessous du radius; plus haut, elle nest séparée de la gaine commune aux extenseurs des doigts que par une lame fibrocelluleuse assez extensible,* 4° le canal, ou plutôt le véritable anneau carpien postérieur, que traversent les tendons de l'extenseur commun et de Findicateur ; S^ une gaine isolée pour Textenseur du petit doigt; 6P enfin, entre Fapophyse styloïde et la tête du cubitus , une dernière coulisse pour le tendon du cubital postérieur. Du côté de lavant-bras, ce ligament s*amincit graduellement, ses fibres s'écartent, et finissent en se continuant avec celles de l'aponévrose. Son bord inférieur se convertit en une lame fibro*«celluleuse, très-mince d'abord, mais qui s'épaissit ensuite en se portant vers la
main.
4^. Les Muscles, ou mieux les Tendons.
Les tendons de tous les muscles extenseurs des doigts et de la main traversent la région postérieure du poignet. Us sont au nombre de douze, et l'indication des gaines que l'aponévrose leur fournit , a déjà dû les faire connaître. Ceux qui bornent en dehors la fpssette du premier os métacarpien ont été vus à l'occasion de la face palmaire. Les deux radiaux s'éloignent en descendant; ils sont ordinairement séparés dans leur coulisse par une lame fibreuse, et croisés par le long extenseur du pouce , qui se trouve lui-même interposé entre la fossette du premier métacarpien et celle du second. Xeux de l'extenseur commun, au nombre de quatre , et celui de rii^dicateur, sont disposés dans leur anneau, comme les fléchisseurs en avant ; c'est-à-dire qu'une sorte de toile synoviale, très-forte et comme fibreuse, les enveloppe, et leur
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permet de glisser aisément enseiïible ou séparément. Cette membrane cependant ne forme pas une yéritable bourse, et paraît moins compliquée que celle de la région antérieure. Elle tapisse toutes les gaînes, et revêt partout les tendons qui j sont renfermés. On peut lui'appliquer les mêmes considérations chirurgicales qu'à tous les organes du même genre: néanmoins, comme elle est environnée de tissus moins serrés quen avant, son inflammation détermine en général des douleurs moins vives et des accidens moins redoutables. On n*y a pas rencontré, conmie dans Tantérieure, de ces grains cartilagineux dont il a été question plus haut; mais elle donne souvent naissance aux tumeurs synoviales connues sous le nom de nodus ou de ganglions. Il est vrai que ces tumeurs peuvent aussi dépendre d'une sorte de hernie de la synoviale articulaire ; mais le plus souvent c'est la membrane dont nous parlons qui en est le siège. Dans ce cas comme dans l'autre, l'ouverture de ces sortes de kystes est toujours dangereuse, par l'inflammation qui en est assez souvent la suite, et qui se propage rapidement de la poche ouverte dans toutes les -gaines tendineuses, à l'avant-bras, sur la main, etc. Il existe actuellement dans l'hôpital delà Faculté, une femme adulte, qui, portait une de ces tumeurs depuis six ans sur le trajet du long extenseur du pouce; elle eut le désir de se faire débarrasser de ce nodus; un jeune chirurgien voulut tenter la cure radicale de l'hydrocèle; il & une ponction , injecta une petite quantité d'eau froide, et recommanda le repos ; une fièvre intense est survenue, des abcès se sont formés dans les coulisses, à l'avant-bras, sur le dos de la main, etc.; il a fallu pratiquer plusieurs incisions, et cette femme n'est pas encore à l'abri de tout danger, quoiqu'il se soit écoulé plus d'un mois depuis cette operation.
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5o. Les Artères.
La radiale est la plus volumineuse et la seule qui mérite c[uelque attention. En passant derrière la racine du pouce, dans la fossette de ce doigt, pour arriver au premier espace interosseux du métacarpe, elle est située profondément, et croisée par les tendons court extenseur et long abducteur du pouce, d'une part; et, deFautre, par le long extenseur. Pour la découvrir dans Vexcavation qui sépare ces tendons, on aurait à diviser la peau seulement et une couche assez épaisse de tissu cellulaire.
L'artère dorsale du carpe et la branche postérieure fournie par la cubitale ont ordinairement un volume trop peu considérable pour exiger quelques précautions particulières dans les opérations. La première est croisée par tous les tendons extenseurs, et traverse la région au-dessous du ligament annulaire postérieur ; la seconde, déjà indiquée dans la région précédente, croise obliquement la face postérieure du cubitus, de dedans en dehors et d'avant en arrière, en sorte qu'elle est croisée à son tour par les tendons du cubital postérieur et de l'extenseur du petit doigt.
6». Les Veines.
Celles qui se dessinent à travers la peau sont, en général, très-volumineuses ; leur nombre varie beaucoup, mais,.le plus ordinairement, elles se rassemblent en dedans et en deKors pour former deux troncs principaux; Tinteme, plus constant et plus volumineux, portait, chez les anciens, le nom de Sal^atelle; l'externe, qui ne reçoit guère que les veines des deux premiers doigts, constitue la céphalique du pouce, La première se continue sous le nom de cubitale, et la seconde sous celui de radiale, derrière l'avant-bras. Autrefois on pratiquait souvent la saignée sur ces veines ; mais actuellement il
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est rare qu'on y ait recours, à moins que celles da pli du bras ne puissent pas senrir à cette opération.
Les Teines profondes n offrent rien de particulier.