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Les Nerfô

Exactement distribués comme les artères collatérales au devant desquelles ils sont placés, les nerfs palmaires des doigts sont tous fournis par le médian et le cubital. Le premier donne au pouce, à l'indicateur, au médius, et l'une de ses branches suit àusài le bord radial de l'annulaire, à l'extréinité duquel elle s'anastomose, en arcade renversée, avec le cubital , qui fournit de plus au petit doigt. Comme ces branches extrêinemènt grosses sont placées au devant des vaisseaux, il en

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résulte qu elles peuvent être atteintes sans que les artères soient blessées; elles se ramifient et se perdent en entier dans la couche élastique sous-cutanée et dans la peau; ce qui porterait à croire que tous ces ner& appartiennent au système sensitif : aussi les doigts sont-ils doués dune sensibilité remarquable et qui constitue la plus belle de leurs fonctions. Cette grande quantité de filets neryeux répandus dans les deux premières couches de la face palmaire des doigts, faciUte, d*un autre côté, lexplication des douleurs déchirantes dont il a été parlé plus haut*

go. Le Squelette.

Nous remarquerons seulement ici la face antérieure des phalanges et de leurs articulations. Tous ces petits as sont légèrement concaves en travers et suivant leur longueur; ce qui fait que, dans les amputations, il est toujours facile de tailler un lambeau assez large et assez épais sur la face palmaire des doigts. Toutes les articulations sont un peu renflées, en travers pour les deux dernières, d*une manière arrondie poiu* la première : d'où il suit que , si on amputait la première ou la seconde phalange, en commençant par tailler un lambeau de dedans en dehors sur la face palmaire, comme le recommande M. Lisfranc^ le chirurgien devrait avoir Tattention d'arrêter la base de ce lambeau au niveau du pli que nous avons remarqué à Textérieur, et de ne pas reporter son bistouri en arrière, plus loin que le milieu de la première saillie qu il rencontrera en remontant de l'extrémité Ubre vers la racine de l'organe; que, dans un autre procédé conseillé par le même auteur, et qui consiste à tomber directement sur l'article, on devra aussi se garder avec beaucoup de soin de porter l'instrument derrière cette saillie, parce qu'alors l'espèce de collet sur lequel on arrive, en imposerait auchirur-

^en qui pourrait chercher long-tems ayant de reconnaîti'c son erreur. Le pli de la peau est encore un guide sur poiu* ne pas omettre cette méprise; mais il ne faut pas oublier que le seul sillon qui se Toit derrière la pulpe digitale, conduirait directement sur le rétrécissement en question ^ si on n incisait pas une ligne environ plus en devant, puisque l'articulation est effectivement un peu plus antérieure; que, pour 1* union des deux premières phalanges, c'est toujours la rainure la plus reculée de celles qui se trouvent au devant de l'article, qu'il faut bien se rappeler, et que cette rainure est rarement à plus d'une demi -ligne en arrière ou en avant de l'articulation. Quant à la jointure postérieure, on la trouverait en suivant

la direction (^'une ligne légèrement courbe, à convexité anté-

rieure, et dont les extrémités tomberaient derrière l'indicateur et le petit doigt, à trois lignes environ en avant de la rainure transversale de la main. Mais, comme on ne pénètre point dans cette articulation par la face palmaire, nous renvoyons, pour ce qui la concerne , k la partie dorsale,

SECTION IL

fACI D0K81.LE DIS DOIGTS.

Cette face est plus longue que l'antérieure, attendu que dans cette dernière , la paume de la main se prolonge, comme nous l'avons vu, sur le tiers postérieur de la première phalange. Elle présente à l'extérieur, les doigts étant étendus, la terminaison des trois gouttières indiquées en parlant du dos de la main ; gouttières qui , en réunissant les faces dorsale et palmaire, forment un bord mince et concave, qu'on peut nommer commissure des doigts. Entre ces gouttières, se remarquent des reliefs dus à la continuation des tendons extenseurs. Pendant la flexion, il existe trois saillies anguleuses très-prononcées pour chaque doigt, et qui corres-

^ 47^ ^^ MBMBRES THORACIQUES.

pondent aux; articulations, mais de telle sp^te, que c est tou- ^^^ -jours la phalange antérieure qui a glissé sur la postérieure , et que la tête de cette dernière proémiue réellement seule sous la peau ; ce qu'il importe de remarquer pour la pratique des amputations. Dans toutes les positions , mais mieux dans la demi-ilexion , la face digit;ale postérieure présente beaucoup de rides transversales, peu marquées sur le corps des pbalauges, mais toujours trè-distinctess aux enirironsi des articles. ^-— On peut presque constamment trouver trois de ces sillons sur chaque articulation; Tun en avant, Tautre en arrière, et le troisième au milieu. Le dernier est en général le plus profond , et c'est à deux Ugnes au devant de lui que Fincision doit être faite, siop ne peut découvrir Vantérieur, pour pénétrer dans la jointure. II convient de noter cependant que cette disposition, n a pas heu pour les articulations métacarpo-phalangiennes*

PARTIES CONSTlTUAITTEfi.

I". La Peau» '

Inégale, plissée, supportant un groupe de poils chez l'homme adulte, sur le corps des deux premières phalanges, renfermant quelques follicules sébacés distincts, plus colorée, plus souple, plus extensible, cette membrane est beaucoup mpins épaisse , moins dense et moins serrée qu'à la face palmaire; elle ne diffère guère, autrement que par ses replis, de celle du dos de la main. En arrivant près de Tongle, elle se replie d'abord sur sa racine, dans l'étendue d'une ligne et demie environ ou deux Ugnes , et lui forme de cette manière une espèce de matrice^ qu'on ne doit pa^ manquer de couper — perpendiculairement, et en suivant le contour de cette production cornée , lorsqu'on veut faire l'arrachement de celle-ci ; on prenant cette précaution en effet , les douleurs cruelles que

DES MESIBABS THORACIQtJES. ^'Jl

produit ordinatreiftent cette petite opératkm sont beaucoup moindres. Ensuite, les tégumens se gKssent sous les ...^ bords de cette plaque inerte , et vû^inent se continuer sous soii bord libre y ayec la peau de la pulpe des doigts ; s» texture , au reste, est ici beaucoup plus serrée ; le derme adhère presque immédiateinent à Vos, et c'est plus particulièrement fépidermequi enveloppe la racine^ de la couche cornée '^ or, comme c'est entre ces deux hunes que le pus ou le fluide morbide, \ quel quil soit, s accumule dans les inftamroations appelées I. ^ toumioUes, il est tout simple que la chute de l'ongle s'en« suive.

ao. La Couche sous-cutanée.

Tout-à"&sl afférente aussi de celle de k fece palmaire, cette lame n'est que la continuation de la couche ceHuleuse du dos d^ lia main. Dans le point où nous l'examinons , il s'y développe quelquefois des cellules graisseuses d^un certain volume; sur les articulations, ses lames se réunissent, se serrent et se transforment souvent en une sorte de bourse muqueuse; en approchant de l'ongle, elles deviennent plus denses , et se confondent avec le périoste et la peau. Les veines et les filets nerveux rampent entre elles, et les maladies dont cette couche peut être ïe siège se comportent sur la face dorsale des doigts, comme elles le feraient à la face correspondante de la main, de l'avant-bras, etc.

3o. L'Aponévrose.

Il n'y en a pas, à proprement parler; cette lame est confondue avec les tendons,

4**' ^®* Tendon».

Ce sont des bandelettes assez compliquées ; lorsqu'elles ont dépassé l'articulation métacarpp - phalangienne , leurs

47^ ^^^ mntRiii» mcMULGiQUEs.

bords reçoivent les tendons des petits muscles lombricaux et des interosseox, qui peuvent devenir par-là fléchisseurs de la première phalange. Derrière la première articulation phalangienne, le tendon extenseur 5*élargit, se sépare même en deux rubans unis par une toile plus mince, et passe ainsi sur la seconde phalange. Les deux bandelettes se rap{nx>dient alors, s'écartent ensuite de nouveau, pour recouvrir le dernier article, et finir par se terminer près de l'ongle. Ces tendons nont pas de gaines; mais la membrane qui continue leurs bords les fixe d*une manière assez solide, sur le dos des doigts, pour qu*ik ne puissent, en aucune circonstance, s'échapper ni d'un côté ni de l'autre. Us ne sont point tapissés par une membrane synoviale; mais ik reposent inunédiatement sur celles des articulations, et, sur le corps des os, des lamelles celluleuses très-souples et très-extensibles leur permettent un glissement fiicile^

5p» Les Artères.

Fournies par la métacarpienne transverse, les branches interosseuses de l'arcade palmaire profonde et les collatérales, ces artères sont toutes très-fines et presque capillaires. Les blessures portées sur cette partie des doigts ne sont pas susceptibles par conséquent de produire des hémorragies

inquiétantes.

6°. Les Veines.

Le calibre de ces vaisseaux est en général assez considérable; sur le dos dç la première phalange, ils forment quelquefois une espèce de plexus, et presque toujours on peut les distinguer à travers la peau. En somme, les veines sont ici beaucoup plus volumineuses que celles de la face antérieure , et toutes vont se jeter dans la salvatelle oi^ dai^s la céphalique du pouce.

B£S MEMBRES THORACIQCES. 4?^

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