‹ Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 121 sur 128 · De l'amnios (fig. 203, C · texte numérisé non relu

De l'amnios (fig. 203, C

Deuxième sac enveloppant du petit sujet ; l'amnios flotte librement à l'intérieur du sac chorial, avec lequel il n'est uni que dans un seul point, par l'intermédiaire du cordon ombilical. Il contient dans sa cavité le petit sujet, qui se trouve fixé sur la face interne du sac, également au moyen des vaisseaux du cordon.

L'amnios s'offre avec une forme ovoïde et des parois minces et transparentes.

La fnce externe est recouverte par le feuillet interne de la membrane allantoïdienne, et n'adhère que faiblement à cette membrane.

La face interne est parfaitement lisse, et appliquée plus ou moins directement sur la peau du fœtus. Elle laisse exhaler un liquide dans lequel baigne celui-ci, et qui forme le fluide amniotique, ou les eaux de l'amnios.

L'amnios offre la même texture que le chorion ; c'est donc une membrane fibrocelluleuse. On démontre, chez le jeune fœtus, qu'elle se continue avec la peau de celui-ci au pourtour de l'ombilic.

Liquide amniotique. — Renfermé avec le fœtus dans la cavité de l'amnios, ce liquide se montre plus ou moins abondant , suivant l'époque de la gestation. Sa quantité relative est toujours d'autant moindre que le fœtus est plus avancé. On lui trouve une couleur un peu lactescente dans l'œuf récent, couleur qui devient plus tard cilrine et légèrement roussâtre.

30 De l'allantoïde.

L'allantoïde est une membrane qui tapisse la face interne du chorion, et qui se replie autour du point d'insertion du cordon ombilical pour aller s'étendre sur toute la face extérieure de l'anniios. Elle transforme ainsi le sac du chorion en une

(*) Fig. S02, — Vue erlc'rieiire du suc chorial dans le fœtns de jument, — A. Corps, B, C. Cornes.

sorte de cavité séreuse, dans laquelle le sac amniotique se trouve enfermé à la manière d'un viscère.

Le feuillet interne ou amniotique contracte avec l'amnios « une adhérence peu intime, que la dissection et surtout l'insuftlation détruisent facilement. Lorsqu'on a

FiG. 203 (*).

recours au second do ces moyens pour séparer les deux membranes, on voit la surface de l'alianloïde prendre une apparence bouillonnée, due aux nombreuses brides cellulaires qui la lient à l'amnios. Ces brides se rompent à mesure que l'on force l'insufflation, en faisant entendre un bruit analogue à celui que produirait le froissement d'un parchemin sec. On peut, avec un peu de soin, détacher en entier cette portion de l'allantoïde, dont l'étendue égale celle de l'aumios.

» Le degré d'adhérence de Vallantuïde choriale est beaucoup plus marqué. La dissection ordinaire , assez facile à exécuter le long des premières divisions du

(*) Fig. SJ()5. — Fœliis de fumenl et ses envelO()pes. ~ A. Sac cbuiiul. C. Sac aiiiuiotique leliiù hors dr la ciivilc iilL.nloiiienue. el ouvei l lui-niùiiiu de nijuièie à laisser voir le fœtus. D. liifuiulil)uluin de Tuii raque. B. Portion allantoïdieune du cordou ombilical, b. l'oiut de la surface externe dii chorioii dépourvu do villoiileo placentaires el correopouJunl au lieu d'iusL-rtion de lioi.s hippuniaucs pc licuko.

cordon, renconire d'autant plus de difficultés, que l'on se rapproche davantage du chorion, et devient bientôt, sinon impossible, du moins assez difficile pour que l'on ne puisse séparer que des lambeaux d'allantoïde. Mais ici l'insufflation vient démontrer l'existence de cette membrane, et sa continuité avec la portion que nous avons séparée assez facilement de l'amnios.

I) En effet, si , après avoir ouvert le sac allantoïdien en fendant le chorion et le feuillet qui le tapisse, on introduit un tube entre les deux membranes, ce qui est facile à exécuter auprès d'un gros vaisseau , on voit, par une légère insufflation, l'air pénétrer entre l'allantoïde et le chorion , mais seulement en suivant le trajet des vaisseaux d'un certain volume, sur les côtés desquels il y a à peine adhérence. Si l'on force l'insufflation, l'air, suivant les plus petites ramifications vasculaires, rend la membrane bien plus apparente encore , sans cependant pouvoir, par son effort, la détacher des points où les vaisseaux sont devenus à peu près capillaires.

» Si, au lieu de pousser l'injection aérienne vers les ramifications, on la dirige en sens contraire, on voit bientôt le fluide se porter vers la portion allantoulienne du cordon ombilical , et s'insinuer entre l'amnios et la portion de l'allantoïde qui le recouvre : preuve évidente de la continuité des deux feuillets que nous avons séparés pour les étudier , mais qui ne sont que deux parties d'une membrane unique, dont l'ensemble forme un sac complet. » (F. Lecoq, Des annexes du fœtus.)

La cavité de ce sac est mise en communication avec l'intérieur de la vessie au moyen de l'ouraque, canal étroit contenu dans la portion amniotique du cordon ombilical , et s'évasant vers l'origine de la portion allantoïdienne (au point D, fig. 203), où ses parois se continuent, d'une part avec le feuillet amniotique de la membrane, d'autre part avec le feuillet chorial, après s'être prolongées en gaine autour du cordon , BB. Cette disposition montre la véritable nature de la cavité allantoïdienne; celle-ci représente évidemment une sorte de réservoir urinaire, dépendant de la vessie, dont le fond se prolonge en infundibulum jusqu'à l'ombilic (fig. 11x5 et 197) pour constituer l'ouraque, qui suit les vaisseaux ombilicaux dans la portion amniotique du cordon, et s'épanouit bientôt en formant la cavité allantoïdienne.

Liquide allantoïdien. — Cette cavité renferme un liquide analogue aux eaux de l'amnios et qui présente à peu près les mêmes caractères physiques. I>'anaiy.se démontre, dans ce liquide, pendant les premiers mois de la vie du fœtus, une assez grande proportion de sucre, qui diminue peu à peu, et finit par disparaître tout à fait.

fJipponumes. — On appelle ainsi de petits corps brunâtres qui flottent dans le liquide allantoïdien, corps plus ou moins nombreux, mais le plus souvent réduitsà un seul.

« Ces corps, de consistance analogue à celle du gluten et élastiques comme cette substance, sont de forme aplatie, plus minces sur les bords que vers le centre, ovales ou irrégulièrement arrondis et du diamètre moyen d'une pièce de cinq francs. » Il est difficile d'expliquer la présence de l'hippomanc dans le sac de l'allantoïde. Rien dans son aspect n'annonce qu'il puisse être formé aux dépens du liquide que contient cette membrane. Quelquefois on renconire des hippornanes pédicules, et peut-être ce fait pourrait-il aider à expliquer la formation de l'hip-

pomane libre. Bourgelat a parlé, dans son Anatomie, des liippomanes pédicules, et j'ai pu, sur un fœlus où je les ai rencontrés en grand nombre, faire lesobservalions -S ni va nies :

» Outre rhippomane libre que l'on rencontre flottant dans les eaux de l'allantoïde, on remarquait, à la paroi externe du sac, un grand nombre de petits corps en forme de larmes et de grosseur variable, adhérant par un pédicule d'autant plus élroit que ces corps étaient plus développés. Leur couleur était la même que celle de rhippomane principal, et si on les pressait entre les doigts, on voyait la matière brune, contenue dans un sac à minces parois, disparaître par le pédicule pour aller s'échapper à la surface externe du chorion. Là, lesvillositésdu placenta manquaient aux abords de l'ouverture, qui se trouvait entourée d'une espèce d'auréole blanchâtre (fig. 203, b).

1) Ne pourrait-on pas admettre, d'après cette disposition, que l'hippomane se développe entre le placenta et l'utérus, et se porte en dedans en poussant devant lui le chorion et le feuillet de l'allantoïde qui le tapisse, pour s'avancer, et par suite se détacher dans la cavité allantnïclienne, comme certains corps fibreux ou cartilagineux pénètrent dans les cavités synoviales ou séreuses? » (F. Lecoq.)

4° De LA VÉSICULE OMBILICALE.

La vésicule ombilicale est une petite poche fusiforme ou piriforme , logée dans l'infundibulum qui est placé à l'extrémité du cordon ombilical. Son fond adhère au chorion ; l'extrémité opposée se prolonge plus ou moins loin dans l'épaisseur du cordon et se continue même , chez le fœtus très jeune, jusque dans la cavité abdominale, par un canal élroit qui communique avec la portion terminale de l'intestin grêle.

Cette poche présente une couleur rougeàtre qu'elle doit à sa grande vascularité. Ses parois reçoivent, en effet, une artère spéciale provenant de la méscniérique antérieure; elles donnent naissance à une veine correspondante qui se termine dans la veine porte. Ce sont là les deux vaisseaux omphalo-mésentériques.

Dans les derniers mois de la vie fœtale , cette vésicule ombilicale se montre presque toujours plus ou moins atrophiée; sa cavité a disparu, et elle ne forme plus qu'une sorte de cordon rouge brun d'un très petit diamètre. Ses vaisseaux s'atrophient de la même manière, et presque toujours même on ne rencontre plus alors que l'artère réduite aux dimensions d'un fil.

5° Du PLACENTA.

chez les solipèdes, le placenta est constitué par une multitude de petits tubercules répandus uniformément à la surface extérieure du chorion, qu'ils recouvrent à peu près complètement.

Ces petits tubercules sont formés par une réunion de villosilé.s cxlrêinciuent vasculaires, qui s'enfoncent dans les follicules de la muqueuse utérine. Ce sont les ramifications terminales des vaisseaux du cordon qui constituent l'appareil vasculaire de ces villosités.

bU FOETUS.

6" Du CORKON OMBILICAL.

Le cordon est formé par les vaisseaux qui , du petit sujet, portent le sang aux enveloppes et principiilement au placenta.

Ce cordon se divise en deux parties : l'une amniotique, la plus longue, toujours tordue sur elle-même à la manière d'une véritable corde, et recouverte extérieurement par la membrane amniotique, qui se prolonge à sa surface pour aller se continuer avec la peau au pourtour de l'ombilic; l'autre allantoïdienne [ùg. 203, B),

CAMG££cieU

beaucoup plus courte, moins tordue, enveloppée par la gaîne qui établit la continuité entre les deux feuillets de l'allantoïde, et s'insérant sur la paroi supérieure du sac cborial , entre les deux cornes.

Trois vaisseaux entrent dans la composition de ce cordon : deux artères et une veine, vaisseaux enveloppés d'une coucbe de matière gélaliniforme, qui les fait paraître beaucoup plus volumineux qu'ils ne sont réellement.

LesARTÈRKS OMBILICALES (fig. \h^ , 3) naissent de Tarière iliaque interne, se portent sur les côtés de la vessie, gagnent l'ombilic, traversent cette ouverture, arrivent à l'extrémité terminale de la portion amniotique du cordon, abandonnent à ce point quelques rameaux destinés aux parois du sac de l'amnios, et se continuent jusqu'à l'extrémité de la portion allantoïdienne du cordon , où elles se terminent par une expansion de branches placentaires.

Les divisions amniotiques de ces artères sont extrêmement flexueuses et peu

(') t '"• 20i. — Fœtus ouvert du coté gauche {figure principalement destinée h nionlier le trajet des vaisseaux ombilicaux il l'intérieur du corps). À. Guidon ombilical. B. Veine ombilicale. C. Ailèie ombilicale. D. Vessie. E. Testicule. F. Rein. G. Rate. H. Foie. l. Intestin. /. Poumon. K. Cœur. L. Ai Ici e juilmonaire. M, Canal artériel. O. Thymus.

abondantes; elles se trouvent comprises entre le feuillet allantoïdien et la membrane du sac amniotique, en dedans duquel on les voit faire saillie.

Les divisions placentaires ou choriales, infiniment plus nombreuses et plus grosses, partent de l'extrémité terminale du cordon , se dirigent dans toutes les directions, en rampant entre le cliorion et le feuillet externe de l'allantoïde, sous lequel elles se dessinent en saillie. Elles forment, par leurs anastomoses , un réseau d'une grande richesse, d'où procèdent les ramuscules capillaires qui se jettent dans les villosités du placenta. L'observation démontre que ces ramuscules sont sans

communication avec les vaisseaux de la mère , et qu'elles sont continuées par les radicules veineuses, origine du vaisseau que nous allons faire connaître.

La VEINE OMBILICALE Commence donc par les radicules capillaires des villosités du placenta, radicules formant par leur réunion entre le chorion et l'amnios, un réseau de divisions plus volumineuses, dont la richesse est encore supérieure à celle de l'arborisation artérielle. Deux branches principales succèdent enfin à cet appareil radiculaire, branches bientôt réunies en un seul tronc, qui suit dans le cordon les deux artères correspondantes. Arrivé à l'ombilic, ce tronc vasculaire, c'est-àdire la veine ombilicale (fig. 204), s'infléchit en avant, sur la face interne de la paroi abdominale, où elle est couverte par le péritoine, arrive au foie, se plonge dans

(*) Fig. 20S. — Vaisseaux du foie d'un fœtus de jument h mi-terme. — A. Veine c;ive pnstérieiire. B. Veine poile. C. Veine ominlicule. D. An.isloinose du tronc de la veine ombiliiale avec celui de la veine porte. (Empiuntée à M. Colin, Physiologie tomiiuréc des animaux domcsliflucs. Pari;, <8o6, t. Il, fig. 107, p. 595.)

sa substance, et s'abouche directement avec la veine porte. Il résulte de cette

réunion, que ces deux vaisseaux ^"^' -^^ ^'^* forment, dans l'intérieur du foie,

un seul et même canal d'où procèdent les veines sous-liépaliqiics (fig. 205). Dans les animaux autres que les solipèdes, ce canal unique donne naissance, en plus, h un vaisseau particulier, d'un volume assez considérable, qui se jeite directement dans la veine cave postérieure, vaisseau formant ce qu'on appelle le canal veineux (fig. 205).

Tels sont les vaisseaux ombilicaux. Comme on le voit, ils font partie du système sanguin du petit sujet, qu'il n'est pas sans intérêt d'étudier ici d'une manière générale, pour faire comprendre le mécanisme de la circulation dans le fœtus. Et d'abord, on observera que le cœur présente, au milieu de la cloison interauriculaire, un vaste orifice qui^fait communiquer les deux oreillettes (fig. 207, 5). Appelé trou de Botal, cet orifice présente une valvule, dont le bord libre, tourné du côté de la cavité auriculaire gauche, se soude, après la naissance, avec le contour de l'orifice qui se bouche ainsi hermétiquement. On remarquera encore que l'artère pulmonaire se jette, presque tout entière, dans l'aorte ihoraciqiie parle conduit déjà signalé sous le nom de canal artériel. Le cœur (lu fœtus se comporte donc comme s'il était formé d'une seule cavité, puis((ue les deux compartiments auriculaires sont mis en communication par le trou de Botal, el que les deux compartiments ventriculaires s'ouvrent également l'un dans l'aulre , mais d'une manière indirecte, au moyen du canal artériel.

Que ce cœur se contracte, et il chassera le fluide qu'il contient dans ces deux

iibillcale. B. Anastomose Je celte ilfruière avec la

l'oieillcUc (lioilc. 4. Veine cave posteiicure. 5. Trou de Bot-il

cavilés à rinlérieur du système aoriiquc, qui Je liausporlera dans toutes les parties du corps et jusqu'au placenta. lianienédece dernier appareil, par la veine ombilicale, au sein de la glande hépatique, le sang se mêle alors avec celui que la veine porte a pris dans les parois du tube gastro-intestinal. Il traverse ensuite le réseau intermédiaire aux vaisseaux sus hépatiques et sous-hépatiques, arrive dans la veine cave postérieure, se réunit là avec le fluide veineux revenu de la partie postérieure du tronc, gagne enfin l'oreillette droite, et s'y mélange avec le sang versé par la veine cave antérieure. La masse qui résulte de ce mélange tombe en partie seulement dans le ventricule droit, l'autre partie passant, par le trou de Botal, dans le cœur gauche, où arrive également la petite quantité de sang qui traverse le poumon.

7° Des annexes du foetus chez les ruminants.

Placenta. — L'appareil placentaire de la vache n'c,^t pas uniformément répandu sur la surface externe du chorion. Il est constitua' par un nombre variable de corps vasculaires, une soixantaine en moyenne , disséminés çà et là, engrenés, par pénétration réciproque des reliefs et des cavités, avec des corps analogues de la face interne de la matrice, qu'on désigne sous le nom de cotylédons.

Ceux-ci ne sont que des points épaissis de la membrane muqueuse, dont les follicules se sont énormément agrandis. Ils existent déjà , comme 0!i l'a vu , avant la gestation ; mais l'observation démontre qu'il peut s'en former de toutes pièces, surtout dans les cas où des circonstances tout à fait accidentelles rendent les premiers insuffisants. Les plus gros se rencontrent dans le corps de l'utérus; au sein des cornes, on les trouve d'autant plus petits qu'ils sont plus rapprochés de l'extrémité. Leur forme est généralement ellipsoïde. Ils tiennent à la surface utérine par un large pédoncule iiuiqueux. Leur surface est convexe, criblée d'orifices dans lesquels pénètrent les villosités placentaires. On les observe toujours avec une couleur jaunâtre qui, jointe à leurs autres caractères extérieurs, les fait ressembler aux champignons appelés morilles.

Quant aux /j/ace/i^as, ils répètent, à la surface du chorion, la disposition présentée par les cotylédons sur la matrice. Ce sont des plaques vasculaires, concaves, embrassant exactement les cotylédons, et offrant à leur .surface une multitude de longues papilles ramifiées , qui s'enfoncent dans les cavités cotylédonaires Ils tiennent au chorion par un pédicule vasculaire très épais et très court.

Dans la brebis et la chhvre , on retrouve une disposition exactement semblable, avec cette différence, néanmoins, que les cotylédons sont creusés, à leur centre, d'une vaste excavation dans laquelle s'e.'îfoncc le placenta.

L'horion. — Cette membrane répond à la face interne de l'utérus dans les points inter-placentaires. Sa face profonde est unie, au moyeu d'un tissu cellulaire lamelleux, à l'amnios et à l'allantoïde. La forme générale de ce sac répète, du reste, exactement celle de la cavité utérine.

Allantoïde. — Bien différente de celle du cheval, et beaucoup moins compliquée, du reste, l'allantoïde des ruminants représente une cavité très allongée , dont la partie moyenne reçoit l'insertion de l'ouraque, et dont les extrémités se prolongent

8l2 DU FCKTLlS.

dans les deux cornes du chorion. Ce sac , épanouissement du canal ouraque, se trouve toujours renversé sur l'un des côtés de l'aranios. Dans le liquide qu'il contient , flottent parfois des hippomanes.

Amnios. — Tout à fait semblable à celle des solipèdes, cette membrane, assez facilement décomposable en deux lames, présente, sur sa face interne, une grande quantité de petites plaques épiderraoïdes , d'un blanc jaunâtre, apparentes surtout sur la gaîne amniotique du cordon.

Cordon ombUical. — Il comprend deux artères et deux veines, ces dernières se réunissant en un seul tronc à leur entrée dans l'abdomen. Ces vaisseaux, pour gagner le chorion, traversent seulement la cavité amniotique. Ils sont accompagnés par l'ouraque, qui offre , à leur extrémité terminale, la dilatation d'où résulte le sac allantuïdien.

Vésicule ombilicale. — Cette poche disparaît de très bonne heure. On n'en retrouve même plus les vestiges après la formation des parois abdominales.

8° Des annexes du foetus dans l'espèce porcine.

Lq placenta est formé par une expansion de tubercules villeux exactement semblables à ceux des solipèdes.

Le chorion ne présente plus un corps et deux cornes. C'est un sac allongé dont les deux extrémités se mettent en rapport avec les enveloppes des fœtus voisins. La face interne répond, ainsi que dans les ruminants, à l'amnios et à l'allaiitoïde.

Celle-ci offre la même disposition que dans la vache; mais elle est incomparablement plus courte.

La vésicule ombilicale ^V amnios elle corrfort donnent lieu également aux mêmes considérations que chez les ruminants.

9° Des annexes du foetus dans les cahmSsiers.

Le /j/rtcen^a représente une ceinture épaisse entourant circulaircment la partie moyenne du chorion.

Celui-ci ressemble tout à fait au chorion de l'espèce porcine.

Vallantoïde est disposée en principe comme chez les solipèdes.

La vésicule ombilicale, qui reste très développée à toutes les époques de la vie fœtale, rappelle par sa forme l'allautoïde du porc ; c'est un sac allongé transversalement, compris entre l'amnios et le feuillet allantoïclien inlenie, pourvu, dans sa partie moyenne, d'un pédicule étroit qui se prolonge dans le cordon ombilical, et présentant des parois extrêmement vasculaircs.

L'amnios est tapissé sur sa face externe par le feuillet interne de l'allanloïde.

Quant au cordon ombilical, il présente, comme chez les solipèdes, une portion allantoïdienne , mais elle est extrêmement courr.e et enveloppée dans un large repli de la membrane allautoïde.

Page 1