‹ Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 25 sur 128 · ARTICULATIONS DU RACHIS · texte numérisé non relu

ARTICULATIONS DU RACHIS

';. Liijiuncnt veitébral commun inféi^ieio' (fig. 5U, 5). — Situé sous le rachis, ce ligament manque dans la région cervicale et dans le tiers antérieur de la région dorsale. Il ne commence en réalité que vers la sixième ou la huitième vertèbre de celle dernière région , et se prolonge sous forme d'un cordon, d'abord étroit, puis de plus en plus large, jusqu'au sacium, sur la face inférieure duquel il se termine en s'épanouissant. Chemin faisant, il s'est attaché sur la crête inférieure du corps des vertèbres et sur les disques inter-vertébraux. Par sa face inférieure, il répond à l'aorte postérieure.

Union des veutèbres par leur partie spinale. — Chaque vertèbre, en s'unissant par sa partie annulaire avec celle qui suit ou celle qui précède, forme une double arthrodic.

Surfaces articulaires. — Ce sont les facettes sculptées sur les apophyses articulaires antérieures ou postérieures, faceltes pour l'étude desquelles nous renvoyons à la description des vertèbres elles-mêmes. Ces facettes sont recouvertes d'une mince couche de tissu cartilagineux.

Moyens d'union. — 1° Un ligament commun sur-épineux; 2<^ des ligaments inler-épineux; 3" des ligaments inter-lamellaires ; k° des capsules ligamenteuses propres aux apophyses articulaires.

a. Ligament commun sur-épineux. — Ce ligament, dont le nom indique assez la situation, est étendu du sacrum à l'occipital et se divise en deux portions : l'une postérieure, ou ligament sur-épineux dorso-lombaire; l'autre antérieure, ou ligament sur-épineux cervical. Ces deux ligaments, quoique continus l'un à l'autre, diffèrent néanmoins par leur forme et leur structure d'une manière tellement frapj)ante, qu'on a cru devoir les décrire isolément.

1. Ligament sur-épineux dorso-lombaire [û^. 50, 2). — C'est un cordon de tissu fibreux blanc qui commence en arrière sur l'épine sacrée, et qui cesse en avant vers le tiers inférieur de la région dorsale, en prenant insensiblement la texture et l'élasticité du ligament cervical, avec lequel il se continue. Il s'attache dans son trajet sur le sommet de toutes les apophyses épineuses lombaires et des dix ou douze dernières dorsales. Sur l'épine sacrée, il se confond avec les ligaments iho-sacrés supérieurs. Dans la région lombaire, il s'unit, par côté, avec l'aponévrose de la masse commune.

2 . Ligament sur-épineux cervical on simplement ligament cervical Tig. 67,1,2). — Ce ligament, entièrement formé par du tissu fibreux jaune , constitue dans le plan médian du corps un appareil élastique fort remarquable, qui sépare les muscles cervicaux supérieurs du côté droit de ceux du côté gauche, et qui joue le rôle, non pas précisémeni d'un lien articulaire, mais bien plutôt d'une puissance permanente chargée de faire équihbre au poids de la tête.

On distingue dans le ligament cervical une portion funiculaire et une portion lamellaire. — La première, désignée généralement sous le nom de corde du ligament cervical, représente un grosfunicule qui s'étend directement des premières apophyses épineuses dorsales au sommet de la tête. Divisé en deux lèvres latérales par un sillon médian, ce cordon se continue eu arrière avec le ligament dorsoiond)aire, et s'insère en avant sur la tubérosilé cervicale de l'occipital. Il est recouvert eu haut par une masse de tissu fibro-graisseux, très développée chez cer-

126 DES ARTICULAÏIONS.

tains chevaux de race conniiiine. En bas, il donne naissance, dans ses deux tiers postérieurs, à la plupart des fibres qui appartiennent à la portion lamellaire. Par côté, il reçoit l'insertion de plusieurs muscles cervicaux. — La portion lamellaire, comprise entre la portion funiculaire, l'apophyse épineuse de la deuxième vertèbre dorsale et la lige cervicale, constitue une vaste cloison triangulaire et verticale qui résulte elle -même de l'adossement de deux lames. Celles-ci, appliquées l'une contre l'autre et réunies par du lissu cellulaire, sont bordées supérieurement par les deux lèvres latérales de la corde. Les fibres élastiques qui entrent dans leur composition partent, soit de cette dernière, soit de l'apophyse épineuse des deuxième et troisième vertèbres dorsales. Elles se dirigent en bas ou en avant, et gagnent les apophyses épineuses des six dernières vertèbres cervicales, sur lesquelles elles opè rent leur insertion, en formant autant de languettes qui se confondent avec les ligaments inter-épineux du cou. Les fibres des deux dernières languettes sont en fort petit nombre, très écartées les unes des autres et réunies par des branchcci anastomotiques assez multipliées ; elles simulent ainsi une sorte de réseau à très larges mailles. On remarquera que les lames du ligament cervical sont en rapport, en dehors, avec la branche supérieure de l'ilio-spinal , le transversaire épineux du cou et le grand complexus.

b. Ligaments inter-épinciix [^\^. 50, 3). —Lamelles "^' ^ '* fibreuses remplissant les espaces inler-î'pineux, attachées

en avant et en arrière sur les bords opposés des apophyses épineuses qu'elles réunissent, confondues supérieurement avec le ligament sui-éi)ineux, continues par en bas avec les ligaments inter-lamollaires, formées de deux plans latéraux qui sont appliqués l'un contre l'autre comme les lames du ligament cervical , recouvertes en dehors par le transversaire épineux.

Dans la région du cou, les ligaments inter-épineuxsonl jaunes et élastiques. Dans la région dorso-lombaire, ils sont constitués par des faisceaux de tissu fibreux blanc, lâchement unis les uns aux autres à leurs extrémités, et de plus très obliquement dirigés d'avant en arrière et de haut en bas. Aussi permettent-ils, grâce à cette disposition et malgré leur inextensibilité, l'écartement des apophyses épineuses. Leurs plans latéraux sont séparés l'un de l'autre par une couche de fibres grisâtres et élastiques qui croisent eu X la direction des faisceaux précédents. Ges fibres, très abondantes dans la moitié antérieure de la région dorsale, opèrent par leur élasticité propre le rapprochement des apophyses épineuses.

c. Ligaments inter-lamellaires ou inter-anymlaires. — Situés, comme leur nom l'indique, entre les lames vertébrales et divisés en deux moitiés latérales, ces ligaments semblent produits par les deux plans fibreux des ligaments précédents, qui, arrivés à la base des apophyses épineuses, s'écarteraient l'un de l'autre pour se porter en dehors. Leur bord antérieur s'insère au bord postérieur de la lame ver-

(•) Fig. 50. Avliculalions inler-verlebi-ales. — ./, B, C. Corps de trois veilèlnes dorsales sciées lougiluclinalenient et verlicalement. pour moiilrcf ( 1,1 ) lu coupe des disques inter-vcilebi aux. 2. Ligament susepiueux. doiso-lombuire. 3. Ligament iuter-épiueux. 4. Faisceau fibreux cunsliluant la capsule propre aux apophyses articulaires ilaus la région dorsale.

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tébrale qui est en avant. Leur bord postérieur se fixe au bord antérieur et à la face inférieure de la lame qui est en arrière. Leur face supérieure est en rapport avec quelques muscles spinaux. Leur face inférieure répond à la dure-mère. En dehors, ils se confondent avec les capsules propres aux apophyses articulaires. Jaunes et élastiques dans la région cervicale, ces ligaments sont blancs dans la région dorso-lombaire.

d. Capsules propres aux apophyses articulaires [^\%. 51,5). — Chaque apophyse articulaire antérieure est maintenue par un lien direct contre l'apophyse postérieure correspondante : c'est une capsule périphérique attachée sur le pourtour des facettes diarthrodiales, doublée à l'intérieur par une mendjrane synoviale ([ui facilite le glissement de ces facettes, et recouverte en dehors par les insertions de quelques muscles spinaux. Ces capsules, jaunes et élastiques dans la région cervicale, sont formées de tissu fibreux blanc dans la région dorso-lombaire. Très développées au cou à cause de la grosseur des tubercules articulaires qu'elles enveloppent, elles se réduisent, vers le milieu du dos, à quelques fibres qui recouvrent eu dehors les facettes diarthrodiales en contact.

Caractères propres a quelques articulations inter-vertébrales. — 1" Articulations inter-coccygiennes et sucro-coccygienne. — Ces articulations sont construites d'ainès le même type que les autres articulations rachidienncs ; seulement elles sont appropriées à l'état rudimentaire des vertèbres qu'elles réunissent. Ainsi, les os coccygiens ne se mettent en rapport entre eux que par leur cor|)s, leurs lames spinales étant réduites à l'état de vestiges ou même manquant tout à fait. Les surfaces articulaires antérieure et postérieure de chaque vertèbre sont toutes deux convexes, et les fibro-cartilages inter articulaires, excavés sur les deux faces, simulent par leur forme dos lentilles biconcaves. Quant aux liens périphériques, ils sont représentés par des trousseaux de fibres longitudinales répandus à la surface des os coccygiens, qu'ils enveloppent comme dans une gaîiic commune.

2° Articulations inter-sacrées. — Les vertèbres sacrées étant soudées en une pièce unique qui constitue l'os sacrum , il s'ensuit que nous n'avons point à étudier ici de véritables articulations. Nous devons cependant faire remarquer que le ligament sur-épineux dorso-lombaire se continue sur l'épine sacrée, et qu'il existe, entre les apophyses qui forment cette épine, de véritables ligaments inter-épineux.

3° Articulation lombo-sacrée. — On remarquera dans cette articulation la grande épaisseur du fibro-cartilage. On observera, de plus, que la dernière vertèbre lombaire répond au sacrum, non seulement par son corps et ses apophyses articulaires, mais encore par les facettes ovalaires et légèrement concaves qu'elle présente sur le bord postérieur de ses apophyses transverses, et qui s'adaptent aux facettes analogues et légèrement convexes situées sur les côtés de la base du sacrum. Des trousseaux de fibres jetés d'un os à l'autre au pourtour de ces articulations sacro-transversaires ( véritables diarthroses planiformes) maintiennent en contact les surfaces articulaires, et doublent en dehors la membrane synoviale qui facilite leur glissement.

Ix" Articulation des deux dernières vertèbres lombaires. — Elle se distingue par la présence, entre les apophyses transverses, d'une diarthrose [ilaniforme tout à

l'iS DES AUllCULATlOiNS.

fait semblable à l'aiticulaliou sacro-transversairc éliuliée ci-dessus. Nous rappellerons que ces deux arliculatious n'existent que chez les solipèdcs.

/i" Articulation oxoido-atljidicnm'. -— Elle s'éloigne tant par sa conformation et SCS usages tout spéciaux des autres articulations inler-verlébrales, qu'on a dû la décrire comme articulation extrinsèque de la tète et du rachis. (Voyez ks articulations de la tête. )

Des MOUYLMiiNTS DU DACHis EN GÊNÉRAr,. — Chaque ariiculalion inter-vertcbrale est le siège de mouvements très obscurs dont l'étude isolée offrirait nécessairemenl fort peu d'inlérèt. iMais ces mouveiuenls, en s'ajoiUant à ceux des autres arliciilalions, Oiiisscnl \y,\v ployer toute la tige rachidiciine d'une manière assez niarcpiée, et par produire, sait la flexion, soit Vextension, soit ['inclinaison latérale (le cette colonne flexueuse.

(^)uand hi flexion s'oi)ère, le rachis se vousse en contie-haut, le ligament commun inférieur se relâche, les apophyses épineuses s'écartent les unes des autres, et le ligament sur-épineux, en se tendant fortement, impose bientôt des limites à l'étendue de ce mouvement.

Vextcnsion s'effectue par un mécanisme inverse. Elle se trouve bornée par la tension du ligament conmiun inférieur et par le rapprochement des apophyses épineuses.

l' inclinaison latérale a lieu (juand la tige rachidienne se ploie de côté. Ce mouvement, très facilement exécuté dans les régions cervicale et coccygienne, est arrêté par les côtes et les apophyses costiformes dans la région dorso-lombaire.

Le mouvement en fronde est possible aux deux extrémités de la colonne vertébrale (encolure et queue), car elles passent aisément de l'extension à l'inclinaison latérale et de celle-ci à la flexion, etc.

Enfin, grâce à l'élasticité des fd^ro-carlilages intcr-vertébraux, le rachis se prête à un mouvement très restreint de rotation ou plutôt de véritable torsion.

Pour l'étude spéciale des mouvements de chaque région de la tige vertébrale, nous renvoyons à ce que nous avons dit (page 28) sur la mobilité de cette lige.

Différences. — Bœuf. — Les disques inter-vertébraux sont beaucoup plus épais que chez le cheval. — Le ligament vertébral commun inférieur présente une grande force dans la région lombaire. ■ — Le ligament sur- épineux dorso-lombaire est formé de tissu jaune élastique. — Le ligament cervical se trouve beaucoup plus développé que chez les solipèdes, disposition qui s'explique par le poids plus considérable de la tête. De plus, il présente une conformation toute particulière que .^L Lecoq a fait connaître dans les termes suivants : « A partir du garrot, le ligament sur-épineux cesse de recouvrir la tête des apophyses épineuses, et s'étend de chaque côté en une large et forte lame prenant des points d'attache sur les côtés des apophyses, et se sépaiant, à partir de celle de la première vertèbre dorsale, en deux parties : l'une supérieure, l'autre inférieure. La première gagne la tubérosilé cervicale sous forme d'un gros cordon uni au cordon du côté opposé; l'autre s'épanouit en une lame qui va s'attacher à la moitié postérieure de l'apophyse épineuse de l'axis et à celles des troisième et quatrième vertèbres. Une production de même nature, véritable auxiliaire de la partie principale, part du bord antérieur de l'apophyse épineuse de la première vertèbre dorsale, et s'attache aux apoi)hyses épi-

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lieuses des quatrième, cinquième, sixième el septième vertèbres. Le l)or(l supérieur lie cette production ligamenteuse auxiliaire est caché entre les deux lames du ligament principal (i). »

Porc. — Cet animal, remarquable par le peu de longueur de son encolure et les limites étroites imposées h l'étendue des mouvements qu'elle permet, ne présente point de ligament cervical proprement dit. Ce ligament est remplacé par un raphé fibreux superficiel, étendu de l'occipital à l'apophyse épineuse de la première vertèbre dorsale.

Catmassiers. — Le Chat manque aussi de ligament cervical , et c'est également un raphé fibreux qui en tient lieu. Chez le Chîen , ce ligament est réduit à un simple cordon, qui continue le ligament dorso-lombaire, et s'arrête en arrière de l'apophyse épineuse de l'axis. — Les ligaments inter-épineux du Chat sont remplacés par de petits faisceaux musculeux. Chez le Chien, cette substitution n'a lieu que dans la région cervicale, — Les lames des premières vertèbres coccygiennes Se présentant avec les principaux caractères qui distinguent les vertèbres parfaites, on retrouve, pour l'union de ces lames, le vestige des liens articulaires qui existent dans les autres régions du racliis.

Alix. II. — Articulations de la tête.

Nous étudierons d'abord les deux articulations extrinsèques qui sont le centre des mouvements de la tête sur le rachis, c'est-à-dire les articulations axoïdo atloïdienne et ailoïdo-occipilale. Nous passerons ensuite à l'examen des jointures (jui unissent entre eux les différents os de la tète.

1» Articulation AXoïDo-ATLoïDiRNNE ( f]g. 51).

Elle peut être considérée comme le type des trochoïdes.

Surfaces articulairps. — Pour former cette articulation, l'axis offre son pivot odontoïdien et les facettes diarthrodiales ondulées qui existent à la base de celui-ci. L'atlas oppose au pivot odontoïdien la surface concave et demi-cylindrique creusée sur la face supérieure du corps; il présente, pour répondre aux facettes latérales ondulées, les facettes analogues qui sont sculptées sur les apophyses transverses, de chaque côté du trou vertébral.

Moyens d. union. — 1" Un ligament odontoïdien ou odontoïdo-atloïdien ; 2° un ligament axoïdo-atloïdien inférieur; 3" un ligament axoïdo-atloïdien supérieur; 'i- une capsule fibreuse.

o. Ligament odontoïdien (fig. 51, 3). — Continu au ligament vertébral commun supérieur, très court et très fort, aplati de dessus en dessous et triangulaire, le ligament odontoïdien se compose de fibres blanches nacrées, fixées en arrière dans la gouttière supérieure de l'apophyse odontoïde, attachées en avant sur la crête transversale qui sépare en deux parties la face supérieure de l'arc inférieur de l'atlas, et sur les empreintes situées en avant de cette crête. Ce ligament, tapissé

(1) Journal de médecine vétérinaire, publié à l'école de Lyon, année 184S, page 122.

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sur sa face inféneuio par la synoviale de railiciilalioii, répond par sa face supérieure à la dure-mère rachidienne. 11 envoie quelques brides en dedans des condyles de l'occipilal.

b. Lifjtnnent axoïdo-olloïdlm inférieur. — C'est une large bandelelle, mince et nacrée, étendue de la face inférieure de l'axis au tubercule inférieur de l'ailas, recouverte par le muscle long du cou, unie à la membrane synoviale par sa face profonde, et confondue sur ses bords avec la capsule librcuse, que nous décrivons I il us bas.

c. Ligament a.roïdo-atloïcb'en supérieur. — Il représente exactement les ligaments inter-épinenx des autres articulations cervicales. Jaune, élastique et lornié comme eux de deux lames latérales, il se continue par côté avec le ligament capsulaire.

d. Ligament capsulaire. — Celui-ci n'est, à vrai dire, que le ligament inlerlamellaire propre à l'articulation axoïdo-ailoïdienne. Il part des côtés du ligament précédent, et vient se réunir au ligament axoïdo-atloïdien inférieur, après avoir contracté des adhérences avec les bords du ligament odontoïdien. Il achève ainsi la clôture de 1 articulation et du canal rachidien. En avant et en arrière, il se trouve attaché sur le contour antérieur ou postérieur des os qu'il réunit. Sa face externe est en rapport avec le grand oblique de la tète. Sa face interne répond, dans sa moitié inférieure, à la synoviale articulaire, dans sa moitié supérieure, à la dure-mère rachidienne.

Sgnovlalc. — Elle tapisse le ligament odontoïdien , le ligament axoïdo-atloïdien et la partie articulaire de la capsule périphérique.

Mouvements. — La rotation, seul mouvement possible dans l'articulation axoïtloatloïdienne, s'effectue de la manière suivante : l'axis reste immobile, et la première vertèbre, tirée de côté, principalement par le muscle grand oblique, roule autour du pivot odontoïdien, en entraînant la tête avec elle.

Différences. — ciûcn et ciiat. — Le ligament odontoïdien est remplacé chez ces animaux par trois ligaments particuliers : 1° deux cordons latéraux, partant en commun du sommet de l'apophyse odontoïde, et allant se fixer, chacun de leur côté, en dedans des condyles de l'occipital; 2" un ligament transverse, passant sur l'apophyse odontoïde qu'il maintient appliquée contre l'arc inférieur de l'atlas, et s'aitachanl par ses extrémités sur la face supérieure de celui-ci. Une petite capsule synoviale facilite le glissement de l'apophyse odontoïde sous ce ligament. La synoviale articulaire communique toujours avec celle de l'articulation atloïdo-occipilale.

l»orc. — Même disposition à peu près que chez les Carnassiers.

2" Articulation atloïdo-occipitale (Gg. 51).

C'est une articulation condylienne.

Surfaces articulaires. — Du côté de l'ailas, les deux cavilés qui remplacent les apophyses articulaires antérieures et la tôle des autres vcrièbres; — du côté de l'occipital , les deux condyles qui flanquent par côté le irou occipital.

Moyeu d'union. — Un seul ligament capsulaire entourant l'articulation tout entière. Ce ligament forme donc un véritable manchon, attaché par son bord aniè-

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