‹ Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 28 sur 128 · ARTICULATIONS DU THORAX · texte numérisé non relu

ARTICULATIONS DU THORAX

trouvent, par en haut, dh-ectemenl en contact avec les petits muscles sus-rostaux, avec des vaisseaux et des nerfs.

Articulation costo-transversaire. — Surfaces artiadaires. — Du côté de la côte, la facette diarthrodiale sculptée sur la lubérosité. — Du cùlé de la verlèbrc, la facette analogue que présente en dehors l'apophyse transverse.

Moyens d'union. — Deux ligaments assujettissent cette articulation : — 1" Le ligament transverso-costal postérieur {ù^. 53, k), bandelette fibreuse blanche, attachée par ses extrémités en arrière de l'apophyse transverse et de la tubérosité costale, tapissée par la synoviale, et recouverte par les insertions transversaires de plusieurs

muscles spinaux. — 2° Le ligament transverso-costal antérieur ou intor-osseux (lig. 53, 3), faisceau de fibres blanches, épais et court, fixé sur la face antérieure de l'apophyse transverse, près de sa base, et dans l'excavation rugueuse qui est creusée sur le col de la côte. Ce ligament, revêtu en arrière par la synoviale, est recouvert en avant par des pelotons de tissu adipeux qui le séparent de l'articulation costo-vertébrale.

Synoviale. — C'est une petite capsule particulière séparée de la synoviale postérieure de l'articulation costo-vertébrale par le ligament transverso-coslal inlerosseux.

Caractères particuliers a quelques articulations vertébro-costales. — 1° La première articulation costo-verlébrale et quelquefois la seconde manquent de ligament inter-osscux , et ne présentent qu'une seule membrane synoviale. On sait que la cavité inter-verlébrale qui concourt à former la première se trouve creusée entre la dernière vertèbre cervicale el la première dorsale.

2" Les deux ou trois dernières articulations costo-transversaires sont confondues avec les jointures costo-vertébrales correspondantes. Elles n'ont point de membrane séreuse propre: c'est la synoviale postérieure de celles-ci qui se prolonge autour de leurs surfaces articulaires.

2° ArTICIÎLATIONS CHONCnO-STERNALUS ou MIEUX STERNO-COSTALES.

Les huit premières côtes, en s'appuyant sur le sternum par l'extrémité inférieure de leurs cartilages, forment huit articulations semblables entre elles, appartenant au genre arthrodie.

Surfaces articulaires. — Chaque cartilage sternal oppose à l'une des cavités latérales du sternum la facette convexe et oblongue qui termine son extrémité inférieure.

Moyens d'union. — La diarthrose qui résulte de la réunion de ces deux surfaces est enveloppée de toutes parts par des trousseaux de fibres blanches et rayonnées. dont l'ensemble constitue une véritable capsule ligamenteuse. La partie supérieure

(*) Fig. 54. — Artictilntinns des cotes avec les vertèbres et des vertclires entre eUes [plan inférieur]. — \. ligament inler-arlicuhiire veilolirocoslal. 2, 5, 4. Faisceaux du ligiinieiil rayonné ou vertebro-roslal intc- I ieiir. 5. I-igameiil vciliMiial roniniiin iiifiMiciir.

1''''6 DES ARTICHLATIONS.

(le celle capsule, (K'crile sous le nom de fif/mnent raj/omu' ou f^terno-costal supérieur, est rccouvei le par le muscle triangulaire; elle se joint à un cordon fibreux (pii règne sur le côté de la face supérieure du sternum, et qui se confond, en avant, avec celui du côté opposé. La partie inférieure, appelée ligament rayonné ou sfernocoslal inférieur, se trouve en rapport avec les muscles pectoraux

Synoviale. — Il en existe une pour chaque articulation.

Caractiires propres à la première arlieulation sterno-eostale. — On remarquera que la première arlieulation slerno-costale n'est point séparée de son analogue du côié opposé. Ces deux jointures n'en forment, pour ainsi dire, qu'une seule. Les deux cartilages, tout à fait rapprochés l'un de l'autre, se correspondent par une peiile facette diartlirodiale conlinue avec la facétie qui répond au sternum. Quant aux deux facettes sternales, elles sont tournées en haut et confondues l'une avec l'autre. De plus, on ne trouve qu'une seule synoviale pour celte ariiculalion complexe qui réunit les deux premières côtes entre elles et avec le sternum.

3" Articulations des côtes avec leurs cartilages ou chondro-costales.

Ce sont des synarthroses à mouvements très obscurs, formées par l'implantation des cartilages dans la cavité rugueuse que les côtes présentent à leur extrémité inférieure. La solidité de ces arlicuialions est assurée par l'adhérence de la substance fibro-cartilagineuse à la substance propre des côtes, et par le périoste, qui, en passant de l'os sm- le cartilage, fait l'office d'un puissant lien périphérique.

DiFFÉREACiiS. — (^hez le Bœuf, les côtes sternales s'unissent à leurs cartilages en formant une véritable diarthrose gynglyinoïdale, dont le jeu est facilité par une petile capsule synoviale.

4° Articulations des cartilages costaux entre eux.

Les côtes, attachées les unes aux autres au moyen des muscles intercosiaax, ne sont point réunies par des articulations réelles. Leurs cartilages de prolongement se trouvent dans le même cas. iMais les cartilages asternaux sont en outre liés entre çux par un petit ligament jaune élastique, qui se porte de l'extrémité libre de chacun d'eux au bord postérieur du cartilage précédent. De plus, le bord antérieur du premier cartilage asternal s'unit étroitement au bord postérieur du dernier cartilage sternal, par l'intermédiaire du périchondre et de trousseaux ligamenteux fort courts. Ce même cartilage asternal tient encore à la face inférieure de l'appendice xiphoïde, au moyen d'un petit ligament hhnc [eliondro-xiphoïdien], sous lequel s'engage l'artère abdominale antérieure.

.^" Articulation sternale particulière au bœuf et au porc.

On sait que, chez ces deux animaux, la pièce antérieure du sternum ne se soude point avec la seconde. Ces deux pièces , unies par une véritable articulation diarihrodiale, présentent, l'antérieure une surface concave, la postérieure une surface convexe. Des trousseaux de fibres périphériques les assujettissent solidement l'une à l'aulre, et une jielile synoviale spéciale facilite leurs mouvements, qui sont du resle forl bornés.

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