‹ Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 32 sur 128 · ARTICULATIONS DES MEMBRES ANTÉRIEURS · texte numérisé non relu

ARTICULATIONS DES MEMBRES ANTÉRIEURS

longeant entre les deux ligaments latéraux du même côté. Celui-ci se dilate fort souvent, et l'on est exposé à l'ouvrir dans l'opération du javart cartilagineux.

Mouvements. — Ils répètent exactement ceux de la première articulation interphalangienne.

Différences. — Chez le ivioiuon on trouve : 1° un ligament inter-osseux pour unir le petit sésamoïde à la troisième phalange ; T deux ligaments latéraux antérieurs commençant, ainsi qu'ila déjà été dit, sur la première phalange ; 3" deux ligaments latéraux postérieurs, allant de la face postérieure du deuxième phalangieu au petit sésamoïde (l'interne est jaune et élastique); ^i." un ligament antérieur, impair, élastique, attaché en haut sur l'extrémité supérieure de la deuxième phalange, fixé en bas sur la troisième, entre l'insertion de l'extenseur commun des doigts et celle du ligament latéral antérieur interne; 5° un ligament inter-digité inférieur, situé entre les deux phalanges onguéales, dont il borne l'écartement. Ce ligament, formé de fibres parallèles qui s'étendent transversalement d'un petit sésamoïde h l'autre, est tapissé sur sa face inférieure par la peau de l'espace interdigité. Sa face supérieure répond à un coussinet adipeux. — Chez le Bœuf, le ligament latéral antérieur externe, large et rayonné, se trouve presque entièrement recouvert par la longue branche du tendon extenseur propre du doigt, à laquelle il adhère très intimement. Quant au ligament inter-digité (fig. 81, 7), il se présente avec une disposition beaucoup moins simple que celle indiquée plus haut chez le mouton. Ce ligament, formé de fibres entrecroisées sur la ligne médiane, se divise à ses extrémités en deux faisceaux : l'un, supérieur, passe sur le tendon du muscle perforant, auquel il sert de bride d'assujettissement, et va se fixer en dehors de l'extrémité inférieure de la première phalange, après avoir contracté des adhérences très intimes avec une forte bride fibreuse qui descend de la région métacarpienne postérieure, et dont nous parlerons avec plus de détails en décrivant les muscles; l'autre, inférieur, plus court que le précédent, s'attache sur l'extrémité interne du petit sésamoïde et sur la face interne du troisième phalangien , en se confondant avec le tendon perforant, le coussinet plantaire et le derme de la membrane kératogène.

Chez ^le Porc , on rencontre pour l'alTermissement de la seconde articulation inter-phalangienne : 1° deux ligaments latéraux, se portant des faces latérales de la deuxième phalange aux faces externe et interne de la troisième; 2" un troisième ligament, qui représente exactement l'un des ligaments latéraux postérieurs de l'articulation du pied du cheval; ce ligament descend, [en elîet, de l'extrémité inférieure de la première phalange sur l'extrémité externe du petit sésamoïde. Son analogue du côté interne semble manquer tout à fait. De plus, il existe dans les grands doigts un ligament antérieur jaune et élastique, en tout semblable à celui des Ruminants.

Chez le Chien, les deux dernières phalanges sont unies entre elles par deux ligaments latéraux d'une disposition très simple. Un troisième ligament, formé de tissu élastique, divisé en deux moitiés latérales et situé en avant de l'articulation, remplit l'office d'un ressort, qui produit mécaniquement la rétraction de l'ongle, quand les muscles fléchisseurs cessent de se contracter. Chez le Chat, ce ligament jaune est très énergique. On remarque encore dans cet animal une obliquité assez

marquée des poulies articulaires par lesquelles les deux phalauges se correspondent, disposition qui permet à l'ongle de venir se loger entre deux; doigts quand il se relève, et qui favorise ainsi sa rétraction.

La seconde articulation inter-phalangienne des Carnnssie7's se distingue encore par une autre disposition essentielle. La surface articulaire de la troisième phalange est en effet complétée par un fibro-cnrtilage glénoïdien analogue à celui de la première articulation, mais beaucoup plus épais. Ce iibro-cartilage (fig. 82, J), x), fixé sur la saillie postérieure de la troisième phalange, sert, par sa face inférieure, de poulie de renvoi pour le tendon du perforant, et joue, avec la saillie de la phalange précitée, le rôle du petit sésamoïdc des autres animaux.

Art. V. — ARTICULATIONS des membres postérieuus. 1" Articulation sacuo-iliaoie (fig. 61 et 86).

C'est une articulation paire qui établit l'union du membre postérieur avec le rachis, et qui est formée par le sacrum et le coxal. Elle appartient au genre arthrodie.

Surfaces articulaires. — Sur le sacrum, la facette diarthrodiale irrégulière, dite auriculaire, taillée sur les côtés et près de la base de l'os. — Sur le coxal , la facette analogue située à la face interne de l'iiium.

Moyens d'union. — Quatre ligaments, que nous appellerons , à l'exemple de Rigot : sacro-iliaque, ilio-sacré supérieur, ilio-sacré inférieur et sacro-sciatique.

a. Ligament sacro-iliaque. — C'est un ligament composé de gros faisceaux fibreux qui enveloppent l'articulation de toutes parts, en s'attachant solidement par leurs extrémités sur les empreintes dispersées autour des facettes diarlhrodiales. La moitié inférieure de ce ligament (fig. 61, 1) est recouverte par le muscle psoas iliaque. Sa moitié postérieure (1), beaucoup plus forte que la précédente, se trouve cachée par l'iiium et donne attache à l'ilio-spinal.

h. Ligament ilio-sacré supérieur (lig. 86, 13). — Funicule gros et court qui, de l'angle interne de l'iiium , se porte en arrière pour se fixer sur réi)ine sacrée où il confond ses fibres avec celles du ligament sur-épineux dorso-lombaire.

c. Ligament ilio-sacré inférieur. — C'est un lien membraneux très résistant, triangulaire, formé de fibres parallèles obliques de haut en bas et d'avant en arrière. 11 s'attache, par son bord antérieur, sur la moitié supérieure du bord ischiatique et sur l'angle interne de l'iiium , en se confondant avec le ligament précédent. Son bord inférieur s'insère sur la lèvre rugueuse qui borde le sacrum latéralement. Son bord postérieur s'unit à l'aponévrose qui recouvre les muscles coccygiens. Sa face externe est en rapport avec le fessier principal et le long vaste. Sa face interne répond au muscle sacro-coccygicn latéral (fig. 86, 1^).

d. Ligament sacro-sciatique ou ischiatique (fig. 61, 2, et 86, 11), — C'est une vaste expansion membraneuse qui est située sur le côlé du bassin, entre le sacrum et le coxal, et qui sert plutôt d'appareil de clôture pour la cavité pelvienne que

(t) Elllc repréicnte le ligament sacro-iliaque inter-nsseux do l'honimo. La nioilié inférieure répond an ligament Kacro-ilioqiie onlérieur.

AUriCULATlONS DES MEMBRES PuSTÉKlEimS. 157

de moyen d'assujotiissement destiné à assurer la solidité de l'ailiculation sacroiliaquc. Sa forme, irrégulièrement quadrilatère, a permis de diviser sa circonférence en quatre bords : un supérioiu-, attaché sur la crête rugueuse et latérale du sacrum; un inférieur, lixé sur la crée sus-cotyloïdienne, ainsi que sur la tubérosilé iscliiaie , et formant par la partie comprise entre ces deux insertions , avec la petite écliancrure scialique, l'ouvci turc par laquelle sortent du bassin les muscles pyiamidal et obturateur interne; un antérieur, mal délimité, circonscrivant avec la grande écliancrure sciatique l'ouverture qui livre passage aux vaisseaux fessiers , aux nerfs de même nom et aux nerfs sciatiques; un postérieur, se dédoublant en doux lames qui embrassent le muscle demi-membraneux, et se confondant supérieurement avec l'aponévrose d'enveloppe des muscles coccygiens. La face externe de ce ligament, parcourue par les nerfs sciatiques, est recouverte par les muscles long vaste et demi-tendineux, qui prennent sur lui de nombreuses insertions. Sa face interne, tapissée en avant par le péritoine, se trouve en rapport postérieurement avec les muscles ischio-coccygien et iscliio-anal, auxquels elle donne attache.

Synoviale. — Elle tapisse le ligament sacro-iliaque, et ne fournit qu'une petite quantité de synovie.

Mouve)He)its. — Les deux articulations sacro-iliaques étant le centre vers lequel viennent converger tous les elforls d'impulsion qui sont communiqués au tronc par les membres postérieurs, ces jointures ne pouvaient offrir une grande mobilité, qui se fût opposée à la transmission intégrale de la quantité de mouvement. Aussi ne permettent-elles qu'un glissement fort restreint des surfaces articulaires; et l'union par diarthrosedu sacrum et des coxaux semble- t-elle avoir pour destination exclusive de prévenir les fractures auxquelles ces os eussent été incessannnent exposés s'ils eussent été attachés ensemble d'une manière plus intime.

2" Articulation des deux coxaux entre eux, ou symphyse ischio-pubienke.

Les deux coxaux sont unis l'un à l'autre par toute l'étendue du bord interne des pubis et des ischiums. Cette articulation représente, dans le jeune âge, une véritable ampliiarthrosc assujettie par un cartilage inter-osseux et des trousseaux de fibres périphériques.

Le cartil:ige, solidement lixé aux petites rugosités qui hérissent les surfaces articulaires adjacentes, s'ossifie, comme les cartilages suturaux, quand l'animal avance en âge. Aussi les deux coxaux sont-ils constamment soudés l'un à l'autre chez les sofipèdes adultes.

Les faisceaux fibreux périphériques s'étendent transversalement d'un os à l'autre, au-dessus et au-dessous de la symphyse. Ceux qui occupent la face inférieure sont incomparablement plus forts et plus abondants que les autres.

Les mouvements de cette articulation sont des plus restreints, et dépendent uniquement de l'élasticité du cartilage inter-osseux. On observeia qu'ils deviennent nuls après l'ossification de celui-ci.

DiFFÉRENCiiS, — La soudure des deux coxaux est très lente à s'effectuer chez la chatte, la chienne, la truie, la vache, la brebis, et la chèvre.

DES AKTICULATIONS.

3" Articulation de la hanche ou coxo-féuorale (fig. 6i),

Fj<^' 61 (*). C'est une énarthrose for-

inée par la réception de la tète du fémur dans la cavité cotyloïde du coxal.

Surfaces arliculaires. — La cavité cotyloïde représente, comme on le sait, un segment de sphéroïde creux, profondément échancré du côté interne, et pourvu à son fond d'une large dépression, dont la moitié interne est préposée à l'insertion d'un des ligaments inter-osseux , tandis que la moitié externe joue le rôle de fossette synoviale. Cette dépression n'est point revêtue de cartilage et communique par l'échancrure interne avec la gouttière inférieure du pubis. — On remarquera que le sourcil de la cavité cotyloïde est bordé par un (ibro-cartilage complémentaire nommé bourrelet cotyloïdien. Ce fibro-cartilage n'est pas interrompu au niveau de l'échancrure précédemment indiquée ; il franchit cette échancrure en formant une bride remarquable (fig. 61, 5), qui la convertit en un trou par lequel passent le ligament pubio-fémoral et les vaisseaux de l'articulation. Fixé par son bord adhérent sur le pourtour de la cavité cotyloïde, le bourrelet qui nous occupe se trouve tapissé par la synoviale sur ses faces et son bord libre. Il présente sa plus grande épaisseur en avant et en dedans.

Quant à la tête fémorale, nous rappellerons qu'elle est exactement moulée sur la cavité précédente, et qu'elle se trouve creusée comme elle d'une fossette rugueuse, occupée tout entière par l'insertion des ligaments inter-articulaires.

Moyens d'union, — (^ette jointure est affermie par une capsule périphérique et par deux liens inter-articulaires qui constituent les ligaments coxo-fémoral et pubiofémoral.

a. Ligament copsulaire (fig. 61, U). — C'est un manchon membraneux tout à fait semblable à la capsule de l'articulation scapulo-humérale, embrassant la tête

(*) Fig. 61 . —Arliculalions sacro-iliaque et coxo-femorale, avec les petits muscles profonHs qui enveloppent cette dernière. — I. Ligament sacio-iliaqiie. "2. Ligament sacroscialique. 3. Glande echancmrc scialiquc. 4. Pallie anlciieuic du ligament capsulaire de l'articulatiou coxo fémorale, o. Bride interne du Iiourrelet colyloidien. B. Ligaïuenl coxo lemoral. 7. Ligament pubio-fémoral. «. S. m insertion au fémur. 9. Muscle petit fessier. 10. Ci igine du muscle droit antérieur de la cuisse. H. Muscle grêle antérieur. 1i. Muscle pyramidal du bassin. I". Muscle obturateur externe. 14. Muscle carré crural. 13. Muscle sacrococcygien inférieur.

du fémur par son ouverture inférieure, et s'altachant , par son ouverture opposée, sur le sourcil de la cavité cotyloïde et sur le fibro-cartiiage qui protège celui-ci. Ce ligament, formé de fibres entrecroisées, est renforcé en avant par un faisceau oblique qui descend sur le corps du fémur avec le muscle grêle antérieur pour se fixer auprès de ce muscle. Sa face interne est tapissée par la synoviale articulaire. Sa face externe répond, par l'intermédiaire de pelotons adipeux : en avant , aux muscles grèJe antérieur et droit antérieur de la cuisse ; en arrière, aux jumeaux , à l'obturateur interne et au pyramidal; en dehors et en haut, au petit fessier; en dedans et en bas, à l'obturateur externe.

b. Ligament coxo-féiuoral {ùg. 61, 6). — Gros et court funicule, de forme triangulaire, situé profondément entre les deux surfaces osseuses, qu'il ne saurait, malgré sa brièveté, maintenir exactement rapprochées l'une contre l'autre, en l'absence des autres liens musculaires ou ligamenteux qui enveloppent l'articulation. Son insertion supérieure occupe la moitié interne de l'arrière-fond de la cavité cotyloïde. Son extrémité inférieure se confond avec le ligament pubio-fémoral , et se fixe avec lui dans la fossette rugueuse de la tète du fémur. Il est enveloppé par la membrane synoviale.

v. Ligament jmhio-fémoral (fig. 61, 7, 8). • — Ce ligament , plus long et plus fort que le précédent, prend naissance sur le tendon pubien des muscles abdominaux et sur le bord antérieur du pubis. Il se dirige en dehors, en se logeant dans la gouttière inférieure de cet os, s'engage dans l'échancrure interne de la cavité cotyloïde, s'infléchit par en bas sur la bride fibreuse qui convertit cette échancrurc en trou, et s'accole au ligament précédent pour opérer son insertion dans la fossette creusée sur la tête du fémur. Le ligament pubio-fémoral , compris dans sa portion pubienne entre les deux branches du pectine, est tapissé par la synoviale dans sa portion inter-articulaire.

Synoviale. — Celte membrane est très étendue, tapisse la face interne du ligament capsulaire avec le bourrelet cotyloïdien et se réfléchit sur les ligaments inter-arliculaires pour former autour d'eux un revêtement séreux vaginal. Elle se prolonge môme dans la fossette synoviale qui occupe le centre de la cavité cotyloïde.

Mouvements. — L'articulation coxo-fémorale est une des jointures qui jouissent des mouvements les plus variés et les plus étendus. Elle permet, en effet, la flexion, Vextension, Vabduction^ X adduction^ la circumduction et la rotation de la cuisse sur le bassin. Le mécanisme de ces divers mouvements est des plus simples et ne donne lieu à aucune considération particulière.

Différences. — Les animaux domestiques autres que les solipèdes se distinguent par l'absence complète de ligament pubio-fémoral. Aussi les mouvements d'abduction, bornés chez ces derniers par la tension du ligament en question, sontils beaucoup plus étendus chez les autres. C'est l'absence de ce ligament qui explique la facilité avec laquelle les grands ruminants donnent les coups de pied de côté désignés sous le nom de coups de pied en vache.

160 DES AUTICULAÏIONS.

4" Articulation fémoro-tibiale (I) (fij:. 62 et 63).

Celte joiiiliire, la plus compliquée de toute l'économie, est formée par la réunion du fémur avec deux des os de la jambe, le tibia et la rotule. Elle représente une charnière iujparfaite.

Surfaces articulaires. — ■ Pour constituer cette articulation, le fémur oppose, d'une part, ses deux condyles aux larges facettes convexes et ondulées sculptées sur la face supérieure des tubérosilés latérales du tibia, d'autre part, sa poulie articulaire h la face postérieure de la rotule.

Les surfaces fémorales ont été décrites avec détail page 95. Nous rappellerons ici que les deux condyles, placés côte à côte, sont allongés dans le sens antéro-postérieur, et qu'ils sont séparés par l'échancrure non articulaire dite inter-condylienne. Nous rappellerons encore que la trochlée fémorale située en avant des deux condyles semble continuer l'échancriue précédente, et que son bord interne est beaucoup plus élevé que l'externe ; celte disposition explique la difficulté, pour ne pas dire l'impossibilité , des luxations de la rotule en dedans.

Les facettes tibiales remontent cliacune de leur côté sur les faces latérales de l'épine tibiale. Elles sont séparées l'une de l'autre par la rainure antéro-postérieurc creusée sur le sommet de celle-ci, et par les fossettes d'insertion situées à sa base, en avant et en arrière. On sait (jue la facette externe, plus large que l'interne, est affectée en partie au glissement du tendon d'origine du muscle poplité. (Voyez page 97.)

La surface rotulienne, moulée sur la poulie fémorale , s'y adapte d'une manière assez iniparfaite. Elle est bordée en dehors par un petit bourrelet fibro-cartilagineux auquel vient s'unir la capsule fibreuse fémoro-rolulienne (fig. 63, 1). En dedans, elle se trouve complétée par l'insertion du ligament rotulien interne , dont nous ferons connaître plus bas la disposition.

Ménisques inter-articulaires (fig. 62, n" I, 1, 2, 3, Zi, et fig. 63, 5, 6, 7, 8). — On désigne sous ce nom les deux fibro-cartilages interposés aux condyles du fémur et aux l'acciles libiales pour en assurer la coaptatlon. Ces organes, en forme de croissant, présentent : un bord interne, concave, mince et tranchant, embrassant l'épine tibiale ; un bord externe, épais et convexe ; une face supérieure, creuse et moulée sur l'un des condyles; une face inférieure, presque plane, glissant sur le tibia ; deux extrémités terminées par de véritables ligaments, et fixées sur les pièces osseuses en contact. On observera que les surfaces articulaires ne sont pas séparées dans toute leur étendue par ces ménisques complémentaires: l'épine tibiale, en effet, frotte directement contre le côié interne des coudvies du fémur. — Le ménisque interne, le plus large et le moins épais, s'insère,

(1) Nous comprenons sous ce nom la jointure qui unit le fémur au tibia et celle qui j'arti' cule avec la rotule. A l'exemple des antliiopotomisles, nous n'avons point cru devoir décrire une articulation fémoro-rolulienne distincte de l'arliculation fémoro-tibiale proprement dite. Cette innovation nous semble justiliée par la communauté des principaux liens articulaires qui assujettissent ces deux joiuturcs, et par la dépendance réciproque de leurs mouvements.

'articulations des membres postérieuhs. 161

par son extrémité antérieure, dans l'une des excavations situées en avant, de l'épine ; son extrémité postérieure s'attache dans la fossette creusée en arrière de cette même éminence. — Le ménisque externe se fixe, en avant, auprès de l'insertion antérieure du fibro-carlilage opposé; son extrémité postérieure donne naissance h deux cordons desmeux , l'un supérieur, l'autre inférieur. Le premier, le plus long et le plus fort, se termine dans la fossette située vers l'extrémité postérieure de

FiG. G 2 f ).

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