N- IL
l'échancrurc iiiler-contlylienne. Le second, mince et aplati . opère son insertion sur le contour postérieur de la facette tibiale externe. Le bord extérieur de ce ménisque est séparé du ligament latéral externe par le tendon du muscle poplité, et joue, à l'égard de ce tendon, le rôle de poulie de renvoi.
Moyens (Vunlon. — Les liens qui assujettissent cette articulation compliquée sont fort nombreux. Nous décrirons successivement : 1° ceux qui attachent la rotule au tibia ; 2" ceux qui unissent l'os de la cuisse avec la jambe.
A. Ligaments qui attachent la rotule au tibia. — La rotule tient au tibia par trois ligaments funiculaires désignés par l'épiihète générique de rotulicns. Ces ligaments, situés en avant de l'articulation, sont chargés de transmettre à la jambe l'action des muscles qui s'attachent sur la rotule. On les distingue, d'après leur position respective, en externe, interne et médian (iig. 63, 1, 2, 3).
(') Fig. 62. — Arlicitlalion fenioro -tibiale. — N' !. Face postérieure {le ligament postérieur a ete détruit'). — I. ]\lcnis(|.ie extenic. 'i. Faisceau nineiix f|ui le lixe au frin.u-. 5. Faisceau fibreux qui l'attache sur le contour postérieur de la surface tiljiale. 4. Mei)isc|ue interne. 5. Insertion tiliiale ilu ligament croise Iioslérieur. (i. Ligament latéral externe. 7. Ligament lalcial interne.
N" II. Fnce externe ( le conâyle externe du fémur a été enlei-é avec le ménisque correspondant, pour montrer les ligaments croisés). — 1. Ligament croise antérieur. 2. W. postérieur. ■". Inseitiou péroneenne <lu ligament latéral externe, i. Ligaments roluliens antérieurs. — .-/. jMéniscpie inlornc. — />'. Insertion aiitciiiiireduménis<iuc externe. —C. Coulisse pour le passage de la corde tendineuse commune au flechisseiii du métatarse el h l'extenseur antérieur des phalanges. — U. Tuhcrositc autc'ricnre et supérieure du lilna. — i". < r'=ic lihialc.
fl. Le liyament rotatien externe, le plus long el le plus fort, est une bandelette aplatie attachée par son extrémité inférieure sur le point culminant de la lubérosité antérieure du tibia. Son extrémité supérieure se fixe sur la face antérieure de la rotule, et se confond avec l'insertion rotulienne du muscle long vaste. Il est uni au ligament interne par une expansion aponévrotique très résistante , dépendance du fascia lata.
b. Le ligament rotulien interne forme également une bandelette aplatie plus longue, mais moins large et moins épaisse que la précédente. Son extrémité inférieure est attachée au côté interne de la tubérosité antérieure du tibia. Son extrémité supérieure s'épaissit beaucoup, devient fibro-cartilagiiieuse et s'insère à une saillie qui existe en dedans de la rotule. Celte portion fil)ro-carlilagineuse(rig. 63, 3') du ligament glisse sur le bord interne de la trochlée fémorale, et peut être considérée, avec juste raison , comme un appareil complémentaire de la surface rotulienne. Ce ligament, uni au précédent par le fascia fd^reux dont il a déjà été parlé, se confond en dedans avec l'aponévrose des muscles adducteurs de la jambe,
c. Le ligament rotulien médian, cordon arrondi situé, comme son nom l'indique, entre les deux autres, se trouve caché sous l'aponévrose qui réunit ceux-ci, au milieu du tissu adipeux chargé de proléger en avant les capsules synoviales. Il part de la face antérieure de la rotule, et descend verticalement sur le tibia, pour se loger dans la fosse creusée au milieu de la tubérosité antérieure, où une petite bourse synoviale facilite son glissement. Son extrémité inférieure s'insère dans la partie la plus déclive de cette excavation.
B. Ligaments qui unissent l'os de la cuisse aux os de la jambe. — Ils sont au nombre de six : 1 " une capsule fémoro-rotulienne maintenant la rotule appliquée contre la trochlée fémorale; 2" cinq ligaments fémoro-libiaux, savoir : deux latéraux, l'un externe, l'autre interne; un postérieur; et deux inler-arliculaires. distingués, eu égard à leur insertion inférieure, en antérimr et postérieur.
a. La capsule fémoro-rotulienne est représentée par une expansion membraneuse qui double, en haut et par côté, la membrane synoviale supérieure. Cette capsule est attachée par ses bords autour de la trochlée fémorale et sur la périphérie de la surface rotulienne. Elle est extrêmement mince dans sa partie supérieure; mais elle offre plus d'épaisseur sur ses parties latérales, qui constituent deux larges faisceaux fibreux chargés de relier la rotule au côté excentrique des deux condyles. et décrits dans plusieurs ouvrages comme deux ligaments particuliers. Sa face externe est recouverte par l'insertion du triceps crural et par le long vaste.
b. Les ligaments latéraux sont deux cordons rubanés situés aux extrémités de l'axe transversal de l'articulation , plus en arrière qu'en avant ; aussi se relàchentils pendant la flexion et se tendent-ils fortement pendant l'extension.
Vezteme, le plus court et le plus fort, procède d'une des facettes creusées sur lecondyle externe du fémur, et s'insère à la têle du péroné par son extrémité inférieure, après avoir glissé sur la tubérosité externe du tibia, au moyen d'une bourse synoviale particulière. Il est recouvert par l'aponévrose jambière et recouvre le tendon du poplité, dont il se trouve séparé quelquefois par une synoviale vésiculaire.
Vinterne , attaché supérieurement sur l'émineoce d'insertion qui surmonte la
lace excentrique du condyle interne, descend verticalement sur le tibia et glisse sur le contour de sa surface articulaire, grâce à la présence d'une petite facette enduite de cartilage et d'un prolongement en cul-de-sac de la membrane synoviale interne. Il se fixe par son extrémité inférieure aux empreintes dont est parsemée la lubérosité tibiale interne. Ce ligament , recouvert par l'aponévrose des muscles adducteurs de la jambe, adhère par sa face profonde au ménisque interne.
c. Le ligament postérieur appartient à la classe des ligaments membraneux ou capsulaires. L'expansion aponévrotique qui le constitue, formée de fibres blanches et jaunes qui s'entrecroisent en différents sens, est percée d'ouvertures vasculaires et relie entre eux les deux ligaments latéraux. Elle s'attache, par son bord supérieur, au-dessus des condyles du fémur ; par son bord inférieur, sur le pourtour postérieur de la surface tibiale. Sa face externe est en rapport avec les vaisseaux poplités et le muscle bifémoro-calcanéen. Sa face interne, tapissée dans presque toute son étendue par les synoviales latérales, embrasse les condyles du fémur et adhère au ligament croisé postérieur, ainsi qu'aux ménisques inler-articulaires.
d. Les ligaments inter-osseux sont deux liens funiculaires logés dans l'échaiicrure inter-condylienne. On les a encore appelés ligaments croisés, parce qu'ils se croisent en X par leur partie moyenne (fig. 02).
L'antériew\ oblique de haut en bas et d'arrière en avant, s'attache par son extrémité supérieure dans le fond de l'échancrure inter-condylienne, en dedans du condyle externe. Son extrémité inférieure se 1\\q dans la rainure creusée sur le sommet de l'épine tibiale. Les fibres qui entrent dans sa composition ne sont pas parallèles, mais légèrement tordues en spirale.
Le postérieur, plus long que le précédent et oblique en sens opposé, s'insère inlérieureinent sur la petite éminence située en arrière de la facette tibiale interne, d'où il se rend au fond de l'échancrure inter-condylienfie, pour s'attacher par son extrémité supérieure en dedans du condyle interne.
Synoviale. — On compte pour cette articulation trois synoviales : une supérieure ^deux latérales. La première, très vaste et soutenue par la capside fémoro-rotuj lienne, facilite le glissement de la rotule sur la poulie fémorale; elle se prolonge en cul -de -sac sous l'insertion du triceps crural. Les deux autres, chargées de lubrifier les surfaces articulaires delà jointure fémoro- tibiale proprement dite, comprennent entre elles les ligaments croisés. Elles tapissent le ligament postérieur, les ligaments latéraux et les faisceaux fibreux destinés à l'attache des ménisques. L'externe revêt en outre le tendon du muscle poplité et fournit un vaste cul-de-sac, qui descend dans la coulisse antérieure du tibia, pour envelopper le tendon commun h l'extenseur antérieur des phalanges et au lléchisseur du métatarse. Ces deux synoviales fémoro-libiales s'adossent, en avant des condyles et de l'échancrure qui les sépare, contre la membrane fémoro-rotuiiennc, avec laquelle on les voit communiquer assez fréquemment, pour ne pas dire toujours. Toutes trois Se trouvent séparées des ligaments rotuliens par une masse considérable de (issu adipeux, qui se prolonge jusque dans l'échancrure inter-condylienne, au fond de laquelle elle semble se fixer.
Mouvements. — Cette charnière imparfaite peut exécuter deux mouvement:^ opposés principaux , la flexion et Xextension, et un mouvement accessoire asser
N» I. FiG. G3 (*).
No 11.
164 DES AU'llCULATluNS.
borné, la rotation. Le aiécanisme de ces mouvements étant assez simple pour être compris sans explication préalable, nous ne l'exposerons pas avec détail. Nous nous bornerons à faire quelques remarques particulières sur le déplacement subi par les (ibro-cartilages complémentaires quand l'articulation est mise en jeu.
Pendant la fcxion et Vextension, ces organes, fixés sur les facettes tibiales, qu'ils transforment en cavités glénoïdes, se meuvent avec elles sur les condyles (lu fémur : d'avant en arrière, ou d'arrière en avant, suivant le mouvement qui s'exécute. Mais en même temps ils glissent en sens inverse, d'une manière très appréciable, sur l'extrémité supérieure du tibia. Ainsi, lors de la flexion, ils cheminent d'arrière en avant sur cette extrémité, et sont ramenés en arrière pendant l'extension.
Quant à la }-ofation, qui peut avoir lieu de dedans en dehors ou de dehors en dedans, elle est produite non-seulement par le pivotement des condyles dans leurs cavités glénoïdales, mais encore par un déplacement sensible des ménisques sur les surfaces du tibia.
DiFFÉUENCES, — Chcz les Carnassiers, les ménisques sont unis ensemble, près
de leur insertion antérieure, par une bandelette fdjreuse transversale. Il n'y a qu'un seul ligament rotulien.Leligaraentpostérieur présente, dans son épaisseur, deux petits os sésamoïdes, sur lesquels frottent en dedans les condyles du fémur, et qui donnent attache on dehors aux branches d'origine du bifémoro-calcanéen. Point de capsule fémororotulienne. Une seule synoviale pour l'articulation tout entière. — Chez le Porc et le Montou, on ne rencontre également qu'un seul ligament rotulien et une synoviale unique.
5° Articolation péuonko-tibialk (fig. 63).
Cette articulation représente une petite diarthrose planiforme, à mouvements restreints et très obscurs. Elle est formée par l'union de la facette diarthrodiale irrégulière qui occupe la face interne de la tête du péloné avec la facette analogue creusée sur la tubérosité externe et supérieure du tibia. Des fibres courtes et fortes , inter-
()s:iOiises fiii pi'iipliériqiies, enveloppent ces facettes de tons côtés et les niainiiennent solidement en contact.
Le péroné est encore attaché au tibia : « 1 " en haut, par deux petits faisceaux hgamenteiix croisés en X, qui forment la partie supérieure de la grande arcade dms Inquelle passent l'artère et la veine tibiales antérieures (fig. 63, 12); 2° dans le milieu, par une sorte de membrane aponévrotique, dont la largeur va en diminuant (le haut en bas, comme celle de l'intervalle qu'elle remplit (fig. 63, 13); 3" en bas, par un cordon ligamenteux (fig. 63, \U), qui continue le péroné jusqu'à la tubérosité externe de l'exlrémité inférieure du tibia, où ce cordon se bifurque et se réunit aux deux ligaments latéraux externes de l'articulation tibio-tarsienne. » ( l'^igot. )
Différences. — Ruminants. — Le péroné étant remplacé par un ligament chez ces animaux, il n'y a point d'articulation péronéo-tibiale proprement dite.
Carnassiers. — Les deux os principaux de la jambe s'unissent par leurs extrémités et par leur partie moyenne :
1° Par leur extrémité supérieure, au moyen d'une petite arthrodie, analogue à celle du cheval, et pourvue comme elle d'une bourse synoviale particulière;
2" Par leur extrémité inférieure, à l'aide d'une seconde arthrodie, dont le jeu est facilité par un prolongement de la synoviale tibio-tarsienne.
3" Par leur partie moyenne, grâce à l'interposition entre les deux os d'un ligament inter-osseux, large et membraneux dans ses deux tiers supérieurs, formé de libres extrêmement courtes et fortes dans son tiers inférieur.
Chez le Porc, la disposition est la môme à peu près que chez les Carnassiers. On remarquera cependant que la facette de l'extrémité supérieure du péroné s'unit au tibia par un petit ligament inter-osseux, et qu'on doit considérer l'articulation qui en résulte comme une petite amphiarthrose.
6° Articulations du tarse ou du jarret (fig. 64 et 65).
Elles comprennent: 1» l'articulation tibio-tarsienne; 2° l'articulation qui rassemble les os tarsiens de la première rangée, c'est-à-dire l'astragale et le calcanéum ; 3° celles qui joignent les os de la rangée inférieure ; U" l'articulation des deux rangées entre elles; 5° l'articulation tarso-métatarsienne. La première est une charnière parfaite, et la seule jointure véritablement mobile. Toutes les autres forment des arthrodies, dont le jeu est si restreint, qu'elles semblent condamnées à une immobilité presque absolue. Cette union intime des pièces tarsiennes et métatarsiennes a évidemment pour but principal d'assurer la précision des mouvements de l'articulation tibio-tarsienne.
Articulation tirio-tarsienne. — Deux os seulement concourent à la formation de ce ginglyme angulaire : ce sont le tibia et l'astragale.
Surfaces articulaires. — Du côté du tibia : 1° les deux gorges, obliques en avant et en dehors, creusées sur l'extrémité inférieure de l'os; 2° le tenon saillant qui sépare ces gorges, et sur lequel on rencontre fort souvent une petite fossette synoviale. — Du côté de l'astragale , la poulie qui occupe sa face antérieure (voyez pages 97 et 100).
Moyens d' union. — Ils constituent sept ligaments : deux latéraux externes, troi'; latéraux internes, un antérieur et un postérieur.
a. Ligaments latérrmx externes. — Ils sont distingués, eu égard à leur position relative, en superficiel et en profond.
Le ligament externe superficiel (fig. %k, 2, et 65, 2) est un gros cordon funiculaire qui s'aplatit dans sa moitié inférieure. Il commence en haut sur la tubérosité externe du tibia, derrière la coulisse qui sépare cette tubérosité en deux parties; et de là il descend presque verticalement en se fixant successivement sur l'astragale, lecalcanéum, le cuboïde, le métatarsien médian et le métatarsien rudimentaire externe. Longé en avant et recouvert en partie par le tendon de l'extenseui îatéral des phalanges, auquel il fournil une bride d'assujettissement (fig. 65, 2'), ce ligament se confond, en arrière et près de son extrémité inférieure, avec le ligament calcanéo-méiatarsien. Il recouvre le ligament externe profond, la courte bandelette qui constitue le ligament astragalo-calcanéen externe, l'inseriion d'une des branches du fléchisseur du métatarse et le petit ligament cuboïdo-cunéen.
I,e ligament erterne profond (fig. 64 et 65, 1), beaucoup moins long que le précédent, s'attache supérieurement sur la partie antérieure de la tubérositr externe du libia , et se dirige obliquement en arrière et en bas, pour se fixer par deux faisceaux au côté externe de l'astragale et du calcanéum. Ce ligament, recou vert par le précédent, qu'il croise en X, se trouve tapissé sur sa face interne par l;i synoviale de l'articulation,
b. Ligaments latéraux internes. — Ce sont encore trois liens funiculaires ou rubanés superposés les uns aux autres ; il y en a donc un superficiel , un moyen et un profond.
Le ligament interne superficiel (fig. 64, 6), le plus fort et le plus long des trois, procède de la tubérosité interne et inférieure du libia. Il descend ensuite, en s'épanouissant, sur le côté interne du tarse; et il se fixe, en se confondant avec le ligament astragalo-métatarsien et avec l'appareil ligamenteux tarso-mélatarsien postérieur, sur la tubérosité de l'astragale, sur le scapboïde, les deux cunéiformes , l'exlrémilé supérieure du métatarsien principal et celle du métatarsien rudimeniaire interne.
Le ligament interne moyen (fig. 64, 5) se compose de deux cordons funiculaires attachés en commun sous le précédent à la tubérosité tibiale interne. Ces deux faisceaux, qui rappellent exactement ceux du ligament externe profond, se dirigent en bas et en arrière, et se terminent l'un sur l'astragale, l'autre sur le calcanéum.
Le ligament interne profond (fig. 64, 4) est un faisceau extrêmement faible, enveloppé par la membrane synoviale; souvent même il se réduit à une mince bandelette lamelleuse à peine distincte du feuillet séreux qui l'entoure. Il s'attache,
FiG. ()4 (
(*) Fig. 6t. — Vue antérieure des ariiculntions tarsiennes. — I. Ligament externe piofond de rarliciil;iti(in libi'i liirsieiiiie. 2,â. I.ij;eiii;eiit cxleine superficiel. 4. ligami-nt icilerne jirofiiml. 5. Ligament interne moyen, li Ligann-nl iiilei ne snpcrlicii'l. 7. Lig^mient astiagalo-inétataisii-n. 8. Petit ligament ciiboïdo-cuncen. — A. Poulie aslrag.ilieniie. — B. Insertion cubnidienne de la corde tendineuse qui appartient au {ierhi.«senr i\\i métatarse. — C. Conduit vasculaire du tarse.
d'une part, sur le tibia, en dessous du ligament moyen; d'autre part, sur l'astragale, au même point à peu près que le faisceau supérieur du ligament moyen.
c. Ligament antérieur. — C'est un lien membraniforme formé de fibres entrecroisées, plus fort en dehors qu'en dedans, attaché par son bord supérieur audessus et en avant de la surface tibiale, fixé par son bord inférieur sur l'astragale, le scaphoïde, le grand cunéiforme et le ligament astragalo-métatarsien, et confondu par côté avec les deux ligaments latéraux superficiels. Sa face interne est tapissée par la synoviale articulaire. Sa face externe est recouverte par le fléchisseur du métatarse, l'extenseur antérieur des phalanges, l'artère tibiale antérieure, et plusieurs grosses branches veineuses anastoinotiques, de la réunion desquelles résulte la veine tibiale antérieure.
d. Ligament postérieur. — Second lien membraniforme ou capsulaire qui protège l'articulation en arrière, et qui présente dans son centre un épaississement fibro-cartilagineux sur lequel glisse le tendon perforant. Il s'attache, en haut sur le tibia, en bas sur l'astragale et le calcanéum; par côié, il se confond avec les deux ligaments latéraux superficiels et avec le faisceau asfragalien du ligament interne moyen. Sa face interne est tapissée par la synoviale articulaire ; l'externe est recouverte et lubrifiée par la séreuse vaginale qui facilite le glissement du tendon perforant dans la gaîne tarsienne.
Synoviale. — Cette membrane se développe à la face interne des deux ligaments capsulaires, revêt en grande partie les trois ligaments internes et tapisse le ligament externe profond. Elle communique, en avant et en bas, avec la synoviale propre à l'articulation des deux rangées d'os tarsiens. Quand elle devient le siège d'une hydropisie, elle se distend toujours en avant et en dedans, parce qu'elle n'est soutenue à cet endroit que par le ligament capsulaire antérieur. Mais elle peut aussi soulever le ligament postérieur, et faire hernie dans le creux du jarret, en arrière des ligaments latéraux. Il n'est donc pas absolument exact d'attribuer toutes les tumeurs synoviales du creux du jarret à la dilatation de la gaîne tendineuse tarsienne.
Mouvements. — Rien de moins compliqué que le mécanisme de l'articulation libio-tarsienne , cette jointure ne permettant que deux mouvements opposés, la flexion et Y extension , mouvements dont le jeu est si simple et si précis, que nous croyons pouvoir nous dispenser d'exposer la manière dont ils s'exécutent. Nous ferons remarquer cependant que, pour éviter la rencontre de la jambe avec le pied lors de la flexion , celte dernière fraction du membre se dévie un peu en dehors, grâce à l'obliquité bien prononcée des gorges articulaires.
ARTICILATION des os de la PREiMIÈRE RANGÉE ENTRE EUX, OU CALCANÉO-
ASTRAGALîENNE. — Arihrodie composée résullant de la coaptalion des trois ou quatre facettes articulaires de la face postérieure de l'astragale avec les facettes analogues du calcanéum.
Cette jointure est assujettie par les ligaments latéraux de l'arliculation tibio-tarsienne, et par quatre ligaments astragolo-calcnnéens, un supérieur, un externe, un interne et le dernier inter-osseux.
I.e ligament astragalo-calcanéen supérieur, formé de fibres très courtes et parallèles jetées d'un os à l'autre , se trouve situé vers l'extrémité supérieure de la
poulie astragalienno, et est tapissé supérieurcinenl par la s\!)Ovialedo l'arliculation tibio-tarsiemie.
Les W^dimanis latéraux sont deux très minces faisceaux cachés sous les ligaments qui lient par côté le tibia aux os du tarse.
Le ligament inter-osseux est très fort et occupe une grande partie de l'excavation rugueuse qui sépare les facettes articulaires.
Cette articulation ne possède point ordinairement de synoviales propres. Deux prolongements de la synoviale des deux rangées, en remontant entre le calcanéuni et l'astragale, facilitent le glissement des deux facettes inférieures. Un prolongement analogue de la synoviale tibio-larsienne est affecté aux facettes supérieures; il n'est pas rare de voir ce dernier prolongement former une capsule distincte.
Mouvements presque nuls.
Articulation des os de la seconde rangée entrI: eux. — Ces os. au nombre de (juatre, se mettent en rapport de la manière suivante : Le cubo'ùle répond au scaphoïde par deux facettes, l'une antérieure, l'autre postérieure; il s'articule avec le grand cunéiforme par deux facettes semblables, dont une, la postérieure, est loin d'être constante. Le scaphoïde s'unit aux deux cunéiformes par la vaste facette convexe quiaccupe sa face inférieure presque tout entière. Les deux cunéiformes se joignent au moyen d'une seule petite surface articulaire.
Les faisceaux desmeux qui maintiennent ces surfaces diarthrodiales en contact sont assez nombreux. Nous citerons :
1° Le ligament astragalo-métatarsien et l'appareil tarso-métalarsien postérieur, dont il sera parlé plus loin , ces deux liens n'appartenant point en propre aux articulations des os de la seconde rangée.
2" Deux ligaments antérieurs, nommés cv.boïdo-scaphoïdien et cuboïdo-cunéen (fig. 6i, 8, et 65, 5), se portant du cuboïde au scaphoïde et au grand cunéiforme, l'un au-dessus, l'autre au-dessous de l'arcade vasculaire pratiquée entre ces trois os.
Z" Deux ligaments inter-osseux analogues aux deux précédents, formant les parois supérieure et inférieure de l'arcade précitée.
h" Un ligament inter-osseux scap/ioïdo-cunéen , allant du scaphoïde aux deux cunéiformes.
5° Un ligament inter-osseux dit inter-cunéen, se dirigeant d'un cunéiforme sur l'autre, et se confondant avec le ligament précédent.
La disposition des membranes lubrifiantes varie avec celle des facettes articulaires. Voici cependant ce qu'on observe le plus généralement : Une synoviale propre est spécialement destinée aux facettes par lesquelles le scaphoïde et le grand cunéiforme se correspondent ; cette synoviale appartient encore aux deux arlhrodies cuboïdo-scaphoïdieiine et cuboïdo-cunéenne postérieures. La diarthrose cuboïdo-scaphoïdienne antérieure reçoit un prolongement de la synoviale des deux rangées. Quant aux facettes cuboïdo-cunéenne antérieure et inter-cunéenne, leur jeu est facilité par deux prolongements de la synoviale tarsoinétatarsienne.
Mouvements presque nuls.
Articulation des deux rancées entre elles. — Cette arthrodie est ormée par l'union du calcanéuni et de l'astragale , d'une part , avec le sca-
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