‹ Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 34 sur 128 · ARTICULATIONS DES .MEMBUF.S POSTÉRIEURS · texte numérisé non relu

ARTICULATIONS DES .MEMBUF.S POSTÉRIEURS

phoïdo Cl le rnboïde, d'autre part. Sa solidité est assurée par six liens principaux :

1° Les deux ligaments latéraux superficiels de ['arliculaiion libio -tarsienne.

2" Le ligament calcanro-viétatarsien (fig. 65, 3), forte soupente fibreuse qui unit le bord postérieur du calcanéuni au cuboïde et à la tète du métatarsien rudimentaire externe. 11 se confond, en dehors, avec le ligament tibio-tarsien externe et superficiel; en dedans, avec le lien tarso-métaiarsieu postérieur.

0° Le ligament astragalo-inétotarsien ffig. 6i, 7) , large faisceau rayonné , dont les fibres partent de la tubérosilé interne de l'astragale pour se porter, en divergeant et en se confondant avec le ligament tibio-tarsien interne et superficiel , sur le scaplioïde, le grand cunéiforme et l'extrémité supérieure du métatarsien principal.

h" Le ligament tarso-métatarsien postérieur, vaste appareil fibreux très fort et très compliqué, qui réunit en arrière tous les os tarsiens, et qui les fixe aux trois pièces du métatarse. Ce lien, traversé par plusieurs tendons et par l'artère et la

veine logées dans le conduit cuboïdo-scaphoïdo-cunéen, est continué en bas par le ligament suspenseur du boulet. Il rappelle donc tout à fait le ligament carpieu postérieur. Sa face postérieure est tapissée par la synoviale tendineuse qui est affectée au glissement du tendon perforant dans la gaîne tarsienne. Il se confond par côté avec le ligament calcanéo-métatarsien et avec le ligament tibio-tarsien interne et superficiel.

5° Un ligament inter-osseux , attaché sur les quatre pièces qui forment cette articulation.

Elle est pourvue d'une synoviale particulière, qui communique toujours en avant avec la capsule tibio-tarsienne. Cette synoviale se prolonge supérieurement entre le calcanéum et l'astragale , pour lubrifier deux des facettes par lesquelles ces os se mettent en rapport. iJe plus, elle descend entre le cuboïde et le scaphoïde, pour former un troisième prolongement destiné à la petite arthrodie cuboidoscaphoïdienne antérieure.

Mouvements presque nuls.

Articulation tarso-métatarsienne. — Cette jointure, formée par la rencontre de trois des os du tarse, le cuboïde et les deux cunéiformes, avec les trois os du métatarse, est fixée par les ligaments latéraux superficiels de l'articulation tibio-tarsienne, le ligament calcanéo-métatarsien, ceux qui ont été nommés astra-

î') Fig. 65. — Vue Intérnte des nrliciilnlioiis (ht tarse. — 1. Ligament externe profond. 2. Ligament cxleinc snperfK ieL 2'. Anneau funini par ce ilpri.ii'r ligament ponr le passage de Pextcnseur laU'ial des pha- Iniges. 3. ligament calcanéo-métatarsien. -'(. Ligament astrugalo-métatarsieii. S. Pelit ligament cul)OÏdoriineen. — .4. In^eillon culirïdiciine du muscle llechisseur du melalarse. — B. Orifice anlcneiir du cnndiiit vasculaire du tarse. — C. Coulisse dej la luliérosili( externe du tibia destinée au glissement de Te.xlenseur latéral des phalanges. — D. In-eilioii Un tendon des jimieaiix de la jambe sur le falcan('iin). ~ /•.■. Surface de glissement ponr ce tendon.

galo-métatarsien et tarso-métatarsien, et par un fort ligament inter-osseux qui se dédouble assez naturellement en trois faisceaux.

La synoviale propre à celte jointure remonte dans la petite arthrodie cuboïdocunécnne aniôrieure, et dans celle qui unit les deux cunéiformes. Elle descend, à l'opposé, dans les articulations inter-métatarsiennes.

Mouvements presque nuls.

Différences. — Chez les animaux domestiques autres que les solipèdes, les articulations du tarse présentent quelques particularités différentielles dont l'étude est sans intérêt comme sans utilité. Il importe seulement de remarquer que l'immobilité des jointures tarsiennes proprement dites est moins absolue que chez les Solipèdes, grâce à la configuration particulière des surfaces articulaires de quelques-unes des pièces composantes. Ainsi, chez le Bœuf, le mouton, la Chèvre et le Porc, le calcanéum se joint à l'astragale par une véritable articulation trochléenne ; et ce dernier os est uni au scaphoïde par une diarthrose de même nature : mode d'articulation bien plus favorable au mouvement que la jointure par diarthrose planiforme. Chez le Chien et le Chat, le même résultat est obtenu par réception de la tête astragalienne dans la cavité supérieure du scaphoïde.

On observera encore, chez les Ruminants et les Pachydermes, que l'articulation tibio-tarsienne est formée par le tibia et le péroné , d'un côté, l'astragale et le calcanéum, de l'autre.

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