‹ Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 41 sur 128 · Transveise · texte numérisé non relu

Transveise

ccanx sont pou ou point disiiiicls en arritTc; mais ils le deviennent davantage en

MUSCLES DU TKONC. 2U5

avant. Au niveau de la sixième vertèbre dorsale, à peu près, ils se séparent des antres faisceaux pour constituer la branche supérieure du muscle (fig. 69, '6j.

Los faisceaux internes cl profond s ou (rahsversaires sont ceux cjui altachenl le muscle sur les tubercules articulaires des vertèbres lombaires et sur les apophyses transverses du dos et du cou. Ils sont bien isolés les uns des autres, même en arrière, et fortement tendineux. En avant, ils se jettent dans la branche inférieure de l'ilio-spinal, qu'ils forment en commun avec les faisceaux externes. De profonds (jn'ils étaient ils deviennent alors superficiels : on les voit, en effet, surgir entre les autres qui semblent s'écarter pour leur livrer passage (fig. 69, l\, U).

Les faisceaux exieriics ou costaux se dévient un |)eu en deliois, pour gagner les côtes et les apophyses costiformes de la région lombaire ; ils sent peu apparents dans cette région (fig. 69, 2, 2).

On comprend très bien que tous ces faisceaux ne proviennent point de la masse conmiune,qui se serait bientôt épuisée, bien avant sa terminaison à la lige cervicale, par suite de l'émission successive des faisceaux qui la composent. Pour prévenir cet épuisement du muscle, il s'y ajoute, de proche en proche, des faisceaux de renforcement fort nombreux. Ceux-ci naissent soit de son enveloppe aponévrotique , soit des os eux-mêmes sur lesijuels les faisceaux primitifs viennent se terminer, et se comjiortent absolument comme ces derniers, qu'ils sont chargés de continuer jusqu'à l'encolure.

Rapports. — L'ilio-spinal est recouvert par la pointe pyramidale du fessier principal, qu'il reçoit dans une excavation particulière, et par l'aiionévrose du grand dorsal et des petits dentelés. Il recouvre les inter-transversaires de la région lombaire, le transversaire épineux du dos et des lombes, les sus-costaux et les intercostaux externes. H est longé en dehors par l'inter-costal commun.

La branche supérieure est recouverte par le grand complexus tt le transversaire épineux du cou. Elle répond, en dedans, au ligament cervical el à la branche analogue du muscle opposé.

La branche inférieure répond en dehors à l'angulaire de l'omoplate. Elle recouvre quelques inter-transversaires du cou et les languettes aponévrotiques qui attachent le grand complexus sur les apophyses transverses des premières vertèbres dorsales. Il se détache même de ces languettes un assez grand nombre des fiiisceaux musculeux qui viennent renforcer celte branche de l'ilio-spinal.

Usages. — C'est un extenseur énergique de la colonne vertébrale, qu'il incline de côté quand il agit seul. Il joue de plus le rôle d'expirateur.

Différences. — Dans le Porc et surtout dans le chien, la branche inférieure de l'ilio-spinal se divise assez facilement en deux portions dont on retrouve les traces chez le cheval : l'une est formée par les faisceaux costaux , l'autre par les faisceaux transversaires. C'est cette dernière qui constitue le transversaire du cuu chez l'homme, muscle auquel Bourgelal a donné le nom de court transversal. — Chez le Lapin, comme du reste chez tous les animaux sauteurs, l'ilio-spinal acquiert un développement considérable.

^> DES MUSCLBS.

7" Inter-costal commun (fig. 69, 5).

Synonymie : Trachëlo-costal (Gir.). — Sacro-lombaire chez l'hoinrae.

Forme. Situation. — Long muscle, étroit et mince, surtout à. ses extrémités, accolé au bord externe du précédent, avec lequel il est confondu en arrière de la dernière côte.

Structure. Attaches. — Ce muscle, dont la structure a été compliquée comme à plaisir par un grand nombre d'aiiatomistes, se comporte cependant d'une manière extrêmement simple. Il est formé d'une série de faisceaux dirigés obliquement en avant, en bas et en dehors, tendineux à leur extrémité antérieure, lesquels faisceaux naissent et se terminent successivement sur la face externe des côtes. Le plus postérieur part du bord externe et de la face inférieure de la masse commune. La languette tendineuse du faisceau antérieur s'insère à l'apophyse transverse de la dernière vertèbre cervicale en commun avec la branche inférieure de l'ilio-spinai.

Rapports. — En dehors, avec le grand et les petits dentelés ; en dedans, avec les inter-costaux externes.

Usages. — Il abaisse les côtes, et peut étendre la portion dorsale du rachis.

Différences. — Chez les Carnassiers , l'inter-costal commun ressemble tout à fait au sacro-lombaire de l'homme. Il constitue, en arrière de la dernière côte, un épais corps charnu séparé par un sillon de l'ilio-spinai , avec lequel il s'attache à l'ilium.

8° TrANSVEUSAIRE épineux DD DOS ET DES LOMBES ( fig. 67, 3). Synonymie : Trausverso-e'pineux (Gir.). — Portion dorso-lombaire du transversaiie épineux de l'homme.

Situation. Etendue. ■ — C'est un très long muscle directement appliqué contre l'épine sus-sacrée et l'épine dorso-lombaire , continué en avant par le transversaire épineux du cou. Ces deux muscles mesurent donc presque toute la longueur du rachis.

Structure. — Il résulte d'un ensemble de faisceaux courts, aplatis d'un côté à l'autre, tendineux à leurs extrémités, dirigés obliquement d'arrière en avant, de bas en haut et un peu de dehors en dedans, croisant ainsi à angle droit les apophyses épineuses qu'ils recouvrent.

Attaches. — Ces faisceaux sont attachés, en bas, sur la lèvre latérale du sacrum, sur les tubercules articulaires des vertèbres lombaires et les apophyses transverscs des vertèbres dorsales (origine). — lisse fixent, en haut, sur les apophyses épineuses des vertèbres sacrées, lombaires, dorsales, et sur celle de la dernière cervicale {terminaison). On remarquera qu'ils n'atteignent point le sommet de ces apophyses épineuses dans la première moitié de la région dorsale.

/(apports. — Ln dehors, avec le sacro-coccygien latéral et l'ilio-spinai, qui se confondent avec lui près de son extrémité postérieure ; en dedans, avec l'épine du sacrum, des lombes et du dos, et avec les ligaments inter-épineux de ces trois régions.

Usages, — C'est un extenseur du rachis.

MUSCLES DU TRUNC. 207

Différences. — Chez les Carnassiers, il est très fort à la région lombaire, eî se l)rolonge jusque sur les vertèbres coccygiennes.

§ IV. — Région sous-lombaire ou lombaire inférieure.

Les muscles de cette région sont situés profondément à la face inférieure des vertèbres lombaires et de l'ilium , concourent à former le plafond de la cavité abdominale, et se trouvent en rapport plus ou moins direct avec les viscères contenus dans cette cavité. Ils sont pairs et au nombre de neuf. Trois d'entre eux , qui ont reçu le nom générique de psoas, présentent un gros volume et sont maintenus par une forte aponévrose, le fascia iliaca; on les distingue en grand psocis, psoas iliaque et petit psoas. Un quatrième s'appelle carré des lombes. Les cinq autres, placés entre les apophyses transverses des vertèbres lombaires, représentent par rapport à ces espèces de côtes fixes de véritables muscles inter-costaux ; ce sont les intcr-transversaires des lombes.

Préparation. — 1" Placer le sujet en première position; ouvrir la cavité abdominale ctl abattant complètement ses parois inférieures; vider cette cavité des viscères qu'elle contient, et procéder à l'excision du diaphragme, lequel empèclierail de voir l'extrémité antérieure du grand et du petit psoas. 2" Étudier en premier lieu le fascia iliaca, sa forme, ses rapports avec le long adducteur de la jambe, ses attaches, sa continuité avec le tendon du petit psoas et le feuillet réfléchi de l'aponévrose du grand oblique de l'abdomen. 3° Mettre à découvert les trois psoas en enlevant le fascia iliaca , les deux adducteurs de la jambe et les trois adducteurs de la cuisse. 4° Enlever les psoas pour préparer le carré lombaire et les intertransversaires.

1° Fascia iliaca oo aponévrose lombo-iliaqoe (fig. 70, .1).

C'est une lame fibreuse très résistante qui recouvre le grand psoas et le ])soas iliaque. Attachée, en dedans, sur le tendon du petit psoas, en dehors, sur l'angle et le bord externe de l'ilium, cette aponévrose, en se prolongeant en avant sur le grand psoas , dégénère en tissu cellulaire. En arrière , elle s'amincit également pour accompagner les deux muscles qu'elle recouvre jusque auprès de leur insertion au trochanlin. Sa face externe ou inférieure reçoit en arrière l'insertion de l'arcade crurale, et donne attache au long adducteur de la jambe; dans le reste de son étendue, elle se trouve tapissée par le péritoine.

2" Grand psoas (fig. 70, 1).

Synonymie : Psoas (Bourg.). — Sous-Ionibo-trochantinien (Gii-.).

Forme. Situation. — Long muscle aplati de dessus en dessous à son extrémité antérieure , prismatique dans son milieu , terminé en cône à son extrémité postérieure, appliqué sous les apophyses transverses des vertèbres lombaires.

Structure. — Ce muscle , presque entièrement charnu, est formé de faisceaux d'une texture fort délicate, dit igés en arrière et d'autant plus longs qu'ils sont plus superficiels et plus internes. Ils viennent tous converger sur un tendon qui est enveloppé par le muscle ilia(]ue et qui se confond avec lui.

Attaches. — Le Igrand psoas s'attache : 1° par l'extrémité aulérieurc de ses faisceaux charnus, sur le corps des deux dernières vertèbres dorsales et de toutes les vertèbres lombaires, moins la dernière, et à la face inférieure des deux dernières

côtes et des apophyses transverses des vertèbres lombaires ; 2° par son tendon postérieur, au trochantin, en commun avec le psoas iliaque.

Rapports. — En bas, avec la plèvre, le bord supérieur du diaphragme, l'aponévrose lombo-iliaque, qui le sépare du péritoine et des viscères abdominaux situés à la région sous-iombaire ; en haut, avec les deux derniers inter-costaux internes, le carré des lombes et les inter-transversaires ; en dedans, avec le petit psoas et la

(') I'"ig. 70. — Muscles 'les régions sous -lombaire, rolKlicniic il cniinln 1'. Son leudoii terminal 2. Pclil pso.is. 5. Psoas iliaque ; i Su iiclili; |>

iilerne. — 1. Grand psoas ; ■un;. 5. Muscle dafascta

r. Son leudon lermiiiai a. rein pso.is. .■>. t-soas iiiaqtie ; » .-^u iicuu; iniriioii iiuoi m;, o. Wnscle Uu/rt»( irt tnla. C. Dioil aiilérieiu' de la cuisse. 7. Vasio iiitei ne. 8. Lnii^ adiliicleiir de la janilie. t). (^uuj t ailducleur de la jambe. 11. Pectine. Mi. Giaiid addiuli'iii de la cu'sse. 1-.;'. i'elit ailducleur de la cuisse. 13. Denii-mcmhraiieux. 14. Denii-lendiueux. — ./. l'mlion tiujasciii iliiuii. — li, Porlion du feiiillel relU'chi de l'aponévrose du (;r.ind oblique de l'alidomcn, lormanl l'arcade crarale. — C. Tendon pubien des niusclcs abdunii-

iiaux. — L>. Origine du ligaincnl pnino l'enioral.

MLSCLES UU TRUiNC. 209

Ijianclie inlenie du psuas iliaque; en dehors, dans son tiers postérieur, avec la branche principale de ce dernier nuiscle.

Csagps. — Fléchisseur et rotateur en dehors de la cuisse , quand son point fixe est aux lombes, ce muscle lléchit la région lombaire quand il prend son appui sur la cuisse. C'est donc une des puissances qui déterminent la voussure des reins et (jui agissent, dans le cabre exagéré, pour ramener l'animal à la station quadrupède.

Différences. — Chez les Carnassiers, ce muscle est peu développé et ne commence qu'au niveau de la troisième ou même de la quatrième vertèbre lombaire.

3° PsoAS ILIAOI'E ( fig. 70, 3, i).

Synonymie ■■ llii.co-lioi.li:iuliiiicii l'Gir.).

Forme. Situation. Direction. — C'est un très fort muscle épais et prismatique, incomplètement divisé i)nr le sillon qui reçoit le tendon du grand psoas eu deux portions inégales : l'une externe, considérable; l'autre interne, peu volumineuse. Ces doux portions musculeuses sont couchées à l'entrée du bassin sur la face interne de l'ilium , dans une direction oblique de iiaut en bas, d'avant en arrière et de dehors en dedans.

Structure. — Il est presque entièrement charnu. Les faisceaux qui le forment sont étalés en avant, et se rassemblent en arrière, où ils deviennent légèrement libreux, sur le tendon du grand psoas.

Attaches. — Il prend son insertion fixe sur toute la surface iliaque, sur l'angle externe de l'ilium, le ligament sacro-iUaque et la crête iléo-pectinéc. — Il opère son insertion mobile au Irochantin, en commun avec le grand psoas.

Rapports. — En haut, avec l'iliun); en bas, avec le fascia iliaca et le muscle long adducteur de la jambe; en dehors, avec le muscle du fascia lala et l'origine du droit antérieur de la cuisse, dont il est séparé par un interstice rempli de graisse ; en dedans, avec les vaisseaux cruraux. Il s'insinue pour gagner le trochantin entre le vaste interne et le peCiné.

Usages. — Il est fléchisseur de la cuisse, et rotateur en dehors de ce même rayon.

DiFFÉ[\t:.\(;ES. — Le psoas iliaque du chien est très faible, la portion externe surtout; il est, du reste, peu distinct du grand psoas, avec lequel il ne forme, pour ainsi dire, (ju'un seul et même muscle.

-i" l^ETIT PSOAS (fjg. 70, 2).

Synonymie : Psoas des lombes (Bourg.)- — Sous-Uiiiibo-imlticn, on mieux, soiis-lomho-ilial, d'après Gir.

Situation. Forme. Structure. — Placé au côté interne du grand psoas., très allongé et semi-penné, ce muscle est terminé en arrière par un tendon aplati, et se compose de faisceaux charnus d'autant plus longs qu'ils sont plus antérieurs. Ces faisceaux se dirigent tous en arrière et en dehors pour gagner le tendon.

Attaches. — 1" Sur le corps des trois ou quatre dernières vertèbres dorsales et de toutes les vertèbres lombaires, par l'extrémité antérieure de ses fibres charnues ;

:M0 . bES aiusCLKS.

— 2° sur l'éminence iléo-peciinée et sur l'aponévrose lonibo-iliaque, par l'extrémité postérieure de son tendon.

Rapports. — Par sa face inférieure, avec la plèvre, le bord supérieur du diaphragme, l'aorte ou la veine cave postérieure, et le nerf trisplanchnique ; par sa face supérieure, avec le grand psoas. Il est traversé, près de ses insertions vertébrales, par de nombreuses branches vasculaires et nerveuses.

Usages. — Il fléchit le bassin sur le rachis quand son point fixe est aux lombes. S'il prend son appui sur le bassin, il opère la voussure et l'inclinaison latérale de la région lombaire. C'est, de plus, le muscle tenseur de l'aponévrose lomboiliaque.

DiFFÉRiiNCES. — Ciiezles Carnassiers, ce muscle est relativement plus considérable que le grand psoas; il ne se prolonge pas dans la cavilc pectorale, et il se confond, à son extrémité antérieure, avec le carré lombaire.

5" Carrk des lombes ( fig. 70, 2)

Synoin mit! • 6;tcro-to»lal (Gir.).

Situation. Forme. Structure, Attaches. — Ce muscle, compris entre les apophyses transverses de la région lombaire et le grand psoas, est allongé d'avant en arrière, aplati de dessus en dessous et divisé en olusienrs faisceaux fortement tendineux Le faisceau principal, situé tout à fait en dehors, prend son origine sur le

ligament sacro-iliaque, près de l'angle Fig. 71 (*). du .sacrum, et s'étend directement en

avant pour gagner le bord postérieur de la dernière côte, après s'être attaché, par sa face supérieure, sur le sommet des apophyses transversesdes vertèbres des lombes. Les autres faisceaux sont d'autant plus longs qu'ils sont plus antérieurs; ils partent du bord interne du premier, et se dirigent obliquement en avant et en dedans, pour se fixer sur les apophyses transverses de la plupart des vertèbres lombaires et sur la face interne des ^\ deux ou trois dernières côtes.

lia p ports. — Par sa face supérieure, avec les inler-transversaires, avec le petit muscle rétracteur de la dernière côte, et le fascia fibreux qui unit ce muscle au petit oblique de l'abdomen. Par sa face inférieure, a\ec le grand psoas.

;*) Tig; 71. — Muscles profonds île la région sous-lumbalre. — 1. CiHic loiiii.aiie. 2. 2. lutoi -ti-iinsveisaiK-s. n. Pçlit/iiujçlf tçlniglenr de la iJeriiièn- rôle (dt-pcnrlant c (In pclil ol.liqm- de ra))donicn).

MUSCLES DU tuom;. 211

Usages. — Il lire les dernières côtes en arrière, et incline de côté la portion

lombaire du rachis.

DiFii-KLNCEs. — Ce muscle est plus long et plus fort chez le Chien que dans

tous les autres animaux.

6° Inter-transversaires des lombes (fig. 71, 2, 2).

Ce sont de très petits muscics aplatis qui remplissent les intervalles compris entre les apophyses transverses des vertèbres lombaires. Les fibres charnues qui entrent dans leur composition sont mcMées à des fibres tendineuses, et se portent du bord antérieur d'une apophyse transverse au bord postérieur de l'autre. Ces muscles répondent, par leur face siipéiit'ure, à l'ilio- spinal, par leur face inférieure, au carré loml^aire ainsi qu'au grand psoas. Ils opèrent en se contractant l'inclinaison latérale de la région des lombes.

§ V. — Régioo coccygienne.

Cette région se compose de quatre muscles pairs préposés aux mouvements de la queue : trois, nommés sacro-coccygicns, sont disposés longitudinalement autour des vertè!)rescoccygiennes, qu'ils enveloppent complètement; le quatrième a ref.u le nom d'ischio-cocci/gien.

1» Sacro-coccvgiens (fig. 86, 1, 2, 3).

Ces trois muscles sont renfermés , avec ceux du côté opposé , dans une gaîne aponévrotiqiie commune qui se continue avec les ligaments ilio-sacré inférieur et sacro-sciatique. Ils commencent sur le sacrum, se diligent en arrière parallèloiufnt au coccyx, en diminuant graduellement d'épaisseur, et se décomposent on plusieurs faisceaux successifs, terminés par de petits tendons qui s'arrêtent sur chacun des os coccygiens. On distingue ces muscles, eu égard à leur |)osition, en sacro coccygien supérieur, sacro-cocci/gien inférieur et sacro-coccygien latéral.

A. Sacro-cocgygien supérieur. — Les faisceaux qui forment ce muscle prennent leur insertion fixe, soit sur le sommet et sur le côté des trois ou quatre dernières apophyses de l'épine sus-sacrée, soit sur les vertèbres coccygiennes ellesmêmes. Les tendons par lesquels ces faisceaux opèrent leur insertion mobile sur ces mêmes vertèbres sont toujours fort courts.

Ce muscle, recouvert par l'aponévrose coccygienne, recouvre les vertèbres qu'il est destiné à mouvoir. Il répond : en dedans, au muscle analogue du côté opposé; en dehors, au sacro-coccygien latéral, et, près de son extrémité antérieure, à un très fort feuillet aponévrotique qui le sépare du transversaire épineux.

Il élève la queue directement ou de côté, suivant qu'il agit seul ou de concert avec le muscle du côté opposé.

B. SAr.iio-coccYGiE\ I^FIiRltCR. — Ce muscle est pins épais que le précédent^ et ses faisceaux constituants prennent leur origine sur la fice inférieure du sacrum, à partir de la troisième vertèbre, sur la face interne du ligament sacro-sciatique et

sur ies os coccygieiis. Il se dédouble assez facilement en deux portions parallèles, placées l'une à côté de l'autre, dontBourgelat a fait deux muscles particuliers. Les faisceaux de la portion interne s'insèrent, par leur extrémité postérieure, sur la face inférieure des premières vertèbres du coccyx. Ceux de la portion externe sont tous pourvus de forts tendons superficiels destinés à presque tous les os de la queue.

Ce muscle répond : en dehors, au ligament ischiatique, à l'iscliio-coccygien et à l'aponévrose coccygienne; en dedans, au muscle du côté opposé et à l'attache coccygicnne du rectum; en haut, au sacrum, aux os de la queue et au muscle latéral ; en bas, au rectum et à l'aponévrose coccygienne.

Il abaisse la queue directement ou de côté.

C, Sacro-coccygien latéral. '— Ce muscle peut être considéré comme le transversaire épineux de la région coccygienne. Il est, en effet, confondu avec le transversaire épineux du dos et des lombes, par son extrémité antérieure, et il semble le continuer jusqu'à l'extrémité inférieure de la queue.

Les faisceaux qui le composent prennent leur origine sur les apophyses épineuses des dernières vertèbres lombaires, par l'intermédiaire du transversaire épineux, et sur les os coccygiens. Les tendons terminaux de ces faisceaux sont profonds et peu marqués.

Il répond: en dehors, à l'extrémité postérieure de l'ilio-spinal, au ligament iiiosacré inférieur, à l'aponévrose coccygienne ; en dedans , au transversaire épineux et aux vertèbres du coccyx; en haut, au muscle supérieur; en bas, au muscle inférieur, dont il est cependant séparé par plusieurs petits faisceaux musculeux indépendants qui se portent d'une vertèbre coccygienne à l'autre.

Il opère l'inclinaison latérale de la queue.

2" ISCHIO-COCCYGIEN ( fig. 86, 4).

Petit muscle mince, large et triangulaire, situé contre la paroi latérale du bassin, à la face interne du ligament sacro-sciatique.

Il s'attache, par une aponévrose, sur ce ligament et sur la crête sus-cotyloïdienne; puis il se dirige en haut pour se lixer, par ses libres charnues, sur le côté de la dernière vertèbre sacrée et des deux premiers os coccygiens.

En rapport, en dehors, avec le ligament sacro-sciatique, il répond, en dedans, an sacro-coccygien latéral et au rectum.

Il abaisse en masse l'appendice caudal.

DiFFÉREiNCEs. — Chez les Carnassiers, c'est un muscle épais et d'un rouge foncé, qui naît exclusivement de la crête sus-cotyloïdienne.

§ VI. — Région de la tête.

La tète comprend un grand nombre de muscles, parmi lesquels nous décrirons seulement ceux qui recouvrent les os de la face et ceux qui meuvent la mâchoire inférieure et l'hyoïde. Les autres seront étudiés avec les appareils auxquels ils appartiennent.

MUSCLES Dr TltONC

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