‹ Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques (volume 2)Chapitre 42 sur 128 · V. Région faciale ou ilii cliaut'reiii · texte numérisé non relu

V. Région faciale ou ilii cliaut'reiii

Cette région comprend les muscles de la tête qui font partie de la charpente des lèvres, des joues et des naseaux, c'est-à-dire tous ceux qui sont groupés autour de la face proprement dite. Les auteurs sont loin d'être d'accord sur la nomenclature et la description de ces muscles. Girard en reconnaissait onze, auxquels il a donné les noms suivants: le labial, Yalvéolo-labial , le zygomato-labkd , \e lacryniolabial, le sus-naso-labial , le sus-maxillo-labial , le grand sus-maxillo-nasal , le petit sus-moxillo-naml , le naso-transversal, le maxillo-labial et le mento-labial. A ces onze muscles, dont deux, le premier et le dernier, sont impairs, nous en ajouterons deux autres décrits par Bourgelat sous les noms de mitoi/en antérieur et de mitoyen postérieur, muscles que Girard considérait à tort comme appartenant au labial.

1" Labial (fig. 72, l, 1).

S) n.'nyniie : Oi liiciilaiie îles lèvres de Bourgelat et des anthropotomisles.

Préparalion. — Enlever avec les ciseaux la peau qui recouvre les deux portions de ce muscle ; puis abattre les lèvres pour découvrir sa face interne, en excisant la muqueuse buccale e( les glandules sous-jacentes à cette membrane.

Fig. 72 (*).

(") Fig. 72. — Musc/es .lupcrjiriels de la tcle du cheval. — 1,1. Orbiculaire des lèvres. 2. Houppe du menton. r>. Sus-naso-labial- i. Jius-mnxiilo-lal>ial. 4'. Sou tendon d'insertion. 5. Grand sus-niaxillo-nafal C Porlion postérieure du petit sus niaxillo nasal. C. Tortion antérieure du même muscle. 7. Zvgomato labial. 8. Plan proPond de ralvéolo-labial. 8'. Plan superficiel du même muscle. 9. Maxillo-labiaL 10. Portion du risurius de Santorini. H. Temporo- auriculaire externe. 12. Zvgomato-aurirulaire. 13. Scutoauriciilairc interne. 14 , 15, 16. Cervico amiculaires. 17. Parotido-nuriculaire. 18. Carliliii>e sculiforme. l!t. Tendon d'insertion du muscle orbiculaire des paupières. 20, 20. Orbiculaire des paupiiies. 21. Blasséter. — J. Glande parotide ( la pointe postérieure de l'extrémité supérieure a été enlevée, pour montrer Iç lervicoauriculaire interne). — B. Origine du canal de Sléuou. — C. Terminaison de ce conduit. — D, p. Branches d'origine de la veine jugulaire.

îlli DES MUSCLES,

L'orbiculaire, disposé en sphincter au pourtour de l'ouverture antérieure de la bouche, est regaidé comme le muscle intrinsèque des lèvres, et se trouve formé de deux portions ou faisceaux, l'un pour la lèvre supérieure, l'autre pour l'inférieure. Réunies entre elles vers les commissures, et confondues avec le plan superficiel de l'alvéolo-labial, qu'elles semblent continuer, ces deux portions musculeuses reçoivent encore une grande partie des fibres qui appartiennent à la plupart des muscles extrinsèques, comme le sus-naso-labial et le grand susmaxiilo-nasal.

L'orbiculaire ne prend aucune attache sur les os qui l'avoisinenl, ses fibres composantes alîeclant la forme circulaire, et n'ayant, en conséquence, ni commencement ni fin, ou bien se continuant avec d'autres fibres.

La face interne du faisceau supérieur répond à une couche de glandules salivaires qui la sépare en partie de la muqueuse buccale. L'externe, recouverte par la peau, lui adhère de la manière la plus intime, et s'en trouve isolée, sur la ligne médiane, d'abord par l'expansion aponévrotique dessus-maxillo-labiaux, puis par une couche musculo-fibreuse analogue à celle qui forme la houppe du menton.

Par sa face interne, le faisceau inférieur répond aussi à la muqueuse buccale et à quelques glandules salivaires. Par sa face externe, il affecte avec le tégument cutané des rapports intimes, comme le faisceau supérieur.

Ce muscle joue le rôle d'un constricteur de l'ouverture antérieure de la bouche, et remplit des usages complexes, soit dans la succion, soit dons la préhension des aliments, soit dans la mastication.

2° Alvéolo-labial (fig. 72, 8, 8').

Synonymie ; Molaire externe et molaire interne de Boiirgelat. — BucciuateuT chez l'homme.

Préparation. — Procéder à l'ablation du masséter; disséquer la surface externe du muscle en respectant le risorius de Santorini et le zygomalique, qui .^e confondent avec lui ; puis le fendre sur son milieu, en parlant de la commissure des lèvres; rabattre chaque lambeau sur les mâchoires, et enlever la muqueuse buccale, pour étudier la face interne du muscle et les attaches du plan superGciel sur les os maxillaires.

Situation. Forme. — Situé sur les côtés de la face, caché en partie par le masséter, et appliqué sur la muqueuse des joues, l'alvéolo-labial est plat, mince, allongé dans le sens de la léte et formé de deux plans superposés.

Etendue. Sti'uclure. Attaches. — Le plan profond, le plus long, mais le moins large, plus étroit à ses extrémités que dans son milieu, se trouve formé de faisceaux charnus forlernent aponévroiiquesqni sont atiachés, en arrièn- : 1" sur la tubérosité alvéolaire: 2° sur la face externe du grand sus-maxillaire, au-dessus des trois dernièrch molaires; 3" siu' le bord aiiléiieurdn maxillaire, denière la sixième molaire, en commun a\ec le maxillo labi;d Arrivée vers la commissure des lèvres, celle couche mnsciik'use semble se continuer par de petits tendons avec les fibres de l'orb-culaire.

Lt'/>Am supn firiel ommence seulement vers le milieu du plan profond, dont il recouvre la moitié antérieure tout entière. Sts fibres, moins tendineuses que celles de ce dernier, partent d'un raphé médian qui partage celui-ci dans sa longueur;

puis elles se diiigeiU les naos on avant, les autres en arrière, pour se terminer de la manière suivante : les premières s'insèrent sur la face externe du grand susmaxillaire, au-dessus de la première dent mohiire et de l'espace inler-dentaire supérieur ; les secondes s'attachent sur l'espace inter-dentaire inférieur lui-même.

Rapports. — En dehors, avec le masséter, le zygomalo- labial, le peaucier, le grand sus-maxi!lo-nasal, le sns-naso-labial, le canal parotidien, qui le traverse pour pénétrer dans la bouche, l'arière et la veine faciales; eu dedans, avec la muqueuse buccale. Le plan profond est longé et recouvert, à son bord antérieur, par les glandes molaires supérieures; son bord postérieur est longé lui-même par les molaires inférieures, qu'il recouvre en partie. Le plan superficiel est très nettement séparé du plan profond dans sa partie antérieure, c'est-à-dire celle qui s'attache sur le grand sus-maxillaire. En arrière, ces deux plans adhèrent plus intimement l'un à l'autre : mais ils se trouvent néanmoins parfaitement isolés par un interstice que parcourent une ou deux grosses branches veineuses.

Usages. — Le rôle de l'alvéolo-Iabial est surtout relatif à la mastication : ce muscle, en effet, repousse sous les dents molaires les parcelles d'aliments qui tombent en dehors des arcades alvéolaires; mais il ne peut concourir au rapprochement des deux mâchoires, comme M. Lecoq l'a fait observer avec juste raison (1).

8" ZVGOMATO-LABIAL ( flg. 72, 7).

Synonymie : Portion liii entant; de Boiiigtlat. — Grand zygomalirine do l'hoiiiiin'.

Très petit muscle rubané, pâle et mince; prenant naissance à la surface du masséter, près de l'épine sus-maxillaire, par une aponévrose qui est confondue avec le peaucier; se terminant à la surface de l'alvéolo-Iabial, à une petite dislance de la commissure des lèvres; recouvert par la peau, et recouvrant le muscle alvéololabial, quelques-unes des glandes molaires supérieures, des vaisseaux et des nerfs; tirant par en haut la commissure des lèvres lorsqu'il entre en contraction.

On trouve encore (pielquefois, c\\ç^z \q^ Soiipèdes, un muscle qui rappelle \e petit zygomatiquede l'honmie: c'est un très petit faisceau situé sous le muscle précédent, près de son extrémité supérieure. Il nous a semblé que ce petit faisceau se continue par en haut avec les fibres du lacrymal, et qu'il se perd, par en bas, à la surface de l'alvéolo-Iabial, un peu au-dessous du canal parotidien.

4° Lacbymo-labial ou lacrymal.

Muscle large et très mince, situé superficiellement en dessous de l'œil ; se continuant, en avant avec le sus-naso-labial, en arrière avec le peaucier, en haut avec l'orbiculaire des paupières. Ses fibres composantes, partie charnues, partie aponévroiiques, partent de la surface externe de l'os lacrymal et du zygomatique, se dirigent en bas et se perdent dans un fascia celluleux qui recouvre l'alvéolo-Iabial ; (|uelques-unes passent s:)us le zygoinalo-labial et forment le petit zygomatique,

(1) Loc. cit.

M fi DI'S Ml'SC.LKS.

quand il existe. On regarde ce muscle comme élani deslinr ;i l'aire IVoncer et liémousser la peau du larmier.

}j" Sl'S-NASO-LABIAL (flg. 72, 3).

Synonymie : Lp ninxillain^ tlt» Bonrgclal. — Flt'valfui conimmi dp laile ilu nez et ilr lu lùvrp supéiipiup rlipz rhomnip.

Situation. Direction. Forme. Strticture. — Situé sur le côté du chanfrein, dans une direction oblique de haut en bas et d'avant en arrière (1), le sus-naso-labial est un muscle large, aplati d'un côté à l'autre, allongé de bas en haut, aponévrotique à son extrémité supérieure, divisé inférieurement en deux l)ranches inégales entre lesquelles passe le grand sns-maxillo-nasal.

Attaches. — Il prend son origine, par son aponévrose supérieure, sur le frontal et le sus-nasal, en s'unissant sur la ligne médiane avec le muscle du côté opposé, — Sa branche antérieure, la plus large et la plus épaisse, se rend à l'aile externe du nez et à la lèvre supérieure, où ses fd)res se confondent avec celles de i'orbiculaire. La branche postérieure se termine à la commissure des lèvres.

Rapports. — En dehors, avec la peau ; en dedans, avec le sus-maxillo-labial, la portion postérieure du petit sus-niaxillo-nasal, des vaisseaux et des nerfs. Sa branche postérieure recouvre le grand sus-maxillo-nasal. L'antérieure est recouverte par ce dernier muscle.

Usages. — Il élève l'aile externe du nez, la lèvre supérieure et la commissme des lèvres.

6" SUS-MAX1LL0-I>ABIAL (flg. 72, 4, 4' ).

Synonymit" : Relcvpiir dr la Icvre antérieure ( Bourg."). — ElévalPur propre de. la lèvre supccieurc (liez riioninie.

Sitnation. Direction. Forme. Structure. — Couché verticalement sur le côté du chanfrein, en dessous du sus-naso-labial, ce muscle représente un corps charnu épais et conique, terminé inférieurement par un tendon.

Attaches. — Il s'attache, par l'extrémité supérieure de son corps charnu, sur la surface externe du grand sus-maxillaire et du zygomatique {origine). — Son tendon terminal passe sur le transversal du nez, s'unit à celui du côté opposé, et forme avec lui une expansion aponévrolique impaire, qui se plonge par petites fibrilles dans le tissu musculo-fibrcux sous-cutané de la lèvre supérieure.

Rapports. — Recouvert par le lacrymal et le sus-naso-labial, ce muscle recouvre l'os grand su.s-maxillaire, le fond de la fausse narine, le petit sus-maxillo-nasal et le transversal du nez.

Usages. — Il élève la lèvre supérieure, soit directement, soit de côté, suivant qu'il agit seul ou de concert avec son congénère du côté opposé.

7° Grand sus-maxillo-nasal (fig. 72, .S).

Synonymie : Pyramidal du nez (Bourg.). — Canin chez rhonime.

Situation. Direction. Forme Structure. — Ce muscle, situé sur le côté du chanfrein, entre les deux branches du sus-naso-labial, dans une direction presque

(I) On se iMppoller.i qiif nous supposons la h'-te inaiiitcnni- on siUialion verticale.

MI'SCI.KS Df IKONC. '217

voriicale, aiïecle la forme d'il ii triangle isocèle, et se tioiivo légr'roiiioiii loiuliiuiiv à son sommet.

Attaches. — Il prend son origne, par les fibres aponévrotiques de son somniel, sur la face externe du grand sus-maxillaire , au-dessous de l'épine. — Il se termine, par sa base, sur la peau de l'aile externe du nez, en confondant ses libres les plus postérieures avec celles de i'orbiculaire des lèvres.

Hapports. — Kn dehors, avec la peau et la branche posiérieure du sns-nasolabial; en dedans, avec la branche antérieure de ce dernier muscle, des vaisseaux et des nerfs.

Usages. — Il dilate l'orifice externe de la cavité nasale, en tirant en dehors l'aile externe du nez.

go Petit sus-maxillo-nasal ( fig. 72, 6, 6' ).

Synonymie : Muscle court et muscle cutimé du nez (Bourg. ^.

Girard a décrit, sous le nom de petit sus-maxillo-nasal, un faisceau musculeux épais et court, qui recouvre l'apophyse externe du petit sus-maxillaire, et dont les fibres partent soit de cet os, soit du grand sus-maxillaire, soit de la face interne du muscle sus-naso-labial, pour aller se terminer à la peau de la fausse narine et îi l'appendice du cornet inférieur. (Voy. fig. 72, 6.)

Piigot a rattaché à ce muscle la production charnue décrite par Bourgelat sons le nom de muscle court. Cette production se compose de fibres courtes et transversales, appliquées sur l'épanouissement de la cloison cartilagineuse du nez qui déborde par côté l'épine nasale. Ces fibres aboutissent, par leur extrémité la plus excentrique, sur la peau de la fausse narine et sur l'appendice du cornet supérieur, (Voy. fig. 72,6'.)

En adoptant la description de Rigot, on trouve donc que le petit sus maxillo- nasal se compose de deux portions qui bordent l'angle rentrant fornîé par la grande apophyse du petit sus-maxillaire et par l'épine nasale. Ces deux portions, l'une postérieure, l'autre antérieure, se réunissent entre elles à leur cxtréini'é supérieure, La première semble se confondre par en bas avec le mitoyen antérieur; la seconde se continue avec le transversal du nez. En se contractant, elles concourent à la dilatation de la fausse narine et de la cavité nasale proprement dite.

9° Naso-transversal.

Syiinnyniic : Transversal du uez (Bourg,).

Muscle impair, court et quadrilatère, aplati d'avant en arrière, appliqué sur la portion élargie des cartilages du nez, et formé de fibres transversales qui se portent d'un cartilage à l'autre.

Recouvert par la peau et l'expansion aponévrotique des deux muscles relevenrs de h lèvre supérieure, le transversal du nez recouvre les cartilages sur lesquels il se trouve attaché, et se confond par en bas avec I'orbiculaire des lèvres.

Chargé de rapprocher l'une de l'autre les deux ailes internes du nez, ce muscle doit être considéré comme le dilatateur par excellence des naseaux.

ï\S i)i;s MUsr.i.ES.

10" Mitoyen astéhieiir (Bourg.).

Synonymie ■ Myrlifoime de l'hommi'.

Bourgelat appelle mitoyen antérieur un muscle profond fixé sur la face externe (lu polit sus-maxillaire, au-dessus des InciNivos, et dont les fibres montent à la rencontre de la portion postérieure du petit sus- maxillo-nasa] , pour se terminer avec celle-ci, sur l'appendice ;intérieur du cornet maxillaire; (|ucl(pies-unes se perdent dans la lèvre. Nous le rogaidons comme un dilatateur de l'entrée de la fosse nasale.

Pour bien éiudier ce petit muscle, il faui relever la lèvre supérieure, et enlever la muqueuse qui la tapisse. On pourra le disséquer en même temps que les attaches osseuses du plan superficiel de l'alvéolo-labial.

11» MAXILLO-LAniAL (fig. 72,9).

Synonymie : Aliaissour de la lèvre inlVrieure (Rigol). — Dcpendance tlu bucciiialeur de riionime.

Situation. Direction. Forme. Structure. — Ce muscle, situé le long du bord inférifMU' de l'alvéolo-labial, dont il suit la direction , forme un faisceau étroit el long, terminé inférieurement par un tendon épanoui.

Attaches. — 1" Par son extrémité supérieure, au bord antérieur du maxillaire, en commun avec le plan profond de l'alvéolo-labial [insertion fxe) : — 2" par son tendon termina!, à la peau de la lèvre inférieure {insertion mobile).

Rapports. — En dehors, avec le masséter et la portion faciale du peaucier du cou ; en dedans, avec l'os maxillaire; en avant, avec le muscle alvéolo-labial, auquel il est étroitement uni dans ses deux tiers supérieurs.

Usages. — Il écarte la lèvre inférieure de la supérieure, et il la tire de côté, s'il agit seul.

12" Mento-labial or muscle de la houppe du iuenton.

Nous appellerons houppe du menton un noyau musculo-fibreux formant la base de la protubérance arrondie qui existe sous la lèvre inférieure, en avant de la barbe. Ce noyau impair se confond on avant avec l'orbiculaire des lèvres, et reçoit sur sa face supérieure l'insertion des deux nmscles mitoyens postérieurs.

13° Mitoyen postérieur (Bourg.).

Bourgelat a décrit sous ce nom un petit faisceau musculaire analogue en tous points au n)iioyen auiérieur. Ce priii muscle prend sou origine sui' la face externe du corps du maxillaire, en dessous de la dent mitoyenne el du coin ; puis il descend dans le tissu de la lèvre pour se réunir avec celui du côié opposé, sur la face supérieure de la houpj)e du menlon. Plusieurs auteurs l'ont décrit comme une dépendance de ce dernier muscle.

C'est un releveur assez énergique de la lèvre inférieure.

MUSCLES Di: TUONC. 210

On suivra, pour le disséquer, la inarche indiquée pour la préparation du mitoven antérieur.

H" Des muscles df. la face chez les mammifères domestiques autres que les solipèdes.

Les particularités qui distinguent ces muscles étant très importantes , nous avons cru devoir les faire connaître à part.

Bœuf. — Ou trouve chez cet animal :

1° Un musde oî^bicnl'i ire, analo'j;ue à celui du cheval. 2" Un muscle alvéolo-laùial^ qui se trouve dans le même cas (fig. 73,5V

Fn.. 73 (*).

3° Un zygornati que ou zygomato-labial, plus fort, plus rouge que dans les solipèdes. Sou aponévrose d'origine, recouverte parle peaucierde la face, remonte à la surface du muscle masséter jusqu'à l'arcade zygomatique, sur laquelle elle s'attache (fig. 73, 7).

h° Un lacrymal, plus développé et plus épais que chez le cheval. Ses fibres les plus antérieures se glissent sous le zygomati(jue et se jierdent à la surface de ralvéolo-labial ; les plus postérieures pussent par dessus le tendon aponévroiiquedu zygomato- labial et se confondent avec le peaucier. Ce muscle s'unit, par en haut, avec l'orbiculaire des paupières, d'une manière plus intime encoie que chez le

(•)F^g. "'.— Muscles siipeificiels de la lêle (yrtr/ie).— 1. Sus-maxiMo lubiul. 1', I'. Fiiisceaux accessoires du sus iiuixill. -luliiul -.i. Gi^-iiU mis-iiiuxiI ii irj-u .5 hiis iii.sn-k liiti'. i. Lari )iii,.l ii. Al VU' lu laliul. ti. Maxiilplabii.l cuiilo lin i.voc le ])! e. cili'i.l. 1. '/) ,imiiil. -i.,|.iai. S. Mus. le- lioi.U.I .u jii-i.inier ilii t:uiil. '.>. O liiculu'io (!•'$ |i.,ii|iiù'. s. lU. Z)g»iiiii.u-.iiiiii'iiU.iif. I i. Il iii|.ui'u-<>iiiit'uliiiiu U'U-iiio. IV C. iMuitr biiililui me. 1ô. Siino au iciilaiie rxl. i.i;. 14. Aiiii|.liy(.- uiasi.ide. ilt. M..S tlei . 10. Giarnl kn..lo liyu.ilieii 17. Uig^isliiipie IN. lais.rai. sii-i iiuiii. xilla.i •■ uei i-iiiii.iii imi | I-..IUM! du «-. u 1'.), Ti ai I ( l>i l.\(i uiimi (siiu>-si a|.<il<>b)ui<iiii) 20 Muiiiu^oua- tci(i al ' slei iio-ii...xillaire ou iii.iSkiidici.;. âl, Ui..ii(.Le auuiieur.- l'e !.. iioilion stipei-licielle ilii inasli.iJoliuiiieral. 2â. Bia:,clie Mi|icnuurc de la même. 25. l'urho i piufun .e du iiièuie muscle. i4. Tiachélo-alluuiieu ( pl-opie aux lumiuaDls et aux pacliydermcsj. 25. Ijraud dioit anléiieui Je la tète.

mO DES MllSCLKS.

cheval; aussi devit'iil-il à peu près impossible de disliiigucr la limite des deiiv muscles (fig. 73, U).

5" Du sus-naso-labial , continu par en haut avec le hoid inférieur du muscle frontal ou peaucier du front, et divisé inférieurement en deux branches qui comprennent entre elles le sus-maxillo-labial et le pyramidal du nez; mais ces deuxbranches ne sont pas disposées comme dans les solipèdes : c'est, en eiïet, la branche antérieure du muscle qui recouvre les muscles précités; la postérieure , fort peu importante du reste, passe au-dessous d'eux pour aller se perdre bientôt dans le tissu de la lèvre supérieure ( fig. 73, 3).

6° lîn sus-maxillo-labial, qui gagne le milieu du mufle, en côtoyant le côté interne du naseau (fig. 73, 1).

1° Deux autres muscles sus-maxillo-labiaux, que nous considérons comme accessoiresdu premier et qui partent du même point. Ils se terminent chacun par un tendon ramifié qui passe sous le naseau pour se plonger dans le tissu de la lèvre supérieure (fig. 73, 1', 1').

8" Un muscle pyramidal ou grand sus-maxillo-nasal , situé entre le susmaxillo-labial et ses deux muscles accessoires, prenant son origine, en commun avec ces irois muscles , en avant de l'épine sus-maxillaire (fig. 73, 2).

9° Un maxillo-labial, tout à fait confondu avec l'alvéolo-labial et dépourvu de tendon à son extrémité terminale.

iO'^ Unmento-labial, attaché au corps du maxillaire, comme chez le cheval, par deux muscles mitoyens postérieurs.

Nous n'oserions affirmer qu'il n'existe point de mitoyen antérieur: nous n'avons trouvé dans nos notes rien qui concerne ce muscle.

Mais il est sûr que \e transversal du nez et \e petit sus-maxillo-nasal manquent tout à fait.

mouton. — Le sus-naso-labial n'existe pas; à part celte particularité, les muscles de la face se comportent comme dans le bœuf.

Pore. — Cet animal ne possède ni lacrymal, ni sus-naso-labial, ni transversal (lu nez.

Le petit sus-maxillo-nasal existe ; il est court, très épais et situé auprès du pourtour du naseau.

Le sus-maxillo-labial et le grand sus-maxillo-nasal sont remplacés par trois cor|)s charnus à peu près parallèles, couchés sur le côté du chanfrein. Le supérieur prend son origine dans la fosse larmière et se termine par un tendon au milieu du groin. L'inférieur part, avec le moyen, des empreintes situées en avant de la crête zygomatique, et se trouve continué, à son extrémité inférieure, par un tendon divisé en plusieurs fibrilles, qui passent au-dessous du naseau pour aller se réunir au tendon de la portion supérieure ; en sorte que l'ouverture extérieure du nez se trouve entourée, du côté interne, par une cravate fibreuse qui, lors de la contraction des deux muscles, porte cette ouverture en dehors. On comprend, du reste, que le corps charnu supérieur, agissant isolément, doit élever le groin, tandis que l'inférieur l'abaisse, en le tirant de côté. Quant au corps charnu intermédiaire, il représente tout à fait le pyramidal du bœuf, et se termine par un grande quantité de fibrilles tendineuses à l'aile interne du nez.

MlSCLliS 1)1 lUu.NC. 221

Chien et Chat. — Le labial est tout à l'ait riulimenlaiie.

Le bucciiiateur se comporte comme dans l'homme : il est ioit mince et ne constitue qu'wi seul plan musculeux.

Le zygomato-labial se continue supérieurement avec le zygomato-auriculaire.

Le sus-naso-labial représente une large expansion musculeuse indivise, unie supérieurement au peaucier du front, et se terminant inférieurement sur la lèvre supérieure.

Le sus-inaxillo-labial et le grand sus^maxiilo-nasal ne constituent qu'un seul corps charnu formé de plusieurs faisceaux parallèles, qui prennent leur origine audessus du trou sous-orbitaire , et qui se terminent à la fois à l'aile externe du nez et dans la lèvre supérieure.

Il n'existe ni petit sus-rnaxillo- nasal, ni transversal des naseaux.

Le mitoyen antérieur est parfaitement développé.

La houppe du menton et son muscle suspenseur, c'est-à-dire le niituijen postérieur, sont fort peu apparents.

B. Kégiou mas!»étériiir ou (empuro-iuaxilluirc

Région paire qui comprend cinq muscles destinés à mouvoir la mâchoire inférieure. Ce sont : le masséter, le temporal ou crola pinte, le ptéryyo'idien interne , le ptérygoïdien externe et le digastrique.

Préparalion. — 1" Etudier d'abord le digastrique et sa portion stylo-maxillaire, avec le ptérygoidicQ interne, sur la préparation des muscles hyoïdiens, telle qu'elle est représentée dans la ligure 74. 2° Mettre à nu le ptérygoïdien externe, en enlevant sur cette même préparation l'hyoïde et ses dépendances, ainsi que les deux muscles précédemment indiqués. 3" Pour préparer le crotaphite, exciser le ptérygoïdien externe lui-même, en procédant par son bord inférieur, opération qui permet de découvrir le faisceau orbilaire du crotaphite; puis retourner la pièce, faire sauter l'apophyse orbitaire au moyen de deux traits de scie ou à l'aide du rogne-pied, et enlever l'œil ainsi que les muscles auriculaires. 4° Disséquer le masséter en débarrassant sa surface externe du peaucier, des vaisseaux et des nerfs qui la recouvrent.

1° Masséter (fig. 72, 2t, 21 ).

Synonymie: Zygomato-maxillaire (Gir.).

Situation. Forme. Structure. — Appliqué contre la face externe de la branche du maxillaire, le masséter est un muscle court, large et très épais, aplati d'un côté à l'autre, de forme irrégulièrement quadrilatère, formé de plusieurs |)laiis superposés, dont deux principaux qui sont parfaitement distincts, près de l'articulation teniporo-maxillaire, par la direction un peu différente de leurs fibres. Celles-ci sont entrecoupées d'un nombre considérable d'intersections, et se trouvent recouvertes d'une forte lame aponévrotique qui s'amincit graduellement d'avant en arrière et de haut en bas.

Attaches. — Les faisceaux du masséter prennent leur insertion h\e sur la créie îygomatique. — Ils opèrent leur insertion mobile sur les empreintes qui recouvrent la moitié supérieure de la branche du maxillaire (fig. 25, 2).

Rapports. — Il répond, par sa face externe, à la portion faciale du peaucier du

COU, aux nerfs du plexus zygomatique, à plusieurs vaisseaux artériels et veineux; par sa face interne, au maxillaire, aux muscles ahrolo-lahial et niaxillo-Iabial, aux glandes molaires su|)ériein-es et à deux grosses branches vein^'uscs ; p.u' son bord inférienr, au canal paroi idicu, à Tarière et à la veine glosso-faciale; par son bord supérieur et postérieur, à la glande parotide. Son plan profond (Ci;,. 72 21') répond, eu avant, à l'articulation lemporo- maxillaire, et se confond aveclecrotapliite d'une manière si intime qu'il est impossible de préciser la limite réciproque des deux muscles.

Usages. — Ce muscle, élévateur par excellence de la mâchoire inférieure, joue un rôle important dans la masiicalion des aliments. Il agit toujours par un levier du troisième genre , la ligue moyenne qui représente la résultante de toutes ses fibres composantes passant en arrière de la dernière molaire.

Difféi5i:nci-s. — Ce muscle, moins fort chez les Hiiminants que chez les animaux solipèdes, présente un développement remarquable chez les Carnassiers.

2o Temporal ou crotaphite.

Synonymie : Tempoioinasillaire (Gir.).

^iêuaiion. Forme. Structure. — Situé dans la fosse temporale, qu'il remplit et sur laquelle il se moule , ce muscle est aplati de dessus en dessous, entrecoupé de fortes intersections tendineuses et recouvert d'une lame aponévrotique nacrée.

Attaches. — Il prend son origine : 1" dans la fosse temporale et sur les crêtes osseuses qui la bordent; 2" par un large faisceau plus pâle que le reste du muscle, mais non discontinu d'avec lui, sur des empreintes situées en arrière de la crête ({ni surmonte l'hiatus orhitaire. — Il se termine sur l'apophyse coronoïde et sur le bord antéi'ieur de la branche du maxillaire.

[lapjiiirts. — Ce muscle recouvre la fosse temporale , et est recouvert par les ujuscles lemporo-aïuicnlaires, le cartilage scntiforme, le sculo-auriculaire interne, le coussinet graisseux situé à la base de l'oreille , et par une autre pelote adipeuse qui le sépare de la gaîne oculaire. Son faisceau profond répond, par sa face interne, aux deux plérygoïdiens.

/jsoyes. — Il lapproche la mâchoire inférieure de la supérieure en agissant par un levier du premier genre; mais la portion orbilaire du muscle élève le maxillaire et le tire de côté par un levier du troisième genre.

DiFFÉiii-NCLS. — Ce muscle offre, chez les C«n«f/ss/ers, une largeur et une épaisseur considérables.

T PtérycoÏdien intersk (fig. 7-4, i).

Synonymie : Poilioii du âplieiio-maxillaiie de Buurgelat.

Situation. Forme. Structure. — Situé dans l'espace intra-maxiliaire, à l'opposé du masséter, le piérygoïdieu interne, quoique moins fort que ce dernier muscle, le rappelle assez bien par sa forme et sa structure, d'où le nom de masséter interne qui lui a été donné par Winslow,

Xttnrhea. — 1" Sur la crête palatine et l'apophyse sons-sphénoïdale {insertion

MUSCLES DU TROiVC. 223

^/xe) ;— 2» dans l'excavation creusée sur la face interne de la branche du maxillaire [insertion mobile).

Rapports. — En dehors, avec !c plérygoïdien interne, le faisceau orbilaire du crotaphite, les nerfs niaxillo-dciiiaiic, ni\!o-hy(iïdicn et lingual, des vaisseaux arlûriels et veineux, et la face interne de l'os qni reçoit son insertion mobile. En dedans, avec les péristaphylins externe et interne, la poche gutturale, l'hyoïde, le grand kérato-hyoïdien, le digastrique, les nerfs hypoglosse et glosso-pharyngien, l'artère et la veine glosso-faciale, les muscles kéraloglosse et basio-glosse, l'appareil laryngo-pharyngien, le canal de Siénon et les ganglions de l'auge.

Usages. — (^'est un élévateur de la mâchoire inférieure, à laquelle il imprime un mouvement de latéralité ou de déduction 1res prononcée. Si c'est le muscle gauche qui agit, ce mouvement porte à droite l'extrémité inférieure du maxillaire; il la pousse à gauche, si c'est le muscle droit.

UlFFEB^;^CES. — (ihez les Ruminants, l'origine de ce muscle est plus rapprocliée de la ligne médiane que dans les soiipèdes. Aussi son obliquité est-elle plus grande, et les mouvements de diductiou qu'il fait exécuter à la mâchoire inférieure sont-ils plus étendus.

40 PlÉRYGOÏDlEN EXTERNE ( fig. 74, 2). Synonymie : Portion du stjlieiio-maxilluire de Buiirgelut.

Forme. Situation. Structure. Attaches. — Petit muscle court, très épais, situé en dedans et en avant de l'articulation teniporo-maxillaire, formé de faisceaux peu tendineux qui partent de la face inférieure du sphénoïde et de l'apophyse soussphénoïtlale, pour se diriger en arrière et en haut, et se fixer sur le col du condylc maxillaire.

Rapports. — En dehors, avec le faisceau orbitairedu crotaphite et l'articulation leniporo maxillaire. En dedans, avec de nombreux nerfs émanés de la branche maxillaire inférieure, avec le plérygoïdien interne et les péristaphylins.

C sages. — Quand les deux ptérygoïdiens externes agissent de concert, la mâchoire inférieure est tirée en a\ant. Si l'un d'eux seulement entre en contraction, la prépulsion s'accompagne d'un mouvement latéral, piMidant lequel l'extrémité du maxillaire se porte du côté opposé à celui que le muscle occupe.

s» Digastrique (tig. 74, 3, 4).

Synonymie : Bourgel.it en a luit deux muscles disliacts : le digaslrique et le stylo-niiiïillaue. — Girard Vu décrit sous le nom de stylo-maxillaire.

Forme. Structure. Situation. Direction. — Composé de deux corps charnus plus ou moins coupés d'intersections et réunis bout à bout par un tendon médian, ce muscle se trouve situé dans l'espace intra-maxillaire, et s'étend depuis l'occipital jusqu'auprès de la symphyse du menton, en décrivant une courbe à concavité supérieure.

Attaches. — Il prend son origine sur l'apophyse slyloïde de l'occipital, par son corps charnu supérieur. —Il se termine : 1" sur la portion recourbée du bord j)()s-

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