UL I.A. COUCHE
COMPARAISON UK I.A DOUCIIIC IIK 1,'llOMME AVKG CELLE DES ANIMAUX.
La brièveté de la fiice de l'Iiomnie indue sur la forme de la bouche ; elle estproporiionncllement plus courte et plus large que chez tous les mammifères domestiques,
■1" Lèvres. — Les lèvres de l'homme préseiilent im bord libre épais et renversé en liohors. Il est tapissé par un tégument rosé qui se continue inseiLsiblement en dedans ,ivec la muqueuse buccale.
La lèvre supérieure est limitée par le nez et le sillon naso-labial ; l'inférieure est délimitée par le sillon inento-labial ; la première présente, sur son milieu, la goiUlière ■ is-nasale. Leur structure est analogue à celle des lèvres des aniu)aux.
■1° Joues. — Les joues ont pour limites : le bord inférieur du maxillaire, la base de l oreille, la saillie de la pommette et le sillon naso-labial. Entre la peau et la muqueuse, 011 trouve, comme chez les brutes, une couche glanduleuse et des muscles, principaiiient le buccinateur. Une boule graisseuse existe toujours sous la peau, près du bord antérieur du masséter.
3" Palais. — Il ne possède pas de membrane vasculairc, comme chez le cheval ; la muqueuse onVe un sillon longitudinal et des sillons transversaux dans ses deux tiers antérieurs; elle est pâle et résistante.
/i" Langue. — Elle est épaisse, courte et large : sa base alTecte une direction presque verticale. Dans le milieu de sa masse existe une lame fibreuse, verticale, semilunaire, appelée septum lingual; elle donne insertion aux fibres musculaires.
Les nnthropotomistcs distinguent des muscles intrinsèques et des muscles extrinsèques. Les premiers sont : les linguaux supérieur, inférieur, Iransverse et vertical. Les seconds sont, comme chez les solipèdes, le stylo-glosse, l'hyoou] basio-glosse, le Igénioglosse et le pharyngo-glosse. Ils décrivent, en outre, un glosso-staphylin qui appartient en partie au voile du palais.
La muqueuse linguale présente dans .son épaisseur et son adhérence les différences que nous reconnaissons chez les animaux.
Celle de la face dorsale est divisée en deux portions par deux rangées de papilles ayant la forme d'un V ouvert en avant et dont le sommet aboutit au foramen cœcum ou trou borgne de Morgagni (V lingual). La portion postérieure présente des dépressions qui répondent aux follicules clos, des papilles caliciformes et fungiforines; la portion antérieure a un aspect villeux qu'il faut attribuer à un grand nombre de papilles liliforme.s.
i)" Voile du palais. — Chez l'homme, le voile du palais est court et se divise en deux parties : une partie antérieure, liorizontale, reliée à la base de la langue parles piliers antérieurs du voile du palais; une partie postérieure, niobile et oblique, présentant un prolongement libre, la luette, et rattachée aux parois latérales du pharynx par les piliers postériem-s. Les amygdales ou amas de follicules clos se trouvent logées dans l'espace triangulaire compris entre les piliers antérieurs et les piliers postérieurs. — La charpente fdjrcuse n'existe pas, pour ainsi dire; elle n'esb représentée que par la petite expansion du muscle périslaphylin externe. Dans la cloison staphyline, on voit d'abord les mêmes mu.scles que chez les animaux; puis on y décrit, de plus, deux glosso-staphylins compris dans les replis muqneux (|ui forment les piliers antérieurs. Le palalo-slaphylin s'étend jus(|u';i l'é|)ino nasale postérieure. Vistlmie du gosier est plus dilaté encore que dans les Carnassiers.
CIIAUVKAU. — 2" L'iril. ^"
DE l'appareil DiGÈSÎIt' CHEZ LES MAMMIFÈRES.
6° Denis. — Los tleiils de l'homme sont au nombre de trente-deux, seize à chaque mâchoire. Elles se distribuent de la manière suivante : k incisives, 2 canines, 2 petites molaires et 3 grosses molaires.
'^.0. 150. f^oupe médiane antr.ro-posléricun. de la' luco de l-hommc (*)
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