DES GLANDES SALIVAIRES
Les glandes scdivaires sont des organes sécréteurs annexés à la cavité buccale, dans l,i(|iielle ils versent la salive, fluide récrémentitiel qui ramollit les aliments, favorise leur mastication , leur déglutition, et qui agit même chimiquement sur eux, après leur arrivée dans la portion abdominale du tube digestif.
Très-variées dans leur forme, ces glandes présentent dans leur structure des caractères communs, que nous croyons devoir exposer ici d'une manière générale, pour n'avoir point à y revenir à propos.de chaque glande.
Les glandes salivaircs Honl constituées par un tissu spongieux, d'un gris rougcâtre ou jaunâtre, qui esl divisé en petites masses arrondies ou polyédriques, dites lobules salivaires. Celles-ci s'étendent en couche 'sous la face adhérente de la muqueuse buccale, en restant isolées les unes des autres, ou bien s'agglomèrent entre elles pour former une glande uni(|ue. Dans ce dernier cas, elles sont unies par du tissu con-
jonctif condensé, qui se dispose à la surface sublinguale revêtus de leur ôpilliélium (*). extérieure de l'organe en une très-mince
membrane enveloppante, et dans les interstices lobulaires en prolongements lamelleux.
lin étudiant l'organisation d'un des lobules, ou voit qu'il se décompose en plusieurs lobules secondaires d'un demi-inillimètre à un millimètre de diamètre : ce sont les grains glanduleux ou aeini, qui résultent eux-mêmes de l'agglomération de petites vésicules ou ampoules élémentaires, dont les dimensions varient entre 0""",02 et 0°"",08. Toutes ces ampoules s'ouvrent dans un petit conduit afl'ecté à chaque grain glanduleux, lequel conduit s'abouche à son tour avec ceux des autres acini du lobule pour constituer un canal unique.
Les petites vésicules ou ampoules élémentaires appclécH culs-de-sac glandukires sont formées paf une mince mend)rane amorphe tapissée par un épilhélium à cellules polygonales.
Lorsque les lobules salivaires restent isolés, ce canal, dit excréteur parce qu'il transporte hors du lobule la salive sécrétée au fond des vésicules élémentaires, s'ouvre directement dans la bouche. Quand les lobules s'unissent au contraire en une glande unique, leurs canaux d'excrétion .se jettent les nns dans les autres en s'abouchant de |)roclie en proche, de manière à former un seul ou |)lusiein's conduits principaux. Du reste, la terminaison des canaux excréteurs des glandes salivaires a lieu, dans tous It^s cas, de la même manière, c'est-à-dire (jue ces conduits viennent s'ouvi-ir dans la bouche sur le sonnnet d'un tubercule plus ou moins saillant, disposition qui rend plus
(') l.e noyau 1 rc'm|ilit [nuniiuu ciuiiiléluiucnt lu cuUiiln,
388 OE l'api'Aukil DiGiisrir CHtz lus mammifëres. '
difficile l'inlroduclion des parliciiles alimentaires dans l'orifice d'excrétion. Leurs' parois fibreuses et élastiques possèdent intérieurement un épilhélium cylindrique.
Si l'on ajoute au tissu fondamcHtal que nous venons de faire connaître les vaisseaux, artériels, veineux et lymphatiques qui charrient les matériaux de la sécrétion et del la nulrition, et enfin les nerfs ciiargés de régulariser le mouvement sécréteur et nutri4 tif, on connaît alors tous les élémcnls de l'organisation des glandes salivaires.
Nous décrirons d'abord, parmi ces glandes, les plus volumineuses, c'est-à-dire cellesqui comprennent un très-grand nombre de lobules agglomérés : la (/lande parotide, hi glande maxillaire, la glande sublinguale, les glandes molaires, toutes paires, et placées à proximité de la bouche, quand elles ne répondent point directement ii la face< adhérente de sa membrane nuiqueuse. Nous verrons en second lieu, connue les moins! importantes, celles (lui sont répandues en couches sous cette membrane, c'est-à-dirc( les glandules labiales, linguales et staphylines.
i° Glande parotide (fig. 152).
Préparation. — Cette glande se montre, avec son canal excréteur, après l'excision du peaucierr cervico-fucial et du muscle parolido-aurlculnire.
parotide (l'Ai située dans l'espace compris entre le bord postérieur du maxillaire inférieur et l'apophyse iransverse de l'atlas.
Cette glande est allongée de haut en bas, aplatie d'un côté à l'autre, et cette forme; permet de la diviser en deux faces, deux bords et deux extrémités.
La face externe, à peu près plane, est creusée, dans sa partie inférieure, d'une gout-
Fie. 152. — Glande parotide (*).
tiere long.tudmale quelquefois transformée en canal complet, laquelle loge la veine jugulau-e. après que celle-ci a traversé la parotide pour passer de dessous cette glande à s superhcie. Cette face externe répoad au muscle parolido- auriculaire, au peaucier,
(+) j;, imiuliilu ; li, insui'liuii du ciiiiul île StOnuii.
sa
DKS Cr.ANDKS SALIVAIUKS . 389
i'arise alloïdieiiiic, au rameau cervical du ucrf facial, h la veine auriculaire poslérieurc, — La face interna, très-anfraclueiiso el ni()ul(''(' sur les parlies sous- jacen les, recouvre y la poche snltin";''''. riuserlioii uiasU)ï(licnue du polil ol)li(]ne de la lèle el du uiasloïdo- ? huméral, le nuiscle occipilo-slyloïdicu, la luIjL'rositc du bord posléricur do l'os slyloïde, le digaslri(|iie, le leudou du slerno-niaxillaire, la glande maxillaire, dont la sépare le mince feuillet cellulo-apouévroliqiie qui unit ce dernier muscle au masloïdo-huméral, I l'artère carotide externe el ses deux branches terminales, l'auriculaire postérieure, la maxillo-musculaire, et enfui le nerf facial, (jui souvent traverse l'épaisseur de la Irlande.
Le bord antérieur de la parotide s'unit d'une manière très-intime au bord posté- I rieur du maxillaire; il est eu rapport avec l'articulation temporo-maxillaire, les vais- ( seaux et les nerfs sous-zy^omaliques, et les vaisseaux maxillo-musculaircs. — Le bord I postérieur, plus épais que le précédent, est séparé de l'apophyse iransversc de l'allas I par l'aponévrose terminale du masto'ido-Iiuméral, à laquelle il n'adhère que faiblement; aussi peut-on l'en séparer facilement pour soulever la parotide, et traverser le muscle occipilo-slylo'idien, dans l'opération de l'hyo-vertébrotomie.
L'extrémité supérieure est bifurquée et embrasse la bise de la conque. L'extrémité inférieure est comprise dans l'angle formé par la réunion des veines jugulaire et glossofaciale. •
Vaisseaux et nerfs de la parotide. — Celle glande reçoit le sang d'une niullilude H'artérioles émanées des gros vaisseaux qu'elle recouvre. Ses nerfs, fort nombreux, Ini viennent du facial, du nerf maxillaire inférieur el du plexus carotidien.
On croit avoir découvert de petits ganglions lymphatiques dans l'épaisseur de la parotide.
Canal excréteur. — La glande ])arotide est pourvue d'un canal excréteur unique nommé canal de Sténon, du nom de l'anatomiste qui on a donné la première bonne description. Il se détache du bord antérieur de la glande, près de l'extrémité inférieure, où l'œil peut suivre aisément entre les lobules les trois ou quatre branches principales qui constituent l'origine de ce conduit (fig. 152). Appliqué d'abord sur le tendon terminal du sterno-maxillaire, il contourne ensuite le bord postérieur du muscle digasirique (portion stylo-maxillaire), entre dans l'augo, rampe sur le muscle masséter interne, au-dessous de la veine glosso-faciale, et arrive vers la scissure maxillaire, dans laquelle il s'engage, avec la veine précitée et Tarière cori'ospondante, qu'on trouve Tune et l'autre en avant de lui. Ce canal remonte alors, accole au bord antérieur du uuiscle masséter externe, jusqu'au niveau des molaires inférieures; puis il passe en dessous de ses deux vaisseaux salellilcs, dont il croise obliquement la direction, el vient traverser la joue, en regard do la troisième dent molaire supérieure, eu s'ouvraul sur un gros tubercule.
Le canal parotidien est ffirmé de deux membranes : l'une interne, muqueuse, à épilliéliuu) cylindrique; l'autre externe, constiluée par du lissu conjonclif et des fibres élastiques circulaires et longitudinales.
2" Glande ma.xillairc ou sous-maxilhiire (fig;. 153).
I'ri':jifirfiti)»i. — l'our nieltre cette glande à découvert, ainsi que la subling\ialc, pratiquer la coupe du maxillaire inférieur destinée à la préparalion des nuiscles de la langue (voy. page 355),
Celle glande, plus petite que la précédenle, est située dans l'espace inira-uiaxillaire, siu- le plan latéral du larynx, en dedans de la parotide.
390 DE l/APPAREir, DIGESTIF CrilîZ LliS MAMMIFÈRES.
Elle osl, trcs-nllongéc, clroile, aplatie d'un côlé à l'autre, et décrit une légère courbure il concavité tournée en haut, forme qui permet de lui reconnaître, pour l'étude des connexions, deux faces, deux i)ords et deux extrémités.
Par sa face externe, elle répond au ptérygoïdien interne, au digastrique, au tendon dustcrno-maxillaire, et *au feuillet cellulo-aponévrotiquc ([ui la sépare de la parotide. Sa face interne, appliquée sur le côté du larynx, répond supérieurement à la poche gutturale, à l'artère carotide et aux nerfs qui accompagnent ce vaisseau en haut du cou.
Le bord supérieur, aminci et concave, est longé par la partie moyenne du digastrique. Vinférienr, épais et convexe, s(< trouve en rapport avec la veine glosso-faciale.
FiG. 153. — Glandes maxillaire et sublinguale (*).
U extrémité postérieure est maintenue sous l'apophyse transverse de l'atlas par un i tissu conjoiictif extrêmement lâche et abondant; V antérieure s'iusinue entre le ptérygoïdien interne et le muscle hyo-thyroïdien.
Vaisseaux et nerfs. — Le sang est apporté à la glande maxillaire par diverses petites ; artères innominées, comme celles de la parotide, qui lui viennent le plus souvent de • la carotide externe et de la glosso-faciale. Les nerfs sont principalement fournis par le • plexus carotidien.
Canal excréteur. — Appelé canal de Wharton, long, mince, à parois très-ténues, , on le voit régner sur presque toute la longueur du bord supérieur de la glande (quel- • quefois à la face interne), où il reçoit les ramifications qui proviennent des divers ^ lobules; ce canal devient libre h l'extrémité antérieure de l'organe, et se porte cm
(') R, Klnndo maxillaire; S, canol dp Wliartou : T, glande suWi
i)i;s r.r.ANDF.s samvaires, 391
avant, enlro le imiscio mylo-hyoïdicn el le hasio-glosso. Après avoir croisé on dehors l'artère slosso-l'aciale et le nerf grand liypoglnsse^ en dedans le tendon dn digaslriqne et le nerf lingual, il passe entre le ninscle slylo-glossc et la glande sublinguale, forlemenl accolé à la face interne de celle-ci, niarclianl ainsi parallèlement an sillon latéral du canal lingual. Il arrive enfin près dn frein de la langue, se place iinniédiatemont sous la nuMnbrane de la bouche, et finit par s'ouvrir sur un petit tubercule trèssaillant, presque llottant, situé un peu en avant du frein, et vulgairement nommé barbillon.
La structure du canal de Wharton est identique avec celle du canal de Sténon ; mais la tunique externe est d'une telle minceur qu'on la soupçonne à peine; de plus, on remarque qu'elle ne renferme pas de fibres élastiques circulaires.
3" Glande sublinguale (fig. 153).
Elle présente un moindre volume que la précédente, et se trouve située sous la langue dans l'espace intramaxillaire.
Allongée d'avant en arrière et fortement aplatie dans le sens latéral^ elle a, comme la maxillaire, deux faces, deux bords et deux extrémités, dont nous allons brièvement indiquer les rapports.
La face externe est recouverte par le muscle niylo-hyoïdien ; Y interne répond au canal de "NVharton et aux muscles stylo-glossc et génio-glosse. — Le bord supérieur fait saillie sous la muqueuse de la bouche dans le fond du sillon latéral du canal, où ce bord forme la crête mblinijucde; V inférieur, mmzQ et tranchant, est compris entre le mylo-hyoïdien et le génio-glosse. — Les deux extrémités sont minces et effilées ; la postérieure tient à une branche du nerf lingual ; Y antérieure s'étend jusqu'au fond de l'angle rentrant formé par la réunion des deux branches du maxillaire.
Vaisseaux et nerfs. — Cette glande possède une petite artère qui lui est spécialement destinée, y artcre sublinguale. Ses'ncrfs lui viennent du lingual; il lui en arrive même du iilexus carotidien.
Canaux excréteurs. — Ils sont au nombre de quinze ou vingt. On les nomme canaux de Rivinus. Flexueux et Irès-déliés, ils se détachent du bord supérieur ou de la face interne de la glande, pour s'élever perpendiculairement, et s'ouvrir dans la bouche sur la crête sublinguale, par une série linéaire de petits orifices percés, comme toujours, au centre d'un tubercule.
4" Des glandes molaires.
On les appelle ainsi parce qu'elles sont disposées parallèlement aux arcades molaires. Il y en a deux de chaque côté.
La glande molaire supérieure, la plus considérable, représente une traînée étroite de lobules salivaires placés en dehors de l'alvéolo-labial, le long du bord supérieur de ce muscle. Dans sa partie postérieure, cachée sous le muscle masséter, cette glande est plus épaisse el plus compacte qu'en avant, où les quelques lobules qui la constituent se trouvent à peine en contact les uns avec les autres.
La gl/inde molaire inférieure, moins lobulée, moins voliuTiineusc, plus étroite que la précédente, est placée au bord inférieur du buccinaleur, immédiatement sous la muqueuse de la bouche, près du point où celle membrane se l élléchil de la paroi de la
392 l>li I.'APPAUlilL DIGESTIF CIIKZ LliS M AMMlFiCBES.
joue sur l'os maxillaiip infC'riour. Elle est longée dans loiilc son étendue par le net bnccal.
Toiiles deux vcrsenl leur fluide dans In bouche par des orifices saillants assez noit brenx, que l'on voit disposés en ligne sur la muqueuse buccale, en regard de chaquti arcade molaire.
On remarquera que ces glandes établissent une iransition entre les précédentes celles qu'il nous reste à voir. Leurs lobules, en effet, sont loin de représenter unf agglomération aussi compacte que celle formée par les lobules parotidiens ou sublinil guaux. Ils tendent à se dissocier pour garder leur indépendance. Aussi beaucoup d'auJ teurs les régardent comme des organes distincts les uns des autres, et décrivent ains^ des glandes molaires supérieures et des glandes molaires inférieures.
5° Glandules labiales, linguales et staphylines.
Les lobules qui forment ces glandes sont répandus en couches plus ou moins épaisses à la face inierno de la membrane buccale, au lieu d'être agglomérés en masse commej dans les glandes précédemment étudiées. Quelquefois ils sont épars, en raison de leuiil petit nombre. Eu général, le canal excréteur de chaque glandule s'ouvre isolémenli| dans la bouche sans s'aboucher avec ceux des lobules voisins.
Glandules labiales. — Ces glandules, plus abondafites à la lèvre supérieure qu'à.] l'inférieure, dépassent les commissures pour se répandre à une petite distance sur la, face interne des joues. Tl est facile, sur le cheval vivant, après avoir retroussé uneJ lèvre et soigneusement essuyé la muqueuse, de voir suinter par les orifices excréteurs] le fluide salivaire que sécrètent ces petits organes.
Glandules linguales. — Elles forment une couclie sous la muqueuse de la base de-l la langue, couche très -adhérente aux fibres du muscle petit hyo-glosse, et continueif par côté avec celle qui tapisse la face externe delà nmqueuse amygdalienne. On en trouve aussi sur le côté de la langue, au-dessus du bord supérieur du nmscle styloH glosse; celles-ci sont peu nombreuses, épurées par conséquent, et comme incrustées^ dans la substance du muscle basio -glosse.
Glandules staphylines. — La couche épaisse qu'elles forment sous le feuillet mu-queux anjérieur du voile palatin a été décrite en même temps que cet organe. Nous y J reviendrons pour faire observe;- qu'elle se trouve reliée, par côté, aux glandes de lail base de la langue, par l'intermédiaire des glandules de la cavité amygdalienne ; en sorte que l'arrièrc-fond de la bouclie qui précède inmiédiatemcnt l'isthme du gosier, arrièrefond qu'on peut, avec juste raison, considérer connue l'isthme lui-même, se trouve enveloppé d'une ceinture glanduleuse complète. Sur le cadavre, on trouve toujours ] dans ce compartiment une plus ou moins grande quantité d'un fluide visqueux, certainement sécrété par la ceinture glanduleuse dont nous parlons. C'est donc là que le bol ahmentaire s'enveloppe des matières gluantes destinées à favoriser son glissement dans le pharynx et dans l'œsophage ; et il est digne de remarque que l'espèce de goulot étroit où s'accomplit cette .sécrétion, chez l'animal vivant, précède immédiatement le canal parcouru par le bol alimentaire dans le mouvement de dé^lulition.
CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS DES GLANDES SALIVAIUKS DANS LES ANIMAUX AUTRES ^VT. LES SOLIPÉDES.
Le système salivaire des herbivores est plus étendu que celui des omnivores et surtout des carnivores.
ni'S cr.ANDKS SAr.iVAiHus. 393
UlliMINAlNTS. — 1" Glnndt' parotide. — Los skiiirtcs parolidcs du nœwf se dislin- L^iient par leur fail)l(' di''veloppomoiit et par leur couleur i ()nc;o;1lro, rpii ii aiicho nvec la li icinic jauiKî pâle des glandes maxillaires. Celles du Di-oniadain; prfeeiitenl les mêmes ( iractères de volume el de coloration; elles sont plus larges que longues. Cliez cet , mimai, comme dans le Mouton el la Chèvre, le canal de Sténon passe en travers du iiasséler.
'1° Glande maxillaire. — Chez le Boeuf, la glande maxillaire est beaucoup plus rosse que dans les Solipèdes; son volume est donc en rapport inverse avec celui de la parotide. Dans sa moitié postérieure, celle glande se renfle en un lobe ovoïde qui -';idossc, sous le larynx, contre le lobe de la glande opposée. Le canal de Wharton Miil le même trajet que chez le cheval ; la papille sur laquelle s'ouvre ce conduit est 'lire, forte, crénelée, logée dans une fossette elliptique, et irès-rapprocliée de l'arcade icisive.
La glande maxillaire du nromndnire est légèrement lobulée, le canal de "Wharton ne s'ouvre pas au sonnriet d'un barbillon; il se termine à la base du frein de la langue par un orifice qui semble percé à l'empoi te-pièce.
3° Glunde sublinguale. — Dans le Bœuf, le Mouton et la thèvi-c, cette glande comprend deux parties : une postérieure, assez volumineuse, lobulée, pourvue d'un canal excréteur particulier qui suit et vient s'ouvrir près du canal de Wbarlon; une antérieure, déversant son produit par des canaux multiples, et représentant la véritable sublinguale. Cette disposition de la sublinguale postérieure permet de recueillir isolément la salive de cette glande. Chez le Dromailairc, la sublinguale est trèspetite, constituée par des lobules peu agglomérés; elle ne possède que des canaux nmltiples semblables à ceux du cheval.
h° Glandes molaires. — Elles sont plus développées chez les Ruminants que chez les Solipèdes. La molaire supérieure est renflée à son extrémité postérieure.
POllC. — La glande parotide de cet animal est peu développée, comme dans les Ruminants, mais son canal excréteur (canal de Sténon) suit le contour du bord postérieur du maxillaire. .
La sublinguale présente une disposition analogue à celle du Bœuf, disposition intfiqnée par Cuvier, dans ses Leçons d'analomie comparée.
« Le Porc a deux sublinguales. L'une, irès-élroile, fort allongée, accompagne en dehors le canal excréteur de la maxillaire, depuis l'angle de la mâchoire jusqu'il la deuxième sublinguale; elle est composée de petits lobes d'un rouge pâle. Son canal excréteur en sort près du tiers postérieur, et marche à côlé et en dehors de celui de la sous-maxillaire. Il se termine, àqiieUpics millimètres de l'orifice de ce dernier, par une plus pelite ouvertm e; son diamètre e^t également jilus petit. La deuxième sublinguale est placée au-devant de la première; sa forme est carrée, aplatie, et les lobes dont elle est composée sont plus rouges et plusg'-ands. Elle a huit ùdix canaux excréteurs. «
CAUNASSILllS. — 'ijW parotide du Cliion et du chat est peu volumineuse; le canal de Siénon passe constamment en travers du masséter.
Les sous-maxillaires, dans le Chien, sont plus considérables que les parotides. « Elles ont même en avant, et le long du canal de ■SVharlon, une petite glande accessoire qui a un canal excréteur distinct, et perce la même papille que le canal de AVharton. » (Dtivernoy, Analomie comparée, de Cuvier.) Celte glande supplémentaire manque dans le Chat.
La sublinguale manque chez le Chien, est Irès-pelile dans le Chnt^ et reportée |)lus en arrière que chez les antres animaux.
DE l'appareil digestif citez les mammifères. j
La glande molaire supérieure du chien, .'i peine sensible dans la |)liis grande pariie., de son élcndiio, forme en arrière, sous l'arcade zyc;omali(|iie et près de I œil, nn lohpij
FiG. 154. — Glandes salivaires de l'homme (*).
(*) A, 1, pnmtidû ; 2, canal de sténon ■ "î nn,..t- i r.eur ; g ,.„.le.s snl,Ii„s„„les ; 7, niaxillnit', F"^ ■ ' 'r?nn '''' ^""^-"«''illaire ; 5, son rrolongoment a.,..'-
Wlmrton: 4 sone,nhoncl.„,.ei 5, partii nm'virm"'?^^! VP'"'^^ 2, son pvnlnnçPment; 3, oanal ,1e
8, ..0,,,. Je a u.m„e„s. linguale^ .ny,,,.,;;!;;;; , ï(f 'ditïï "'"ilt' ' ""'"l h'"^" ^ ""S"'^' fmis, 1807.; > lu, iii„H»iiu|iU'. (lieannis et Itnnrhnnl, ^hintoniV r/csm>(n'r,