DU TUBE AÉRIEN QUI FAIT SUITE AUX CAVITÉS NASALES
Ce tube impair comprend : le larynx, qui le commence; la trachée, qui en forme le corps ou la partie moyenne, et les bronches, qui le terminent.
l"- Larynx (lig. lO/i, 195, 196, 197, 198).
Préparation. — 1» Pratiquer une coupe longitudinale de la lêl'î pour étudier la disposilion i générale du larynx [liç;. 19i); 2" isoler les cartilages (fig. 195) pour l'examen de leur conforma- ■ lion extérieure; 3° enlever les muscles sur une troisième pièce afin de reconn.aîlre le mode d'articulation des divers cartilages (fig. 196) ; !i° préparer les muscles on se conformant aux indications ■ fournies par un simple coup d'œil jclc sur la liguie 197 ; 5» enlever un larynx en respectant autant t que possible les parois du pharynx, pour étudier la surface intérieure de l'organe et surtout son > ouverture pharyngienne.
^ Forme. — Situation. — Le larynx forme un condqit très-court qui livre passage h ' l'air peiulaut la respiration, et qui est en même temps l'organe de la voix.
11 représente une boîte cartilagineuse, déprimée d'un côté à l'autre, percée d'outre en outre, dont l'orilice antérieur s'ouvre au fond de la cavité pharyngienne, et qui se continue en arrière avec la trachée.
DliS CAVITÉS NASALES.
Cet appareil, silué dans l'espace intra-ina\iliaire, est suspeiulu entre les deux cornes de l'hyoïde, et fixé à l exlréniité de ces appendices par l'une de ses pièces constituantes. Il sert d'appui ail pharynx, et s'attache, au moyen des parois de celui-ci, au pourtour lies ouvertures postérieures des cavités nasales.
Pour l'intelligence des descriptions, nous ferons suivre immédiatement, par l'exposé (le la structure, celle indicaiion sommaire de la forme, de la situation, des rapports L^L'iiéraux, et des moyens de fixité du larynx. Nous reviendrons ensuite sur l'étude de >,i surface extérieuVe et de sa surface intérieure.
SriiUCTURE DU LARYNX. — Cet appareil comprend dans sa structure : \° une charpente cartilagineuse formée de cinq pièces; 2° des muscles qui meuvent cette charpiiite; 3° une membrane muqueuse étalée sur la surface intérieure de l'organe; h° des vaisseaux et des nerfs.
1° Charpente cartilagineuse du larynx. — On trouve dans cette charpente : trois pièces impaires et médianes, les cartilages cricoïde, thyroïde et ïépiglotte; deux latérales, les cartilages aryténoïdes. Toutes sont articulées d'une manière mobile, et peuvent jouer les unes sur les autres.
Cartilage crîcoïde. — Ce cartilage, conmic son nom l'indique, présente la forme exacte d'un anneau, avec un chaton tourné en haut. Déprimé d'un côté à l'autre, mais d'autant moins que l'animal a l'appareil respiratoire plus développé, cet anneau offre deux faces et deux bords, ou circonférences. — La face interne est lisse et revêtue par la membrane muqueuse. — La face externe est pourvue, sur le milieu de la portion élargie qui constitue le chaton, d'une petite éminence plus ou moins saillante, allongée en forme de crête, séparant l'un de l'autre les deux muscles crico-aryténoïdiens postérieurs, auxquels cette éminence donne attache. Sur les côtés de ce même chaton existe deux petites facettes articulaires concaves, qui répondent aux branches du cartilage thyroïde. Dans le reste de son étendue, cette face externe ne présente rien de remarquable. — La citxonférL'nce supérieure, comprise latéralement entre les deux. branches du cartilage thyroïde, est échancrée dans la partie rctrécie opposée au chaton; elle montre sur celui-ci deux facettes articulaires latérales convexes, qui se mettent en rapport avec les cartilages aryténoïdes. — La circonférence inférieure répond au premier cerceau de la trachée; elle offre une petite échancrure, souvent double, sur la partie moyenne du chaton (fig 193, C).
Cartilage thyroïde. — Ce cartilage sc compose de deux plaques latérales, qui ont la forme d'un parallélogramme obliquangle, et qui se réunissent à leur extrémité antérieure, pour former une partie épaisse et rétrécie, qu'on désigne en anatomie vétérinaire sous le nom de corps du thyroïde.
Ce corps du cartilage thyroïde est lisse sur sa face inférieure, qui se trouve couverte par l'extrémité terminale des muscles omoplat-hyoïdiens. Sur sa face supérieure, se dessine une protubérance obtuse, arrondie, irrégulière, sur laquelle s'articule l'épiglotte.
Lg?, plaques, les branches latérales, ou les ailes du thyroïde présentent deux faces, deux bords et deux extrémités. — lu face externe, légèrement convexe, est couverte par les muscles hyo-thyroïdien et thyro-pharyngien. — La face interne, légèrement concave, est tapissée, près du bord supérieur, par la muqueuse pharyngienne; dans le reste de son étendue, elle répond aux muscles thyro-arylénoïdien et crico-aryténoïdien latéral. — Le bord supérieur est divisé par un petit prolongement en deux parties : l'une, antérieure, qui donne attache à la membrane hyo-thyroùliennc ; l'uutrf, postérieure, sur laquelle s'insère le muscle pliaryngo-slaphylin. Cet appendice (f/r«nrfe
i78 APPAREIL DE LA RESPIRATION CHEZ LES MAMMIFÈRES-
corne du thyroïde, chez l'homme) forme l'un des angles oblus du parallélogramme obliquaiigle , représenté par chaque plaque latérale du cartilage thyroïde; il se réunit à l'extrémité de la corne hyoïdienne; à sa base se trouve percé un trou, ou ! une profonde échancrure, qui hvre passage au nerf laryngé supérieur. Quelquefois cet appendice n'est pas continu avec l'aile thyroïdienne; il forme une petite languette cartilagineuse reliée à la corne de l'hyoïde et au bord supérieur du thyroïde ■ par des fibres élastiques ; le trou qui livre passage au nerf laryngé supérieur est alors i entièrement creusé dans l'épaisseur de ces fibres élastiques. — Le bo}'d inférieur est : également partagé en deux parties par le deuxième angle obtus du cartilage : la partie ■
antérieure forme, avec celle de la plaque ■ opposée, un angle rentrant rempli par la membrane crico-thyroïdienne; la postérieure donne attache au muscle cricothyroïdien. — Les extrémités constituent les angles aigus de la plaque thyroïdienne. L'antérieure se confond avec celle de la branche opposée pour former le corps du cartilage. La postérieure, légèrement recourbée en bas^ se termine par une petite facette diarlhrodiale convexe, qui s'articule avec les facettes concaves de la face externe du cartilage cricoïde.
Le cartilage thyroïde s'ossifie très-souvent en partie, ou même dans presque toute son étendue (fig. 195, T).
Épigiotte. — Celte pièce forme un appendice flexible et mon, en forme de feuille de sauge, qui circonscrit par eu bas l'entrée du larynx, et qui se renverse sur cette ouverture, pour la boucher herméiiquement, lors du passage du bol alimentaire à ,travers le vestibule pha-
FiG. 195. — Pièces cartilagineuses du larynx, désarticulées (*).
On considère dans ce cartilage deux faces, deux bords latéraux, une base, un sommet. — La face antérieure, convexe d'un côté à l'autre et concave de haut en bas, est tapissée par la muqueuse de l'arrière -bouche ; elle donne attache au muscle hyoépigloltique. — La face postérieure, configurée d'une manière inverse, et recouverte par la membrane interne du larynx, se montre criblée d'orifices glanduleux. — Les bords offrent une partie libre qui concourt à circonscrire l'entrée du larynx, plus une partie adhérente, fixée au cartilage aryiénoïde au moyen d'un repli muqueux, et rendue irrégulière par des petits grains cartilagineux qui sont comme surajoutés. — La base est épaisse et articulée sur la partie moyenne du thyroïde; elle donne naissance eu arrière à deux prolongements latéraux, qui se portent à la rencontre du bord inférieur des aryténoïdes, mais sans rejoindre ces cartilages le plus généralement. — Le sommet
{') r., cricouk w im- 3ax:inon(ér'cnco m ; d,faceltc qui in.pond a l'aryténoide ; 2, colle qui s'nrliculc avec
1 extrémité ,lo la pla,iue Ih.vroiçl.ennc. - A, anjU-noUlc vu sa facv vxlcmc- A', le mcmc, vv par sa face micmc : 3, facette pour 1 articulatibn cnco-arytéimidiemie. - T, linjrohic vu par en haut : extrémité nostérietire des i.la.mes aterales du cartilage ; o 1 appendice q„i répond à l'extrémité de la corne hyoïdienne; 6, le corps du thyroïde. - ]•., n>'9lo(tc vue par sa face supcro-postérieurc : 7,7, prolongements qui forment les prélcudues cordes vocales supérieures. 1
f réunit la partie libre des deux bords et se renverse en avant sur la face supérieure du f \()iledu palais (fig. 195, E).
Cartilages arytéuoïdes. — Ccs deux pièccs Ont été ainsi appelées parce qu'elles I appellent, dans leur ensemble, la forme du bec d'une aiguière. Elles sont situées en a\antdu cricoïde, au-dessus de l'entrée du pharynx : chacune d'elles affecte une forme il régulièrement quadrilatère, et présente à étudier deux faces et quatre bords. La face interne est lisse, à peu près plane, et revêtue par la muqueuse laryngienne. La face externe se trouve divisée par une crête en deux parties : l'une supérieure, couiverte parle muscle arylénoïdien ; l'autre inférieure, donnant attache au ihyro-arytéuoïdien et au crico-aryténoïdien latéral. — Le bo7^d supérieur est concave et s'unit à celui du cartilage opposé. — Le bord inférieur donne attache en arrière à la corde 1 vocale. — Le bord antérieur, épais et convexe, tapissé par la membrane muqueuse, circonscrit supérieurement par côté l'entrée du larynx; c'est en se réunissant par en haut avec le bord homologue de l'autre aryténoïde qu'il forme le bec d'aiguière dont on a parlé plus haut. — Le bord postéiHeur fait saillie dans l'intérieur du larynx, par sa partie inférieure; supérieurement ce bord est très-épais, et se trouve creusé d'une petite facette articulaire qui répond à la facette antérieure du chaton du cricoïde. Au-dessus et en dehors de cette facette existe un tubercule très-saillant qui termine en arrière la crête de la face externe, et donne attache au muscle crico-aryténoïdien postérieur (fig. 195, A).
1.^.% cartilages du larynx n'ont pas tous la même texture; ainsi, le cricoïde, le thyroïde et les aryténoïdes appartiennent à la série des cartilages vrais ou hyalins, tandis que l'épiglotte est un fibro -cartilage élastique. Les premiers, et surtout le cricoïde et le thyroïde, se calciflent dans un âge avancé, et il n'est pas rare de rencontrer, en les disséquant, des fractures consolidées.
Articulations des pièces cartilnginetises du larynx (fig. 196). — Ces articulations présentent la plus grande simplicité. Voici comment elles se comportent :
A. Le cartilage thyroïde s'unit à l'hyoïde : 1" par l'extrémité des cornes, au moven d'un court ligament interposé à cette extrémité et h l'appendice du bord supérieur du 1 thyroïde; 2» par toute l'étendue de la concavité de la fourche hyoïdienne, qu'une lame I membraneuse élastique, dite membrane hyo-thyro'idienne , réunit au corps du thyroïde let au bord supérieur des plaques latérales de ce même cartilage (fig. 196, h).
B. Le cartilage thyroïde s'articule avec le cricoïde par deux petites arthrodics, qui I réunissent l'extrémité postérieure des branches du premier cartilage avec les facettes de la face externe du second. Une mince capsule extérieure affermit cette articulation (fig. 196, 2). — Ces deux cartilages sont de plus maintenus l'un à l'autre au moyen I d'un ligament membraneux élastique, la membrane crico-thyroïdienne, qui se porte ide l'angle rentrant compris entre les deux branches du thyroïde à l'échancrure antérieure du cricoïde (fig. 196, 3).
C. Les deux aryténoïdes sont unis entre eux, par leur bord supérieur, à l'aide du muscle arylénoïdien et de la muqueuse laryngienne.
D. Ces deux cartilages aryténoïdes se mettent en rapport avec les facettes antérieures du chaton du cricoïde, au moyen de la surface articulaire concave de leur bord postérieur. Il en résulte une petite arthrodie très-mobile, affermie par une mince capsule extérieure, et surtout par les muscles environnants (fig. 196, 1).
E. Ces mômes cartilages sont unis au thyroïde par l'intermédiaire des cordes vocales. Ce sont deux bandelettes élastiques qui font saillie en dedans du larynx et comprennent entre elles l'espace triangulaire désigné sous le noiu de glotte; leur face
/l80 APPAREIL DU LA RESPIRATION CHEZ LES MAMMIFÈRES.
inlcriic est tapissée par la membrane muqueuse (lu larynx; le muscle hyo-lhyroïdieu recouvre la surface exlerne; leur extréniilé inférieure est fixée sur la membrane cricoihyroïdienne et dans l'angle rentrant du cartilage lliyroïde ; la supérieure s'attache au bord inférieur du cartilage arylénoïde, vers l'angle qui sépare ce bord du postérieur. C'est principalement à la vibration de ces cordes qu'est due l'articulation des sons (fig. 199, D).
F. L'épiglotte est fixée par amphiaribrose au corps du cartilage thyroïde, au moyen de faisceaux élastiques entremêlés do graisse, qui vont de la base du premier à la face
FiG. 196. — Face supérieure du larynx. Fig. 107, — Face inférieure.
Pièces cartilagineuses du larynx, maintenues dans leurs rapports naturels par les ligaments
articulaires (*).
supérieure du second. Il n'est pas rare de trouver parmi ces faisceaux de petites bourses synoviales.
G. Cette épiglotte s'unit latéralement au bord inférieur des aryténoïdes par l'intermédiaire de deux replis, replis ary-épigicttiques, dans l'épaisseur desquels existent les prolongements cartilagineux annexés à la base de l'épiglotte. Ces prolongements circonscrivent en avant les ventricules du larynx, et sont désignés quelquefois sous le nom de cordes vocales supérieures; mais ils sont loin de mériter cette dénomination, dont nous nous servirons rarement.
H. 'Enfin lé premier cerceau de la trachée s'attache au cartilage cricoïde par une membrane circulaire élastique.
Toutes ces articulations n'ont ni la même importance, ni la môme mobilité. On comprend aisément la nature des mouvements qu'elles permettent sans que nous ayons besoin défaire connaître ces mouvements d'une manière particulière; l'indication s'en trouvera du reste dans la description des muscles qui les exécutent. Bornons-nous à dire ici que ces mouvements peuvent produire soit le raccourcissement ou l'allongement du larynx, soit sa dilatation ou sa contraction dans le sens transversal, soit l'occlusion de son ouverture antérieure.
™!î^!i,^l-hvnld > mylùuo.dus; ,■, c„.i,s..lu ihjnvule ; c'.' plaques lalcrales ,lu tl.vroido ; d, épi-
rn?, ?M „^ q lid V /, M À^' T- ~ ^ "■■'ic-l'Uioni cncoHU'ytéuoïdienuc ; é, apsule de l'articulation crieo-thyroldienne ; 3, membrane thj ro-cr.co,d,e,.ne ; 4, .nemlu-nne tl,yro-hyo,di>=nne ; 5, igarae, t crico-trachélien.
DtS FOSSES NASALliS.
•2» Muscles du larynx. — L'appareil laryngien s'élève ou s'abaisse avec l'iiyoïde, dont il snil tous les niouvemenis. Mais il est encore mû par des muscles propres qui lui impriment (les déplacements de totalité, ou qui font jouer les unes sur les autres les (lillércntes pièces de sa charpente cartilagineuse. Parmi ces nmscles, il y en a trois extrinsèques : le sterno-tinjroïdien, V/iyo-thyroïdim et {'hyo-êpiglotlique. Les autres sont intrinsèques, c'est-à-dire fixés à leur origine et à leur terminaison sur les pièces laryngiennes; ce sont : le cvico- thyroïdien, le crico-aryténoïdien postérieur, le cricoaryténoïdien latéral, le thyro-arylénoïdicn et Y aryténoïdien. Tous ces muscles sont pairs, moins le dernier et l'hyo-épigloltique.
Slcrno-thyroïdicu. — {Voy . page 211.)
u.yo-tli:>roï(iien (fig. 196, 3), — C'est un muscle large, triangulaire, foruié de faisceaux entièrement charnus, qui prennent leur origine sur toute l'étendue de la corne hyoïdienne, et se terminent sur la face externe de l'aile du thyroïde, faisceaux d'autant plus longs qu'ils sont plus inférieurs. Ce muscle recouvre le cartilage thyroïde et la membrane hyo-thyroïdienne. 11 est recouvert par la glande maxillaire.
Par sa contraction, il fait entrer le cartilage thyroïde dans la fourche hyoïdienne, et porte ainsi le larynx eu avant et en haut.
ll^o-cpiglottiquc. Oii nomuic ainsi un petit faisceau cylindroïde dont les fibres sont comme noyées au milieu d'une masse de tissu adipeux, et qui s'étend de la face supérieure du corps de l'hyoïde à la face antéro-inférieuré de l'épiglolte. Couvert en partie par la muqueuse de l'arrière-bouchc, ce muscle concourt à ramener l'épiglolte dans sa position normale après le passage du bol alimentaire. Mais il faut bien dire que répiglotte relient ainsi en avant surtout à cause de son élasticité propre et de celle des faisceaux ligamenteux qui fixent cette pièce au cartilage thyroïde.
Crico'thyroïdien (fig. 196, 11). — Ce petit inusclc, appliqué sur le côté externe du cartilage cricoïde, est allongé de haut en bas, et constitué par des fibres assez fortement tendineuses, qui croisent plus ou moins la direction générale du muscle. Ces fibres partent du cartilage indiqué pour se porter au bord postérieur de la plaque thyroïdienne.
Le crico-thyroidien raccourcit le larynx, en rapprochant les deux cartilages sur lesquels il prend ses insertions.
Cri<;o«aryt«';noï(licii postcricnr
(fig. 196, 5). — C'est le plus puissant des muscles de cette région. Ses fibres, dirigées en avant et en dehors, prennent leur origine sur le chaton du cricoïde, qu'elles recouvrent, et sur la crête médiane de ce chaton.
Klles convergent toutes, en devenant plus ou moins tendineuses, vers le
tubercule postérieur du cartilage aryténo'ide, sur lequel elles se terminent. Recouvert par l'oesophage et la bandelette charnue crico-pharyngienne, ce nliuscle est séparé de celui du côté opposé par la crête médiane du chaton du cricoïde.
(■) 1 , trniinvcrsnl (lo riiyoïilc ; 2, liiT'itln-liyDidiiMi ; ;i, liyn-lli)fiiiilimi ; -i, sternii-lliyi'iiiiliiMi ; 5, ci'im-Hi'yti'liiiulii'ii |M)stcTit'iir ; (!, i'i'iTO-iiryli;ii(ii(liiMi Intinil ; 7, aryliMiiiKliiMi ; 8, riiisri'iili |in»li''i'i(Mii' dii iiim:<i'1(^ lliyro-iii'ytriMii(lii'ii ; 9, l'iiis- KKiux anliTiniii' ilii mi''iiii; ; iO, vuiili iculi' lutOrol du laiyiix, ilisliîtulii urtilieii'lleiiR'nt et l'uisuiil suillie uiiIit eos diMi.x liiisci'iinx ; 14, crico-lliyinidioii.
CIIAUVEAU. — 2* (Sdil. 31
Fig. '19U. — Muscles du larynx (*j.
/|g2 Al'PAUlilL t)l£ LA lUiSPlRATION CHEZ LES MAMMJFliUES. '|
Les crico-ai ytcnoïclicns postérieurs dilalent l'entrée du larynx, ainsi que la glold en faisant basculer les cartilages aryténoïdes sur le cricoïdc, et en les écartant l'un d l'autre par leurs bords antéri'eur et inférieur. Ils agissent par un levier du pieniie ^
genre
Ci-î«o.ai7*éiioï«lîcn latéi'aî (fig. 196, 6). — Muscle triangulaire, plus petit qu les précédents, situé entre les cartilages thyroïde et aryténoïde, formé de faisceau;. | plus longs en avant qu'en arrière, qui prennent leur origine sur le côté du bord antc i rieur du cricoïde, et se dirigent en haut, pour se terminer en dehors du crico-aryténoïdien postérieur, sur le tubercule du cartilage aryténoïde.
C'est précisément un antagoniste de ce dernier muscle et, par conséquent, Un con-t slricteur du larynx.
Thyro-ao-ytcnoMiîcn (fig, 196, 8, 9). Logé à la facc interne de l'aile thyroïdienne, ce muscle comprend deux faisceaux séparés par le ventricule de la glotte.
Le faisceau antérieur est une longue et ptllc bandelette qui prend son origine sur la face interne de l'aile du thyroïde, près de l'angle rentrant de ce cartilage, et qui monte ensuite jusqu'au cartilage aryténoïde, dont elle contourne la face externe, pour s'unir, sur la ligne médiane, avec le faisceau analogue du côté opposé, eu mêlant ses fibres à celles du muscle aryténoïdien. Chemin faisant, cette bandelette recouvre, par sa face interne, la corde vocale supérieure et la muqueuse laryngienne.
Le faisceau postérieur, plus large que l'antérieur, se comporte à peu près comme lui. Il part du même point, un peu en arrière, et se termine sur la crête externe du cartilage aryténoïde; mais ses fibres les plus antérieures francliissent cette crête et se réunissent au muscle aryténoïdien. Par sa face interne, ce faisceau répond à la corde vocale. Son bord postérieur se confond avec les fibres du muscle crico-aryténoïdien latéral.
Quelquefois ces deux faisceaux du muscle thyro-aryténo'idien ne sont point distincts l'un de l'autre, et l'on ne trouve plus qu'une large bandelette charnue appliquée sur le ventricule de la glotte.
On devine que ce muscle est un constricteur du larynx. Il agit surtout dans la pho' nation en modifiani: la longueur, l'écartement et la tension des cordes vocales.
Aryténoïdien. — Situé sous la umqueusc pharyngienne, au-dessus des cartilages aryténoïdes, l'aryténoïclien, le plus petit des muscles du larynx, se compose de deux moitiés latérales, dont les libres partent d'un raphé médian et se portent, en divergeant, sur la partie supérieure de la face externe des cartilages précités, où elles se terminent, en s'insérant sur la crête qui divise cette face, et en se réunissant avec le n)usclc thyro-aryténoïdien.
Les ouvrages d'anatomie vétérinaire français signalent, nous ne savons pourquoi, ce petit muscle comme étant dilatateur du larynx. Sa position en avant des articulations crico-arylénoïdiennes indique assez qu'il ne peut agir autrement qu'en rapprochant l'un de l'autre les deux cartilages aryténoïdes. Du reste, la continuité d'un grand nombre de ces fibres avec celles du thyro-aryténoïdien ne lui permet point d'avoir une autre action qire ce muscle.
3- Meml^rane muqueuse du larynx. ~ Celte membrane n'est qu'un prolongement de la muqueuse pharyngienne, qui, après avoir tapissé en dehors la saillie formée par Couverture du pharynx, se replie au pourtour de celte ouverture pour s'étaler sur la face postérieure de l'épiglotte et la face interne des cartilages aryténoïdes, s'enfoncer dans les ventricules, passer sur les cordes vocales, revêtir la face interne du cricoïde, et se prolonger enlin dans le tube trachéal. Sa face profonde adhère solidement aux
parties qu'elle recouvre, excepté dans les ventricules latéraux. — La face libre, parfaitement tendue, est recouverte d'un êpithélium sli atilié et pavimenteux à la surface de i'épiglolte et des cordes vocales, vibralile dans tous les autres points.
Les glandules du larynx appartiennent à la catégorie des glandes en grappes. Elles sont nombreuses à la face postérieure de I'épiglolte, où elles sont déposées dans les petites excavations du cartilage épiglottique ; on en trouve aussi sur les aryténoïdes et dans les replis ary-épiglottiques.
La membrane muqueuse du larynx possède une exquise sensibilité, grâce à laquelle l'entrée du tube aérien se trouve interdite aux particules alimenlaircs solides ou liquides qui, pendant le mouvement de déglutition, tendraient à se dévier de leur roule normale pour s'engager dans l'entrée du larynx. En effet, le moindre attouchement met en jeu cette sensibilité et détermine une énergique excitation réQexe sur les muscles constricteurs du larynx et de la poitrine : d'où résulte l'occlusion presque complète du tube laryngien, et une toux violente qui expulse au dehors les substances dont le contact a déterminé l'irritation de la membrane laryngienne. Il n'est personne qui n'ait éprouvé les effets de cette action réflexe, et qui ne connaisse par expérience la grande sensibilité du larynx.
k" Vaisseaux et nerfs. — Le sang est apporté au larynx par les artères laryngiennes. Ces vaisseaux pénètrent dans l'organe en passant entre le cartilage cricoïde et le bord postérieur du thyroïde ; leurs branches rampent sur le ventricule de la glotte, le muscle thyro-aryténoïdien, et s'épuisent dans l'épaisseur des muscles et de la muqueuse. Les dernières ramifications forment à la surface de certaines régions du larynx des arborisalions rougeâtres. Les vemes sont satellites des divisions artérielles. Les lymphatiques forment un réseau superficiel et un réseau sous-muqueux.
C'est le pneumogastrique qui envoie à cet appareil ses principaux nerfs, c'est-à-dire les laryngés supérieur et inférieur. Le premier se distribue dans la partie supérieure du larynx et l'entrée de la glotte; il donne à leur muqueuse la sensibiUté qui la distingue. Le second, surtout moteur, se rend dans les muscles, moins le crico-thyroïdien. Un filet du récurrent se répand dans la muqueuse de la portion sous-gloliique, du bord inférieur et de la face interne des cordes vocales. La présence de filets nerveux analogues à ceux de la trachée, dans la partie sous-gloUique du larynx, pourrait expliquer celle différence, bien connue des physiologistes, qui existe entre la sensibilité de l'entrée de la glotte et celle du bord inférieur des cordes vocales.
Surface extérieure du larynx. — Elle se partage en quatre plaus : un supérieur, un inférieur et deux latéraux.
Le plan supérieur, formé par les muscles arylénoïdiens et crico-aryténoïdiens postérieurs, se trouve couvert par le pharynx et l'œsophage; dans sa moitié antérieure, il est tapissé directement par la muqueuse pharyngienne.
Le plan inférieur présente, d'avant en arrière, la membrane hyo-thyroïdienne, le corps du thyroïde, la membrane crico-lhyroïdienne, la partie inférieure du cricoïde et le ligament crico-trachéal. On y remarque, sur le côté, le bord inférieur du muscle hyo-thyroïdien. Ce plan répond aux nmscles omoplat-hyoïdiens, qui le recouvrent entièrement.
Les plans latéraux montrent la face externe des muscles hyo-lhyroïdiens et cricothyroïdiens, celle du cartilage cricoïde et des ailes du thyroïde. Jls offrent le trou qui livre passage au nerf laryngé supérieur, et se mettent en rapport avec les muscles crico- et thyro-pharyngiens, ainsi qu'avec la glande maxillaire.
Surface intérieure» du larynx (fig. 197). — Cette surface se divise en trois
APPAKlilL DL LA lŒSPIltATlON CHtîi LES MAMMIFLIŒS.
régions pailailemeiit disiiiicLes : une moyenne, appelée (jlolte; une supérieure, dite partie sm-glodique ; une inférieure, connue sous le nom de portion sous-glottique.
La (jlutte est un espace étroit qui affecte la figure d'un triangle isocèle très-allongé, à base supérieure. Cette fente triangulaire se trouve comprise entre les cordons élastiques que nous avons désignés sous le nom de cordes vocales. C'est la région la plus rélrécie du larynx.
La portion sus-ylottique, plus large que la glotte, mais toujours fortement déprimée d'un côté à l'autre, surtout dans la région comprise entre les aryténoïdes, présente : 1° les deux venttncules du larynx, excavations latérales, dilatées à leur fond, lesquelles pénètrent entre le bord antérieur des cordes vocales et les prolongements de la basé de l'épiglotte, en s'insinuant même entre les faisceaux du muscle thyro-aryténoïdien ; 2° le sinus sous-épiglottique, dépression profonde creusée à la base de l'épiglotte, et pourvue, chez l'âne et le mulet, d'une mince membrane susceptible de vibrer; 3° Ventrée du larynx, ou l'ouverture pharyngienne de la cavité, ouverture vaste et béante, de forme ovalaire, circonscrite par le bord antérieur des aryténoïdes et les bords latéraux de l'épiglotte, et faisant une saillie remarquable au fond de la cavité du pharynx. La portion sous-glottique du larynx est la plus large des ^ E t 'e ^''^ continue directement avec le canal intérieur de
^'^ du larynx (*). t'^ichée. On y voit, en avant, la saillie forpiée par le bord
postérieur des cordes vocales; en haut, une excavation diffuse et peu profonde, placée au point de jonction des aryténoïdes et des cricoïdes, excavation qu'on appelle sinus sous-aryténoïdien.
l''Oî<CTiONS. — Comme tube destiné au passage de l'air pendant l'acte de la respiration, le larynx ne donne lieu h aucune considération physiologique bien intéressante. Il est cependant digne de remarque que cet organe, à l'instar des naseaux, se dilate ou se resserre suivant le volume de la colonne d'air introduite dans le poumon ou chassée de cet organe, et que sa paralysie amène, pendant les allures rapides, une gêne de la respiration qui se traduit par le cornage.
Mais l'étude physiologique du larynx acquiert un véritable intérêt, quand on envisage cet appareil au point de vue de l'articulation des sons, c'est-à-dire comme organe ,dc la phonation. On comprend que nous ne nous étendions pas sur un pareil sujet, qui n'est plus de notre domaine, ce qui a été dit du rôle des cordes vocales, laissant, du reste, dans l'esprit de l'analomiste, une idée tout à fait suffisante, quoique sommaire, du mécanisme qui préside à l'exercice de la fonction, et de la part qu'y prend le larynx.
Nous ajouterons cependant que presque tous les muscles du larynx sont liés à la ■phonation; en modifiant la tension et l'écartement des cordes vocales, ils déterminent des différences dans la hauteur des sons. Un seul est lié à l'acte de la respiration ; c'est un muscle dilatateur de la glotte, c'est le crico-aryiénoïdien postérieur.
20 De la trachée (fig. 198, 199), Préparation. — Suivre la môme marche que pour la préparation de l'œsophage.
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UES FOSSES NASALES. 'l85
La traeliée est un tube llexiblc ot élastique, formé d'une série d'anneaux cartilagineux incomplets, lequel succède au larynx, et se termine au-dessus de la base du cœur par deux divisions qui constituent les bronches.
Forme. — Ce tube est un cylindroïdc déprimé de dessus en dessous. Sa face inférii'nre et ses deux bords sont régulièrement arrondis, et offrent des sillons transversaux qui répondent aux intervalles des pièces constituantes de la tracbée. La face supé- I ioure, à peu près plane, montre les extrémités amincies et élargies de ces arcs cartilagineux. Très-souvent, la trachée perd ses formes régulières sur une longueur plus ou moins grande.
Trajet. — Partie de l'extrémité postérieure du larynx, la trachée descend en jirière jusqu'à l'entrée de la poitrine, en suivant le bord inférieur de l'encolure, au-dessous du muscle long du cou. Elle s'infléchit ensuite supérieurement pour passer ' entre les deux premières côtes, pénètre dans la poitrine, en traversant le médiastin antérieur, marche directement en arrière, et arrive enfin au-dessus de l'oreillette gauche, ;\ droite de l'aorle postérieure, où le tube présente sa bifurcation terminale.
Rapports. — Dans sa parlie cervicale, la trachée, entourée d'un tissu cellulaire lâche et abondant, se trouve contenue dans une sorte d'enveloppe charnue que forment autour de ce tube la plupart des muscles de la région tracliélienne, savoir : les sterno-hyoïdiens et thyroïdiens, placés en avant; les sterno-maxillaires, situés en avant d'abord, puis sur les côtés, près de leur terminaison ; les omoplat-hyoïdicns, en haut et au milieu des parties latérales; les scalènes, tout à fait. en bas et par côté; le long du cou, en arrière; et par-dessus tous ces muscles, l'expansion superficielle qui constitue le peaucier du cou. Cette enveloppe présentant sa moindre épaisseur en avant de la parlie moyenne de la région du cou, c'est cet endroit qui doit être choisi comme lieu d'élection pour l'opération de la trachéotomie.
La trachée est encore en rapport, dam sa partie cervicale : 1° avec l'œsophage, qui descend, comme on sait, sur le milieu de la face postérieure d'abord, puis sur le côté gauche du tube aérien; 2» avec les artères carotides, qui longent les deux bords de ce tube, accompagnées par leurs nerfs satellites, c'est-à-dire le pneumo-gastrique, le grand sympathique et le récurrent.
Après avoir franchi les deux premières côtes, c'est-à-dire dans sa partie thoracique, la trachée répond, supérieurement, au long du cou et à l'œsophage; en bas, aux troncs brachiaux, à l'aorte antérieure (jui les fournit, à la veine cave antérieure, aux nerfs cardiaques et récurrents, à la base du cœur; par côté, aux ganglions cervicaux inférieurs du grand sympathique, aux vaisseaux vertébraux, cervico et dorsomusculaircs, aux deux lames du médiastin antérieur; à droite, à la veine azygos; à gauche, à la crosse de l'aorte et au canal tlioracique. Ce dernier est ([uelquefois reporté du côté opposé.
Structure. — La trachée comprend dans sa structure les cerceaux cartilagineux qui en forment la base; les ligamcnls qui réunissent ces cerceaux,- la membrane nmquense, (i\a\ée a la face interne du conduit; une couche charnue, qui double celle dernière membrane seulement par en haut; des vaisseaux et des nerfs.
Cerceaux cartilagineux de la trachée. — Ces cerceaux, au nombre d'une cinquantaine environ, ne forment point des anneaux complets, mais des cordes inlerrompus du côté de la face supérieure de la I radiée. Ce .sont des espèces d'arcs constitués par une lame cartilagineuse aplatie et incurvée sur elle-même, dont les exlrémilés se mettent en regard l'une de l'autre, en se rejoignant tout à fait dans le plus grand nombre des cerceaux, et en se chevauchant môme dans quelques-uns. Ces extrémités