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Z|86 APPAREIL DE LA RESPIRATION CHEZ LES MAMMIFÈRES

sont élargies et amincies ; elles se bifurquent quelquefois et se soudent souvent avec celles des arcs voisins.

Dans la partie moyenne de la trachée, ces cerceaux sont généralement plus grands qu'à l'origine et à la terminaison du tube.

Le dernier, servant de transition entre la trachée et les bronches, présente une disposition plus compliquée. II est souvent complété par des plaques cartilagineuses isolées, et toujours divisé par un éperon médian dirigé vers l'intérieur de la trachée, en deux segments latéraux qui répondent chacun à une bronche.

Ligaments. — Les cerceaux de la trachée sont réunis par leurs bords au moyen de ligaments intermédiaires. Ces ligaments étant formés de tissu élastique, ils permettent l'allongement et le raccourcissement du tube qu'ils concourent à former.

Vers les extrémités des arcs, ils se confondent avec une mince couche cclluleuse (|ui unit ces extrémités.

Le premier cerceau est reçu par son bord antérieur dans l'anneau cricoïdien et se joint à celui-ci par le large ligament annulaire indiqué page ^iSO. Grâce ù l'élasticité de ce ligament, les deux pièces cartilagineuses qu'il réunil peuvent jouer l'une sur l'autre comme deux segments d'une lunette, et produisent ainsi des variations dans la longueur du tube aérien.

Membrane charnue. — Cette membrane tapisse seulement la face supérieure de la trachée; elle est formée de faisceaux transversaux d'un blanc rosé, attachés par leurs extrémités sur la face interne des cartilages; sa contraction détermine indubitablement la diminution du diamètre de la trachée, en resserrant les arcs que représentent les pièces constituantes de ce tube cartilagineux.

Membrane muqueuse. — Continue avec celle du larynx, cette membrane se prolonge par l'intermédiaire des bronches, et en modiliant ses caractères, jusque dans les vésicules pulmonaires. Sa face libre ou superficielle, criblée d'orifices glanduleux, présente des rides longitudinales ineffaçables par la distension ; elle est revêtue d'un épithélium vibratile. Sa face profonde est doublée par du tissu jaune élastique disposé en faisceaux longitudinaux, et adhère intimement, soit à la face des arcs cartilagineux et à leurs ligaments intermédiaires, soit à la couche charnue postérieure.

Un caractère qui dislingue essentiellement cette membrane de la muqueuse laryngienne, c'est son peu de sensibilité.

Vaisseaux et nerfs. — Le sang est apporté aux tissus qui entrent dans la composition de la trachée par de petites artérioles émanées des vaisseaux qui passent à proximité du tube aérien, c'est-à-dire la carotide et les branches collatérales des troncs brachiaux. Les ner/s viennent du récurrent et du sympathique; ils présentent de petits ganglions sur leur trajet.

Fonctions. —TuhQ de conduction pour l'air inspiré ou expiré, la trachée n'a pas d autre rôle à remplir.

ira d'eau en détruisant le tissu

o° Des bronches (flg. 198).

pulmonaire par déchirernt el Idluraï^ ' ' °" ''''''''''''' ^"

Branches terminales de la trachée, les deux bronches représentent chacune un arbre qui se plonge dans l'épaisseur du pounmn pour s'y diviser par une multitude de lameaux, d ou le nom arbres bronchiques donné à ces deux troncs.

\ Disposition. — Les bronches, l\ quelques i dans les lobes du poumon, puis marchenl en arrière et en dehors vers la partie supriicure de la base de l'organe, en émettant sur leur trajet de gros rameaux colla- [naux qui finissent par épuiser le tronc m iiicipal. Ces rameaux naissent aitcrnatiw'inent en haut, en dedans, en bas, en ilthors, et se portent ainsi dans toutes les tliiLCtions. L'un d'eux, le premier, forme un angle obtus avec le tronc principal, et SI' dirige en avant, pour se ramifier dans Il lobule antérieur du poumon ; les autres se détachent à angle plus ou moins aigu. Tous se subdivisent en branches successivement décroissantes, qui arrivent bientôt à un diamètre capillaire, et qui s'ouvrent alors dans les infundibula du poumon (voy. Structure du poumon).

Forme. — Les tuyaux bronchiques ne sont point déprimés comme la trachée; la coupe de leur canal intérieur se montre, au contraire, régulièrement cylindrique.

Volume. — La bronche gauche est toujours plus petite que la droite, le poumon gauche étant moins considérable que le droit. Toutes deux sont de beaucoup inférieures dans leur volume à l'ensemble de (leurs branches respectives.

Rapports. — Chaque bronche pénètre Idans le lobe pulmonaire en même temps ique les vaisseaux sanguins, qui forment avec elle ce qu'on est convenu d'appeler la racine du poumon. Les divisions de ce tronc arborescent sont accompagnées par Tarière, la veine et les nerfs bronchiques, iqui affectent le même mode de ramescence.

Près de leur origine, les bronches répondent aux ganglions bronchiques. L'œsophage passe au-dessus de celle du côté gauche.

Stuuctuue. — La structure des tubes bronchiques rappelle tout à fait celle de la

(*) y\, ravit)'- plifiryngifinno, ouv»;rto pour monircr l'infnndiliuliim fPSO[ilin?:i(îri li, et, l'cntrrf; Ju larynx (', ; 0, œsopha^f? ; E, sac £;niioIie (Ifî rpstomni- ; F, suc droit du uiHinc ; (r, tlnn<l(''niiiii ; II, tratdiHf ; 1, rarnilifations bronchii|iic'S droites; K, poninon gauche; I., aorte tlioraoi([iie ; ' M, oriiîine commiine des artères hronehiques, msnpliajçicnne« et première» intercostales aorttques.

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