‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 130 sur 262 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

APPAREIIi IjJk DÉPURATION URUVAIRE

Cet appareil, quoique très-simple, joue un grand rôle dans l'économie animale, puisqu'il est chargé d'éliminer du sang, avec l'eau excédante et d'autres substances accessoires, les produits azotés excrémentitiels qui proviennent du mouvement vital. Ces produits se retrouvent dans l'urine, liquide sécrété par les reins, transporté par les uretères dans un réservoir spécial, la vessie, où il s'accumule et d'où il est expulsé au dehors par le canal de Vmx'thre, à des intervalles plus ou moins rapprochés, suivant les besoins de l'animal.

Les reins, organes essentiels de la dépuration urinaire, seront étudiés d'abord.. Nous verrons ensuite V appareil excréteur, pour dire enfin quelques mots des capsules surrénales, petits corps appendiculaires annexés aux reins, et dont le rôle n'a pas encore été déterminé.

Préparation, — Placer l'animal en première position. Abattre l'un des membres postérieurs. Extraire les intestins de l'abdomen, en prenant les précautions indiquées page àQ8. Faire passer un trait de scie un peu en dehors de la symphyse pelvienne ; scier en second lieu le col de l'ilium du côté opposé au membre abdominal restant; et faire sauter la porlion de coxal comprise entre ces deux traits de scie. La cavité pelvienne étant ainsi ouverte^ l'ensemble de l'appareil urinaire est mis en évidence. Pour compléter la préparation, il faut : 1" soulever le péritoine, afin de montrer que l'appareil urinaire est situé en dehors de cette séreuse; 2° débarrasser les uretères et les reins du tissu cellulo-adipeux qui les entoure en conservant les vaisseaux de ces derniers organes, ainsi que leurs rapports avec le pancréas et les capsules surrénales; 3° insuffler -la vessie et disséquer le col de ce réservoir, en ayant soin de conserver le repli péritonéal orbiculaire qui enveloppe son cul-de-sac antérieur.

Sur le mâle, l'insufflation de la vessie est très-simple et ne comporte aucune indication. Pour pratiquer celte opération sur la femelle, il faut préalablement fermer le méat urinaire; on y arrive en

' tirant à l'entrée de la vulve, à l'aide de deux ôrignes, les lèvres de ce méat, puis en plaçant deux épingles en croix dans l'épaisseur de la muqueuse et en jetant un nœud de fil en avant de celles-ci; ensuite, on insuffle par l'uretère.

Indépendamment de cette préparation sur place, il sera bon d'avoir sous les yeux l'ensemble de

i l'appareil uiinaire isolé, étalé sur une table et disposé à peu près comme dans la ligure 20/i. Celte pièce permet d'étudier : 1" au moyen de coupes, la structure des reins et la disposition du bassi-

' net; 2° le mode de terminaison des uretères; 3" l'intérieur de la vessie.

1° Des reins (fig. 182, 205).

Situation. — Ce sont deux organes glanduleux situés dans la cavité abdominale, à droite et à gauche de la région sous-lombaire, appliqués contre les muscles grands i psoas, et maintenus dans cette position : 1° par une atmosphère de tissu cellulograisseux; 2° par le péritoine qui passe au-dessous d'eux; 3" par la pression des organes digestifs contenus dans la cavité abdominale.

Leur situation n'est pas absolument semblable, car le droit s'avance jusqu'audessous des deux dernières côtes, tandis que le gauche ne dépasse guère en avant la I dix-huitième. Celui-ci est donc plus postérieur que le premier,

ciiAuvEAU. — ëtlil, 83

Conformation extérieure. — Étudiés dans leur conformation extérieure, les reins se présentent avec une forme spéciale qui sert souvent de terme de comparaison dans

205. — Vue générale et supérieure de l'appareii génito-urinaire du mâle avec les vaisseaux arlcriels (*).

le langage, et qui rappelle plus ou moins celle d'un haricot ou celle d'un cœur de

, O. 'V'f" ' l'fi" <l™it ; a,?), nretôrps ; C.fi, capsules surrrnnlps ; II, vessie iirinnire : I-^E, testicillos ; c, ti-te

.le 1 epulKlyme • c ciueuc de 1 qiuUdyme ; K, oju.al dOr^ent ; G, rcnllement pelvien du canal déférent; H, vésicule sé- ^ 17'" "1' '"^'''T o.Mé.'pou.- montrer Tinserfon de lurctère dans

Jttvess e); I prnstnte; J glandes del.owper ; K, portion membraneuse on intra-pelvimne dn canal de l'nrethre ; 2\rlT 1'"''^""^'^ ''"/"'■■f ' '•" r-^'»is ; SOS racines; N, tùte du pénis. - d, aorte abdomi-

nale ; 2,2, artères rénales donnant la pnncipnlo artère capsnlnire ; 3, artère i^i-ande tcstieulaire ou spcrmatique; 4, ori- 7 nvrTTl'T 'c^'f "'"l'ilicule; 5, artère ombilicale; 6, branche vésieile de cette artère;

7, artère honteuse mlerne; 8, sa branche vésico-prostatitiue.

AJPABEIL DE LA DÉPUBATION UBIMAIRE. 515

carte à jouer. Cette dernière configuration est pJus souvent mai-qu6c dauis le reia droit, le rein gauche ayant presque g<.'néi-aleinent la première.

Aplatis de dessus en dessoas, ks reins offrent deux faces et mue oirconféreuce décoinposable en trois bords. La face supérieure es! à peu près lisse; l'inférieure présente toujours un plus ou inoins grand nombre de sillons dans lesquels rampent des aisseaux artériels ; le reia droit eu possède un constant où est logé l'uretère. Des trois bords, l'interne seul offre nm certain inlérêL Ce bord est effectivement profon- (li inent échancré pour former la scissure on le Mie du rein, qui loge les vaisseaux et les nerfs do l'organe, ainsi que l'origine de son canal excréteur.

Poids. — Le poids du rein présenLe de nombreuses variations iodividueJJes. Le rein (Il oit est toujours plus volumineux et plus lourd que le gauche. Le poids moyen du liremier est de 750 grammes environ; celui du second de 710 grammes.

Rapports. — Les rapports que ces deux glandes entjeliennent avec les parties voisines doivent être examinés pai-tiailièrement pour cliacune d'elles. — Le rein droit répond, par sa face supérieure, au grand psoas, à la portion charnue du diaphragme, à la dernière côte et même à ravanl-dernière. Sa faoe inférieure, recouverte incomplètement par le péritoine, adhère dans la plus grande partie de son étendue, soit au pancréas et à la capsule surrénale, soit à la base du caecum^, au moyen d'un tissu cellulaire lâche et abondant. Le bord inteme est en contact avec la vaniC cave postérieure et le petit psoas ; Tantérieur, avec la base du lobe droit diu foie et le lobule de Spigel, par l'intermédiaire du péritoine; quant au postérieur, il est enveloppé par la membrane péritonéale. — Le rein gauche affecte, par sa faoe supérieure, les mêmes connexions que le droit (sauf le rapport avec l' avant-dernière oôle). Sa face inférieure est couverte presque tout entière par le péritoine; elle répond, en dedans et en avant, à la capsule surrénale. Le bord interne est longé par l'aorte; l'antérieur touche la base de la rate et l'extrémité gauche du pancréas; le postérieur est, comme la face inférieure, en rapport avec la membrane séreuse de la cavité aMominale.

Conformation intérieure. — Si l'on pratique une coupe horizontale du rein, on constate qu'il est creusé d'une cavité dite bassinet rénal, où vient se rendre l'urine sécrétée dans la glande, et qui sert d'origine k Turetère. Placé au centre du rein, près du hile, le bassinet est allongé d'avant en arrière, et déprimé de dessus en dessous. On y remarque, en dedans, un large infundibulum qui représente l'origine de l'uretère. En regard de cet enlonnoir se trouve une crête très-saillante, qui parcourt le côté externe du bassinet dans toute sa longueur, et sur laquelle on remarque les orifices des tulxîs urinifères, par lesquels on voit aisément sourdre l'urine accumulée dans ces tubes quand on presse entre les doigts le tissu du rein. La cavité rénale forme quelques diverticules très-petits en face de l'infundibulum ; elle en présente deux plus grands situés en avant et en arrière de ce même infundibulum et auxquels on donne le nom de hras du bassinet.

Le bassinet est tapissé par une moqueuse, pîissée transversalement, qui se continue d'une part avec celle de l'uretère, et d'autre part avec Tépithélium des tubes urinifères qui viennent s'ouvrir sur le bord de la crête.

STKUcruRE. — reins présentent h étudier dans leur structure : 1» une tunique d'enveloppe; 2" le tissu propre qui les constitue ; ?>" des vaisseaux et des nerfs.

1" Tanic|iie d'enveloppe. — C'est une membrane de nature fibreuse, unie assez intimement à la substance propre du rein, dans laquelle elle envoie une multitude de petits iractus, et repliée autour des vaisseaux sanguins de manière à leur former de? gaines qui pénètrent avec eux dans l'organe.

20 TissH propre — Le lissu glaiitluleux des reins se présente à l'exlérieur avec une couleur rouge brun, plus ou moins foncée suivant les individus. Il est lourd, friable, facile à déchirer quand il est privé de sa membrane d'enveloppe. La substance qui compose ce tissu n'est pas homogène dans tous ses points : trés-foncée à l'extérieur, où elle forme ce qu'on appelle la couche corticale, elle devient blanchâtre autour du , bassinet rénal, où elle constitue la couche médullaire; celle-ci prend une teinte lie de vin à son contact avec la première, et souvent même près du bassinet. Ces deux couches ne sont point nettement délimitées; elles se pénètrent réciproquement et figurent ainsi à leur point de jonction des festons irréguliers, qu'on aperçoit très-bien sur une coupe horizontale du rein (fig. 206).

FiG, 206. — Coupe horizontale du rein du cheval (*).

Un autre caractère que celui de la coloration distingue encore la substance corticale de la substance médullaire. En effet, la première présente un aspect grenu et est par-, semée de petites sphères rougeâtres, facilement visibles h l'œil nu, que l'on appelle c.oi'piiscules de Malpighi, tandis que la substance médullaire paraît fibreuse et rayon née.

Chez le cheval, le tissu du rein ne peut être divisé en lobules ou pyramides; h l'œil nu, il semble formé par des fibres qui partent de tous les points de la surface extérieure de l'organe pour venir converger vers la crête du bassinet. L'examen microscopique démontre que ces fibres sont creuses intérieurement, qu'elles sont de véritables ca.naux dits tubes urinifères ou de Bellini. Un lissu conjonctif délicat, sorte de stroma, très-rare dans la substance corticale, plus abondant dans la substance médullaire, surtout au voisinage du bassinet, soutient les vaisseaux et les nerfs, et réunit les uns anx autres les tubes urinifères qui entrent dans la constitution du rein.

Les tubes urinifères sont constitués par une membrane propre, amorphe, trèsmince et de nature élastique, tapissée à sa face interne par un épithélium simple, facilement altérable, dont les cellules sont polygonales dans certains points, polyédriques dans d'autres, transparentes ou granuleuses.

Le tube urinifère n'a pas partout le môme diamètre ni la môme direction. En le

du^tl'linr''rir!l'',l'°l'„''' u'"':-" : P'^'li'^' P^rirl.éri,i„c de celle-ci : d, inlé,ieur du Inissinet ; dj, l.rns

Uu bassinet; e, bord de la crcMe; iiiluiidibulum; (/, iirelÈre. J > i

pi cnant à sa terminaison, snrla crête du bassinet, et en le suivant jusqu'à son origine, ;iu corpuscule de iMalpighi, on constate : que le tube de Bellini est d'abord siniple, droit et volumineux; pendant son trajet à travers la substance médullaire, il se divise en trois ou quatre tubes, lesquels se divisent à leur tour, d'après le procédé dichotomique; ces derniers tubes sont moins volumineux, droits, et s'élèvent jusque dans la

•substance corticale, en présentant un diamètre uniforme; arrivés là, ils se bifurquent; .chaque branche devient flexucuse, s'appelle tube d'union, et se continue avec une sorte

(*) A, substance miiiliillaire ; H, 3ubstnnce liinitanle; C, sulistunce corticulc. — 1, caiiiil i)n[iillniic ; 2, son embouchure sur l.i jiapiUc nWinlc on sur la crùte ilii bnssiiict ; 3, prumicrc branche de bifurcation ; 4, denxiC'me branche (le bil'ur- -cntion ; 5, troisième branche de bifurcation ; 0, canal droit ou de UcUini ; 7, canal d'union ; 8, partie ascendante de l'anse du llcnlc ; 0, sa partie descendante ; 10, anse île Tlenlc ; H, canal contourné ; 12, cor|inscnle de Jlalpighi ; 13, artère rénale ; 14, branche supportant les gloniérub;s ; 15, rameau alVércEil des glomcrules ; 10, rameau allant directement aux capilbiires ; 17, arlérioles droites venant diiectcnient de l'artère rénales; 18, nrtériole droite venant du rnmenu allèrent du glomèrulc ; 10, artèriole droite venant du réseau capillaire ; 20, anse vasculaire des jij raniidcs ; 21 , branche oIFérente du glomérule allant nu réseau capillaire ; 22, réseau capillaire de la partie fîlomérnlaire de lo substance corticale ; 23, réseau capillaire des pyramides de Ferrein ; 21. réseau cortical dn rein ; 25, étoile de Verhcyeu ; 20, veine revenant des capillaires de l'écoree ; 27, tronc veineux ; 28, veine recevant li's veines di'oites ; 29, veines droites. — Nota : La partie ombrée des canalicnles urinilères représente les parties dans lesijuelles l'épitliélium est grenu et d'aspect granuleux. (Ueuunis et Ilouchard.)

5t8 APPAREIE DE LA DÉPURATION UaiNAIttE.

ÛV très-allongé, ou tube ansi forme de Benle, qai descend vers le cenL^e du reia; enfin, la branche ascendante du tube ansifornie de Henlo, dont le diamètre est très-petit, se renfle brusquement en arrivant dans la substance corticale, décrit des flexuosités, se rétrécit en un col étroit et s'abonche sur un corpuscule de Malpigbi, après avoir pris le nom de tube cmtom'né.

Les corpuscules de Malpighi sont de petites vésicules dont les parois possèdent la même structure que celle des tubes urinifères ; ils logent un peloton de capillaires artériels ou glomérule rénal, et sont percés de deux ouvertures opposées ; l'une, faisant communiquer les corpuscules avec les tubes contournés, l'autre, livrant passage aux vaisseaux afférents et efférenls du glomérule rénal.

3° Vaisseaux et nerfs. — a. — Le rein possède une artère et une veine spéciales, remarquables par leur énorme volume.

Vartère forme plusieurs branches qui gagnent le rein par son bord inlerne et par sa face inférieure. Elle se divise en un certain nombre de vaisseaux principaux qui se

FiG. 208. — Glomérule rénal (*).

FiG. 209. — Glomérule rénal avec ses vaisseaux afférents et efférenls (**).

disposent en arcades incomplètes sur les limites de la substance corticale et de la substance médullaire. De ces arcades partent des branches qui se rendent dans ces deux substances. Parmi les branches destinées à Pécorce, les unes, réi)arties assez régulièrement, fournissent de chaque côté des rameaux glomérulaires, c'est-à-dire les vaisseauxafférents des fflo7nérules de Malpighi ; les autres forment un réseau capillaire polyédrique autour des tubes contournés et des corpuscules. Les vaisseaux afférents des glomérules rénaux se rendent dans ce dernier réseau.

Les branches artérielles de la substance médullaire descendent parallèlement aux tubes droits, et s'anastomosent par des branches iranversales de manière à former on réseau à mailles allongées.

Jr?d^•^inétTf^m'^'L^.^'''"^^^ rnm-nis,„ut le vaisseau alTùrenl ,1„ glomirule ; C, vaisseau afréienl .lu gl.- S-^; directement Jm.s le réseau eopillaire de la substane "coL-ùcale i E, réseau capiUaire ; K, glo-

à t'i^S^f"''"' ; Slo^crule ; vaisseau aQV.eut .c reudau,

La veine sort du rein par le hile. Elle fait suite aux capillaires artériels. On trouve dans la moelle des veinules droites comme on y trouve des artérioles droites. A la surface de la glande, sous l'enveloppe fibreuse, on voit les étoiles de Verlieyen, réunion (le cinq à six petites branches veineuses qui convergent vers une veinule centrale. Les veinules des deux substances se rassemblent sur des vaisseaux plus volumineux qui j forment des arcades complètes au niveau de leurs limites. C'est à la présence de ces I conduits vascuhdres que l'on doit attribuer, dans ce point, la coloration foncée du tissu rénal.

— Les bimphatiques, abondants à la superficie et dans la masse de l'organe, lorment des réseaux dont les branches se rendent dans les ganglions sous-Iorabaires.

c. — Les nerfs, émanés des plexus solaires, formeut autour des divisions artérielles un plexus particulier sur le trajet duquel on rencontre quelques ganglions microscopiques. On ne sait comment ils se terminent.

Développeme:\t. — Les reins aj^paraissent de bonne heure dans le foetus, au-dessus et un peu en arrière des corps de Wolff. Ils sont alors divisés en lobules très-distincts ; mais ces lobules se soudeut progressivement, et, au moment, de la naissance, ils ont complètement disparu. Les petites irrégularités de la surface sont alors les seuls indices de la constitution primitive du rein des solipèdes.

Fonctions. — Les reins sont les organes de sécrétion de l'urine. Mais cette sécrétion ne s'opère point d'une manière égale dans toutes les parties de leur tissu. L'abondance des vaisseaux dans la substance corticale, la présence des corpuscules de Malpighi et les flexuosités décrites par les tubes urinifères indiquent assez que cette substance doit être le siège principal, sinon exclusif, du mouvement sécrétoire. De quelle manière s'opère cette sécrétion ? On s'accorde aujourd'hui pour croire que la sécrétion urinaire est une simple filtration des éléments de l'urine renfermés dans le sang à travers les parois des vaisseaux et des tubes urinifères. En se rappelant le phénomène de la dialyse, découvert par Grahara, et la différence de volume qui existe entre les diamètres des vaisseaux afférents et efférents des glomérules de Malpighi, fait dont Ludwig a montré l'importance, on s'explique assez bien cette filtration de l'urine à travers le tissu des reins.

2» Des uretères (fig. 182, 205).

Forme. — L'uretère est un canal m.embraneux, du diamètre d'une très-grosse plume, à écrire qui conduit l'urine du bassinet dans la vessie. Nous considérerons successivement son origine, son trajet, sa terminaison, sa structure.

Origine. — On sait que l'origine de l'uretère est représentée par l'infundibulum du bassinet. Ce canal sort du rein par la scissure interne, décrit une courbe à concavité externe, passe sur la face inférieure du rein, et s'infléchit en arrière pour abandonner l'organe qui lui donne naissance.

Direction. — Le trajet qu'il accomplit ensuite jusqu'à sa terminaison s'effectue à peu près en ligne droite. On voit ce tube se diriger vers la cavité pelvienne, longeant l'aorte ou la veine cave postérieure, selon le côté auquel il appartient, appliqué contre le petit psoas, et marchant au-dessus du péritoine. Après avoir dépassé les branches terminales de l'aorte, (ju'il croise très-obliquement, il s'enveloppe d'un court repli péritonéal qui le maintient contre la paroi latérale du bassin, et s'en dégage ensuite pour gagner la partie postérieure et supérieure de la vessie.

C'est là qu'a lieu la tentiiiiaison de l'uretère, terminaison qui

Terminaison.

s'opère de la manière suivante : Au lieu de s'ouvrir directement dans la vessie, en traversant d'une seule fois et perpendiculairement les deux memi)rancs qui forment l cet organe, l'uretère perce d'abord la membrane musculeuse, parcourt un trajet de î 2 à 3 centimètres entre cette membrane et la muqueuse, et finit alors par s'ouvrir à t-

a surf ace de cette dernière (fig. 210) ; disposition qui a i pour but d'empêcher l'urine de refluer, lors des efforts d'expulsion, dans le conduit qui l'a apportée; la portion intermembraneuse de ce conduit se trouve, en effet, fortement comprimée par la pression extérieure qu'exerce à ce moment la couche charnue, et par la résistance intérieure que l'urine accumulée dans la vessie oppose à celte pression. Le but que la nature s'est proposé en instituant ce mode de terminaison de l'uretère est si bien rempli, qu'on peut insuffler de l'air dans la vessie par ce conduit, après avoir lié le canal de l'urèthre, et presser ensuite vigoureusement sur l'organe distendu sans faire sortir la plus petite bulle d'air par l'uretère resté librement ouvert. Structure. — Le conduit excréteur du rein se compose de trois tuniques : 1° Une tunique vciiç^rm muqueuse, continue, en avant, avec la muqueuse du bassinet, en arrière, avec celle de la vessie ; elle est très-mince, paie, plissée longitudinaement, et possède un épithélium stratifié pavimenteux;

2° Une couche moyenne, musculeuse, décomposable en deux plans ; un plan superficiel à fibres circulaires, un plan profond à fibres longitudinales ;

3° Une tunique externe formée par des fibres connectives et par des fibres élastique?.

Le tissu musculaire de l'uretère a pour but d'accélérer, par ses contractions, le transport de l'urine.

FiG. 210. — Coupe théorique de la vessie, destinée à montrer le mode de terminaison de l'uretère.

3° De la vessie (fig. 205).

Position. — C'est un réservoir membraneux logé dans la cavité pelvienne, où il occupe plus ou moins de place, suivant la quantité d'urine qu'il contient; il peut même déborder le pubis et s'avancer dans la cavité abdominale.

Forme. — Considérée dans un état moyen de plénitude, la vessie représente un ovoïde, dont la grosse extrémité, tournée en avant, forme un cul-de-sac arrondi, sur le fond duquel on remarque une espèce de cicatrice, qui provient de l'oblitération de l'ouraque. L'autre extrémité se termine en arrière par un rétrécissement fortement prononcé qu'on appelle le col de la vessie, et qui donne naissance au canal de l'urèthre.

Poids. — Son poids moyen, en état de vacuité, est de U50 grammes environ.

Bapports et moyens de fixité. — La vessie répond : en haut, aux vésicules séminales, aux renflements pelviens des canaux déférents, ainsi qu'au rectum ; en bas, à la paroi inférieure du bassin, sur laquelle elle repose; par côté, aux parois latérales de cette même cavité. Chez la femelle, la face supérieure est en rapport avec le vagin qui sépare tout a fait la vessie du rectum. Quand la vessie est distendue par l'urine, elle répond aussi à l'utérus. - L'extrémité postérieure ou le col, flanquée de côté par les lobes de la prostate, est fixée, par en bas, au plancher du bassin, à l'aide d'un ligament particulier. Ce lien est un faisceau de fibres élastiques et contractiles, qui se détache

APPAREIL DE LA DÉPURATION UKINAllŒ. 521

(le la membrane charnue, épanoui sur la face inférieure du muscle de "VVilson, pour se porter en arrière et en bas, et se terminer li la surface du muscle obturateur interne. L'extrémité antérieure ou le cul-de-sac de la vessie répond ordinairement à la courbure pelvienne du côlon replié.

On remarquera que ce cul-de-sac est coiffé d'une calotte séreuse qui se prolonge en arrière sur la partie moyenne de l'organe, plus par en haut que par en bas. Cette calotte, continue avec le feuillet pariétal du péritoine, et fortement adhérente

ià la couche charnue de la vessie, constitue le principal appareil de fixité de ce réservoir; sa disposition est exactement semblable en principe à celle des autres membranes séreuses viscérales. Ainsi le péritoine, après avoir tapissé les parois du bassin, se réfléchit sur les organes contenus dans celle cavité, et en particulier sur la vessie, autour

ide laquelle il forme un repli orbiculaire. Ce repli donne lui-même naissance h trois replis secondaires, sortes de lames séreuses, qu'on est convenu, bien gratuitement du reste, d'appeler les ligaments de la vessie. L'une de ces lames, impaire et verticale, se fixe sur la partie inférieure du cul-dc-sac; il n'est pas rare de la voir se prolonger en

lavant sur la paroi inférieure de l'abdomen jusqu'à l'ombilic; elle porte, dit-on, à son bord libre, uu mince ourlet, dernier vestige du canal ouraque; si cet ourlet existe, ce qui nous semble douteux, il ne peut avoir la signification qu'on veut bien lui attribuer; carl'ouraque n'a point, comme les artères ombilicales, une portion abdominale; il commence seulement au niveau de l'ombilic, pour se prolonger dans le cordon jusqu'à l'allantoïde. Les deux autres lames séreuses, paires et horizontales, s'attachent sur les côtés du cul-de-sac, et présentent à leur bord libre un gros cordon, qui n'est autre

ichose que l'artère ombilicale oblitérée.

Grâce à cette disposition du péritoine, la vessie se trouve divisée en deux régions parfaitement distinctes : l'une antérieure, enveloppée d'un feuillet séreux ; l'autre posté-

rrieure, se mettant en rapport avec les organes environnants par l'inlermédiaire du tissu

:celliilaire, si lâche et si abondant, de la région pelvienne. Ce tissu, constamment mêlé

là des pelotons adipeux autour du col, se prête, aussi bien que la membrane séreuse de la région antérieure, aux changements de forme et aux déplacements continuels de

;Ia poche urinaire.

Inténeur. — Cette poche, étudiée à l'intérieur, offre des plis et des rides, plus ou moins marqués suivant son état de plénitude. On y remarque, en arrière, l'ouverture ;du col, qui communique avec le canal de l'urèthre, et, un peu plus haut, l'embouxhure des uretères. Ces trois orifices circonscrivent un espace triangulaire qui a reçu lie nom de trigone vésical.

Structure. — La structure de a vessie est fort simple. Deux membranes compoisent les parois de ce réservoir : l'interne est une muqueuse; l'externe est de nature xharnue. Dans la région antérieure de la vessie, cette couche charnue est doublée en idehors par la calotte séreuse dont nous avons parlé plus haut.

La muqueuse est pâle, mince et continue avec la membrane profonde des uretères ietdu canal de l'urèihre. Elle présente quelques papilles au voisinage du col vésical et quelques glandes en tube simples dans la même région. Son épithélium est stratifié, ^pavimenteux, à cellules superficielles très-irrégulières.

I La couche musculaire esl formée par des fibres blanches dont la disposition est trèskompliquée. Certains auteurs décrivent trois plans superposés dont les fibres affectent P'des directions différentes. Chez le cheval, dont la vessie est très-mince, ces plans sont frès-tlifficiles à montrer. Les fibres musculaires sont longitudinales, circulaires, oblilues, spiroïdes, tourbillonnantes même vers le fond de l'organe; les profondes sont

.g99 APPAREIL LA OÉPUKATiUN UlUiNAllili.

réticulées. Dans la région postérieure, elles ne constilnent pas un sphincter autour du col ainsi qu'on le croit généralement; le véritable sphincter de la vessie, c'est lei. muscle de Wilson qui entoure la portion membraneuse du canal de l'urètlire.

Vaisseaux et nerfs. — Les parois de la vessie reçoivent le sang de plusieurs sources,:! Les «/"/éno/es principales proviennent du rameau vésico-prostalique de la honteuse interne; l'artère ombilicale en fournit aussi quelques-unes qui atteignent l'organe par son cul-de-sac antérieur. Les lymphatiques vont aux ganglions sous-lombaires. Les nerfs sout fournis parle plexus pelvien ou hypogastrique et par les branches inférieures des deux dernières paires sacrées; leurs ramifications rampent surtout entre la couche charnue et la muqueuse.

DÉVELOPPEMENT. — L'étude du développement du réservoir urinaire est fort intéressante. Ce réservoir, plus étroit et plus allongé dans le fœtus que chez l'adulte, offre une capacité relativement plus considérable pendant toute la durée de la vie intra-utérine. 11 occupe alors la cavité abdominale et s'avance sur la paroi inférieure de cette cavité jusqu'à l'ouverture ombilicale, flanqué par les deux artères de même nom. Son extrémité postérieure est seule engagée dans le bassin; son extrémité antérieure forme un véritable col continu avec l'ouraque, comme le col proprement dit, avec le canal I de l'urèlhre (fig. 211). A l'époque de la naissance, ce col antérieur se sépare de l'ouraque et se transforme en cul-de-sac libre; la vessie se retire alors peu à peu au fond de la cavité pelvienne, entraînant avec elle les artères ombilicales ; et elle finit bientôt . par acquérir la position qu'elle conserve définitivement chez l'adulte.

Fonctions. — Le rôle de la vessie est d'une incontestable utilité. En permettant l'accumulation de l'urine et l'expulsion intermittente de ce fluide excrémentitiel, elle épargne aux animaux la position désagréable dans laquelle ils se fussent trouvés si le liquide sécrété par les reins eût coulé au dehors d'une manière continue, au fur et à mesure de sa production.

li° Du caoal de l'urèlhre.

Nous ferons la description de ce conduit dans l'étude des organes génitaux; car, chez le mâle, c'est un organe commun à l'appareil urinaire et à l'appareil générateur; chez la femelle même, il est en connexion très-inlime avec ce dernier.

5» Des capsules surrénales (fig. 182, 205).

Situation. — Forme. — Les capsules surrénales, encore appelées reins succenturiés, sont deux petits corps qu'on trouve appliqués sur la face inférieure des reins, enavant de la scissure et tout près du bord interne.

Elles sont allongées d'avant en arrière, aplaties de dessus en dessous, et irrégulièrement lobées à leur surface. Leur longueur est de .5 à 6 centimètres sur 3 à /l de largeur. Les deux capsules surrénales n'ont pas le même volume; la droite est un peu plus grosse que la gauche.

Rapports.~\]n tissu conjonctif abondant, des vaisseaux, des filets nerveux, rattachent les capsules surrénales aux organes voisins. La droite répond, en avant, au foie; par en haut, au rein droit, et, en dedans, à la veine cave postérieure et aux ramifications du plexus solaire. La gauche ne touche pas au foie, ni à la rate, et, par son bord interne, elle est appliquée contre l'aorte postérieure et la grande méscntérique.

Structure. — Aujourd'hui encore, les anatomistcs ne s'accordent pas sur la struc-

APPAHEIL Dli LA DÉPUllATION URINAIRE. 523

ture des capsules surrénales. Voici, en quelques mots, ce que l'on sait de plus probable sur ce point difficile d'histologie normale. On distingue, dans ces organes, une membrane d'enveloppe et un parenchyme.

FiG. 211. — Les reins et la vessie chez le fœtus des solipèdes (*).

La memb)Hme d'enveloppe est fibreuse ; elle émet, par sa face interne, des lamelles jqoi s'enfoncent dans le parenchyme en limitant des loges cylindriques subdivisées par ides lamelles transversales. Ces loges sont appelées cavités glandulaires. Les cloisons ne lardent pas à s'amincir pour disparaître presque complètement et n'être rendues sensibles que par quelques rares trabécules de nature conjonctive.

Le parenchyme se décompose eu deux couches : la substance corticaie et la sab- .ftance médullaire. La première offre une couleur brun foncé; la seconde, plus jaunâtre et plus molle, ne présente pas de cavité à son centre. Celle qu'on y a décrite est le résultat de la destruction de ses propres éléments qui s'altèrent très-rapidement après la mort.

A, capsule siirrnnalc ; 11, roln ; i, iiret.'rej C, veasic; H, oiira([iie. - l, uorlc abdominale ; <i, aitùre iliaque excrm; ; 3, arttru ombilicale: veine ombrlicale. .

52/i APPAREIL DE LA DÉPURATION ÏIRINAIRE.

Les cavités glandulaires de la substance corticale sont remplies par des cellules à| noyau, granuleuses, et souvent graisseuses dans l'animal adulte; près de la sub&tancej centrale, les cavités ne renferment plus qu'utie seule cellule. j

La substance médullaire a pour base un réticulum très-délicat, supportant des cellules analogues aux cellules de la substance corticale et des éléments étoiles que Luschka considère comme des cellules nerveuses.

Vaisseaux et nerfs. — Comme les reins qui leur sont contigus, les capsules surrénales reçoivent une grande quantité de sang eu égard à leur petit volume. Les artères sont des branches des vaisseaux voisins : la mésenlérique, l'artère rénale. Elles forment un réseau très-délicat dans le parenchyme. Les veines sont satellites des artères dans le tissu de l'organe, et se rendent dans la veine rénale ou dans la veine cave postérieure. Les lymphatiques sont rares.

Enfin, les reins succenturiés reçoivent beaucoup de ner/s ganglionnaires provenant du plexus solaire et dont la terminaison est inconnue.

Développement. — Les capsules surrénales se distinguent chez le fœtus par un volume relativement plus considérable que dans l'adulte. Cette différence, tout extérieure, n'influe en rien sur leur structure.

Fonctions. — Leurs usages sont encore inconnus. Ces organes sont rangés dans la; catégorie des glandes vasculaires sanguines, à côté de la rate, du corps thyroïde, dont on ignore aussi les fonctions.

CARACTÈRES DIFFÉRENTIELS DE L'APPAREIL DE LA DÉPURATION URINAIRE DANS LES ANIMAUX

AUTRES QUE LES SOLIPÈDES

1° Reins. — Dans les mammifères domestiques autres que les solipèdes, les glandes rénales sont simples ou multiples, ou, autrement dit, simples ou lobulées. — Chez le Bœuf, les reins ont une forme allongée d'avant en arrière tout à fait caractéiistique.' De plus, ils conservent pendant toute la vie la disposition lobulée qu'ils offrent clie? les autres animaux dans le cours de l'existence intra-utérine seulement. Chaque agglo-) méralion se compose de quinze à vingt petits reins secondaires. Le bassinet n'est pas creusé au centre de celte agglomération; il est reporté tout à fait en dehors, et occupe une excavation de la face inférieure de l'organe, excavation qui représente la scissure rénale. Ce bassinet se divise en autant de courts prolongements évasés^ appelés calices} qu'il y a de lobules principaux, et les tubes urinifères de chaque lobule viennent s'ou-i vrîr sur un petit mamelon ou papille qui fait saillie au fond du calice ; ce mamelon n'esis donc autre chose que la crête du bassinet simple des animaux solipèdes (fig. 2H).

Chez le Mouton et le bromadairc, les reins sont simples, non lobés, et le bassinet reporté au voisinage du bord interne, comme dans le cheval. Dans le second, cepen4 dant, on observe une disposition qui établit une sorte de transition entre le bassinet dm bœuf et celui des solipèdes. En effet, la cavité du bassinet, dans le Dromadaît-c, esl très-grande, et présente à la base de la crête des diverticulums qui s'enfoncent profon-J dément en se ramifiant dans l'intérieur de la substance du rein.

Les rems du Porc sont simples, volumineux; leur bassinet est disposé comme celuii du cheval.

Enfin, chez le chicn et le Chat, il n'y a point de calices absolument comparables 1 ceux des Ruminants. Le bassinet est simple et présente à son fond un gros lubercuk allongé qui offre à sa base quelques reliefs ou piliers très-courts.

T Vessie.— hîi différence la plus importante que présente la vessie dans les espèce.'

ilomcsliqucs réside dans l'étendue de son enveloppe périlonéale. Chez les animaux non ■,olipcdes, la séreuse recouvre tout l'organe jusqu'au niveau du col vésical. Aussi les lii^aments sont courts et le réservoir peut se projeter plus aisément dans la cavité abdo- ( ininalc. La vessie est mince et d'une capacité considérable dans les Kimiinanis et le

FiG. 212. — Reins du bœuf (*).

iPorc; elle possède, au contraire, chez le ciiicn, une couche musculaire très-épaisse; les fibres de cette couche forment des faisceaux très-visibles, surtout dans l'état de rétraction.

3» Capsules surrénales. — Ces petits organes sont discoïdes dans le Mouton et le iPorc, réniformes dans le Chien. Chez le Bœuf, ils sont situés à une certaine distance 'en avant des reins; leur forme rappelle celle que l'on observe chez le cheval, pourtant ils sont un peu plus étranglés dans leur partie moyenne et légèrement incurvés.

Dans les Oiseaux, les reins sont logés à la môme hauteur, derrière le péritoine, immédiatement en arrière des poumons, et dans les régions lombaire et pelvienne, :où ils occupent plusieurs fosses creusées le long de la face supérieure du bassin. Leur forme est assez irrégulière, plus ou moins allongée, dépendante des os et des autres parties contre lesquelles ces organes sont appliqués, et se moulent pour ainsi dire. Dans beaucoup d'oiseaux cependant on peut y reconnaître trois parties plus ou moins séparées par des scissures. Nous appellerons iléo- lombaire la portion la plus av;incée, là cause de sa position constante dans celte région; c'est assez souvent la plus large. La moyenne est la plus étroile; elle se contourne dans la région iléo-sacréc pour entrer dans le bassin. La postérieure s'y trouve enfoncée ; elle est de nouveau plus large.

(*) A, nin droit vu par sa face externe cl supérieure. — B, rein ganehe iMi par sa face interne et infcrieiirc : a, bassinet; II, ft, *, briinohcs Ju Iinssiiict se terminant aux cnlines ; iireléro ; d, ni'tf're rëhulo. — C, les calices sur le rein Hauelic : on n ïxciffi toiiti's les jmrties cnntiMiiies ilnns ri'cli.iriri nro rénniu, y cnnipris les liniiielies ilii luissinet, [mur mollre ii <Iécoii»ert les tulierenles logés nu l'onil de ees enlices. Il n'y en u que sei^t de visibles. Les imlres smit encliés sons les bords de In scissure rénolc.

Nous désignerons ces deux dernières par les dénoiuinaiious de pelvienne antérieuri

FiG. 213. - Appareil urinaire de la femme, vue postérieure (*).

OU supérieure, et de pelvienne inférieure ou nrnfnn,!» r • ■ •

•1CI11.UIL OU proionde. Ces portions i>elviennes ont

I souvent leur bord interne et supérieur écliancrc par une série de scissures transversales produites par la saillie des apophyses transverscs des vertèbres sacrées, absolument comme les poumons par les saillies des côtes (1).

L'appareil excréteur est incomplet. Il n'est formé que par les uretères qui s'ouvrent dans le cloaque où l'urine se mêle aux excréments. Un seul oiseau possède une vessie disposée d'une manière particulière, c'est l'AuirMclie.

I COMPARAISON DE L'APPAREII, DE LA DÉPURATION URINAIRE DE L'nOMME AVEC CELUI DES ANIMAUX.

I 1" lieùis. — Les deux reins de l'Homme ont, comme ceux de nos petits animaux ' domestiques, une forme identique, et cette forme rappelle assez exactement celle d'un haricot. Le poids moyeu du rein est de 90 grammes environ. Contrairement à ce qui existe chez le cheval, on constate que le gauche est plus volumineux que ; le droit et qu'il occupe un plan plus élevé.

' Les reins de l'homme sont simples extérieurement; mais leur tissu se dispose en lobules assez distincts. Ces lobules, au nombre de 8 à 15, se composent d'une pyramide de Malpighi et d'une pyramide de Fei-rein superposées; ils se terminent du côté

[idn hile par un cône ou papille rénale, entouré chacun par un calice; ils sont séparés les uns des autres par de petits prolongements de la substance corticale appelés colonnes de Bertin.

2° Uretères. — Ces conduits sont disposés, à leur origine, comme chez le Bœuf; I ils se terminent comme dans tous les animaux. Us présentent donc dans le hile du if rein de 8 à 15 prolongements ou calices qui se réunissent sur une cavité plus grande ou f/rand calice; ce dernier s'ouvre enfin dans le bassinet qui est immédiatement suivi il par l'uretère,

f 3° Vessie. — La vessie de l'homme présente sa grosse extrémité par en bas, dans 'le fond du bassin, où elle se continue avec le canal de l'urèthre; son sommet dirigé par en haut est assez souvent acuminé. Les moyens de flxité, la conformation intérieure sont les mêmes que chei les animaux. Comme dans le cheval, le péritoine l'enveloppe très-incomplétement. Les fibres musculaires se partagent en trois plans : le plan superficiel qui forme une bande se portant de la face antérieure sur la face postérieure en passant par le sommet; le plan moyen dont les fibres sont circulaifés, et le plan profond à fibres réticulées.

^i" Capsules surrénales. — Ce nom convient parfaitement ici aux petits organes que l'on a voulu décrire. En effet, les capsules surrénales, chez rhonimc ou au moins dans le fœtus, figurent une espèce de casque qui coiffe la partie supérieure du rein. Il à dire sur la structure.

(1) G. Cuvier, Leçons d'nnatomie comparée, 2* édit. Paris, 1836-46.

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