CHAPITRE ïl ARTi'îRE PULMONAIRE (flg. 215, e
Prépar(dio7i. — Naturellement l'artère pulmonaire n'est point remplie par l'injection g;énéralc dont nous venons d'indiquer les procédés. On l'injectera directement en poussant du suif dans lo cœur droit par la veine cave antérieure, après avoir lié la veine cave postérieure.
L'artère pulmonaire naît de l'infundibulurn du ventricule droit, se dirige en liant, puis en arrière en décrivant une courbe à concavité inféro-poslérieure, et arrive audessus de l'oreilletle gauche, où elle se divise en deux artères secondaires, une pour chaque poumon. Ces arlèies pénètrent avec les brcmches dans le tissu pulmonaire et s'y ramifient exclusivement.
L'ai tère pulmonaire est accolée, du côté droit, au tronc aortique, et enveloppée, en conuTuin avec ce vaisseau, par une gaîne séreuse, dépendance du feuillet viscéral du péricarde. A son origine même, cette artère est llanquéc en avant et en arrière par les auriculcs et les vaisseaux cardiaques. Elle s'unit vers le milieu de son trajet avec l'aorte postérieure, à l'aide d'un cordon fibreux jaune élastique, trace du canal artériel, qui établit, chez le fœtus, une large coiritnunication entre ces deux vaisseaux (Hg. 215, e).
Les parois de l'artère pulmonaire, beaucoup plus minces que celles de l'aorte, .sont jaunes et élastiques comme dans les autres canaux du même ordre. Nous nous rappelons cependant les avoir vues, chez-un âne, |)rcsquc entièrement formées de fd)ri's musculeuses rougeâtres analogues aux faisceaux charnus du cœur.
Répétons que l'artère ptilmonaire transporte dans le poumon le sang noir (pii e-l amené an cœur droit par les veines de la circulation générale.