‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 139 sur 262 · AORTE POSTÉRIEURE · texte numérisé non relu

AORTE POSTÉRIEURE

par eu haut le corps des douze dernières vertèbres dorsales, et est longée à droite par la grande veine azygosetle canal tlioracique ; souvent ce dernier est reporté à gauche, dans la totalité ou une partie seulement de son étendue.

b. Vaorte abdominale, enlacée par les nerfs abdominaux du grand sympathique, répond par en haut au corps des vertèbres lombaires, au tendon d'origine des piliers du diaphragme, au réservoir de Pecquet et au ligament vertébral commun inférieur ; ( lie passe au-dessus du pancréas et du péritoine, qui revêt, par son feuillet sous-lomliaire, les deux tiers postérieurs du vaisseau. Du côté droit, elle est accolée à la veine c ave postérieure, qui la refoule peut-être légèrement à gauche du plan médian.

Branches collatérales. — Les artères émanées de l'aorte postérieure, pendant son long trajet, forment deux catégories très-naturelles : les unes sont dites pariétales, p.nce qu'elles se distribuent aux parois des grandes cavités splanchniciues ; les autres .ont des b7-anches viscérales, destinées aux organes logés dans ces cavités.

Parmi les branches pariétales, on signale :

1° Les artères intercostales, fournies par l'aorte thoracique ;

2" Les artères diaphragmufiques, dont l'origine est placée sur la limite des deux portions du vaisseau;

3" Les artères lombaires et Yartère sacrée moyenne, naissant de l'aorte abdominale. Les branches viscérales sont :

1" £e tronc broncho-œsophagien, émis par la portion thoracique de l'aorte ;

2° Le tronc cœliaque, V artère grande mésentérique , Y artère petite mésentérique, les arth'es rénales, les a7'tères spermatiques et les artères petites testiculaires ou utérines, qui émergent de la portion abdominale.

Préparation de U aorte postérieure et de ses branches collatérales. — Immédiatement après avoir pratiqué l'injection d'après l'un des deux procédés indiqués à la page 551, on placera le sujet en première position, les deux membres postérieurs parfaitement étendus en arrière. Puis on ouvrira la cavité abdominale, et l'on videra la masse inteslinale, en suivant les indications déjà données pour la préparation des intestins. Le suif s'est tout à fait solidifié pendant les manipulations nécessitées par cette partie de l'opération, et l'on peut alors procéder sans retard à la dissection. Mais il faut auparavant enlever à droite et à gauche les parois de la cavité thoracique, en sciant les quatorze ou quinze dernières côtes à 15 ou 20 centimètres de leur extrémité supérieure, et les séparant ensuite du sternum par un autre trait de scie, après avoir pris toutefois la précaution de détacher l'insertion périphérique du diaphragme.

Nous recommanderons de préparer d'avant en arrière les diverses branches viscérales du vaisseau ; le tronc broncho-œsophagien d'abord, puis le tronc cœliaque ; en troisième lieu, la grande mésentérique et les artères rénales, après avoir étalé la masse intestinale comme dans la figure 227 ; enfin, la petite mésentérique et les testiculaires, après avoir disposé les intestins comme dans la figure 228.

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