BRANCHES PARIÉTALES DE L'AORTE POSTÉRIEURE
l' Artères intercostales (fîg. 237).
Les artères intercostales, placées, comme leur nom l'indique, dans les intervalles des côtes, sont au nombre de dix-sept.
Origine, trajet cl distribution. — Les treize dernières émanent seules de l'aorte tlioracique. La première vient de l'artère cervicale; les trois suivantes sont fournies par un rameau spécial de l'artère dorsale.
Les intercostales aortiques s'échappent à angle droit du plan supérieur du tronc, au niveau du milieu du corps des vertèbres dorsales, en s'espaçant d'une manière régulière. Leur origine est d'autant plus rapprochée du point de départ des artères oppo-
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sécs qu'elles soiil plus anléricurcs; les deux ou trois premières naissenl même par
paires d'im ironc commun.
Ces imercoslalcs aorliques montenrcnsiiilc contre les corps v('rléi)ranx, en dessous de la plèvre, en croisant la direction de la chaîne nerveuse sympathique, cl de iilus (les artères du côté droit seulement) celle de la veine azygos et du canal thoraciquo, jusqu'à l'cxlrémilè supérieure des espaces intercostaux, où ces artères se divisent en deux branches : l'une inférieure ou intercostale proprement dite, l'autre supérieure ou doi'so-spinale.
Quant aux artères des quatre premiers espaces intercostaux, leurs branches inférieures et supérieures émanent isolément du tronc qui les fournit, c'est-à-dire de l'artère cervicale supérieure pour la première intercostale, et du rameau sous-costal de l'artère dorsale pour les trois suivantes.
Branche inférieure ou intercostale. — Cette branche, la plus considérable des deux, placée sous la plèvre d'abord, puis entre les deux muscles intercostaux, se loge, avec une veine et un nerf satellites, dans la scissure de la côte postérieure, et descend vers l'extrémité inférieure de l'espace intercostal où l'artère se termine de la manière suivante : les douze ou treize premières branches s'anastomosent avec les rameaux intercostaux de l'artère thoracique interne et de sa branche astcrnale ; les dernières se prolongent dans les muscles abdominaux, où leurs divisions communiquent avec celles des artères abdominales antérieure et postérieure, ainsi qu'avec la circondexe iliaque.
Dans leur trajet, ces branches intercostales donnent des artérioles aux plèvres, aux côtes, aux muscles de la paroi thoracique, avec des rameaux perforants qui traversent ces muscles pour se ramifier dans la peau et le pannicule charnu, rameaux perforants qui manquent, bien entendu, au niveau de la portion de paroi pectorale couverte par le membre thoracique.
Branche supérieure ou dorso-spinale. — Elle se dirige directement en haut, pour aller se distribuer aux muscles spinaux de la région dorsale et au tégument qui recouvre ces muscles, après avoir abandonné, en passant près du trou de conjugaison, un rameau qui pénètre par cet orifice dans le canal rachidien, et qui est destiné à la moelle ainsi qu'à ses enveloppes. Branche de renforcement de l'artère spinale médiane, ce rameau sera étudié plus au long quand nous nous occuperons de l'artère cérébrospinale.
Variétés d'origine. — Avant de terminer ce qui concerne les artères intercostales, nous tenons à faire remarquer qu'il existe, pour les deux premières paires aortiques des variétés d'origine assez fréquentes. Souvent ces deux paires artérielles procède n. d'un seul et même tronc qui donne ainsi quatre branches. Souvent encore ce tronc c.-^i à la fois commun à ces quatre intercostales et aux artères bronchiques et œsoph . giennes. Ce tronc est alors considérable; il est moins volumineux quand il ne comprend point les intercostales de la deuxième paire, ce qui arrive quelquefois.
2" Artères lombaires.
Au nombre de cinq ou six, ces vaisseaux ne diffèrent point, dans leur disposition générale, des artères intercostales. Même mode d'origine, même division en don v branches, même distribution. — L^branche supérieure ou lomho-spinale, beaucoii;' plus considérable que l'inférieure, est destinée aux muscles et aux téguments de i.i région lombaire; elle fournit aussi un rameau destiné à la moelle. — La branche infrieure passe au-dessus du grand et du petit psoas, donne à ces muscles de nombreux
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ramiiscules, el se prolonge jusque dans la portion charnue du iraiisverse de l'abdomen et du petit oblique, où ses raini(ications s'anastomosenl avec celles de l'artère circonflexe iliaque.
La dernière et ((uelqucfois aussi l'avanl-dernière artère lombaire proviennent du tronc iliaque interne; les autres émergent directement de l'aorte abdominale.
a° Artères diapliragmatiques.
On nomme ainsi deux ou trois petits vaisseaux qui naissent de l'aorte à son passage entre les deux piliers du diaphragme, auxquels sont destinés ces vaisseaux. Il n'y a qu'une arlériole insignifiante pour le pilier gauche. Le droit en reçoit deux dignes d'être signalées, dont une, plus considérable, est seule constante; cette dernière i branche envoki quelquefois des rameaux sous-pleuraux au poumon droit.
Il" Artère sacrée moyenne.
(;e vaisseau manque souvent. Quand il existe, il se présente avec un volume trèsvariable, tnais toujours fort exigu. On le voit naître de l'extrémité lerminalede l'aorte, I dans l'angle rentrant compris entre les deux artères iliaques internes, et se porter sur la face inférieure du sacrum, où il s'épuise par des rameaux latéraux destinés au périoste. Nous avons tenu à signaler cette artériole, parce qu'elle se présente avec un volume assez considérable chez l'homme et quelques animaux, et qu'elle semble continuer l'arbre aortique sous la portion sacrée de la colonne vertébrale.