‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 141 sur 262 · BRANCHES VISCÉRALES DE L'AORTE POSTÉRIEURE · texte numérisé non relu

BRANCHES VISCÉRALES DE L'AORTE POSTÉRIEURE

1° Tronc bronche- œsophagien (lig. 198, 11).

Destinée au poumon, à la plèvre viscérale, au médiastin et à l'œsophage, cette artère prend naissjmce, non pas comme on le dit généralement dans la concavité de la crosse de l'aorle, mais à l'opposé, très-près et à droite du tronc do la première paire des intercostales, souvent même en coiniinun avec ces artères et avec la deuxième paire (1). Après s'être échappée de l'aorte, elle s'insinue entre ce tronc artériel et l'œsophage, arrive au-dessus de la bifurcation de la trachée, et se divise' alors en deux branches qui constituent les artères bronchiques. Dans son court trajet, elle émet les artères œsophagiennes et un certain nombre de rameaux innominés.

Artères bronchiques. — La disposition de ces doux vaisseaux est extrêmement simple; ils pénètrent dans le poumon avec les bronches, l'un à droite, l'autre à gauche, et s'y partagent en ramifications arborescentes qui suivent les tuyaux aériens jusqu'aux lobules pulmonaires.

Artères œsophagiennes. — Ces dcux artères soui placées ilans le médiastin pos-térieur, l'une au-dessus, l'autre au-dessous de rœso|)hage, qu'elles longent à une petite distance, d'avant en arrière, jusqu'à l'extrémité postérieure de ce conduit. — Vœsophariienne supérieure, beaucoup plus volumineuse ((uc l'inférieure, s'abouche par inosculalion avec une branche de l'artère gastrique. Elle donne, dans son trajet, des rameaux descendants destinés à l'œsophage, el des rameaux ascendants qui se portent

(1) Voy. Intercostales.

558 DES ARTÈKliS.

au médiastiii. — V œsophagienne inférieure s'anastomose également avec une branche» de l'artère gastrique, le plus souvent avec celle qui a été signalée plus haut. Elle four-' nit aussi des divisions ascendantes et descendantes; seulement celles-ci vont au médiastin et les premières à l'œsophage.

itnmcuux innominés. — Les rameauK innominés du tronc broncho -œsophagien ne proviennent pas tous de ce tronc directement ; il y en a toujours un certain nombre qui émergent des artères bronchiques ou œsophagiennes. Ces rameaux se distribuent! surtout à la trachée, à la portion de l'œsophage qui est en rapport avec l'extrémité postérieure de ce tube cariilagineux, aux ganglions bronchiques, au médiastin, à la . plèvre pulmonaire. Ceux qui ont cette dernière destination forment, à la surface du ( poumon^ un réseau du plus bel aspect avec les divisions de la branche pleurale fournie par l'artère gastrique.

2" Artère ou tronc cœliaque (fig, 226).

Cette artère naît à angle droit de la face inférieure de l'aorte, immédiatement après l'entrée de ce vaisseau dans la cavité abdominale. Après un trajet de 15 à 20 millimètres tout au plus, au milieu du plexus solaire, sous la face supérieure du pancréas, ce tronc se partage en trois branches : une moyenne, V artère gastrique; Une droite, V artère hépatique; une gauche, l'artère splénique.

1° Artère gastrique {coronaire stomachique chez l'homme, fig. 226, 3). — Elle descend sur la grosse lubérosilé de l'estomac, arrive près de l'insertion de l'œsophage et se divise alors en deux branches, qui sont : Vartère gastrique antérieure et la gastrique postérieure. La première passe en arrière et à droite de l'œsophage, et gagne, en croisant la petite courbure de l'estomac, la face antérieure du viscère, oii cette artère se partage en rameaux flexueux et divergents, qui rampent sous la membrane séreuse, en se portant surtout vers le cul-de-sac gauche et autour du cardia. Le second vaisseau se distribue de la même manière à la paroi postérieure de l'organe, principalement au cul-de-sac droit.

Indépendamment de ces deux artères, le tronc gastrique donne un troisième l'ameau constant, qui provient souvent d'une des deux branches de ce tronc, et parfois aussi de l'artère cœliaque elle-même ou de la splénique. Ce rameau s'accole à l'œsophage en suivant le pneumogastrique droit, traverse l'ouverture du pilier droit du diaphragme pour pénétrer dans la cavité pectorale, et se divise alors en deux branches; chacune de ces deux branches s'anastomose avec une des artères œsophagiennes, et se jette ensuite sur l'extrémité postérieure d'un lobe pulmonaire, qu'elle couvre d'une magnifique arborisation réticulaire sous-pleurale. Souvent cette artère gastro-pulmonaire s'anastomose avec l'œsophagienne supérieure seule et se porte exclusivement sur le poumon droit ; il existe alors pour le poumon gauche et l'œsophagienne inférieure une branche particulière émanée de la gastrique antérieure. Il n'est pas rare de rencontrer des variétés d'autre sorte, dont nous croyons pouvoir nous dispenser de parier, puisqu'on retrouve dans ces rameaux pleuraux une disposition commune à tout le système artériel : distribution presque invariable, origine fort inconstante.

2° Artère splénique (fig. 226, 7). — La plus grossc des trois branches du tronc cœliaque, cette artère se dirige à gauche et en bas, accolée à sa veine satellite et à la face supérieure de l'extrémité gauche du pancréas. Elle arrive ainsi dans la scissure antérieure de la rate, en contournant la grosse tubérosité de l'estomac, parcourt cette scissure dans toute sa longueur, et l'abandonne près de la pointe de l'organe pour se jeter dans le grand épiploon, en prenant le nom cVartère gastro-épiploiqm gauche.

AOUTL POSTÉRlliURÈ. 559

L'artère spicniquc abandonne sur son trajet des branches collatérales fort nombreuses. Ce sont :

1 . Des rameaux externes ou spléniqves, qui se plongent presque inuriédialenientdans le tissu de la rate (fig. 226).

•2. Des rameaux internes ou gastriques, encore appelés vaisseaux courts chez l'homme, rameaux compris entre les deux lames de la portion spléno-gastrique du grand épiploon, et se portant sur la grande courbure de l'estomac, où ils se partagent presque tous en deux branches : l'une qui se ramifie sur la paroi antérieure du viscère, l'autre sur la paroi postérieure. Ces vaisseaux s'anastomosent avec ceux qui sont fournis aux membranes de l'estomac par l'artère gastrique proprement dite ((ig. 226,8).

KiG. 226. — Aorte abdominaic et tronc cœliaque (*).

3. Des artériolcs postérieures ou épiploïques, de peu d'importance, destinées au grand épiploon (fig. 226, 9).

Artère gastro-épiploïque gauche (fig. 226, 10). — Quant h l'artère gastro-épi- :ploïque gauche, elle suit la grande courbure de l'estomac, à une distance plus ou

(*) 1, aorte ; 2, trnnn na!lin((ne ; 3, nrtéro gastrique ; 4, gnstrique poslfrioure ; 5, gastrique nntérieurc ; 6, branche pjeiiralc de l'artiM-e gastrique ; 7, nrtére spléniqiie ; 8, raim^aiix gastriques; 9, rameaux rpijiloïques lie l'artère spléniqne; 10, artère gostro-èpiploir|iic gauclin ; lO', l'un (les rameaux gastriipios cle ce vaisseau; 11, urtère liépatique; lî, artère pyinriqiie ; 13, artère gastro-épiploïque droite; H, artèri! dimdéiuile ; 15, tronc de la grande mèsentériq^iiej 16, première branche du faisceau fauche de cette artère, communiquant avec la duodénalc; 17, artère rénale droite. — <;, o'sophage ; E, estomac renversé contre le foie et lu face postérieure du diaphragme ; D, duodénum ; 1'', 1'"', F , lobes du foie ; j', lobule de Spigel ; S, rate ; R, R, reins avec les capsules surrénales s, s ; c, ii, uretères ; 0, veiuu cave ►postérieure ; P, veine porte ; p,p, piliers du diaphragme.

3(50 '>»ÎS AUTiiKLS. I

moins lappiochéc, suivant l^élal de réplétion du viscère, enlre les deux lames du grandi ùpiplooii, el s'abouche par inosculation avec l'artère épiplo-gaslrique droite. Les ! .. meaux qu'elle abandonne sur son parcours sont descendants ou épiplmqucs et ascen-' danis ou ijastriques, ceux-ci exactement disposés comme les rameaux analogues émanés directement de l'artère spléniqiie.

3» Artère hépatique (iig. 226, H). — Appliquée sur la face supérieure du pancréas et comme incrustée dans le tissu de cette glande, dont elle suit le bord antérieur, l'artère hépatique se dirige de gauche à droite, passe sous la veine cave postérieure, qu'elle croise obliquement, gagne la scissure postérieure du foie, et s'y engage avec la. veine porte pour se partager en plusieurs rameaux, dont les divisions ultimes portent le sang nutritif aux lobules du foie.

Avant d'atteindre cet organe, l'artère hépatique fournit des branches pancréatiques, V artère pylorique et la gastro-épiploïque droite.

Artères pancréatiques. — Inégulières et fort nombreuses, ces branches se détachent de l'artère hépatique à son passage sur la face supérieure du pancréas, et se plongent dans le tissu de cette glande, dont le sang artériel vient principalement de cette source.

Artère pylorique. — Ce vaisseau prend naissance à la hauteur du renflement placé vers l'origine du duodénum, avant que l'artère hépatique s'engage dans la scissure postérieure du foie, et le plus souvent, comme dans la ligure 226, par un tronc commun avec l'artère gastro-épiploïque droite. II se dirige ensuite vers la petite courbure de l'estomac, et donne autour du pylore des rameaux anastomosés avec les artèresgastrique postérieure et gastro-épiploïque droite (fig. 226, 12).

Artère (jastro-épiploi que droite (fig. 226, 13). — (]ette artère croise en arrière ett en bas le renflement duodénal, pour se placer dans l'épaisseur du grand épiploon, en longeant la grande courbure de l'estouiac, et s'anastomose par inosculation avec la gastro-épiploïque gauche. Elle fournit dans son trajet des rameaux épiploïques et gastriques tout à fait analogues à ceux qui émergent de ce dernier vaisseau. Mais elle donne de plus, avant de croiser le duodénum, une branche particulière désignée, dans les traités d'anatomie vétérinaire, sous le nom d'artère duodénale : c'est une division assez considérable, qui suit la petite courbure du duodénum dans l'épaisseur du mésentère, et qui va s'aboucher avec la première artère du faisceau gauche de la grande raé-sentérique, après avoir fourni quelques artérioles au pancréas et de nombreux ramuscules au duodénum (fig. 226, 1^).

Faisons remarquer, en terminant la description de l'artère gastro-épiploïque droite, que l'estomac, grâce à l'anastomose qui unit ce vaisseau avec l'artère du côté gauche, se trouve comme suspendu dans un cercle artériel vertical, formé par la splénique et la gastro-épiploïque gauche d'une part, l'hépatique et la gastro-épiploïque droite d'autre part; cercle de la concavité duquel s'élancent sur l'eslomac un grand nombre de divisions, qui communiquent avec les ramuscules des artères propres à ce viscère.

3° Artère grande méseniérique (fig. 227).

I.'arlère gi'ande méscntérique, qui porte le sang ii la niasse intestinale presque tout entière, est aussi remarquable par son volume que par sa distribution compliquée. Cette complication, en rapport avec celle de l'intestin lui-même, ne laisse pas (juc d'introduire (luelques difficultés dans l'étude de ce vaisseau , difficultés que nous

AORTE POSTÉUlliURE.

éviterons ccpciidaiil en adoptant le mode de description, aussi simple que méthodique, employé dans ses leçons par M. Lecoq.

La grande méseniérique naît à angle droit de l'aorte abdominale, au niveau des artères émuigentes, îi 5 ou 6 centimètres en arrière du tronc cœliaque, dont elle se trouve séparée par le pancréas; puis elle se dirige immédiatement en bas, enlacée par les rameaux nerveux anastomoliques du plexus solaire, et se partage, après un trajet de 3à 4 centimètres (1), en irois faisceaux de brandies distingués en gauche, droit et antérieur : le faisceau gauche est destiné à la niasse de l'intestin grêle ; le dtmt se distribue à la portion terminale de cet intestin, au capcum, et à la première partie de l'anse formée par le côlon replié ; ['antérieur se porte sur la deuxième partie de cette anse et sur l'origine du côlon flottant. L'ordre dans lequel ces trois faisceaux viennent d'être indiqués sera également celui de leur description ; il a, comme on le voit, l'avantage de rappeler la succession régulière des diverses parties de l'intestin, et partant le cours des aliments dans cette portion importante du canal digestif.

A. Artères du faisceau gauche ((ig- 227, 2). — Ces artères, au nombre de quinze à vingt, sont désignées sous le nom d'airtèrcs de rintestln greie, en raison de leur destination. Toutes s'échappent à la fois de la grande méseniérique, soit isolément, soit plusieurs en commun, et se placent entre les deux lames du mésentère pour se porter sur l'intestin. Avant d'atteindre la petite courbure de ce viscère, chacune d'elles se partage en deux branches, qui vont à la rencontre des branches correspondantes des artères voisines, pour s'anastomoser avec elles par inosculation et à plein canal : disposition d'où résulte une suite d'arcades artérielles à convexité inférieure, arcades non interrompues qui régnent sur toute la longueur de l'intestin, à proximité et en regard de sa courbure concave. De la convexité de ces arcades émanent une multitude de rameaux qui arrivent sur l'intestin par la courbure précitée, et dont les divisions se portent sur l'une et l'autre face du viscère, pour se rejoindre et s'anastomoser du côté de la grande courbure. Ces divisions, placées sous le péritoine ou dans l'épaisseur de la membrane charnue, envoient la plus grande partie de leurs ramuscules au tissu de la tunique muqueuse, qui se distingue ainsi par une grande vascularité, vascularité commune, du reste, à tous les organes creux de la cavité abdominale.

Telle est la disposition générale des artères de l'intestin grêle. Il reste à indiquer quelques-uns de leurs caractères spéciaux. Voici ce qu'on remarque à cet égard : 1" Les artères de l'intestin grêle sont d'autant plus longues qu'elles sont plus postérieures, c'est-à-dire qu'elles suivent le développement du mésentère dans lequel elles se trouvent soutenues ; 2° les artères antérieures forment généralement deux séries d'arcades superposées avant d'envoyer leurs divisions sur l'intestin ; 3° la première gagne le duodénum et s'anastomose avec l'artère duodénale, rameau émis par le tronc cœliaque ; W la dernière communique avec l'artère iléo-caecale, l'une des branches du faisceau droit.

B. Artèkes du faisceau droit. — Le faisceau droit de la grande mésentérique constitue d'abord un tronc unique, long de quelques centimètres, qui se divise bientôt en quatre branches, savoir : Vartère iléo-cœcale, les deux artères cœcales, et la colique droite ou directe.

Artère iléo-csecaie (fig. 227, 3). — Ce vaisseau naît souvent de la caecale interne.

(1) Ce tronc de la grande mésentérique est ordinairement, chez les vieux chevaux abattus dans les amphithéâtres d'anatomie, le siège d'un anévrysme plus ou moins volumineux, qui est reporté quelquefois sur le tube arléricl placé à l'origine des branches du faisceau droit, et qu'il n'est pas rare de rencontrer sur l'une et l'autre section de l'artère grande mésentérique.

CHAOVIAU. — 2« édii. 86

^52 l^l^S ARTÈRIiS.

Il se place entre les deux lames du mésenlère, suit d'iuio manière rétrograde, et à nnc

FiG. 227. — Distribution de l'artère grande niùscntérique {'}. petite distance, la portion iléo-cœcale de l'intestin grêle, et s'anastomose à plein canai

4 wtèLTlVstér^^^^^^^^^ du faisceau soueb.., .lestinées à l'intestin grêlera, artère iléo-c*eale;

fér^lollursâ^rr "-'^■•^ — > = -'W.- droite ; 8, ur-'

AOUTli POSTÉUIEUllt;. , 563

\oc la dernière artère du faisceau gauche, après avoir émis une série de rameaux qui MiiU se distribuer aux membranes intestinales. Ai-cèrcs eœcaicM. — Distinguées en interne ou supérieure, et en externe ou infél'ure, ces deux artères se portent l'une et l'autre par en bas et un peu à droite, vers la concavité de la crosse du ciecum, en embrassant entre elles l'extrémité lerminalc de l'intestin grêle, pour s'accoler ensuite à la partie moyenne du sac cœcal, dont elles suivent la direction.

Vartère ccecale supérieure ou interne se loge dans l'une des scissures formées par les bandes longitudinales du cœcum, dans la plus antérieure, et s'étend sous la tunique séreuse jusqu'auprès de la pointe du viscère, où elle se termine en s'anasiomosant avec la cîecale externe. Les rameaux fournis par cette artère sur son trajet s'échappent dans une direction perpendiculaire au vaisseau, et distribuent leurs ramusculcs aux parois du cœcum (fig. 227, h).

L'artère cœcale inférieure ou externe passe entre le caecum et l'origine du côlon, pour descendre ensuite le long du premier réservoir en se plaçant dans l'une des scissures extérieures, scissure située en arrière et en dehors. Arrivée près de la pointe de l'organe, cette artère la contourne en arrière, pour aller s'anastomoser avec le vaisseau précédemment décrit (fig. 227, 5). Elle émet sur son trajet une série de rameaux transversaux semblables à ceux de cette dernière artère. Mais elle fournit de plus une branche remarquable qu'on pourrait appeler V artère de l'arc du cœcum : cette branche se détache en effet du vaisseau principal près de l'origine du côlon et remonte sur la crosse cœcale, dont elle suit la concavité en dehors, pour se porter ensuite en avant et en bas sur la portion initiale du côlon replié, où elle se perd après avoir parcouru un certain trajet ; les nombreux rameaux collatéraux qui s'échappent de cette artère sont destinés aux parois de cette dernière portion intestinale et de l'arcdu cœcum (fig. 227, 6).

Artère colique droite on directe (fig. 227, 7). — Cette artère est la plus grosse des branches du faisceau droit de la grande mésentérique. Destinée à la portion droite de l'anse formée par le côlon replié, elle s'accole immédiatement à ce viscère, en se plaçant sous la membrane péritonéale, et le suit depuis son origine jusqu'à la courbure pelvienne, où l'artère s'anastomose en arcade et à plein canal avec la colique gauche ou rétrograde.

C. Artères du faisceau antérieur. — On en compte deux seulement, Vartère colique gauche ou rétrograde, et la première artère du côlon flottant, réunies à leur origine sur un tronc excessivement court.

Artère colique gauche on rétrograde (fig. 227, 8). — Elle se porte sur la portion gauche de l'anse colique, qu'elle parcourt, au-dessous du péritoine, depuis l'extrémité terminale du viscère jusqu'à la courbure pelvienne, où elle rencontre l'artère droite, en suivant ainsi un trajet inverse à celui des aliments, d'où son nom d'artère colique rétrograde.

Considérées dans leur ensemble, les deux artères coliques représentent une anse exactement semblable à celle du côlon replié lui-même. Elles marchent donc parallèlement l'une à l'autre, et finissent, après s'être légèrement écartées, par se réunir en formant une courbe parabolique. Cette anse artérielle occupe une position profonde sur l'anse intestinale, c'est-à-dire qu'on la trouve sur la face inférieure de la première et de la quatrième portion du'gros côlon, dans la concavité du pli d'où résultent les courbures sus-stcrnale et diaphragmatique, et sur le plan supérieur des deuxième et troisième parties du viscère.

Une quantité considérable de rameaux collatéraux s'échappent perpendiculairement

5g;^ niiS AUTÈRES.

de cette anse arlérielle, et se porleiil dans les meinl)i aiies de l'iiilesliu ; il y en a quelques-uns qui établissent une communication transversale entre les deux vaisseaux.

Première artère du coiou floiiani (fig. 227, 9 et 228, U). — Cette brandie, dont le calibre est souvent considérable, s'inlléchit à gauche, en bas et en arrière, pour se placer dans l'épaisseur du mésentère colique, très-près de la petite courbure du côlon flottant. Elle rencontre bientôt une branche de l'artère petite méseniérique, et s'anastomose avec cette branche à plein canal et par inosculation,

D. Branches innominées de la ghamde méseniérique. — Ce sont des artérioles destinées aux ganglions lymphatiques, aux capsules surrénales, au mésentère, au pancréas, arlérioles dont nous nous contenterons de signaler l'existence. Parmi celles qui vont au pancréas, il en est une cependant qui présente un volume assez considérable.

E. Des anastomoses de la grande méseniérique. — La multiplicité et le calibre de ces anastomoses assurent delà manière la plus heureuse la circulation du sang dans la masse intestinale, masse exposée justement par sa grande mobilité, à des déplacements capables d'amener des compressions plus ou moins étendues. Non-seulement ces anastomoses relient entre elles les diverses branches destinées à une même portion viscérale, soit à l'intestin grêle, soit au caecum, soit au côlon replié; mais elles établissent encore, entre la grande mésentérique et les troncs artériels voisins, des voies de comnmnication qui entretiendraient, au besoin, la circulation dans le cas d'obstruction complète des deux artères intestinales; le sang du tronc cœliaque passerait, en effet, de l'artère duodénale dans les branches du faisceau de la grande mésentérique, puis, par l'artère iléo-caecale, dans les branches du faisceau droit, et de là dans l'artère colique gauche, qui le transmettrait enfin à la première artère du côlon flottant ainsi qu'aux arcades de la petite mésentérique. La communication qui existe entre le tronc broncho-œsophagien et le tronc cœliaque, par les artères œsophagiennes et gastrique, permettrait même de comprendre une circulation collatérale capable de suppléer l'aorte postérieure, en supposant ce vaisseau lié en arrière du point d'émergence du tronc qui distribue le sang aux bronches et à l'œsophage.

4" Artère petite mésentérique (fig. 228).

Cette artère, qui porte le fluide sanguin au côlon flottant et au rectum, naît de la face inférieure de l'aorte abdominale, à angle droit, 12 ou 15 centimètres en arrière de la grande mésentérique. Elle descend entre les deux lames du mésentère colique, et s'infléchit bientôt en arrière, en décrivant une courbe à concavité supérieure, pour se placer au-dessus du rectum, dans les parois duquel se plongent ses divisions terminales, quand l'artère est arrivée près de l'anus.

La petite méseniérique laisse échapper sur son trajet treize à quatorze branches assez régulièrement espacées, qui ont d'autant plus de longueur et de volume qu'elles sont plus antérieures. Ces branches prennent leur origine sur la convexité de l'artère, c'est-à-dire en bas, soit isolément, soit plusieurs ensemble (cette dernière disposition se rencontre fréquemment pour les ([uatre ou cinq premières). Elles descendent ensuite dans l'épaisseur du mésentère, et arrivent près de la courbure supérieure de l'intestin, où elles se comportent de la manière suivante. Les sept ou huit premières se bifurquent, et forment des arcades exactement semblables à celles des artères de l'intestin grêle, mais qui en diffèrent cependant en ce qu'elles sont tout à fait rapprochées de la petite couibure du côlon ; les dernières, destinées à la partie terminale de ce vis-

AORTE POSTÉRIEUHE.

ct'ie et au rectum, se ramifient dans les membranes intestinales sans former préalablement d'arcades.

FiG. 228. — Distribution de la petite artère mésentérique (le côlon flottant est étalé avec son mésentère, et l'intestin grêle refoulé à droite sous le côlon replié) (*).

Le rameau antérieur de la première branche s'anastomose à plein canal avec l'artère fournie au côlon flollant par la grande mésentérique, et de cette anastomose résulte la première arcade colique.

5» Artères rénales ou émulgentes (fig. 226, 17, et 230, 2).

Au nombre de deux, une pour chaque rein, ces artères se détachent latéralement et à angle droit de l'aorte abdominale, au niveau, à peu près, de la grande mésentérique, pour se porter en dehors, vers le bord interne du rein, où on les voit se diviser en plusieurs branches, qui pénètrent dans l'organe, soit par l'échancrure du bord interne, soit par la face inférieure. Arrivées dans l'épaisseur du rein, ces branches se subdivisent et forment comme un lacis de gros vaisseaux placé sur la limite des substances corticale et médullaire, lacis d'où s'échappent une multitude de ramuscules

(*) d, Irniiinle l'artrre |j«tite mésentéi-itine ; 2, lU'Kire ^rnmle nii'sciiir'nqne ; 3, son l'aisconu antériL-iir ; 4, pi'Gniii're arti'i-e ilii i;('il.in lloltnnt, faisiint partie (lo liii^iconu ; 5, À, polkiui; rélrogrnd« ; (j, fiiisceftii droit de lu |}raiiile mésent.'riiiiii- ; 7, Ips liraiifinîs du faisceoii sauolii' ; 8, A, n'iialo ; 9, (■Klrt''iiiiti:' Icrmirialc de l'anric ; 40, A, iliiunip e.\l(iriie ; dd. A, ciriTinlIexe iliatpir- ; 42, A, ilin'pic inli'rni'.

566 I^ES ARTEKES.

qui se jettent presque exclusivement dans la couche cendrée (voy. la description des Reins).

L'arière rénale droite, plus longue que la gauche, passe, pour atteindre l'organe auquel elle est destinée, entre le petit psoas et la veinç cave postérieure. Toutes deux sont en rapport avec l'extrémité postérieure des capsules surrénales.

Remarquables par leur volume relativement énorme quand on le compare à celui des glandes qui les reçoivent, ces artères ne donnent, avant de se plonger dans le tissu propre de ces glandes, que des ramuscules sans importance, dont les principaux vont aux capsules surrénales (fig. 250). D'autres artérioles, parties de la grande mésOntérique ou de l'aorte elle-même, pénètrent encore dans ces petits corps. Il n'est pas rare de voir les reins recevoir des vaisseaux des artères qui passent dans leur voisinage. Ainsi, nous avons rencontré une artère qui se plongeait dans le rein par la face inférieure et provenait de l'artère iliaque externe ; nous avons encore vu une artère gagner le rein par son bord antérieur, après s'être détachée de l'aorte au niveau de la grande mésentérique.

6° Artères spermatiques.

Ces artères diffèrent dans le mâle et dans la femelle : chez le mâle, on les nomme encore grandes testiculaires ; chez la femelle, elles sont exclusivement désignées sous le nom d'nrlères utéro-ovariennes.

Artère grande testiculaîre (fig. 230, 3). — Elle prend naissaiice auprès de la petite mésentérique, soit en avant, soit en arrière, soit à côté, rarement au même niveau que l'artère du côté opposé ; puis elle se dirige en arrière et en bas, soutenue avec sa veine satellite dans un repli particulier du péritoine, et arrive ainsi à l'entrée de la gaîne vaginale, dans laquelle on la voit s'engager avec les autres parties constituantes'du cordon spermatique, pour descendre sur le testicule, en formant de remarquables flexuosités réunies en un paquet allongé. Arrivée en dedans de la tête de l'épididyme, cette artère s'insinue sous la tunique albuginée, s'incruste pour ainsi dire dans son épaisseur, et contourne successivement le bord supérieur, l'extrémité postérieure, le bord inférieur et l'extrémité antérieure du testicule. Elle décrit dans ce trajet des sinuosités, et laisse échapper à angle droit un grand nombre de rameaux également flexueux, qui rampent sur les faces de l'organe, en envoyant des ramuscules nombreux dans son épaisseur.

I/épididyme reçoit également le sang par cette artère grande testiculaire.

Artère utëro-ovarienne. — L'originc de ce vaisseau est conforme à celle de la grande testiculaire. Il se place entre les deux lames du ligament large, et se partage bientôt en deux branches, l'une ovarienne, l'autre utérine : la branche ovarienne décrit de nombreuses flexuosités comme l'artère correspondante du mâle, et se comporte sur l'ovaire de la même manière que cette dernière artère sur le testicule ; la branche utérine se rend sur la corne de la matrice, où ses divisions s'anastomosent avec l'artère utérine proprement dite.

7" Artères petites testiculaires (mâle), artères utérines (femelle).

Artère petite testiculaire. — Pair comme la grande testiculaire, ce vaisseau, d'un volume très-exigu, prend naissance, soit sur l'aorte entre les artères iliaques interne et externe, soit sur celle-ci très-près de son point de départ. Ce dernier cas

AORTE POSTÉniliUlUi. 567

otani le plus commun, on décrit ordinairement la petite lesticulaire comme une brandie collatérale du tronc crural. Nous l'avons regardée comme une des artères émanées directement de l'aorte postérieure, pour rapprocher sa description de celle de l'artère m ande tesliculaire cl de l'uléro -ovarienne,.

Quoi que soil, du reste, sou mode d'origine, la petite tesliculaire gagne l'entrée de la gaine vaginale, et s'y engage avec les vaisseaux spermatiques pour se distribuer aux diverses parties constituantes du cordon. Avant de pénétrer dans l'épaisseur de ce cordon, elle abandonne plusieurs ramuscnles destinés au péritoine, aux ganglions iliaques, à l'uretèro, au canal déférent.

Artôro Mtéi-îne. — Même point d'origine que la petite testiculaire, son analogue, donl elle dillore cependant par son volume beaucoup plus considérable. Elle se place entre les deux lames du ligameni sous-lombaire, et se divise en deux branches en arrivant sur la petite courbure de la corne utérine : l'inie antérieure, anastomosée par ses divisions avec l'artère utéro-ovarienne; l'autre postérieure, qui se porte sur le corps de la matrice, où elle communique avec l'artère vaginale.

CABACTÈRES DIFFÉRENTIELS XlV. L'AORTE POSTÉRIEURE ET DE SES BRANCHES COLLATÉRALES CHEZ LES ANIMAUX DOMESTIQUES AUTRES QUE LES SOLIPÉDES.

1° Aorte postérieure des ruminants.

L'artère accomplit son trajet en suivant la même marche que chez les animaux solipèdes, et se termine également par quatre branches, vers l'entrée de la cavité pelvienne.

Branches pariétales. — Les arthes intercostales ne diffèrent que par le nombre de celles du cheval, car on n'en rencontre que douze en tout, dont huit ou neuf seulement fournies par l'aorte postérieure.

Quant aux branches lombaires et diaphragmatiques, leur disposition est absolument identique avec celle des artères analogues des Solipèdes.

Mais Varlère sacrée moyenne se présente avec un volume plus considérable, surtout chez le Mouton et la Chèvre. Nous uous en occuperons plus loin (voy. Artère iliaque des ruminants).

Branches viscérales. — Tronc broncho-œsophagien. — Rien de particulier.

Ironc cœliaque (fig. 229, 1). — Cette artère descend sur le rumen, un peu en arrière de l'insertion de l'œsophage, se dirige à droite et se divise près du feuillet en deux branches terminales, qui sont les artères supérieure et inférieure du feuillet et de la caillette.

Les branches collatérales qui s'échappent de ce tronc sont : 1" Plusieurs artères diaphragmât iques.

2° L'artère splénigue, destinée presque exclusivement à la rate (fig. 229, 8).

3° L'artère supérieure du rumen, naissant toujours d'un tronc fort court qui lui est commun avec la précédente, et se portant en arrière sur la face supérieure du rumen, pour descendre ensuite entre les deux vessies coniques et s'anastomo.ser avec l'artère de la face inférieure du viscère (fig. 229, 2).

L'artère inférieure du ivimen, qui s'insinue entre les deux culs-de-sac antérieurs, rampe ensuite sur la face inférieure de l'organe, en se portant vers l'échancrure qui sépare les deux vessies coniques, à la rencontre du vaisseau supérieur (fig. 229, 3).

5» V artère (lu resefl^v, ayant ordinairement une origine commune avec l'artère inférieure du rumen, et se portant en avant sur la gauche de l'œsophage, pour se diviser près de l'insertion de ce conduit, en deux branches : l'une supérieure, se dirigeant à droite sur la petite courbure du viscère (iig. 229, 5); l'autre inférieure, occupant la scissure qui sépare la grande courbure du réseau du sac droit de la panse, et donnant à ce dernier organe un grand nombre de rameaux (fig. 168, 4).

6° Vartère hépatique, qui non-seulement se distribue au foie, mais fournit encore une branche pour la vésicule biliaire, et une artère duodénale divisée en deux rameaux: l'un postérieur, formant avec la première artère de l'intestin grêle une anastomose en arcade; l'autre antérieur, communiquant avec l'arlère supérieure du feuillet et de la caillette. Cette artère hépatique présente toujours son point d'origine entre le tronc commun à l'artère splénique et au rameau supérieur du rumen, et celui qui donne naissance au rameau supérieur du même viscère et à l'artère du réseau.

Quant aux branches terminales du tronc cœliaque, voici comment elles se comportent :

1» Vartère supérieure du feuillet et de la caillette passe successivement, sur la grande courbure du premier de ces réservoirs et sur la courbure concave du second, puis dépasse le pylore pour se joindre par inosculation avec la branche duodénale de l'artère hépatique (fig. 229, 6).

2" Vartère inférieure du feuillet et de la caillette franchit au contraire la petite courbure du feuillet d'abord, ensuite la grande courbure de la caillette, et se perd dans l'épiploon, auquel on la voit, du reste, fournir sur son trajet un grand nombre de, rameaux (fig. 229, 7).

Chez les petits ruminants, la distribution des artères du tronc cœliaque présente quelques modifications. Nous citerons la principale, qui porte sur le mode d'origine des deux rameaux destinés au réseau : ces rameaux forment deux vaisseaux particuliers

{*) i, tfonc cœliaque ; 2, avlim: siipr-rietirc du riimea ; 3, avti-vc inférieure du rumen ; 4, artère inférieure du réseau; 5, uitère supérieure du réseau ; 6, nrtère supérieure du feuillet et de la eaiUelte ; 7, artère inférieure du fiîuillet et de la caillette; 8, artère splénique. — A, œsoplmçe ; B, sac gauelie du rumen; H', vessie conique gauche : C, sac ilroit du rumen; C, vessie conique drnile; 1), réseau; E, feuillet; K, caillette; C, duodéiunu : R. rate.

AORTJ; POSrÉHlEURH. 569

qui naissent isolément du tronc cœliaque, l'artère inférieure au môme point que l'artère supérieure du rumen, la supérieure vers la bifurcation terminale du tronc,

Artère grande mésentérique. — Son origine est tout h fait rapprochée dft celle du tronc cœliaque. Après un trajet descendant de 15 h 20 centimètres, cette artère se partage en deux branches, l'une antérieure, l'autre postérieure. La première, destinée à l'intestin grêle, rampe au-dessus de cet intestin, entre les deux feuillets du mésentère, et se porte en arrière en décrivant une courbe qui laisse échapper de sa convexité, c'est-à-dire par en bas, un grand nombre de rameaux, analogues dans leur mode de terminaison aux artères de l'intestin grêle du cheval. Quant à la branche postérieure, celle du gros intestin, on la voit se diviser elle-même en deux rameaux principaux : un qui se rend au côlon et dont les divisions croisent du côté droit, d'avant en arrière et de haut en bas, les circonvolutions décrites par ce viscère; un autre, qui gagne la courbure concave du caecum, et s'anastomose en arcade avec l'extrémité terminale de la branche-mère des artères destinées à l'intestin grêle.

Artère petite mésentérique. — Très-courte et très -peu volumineuse.

Artères rénales^ spermatiques, petites testiculaires. — Ne diffèrent point, dans leurs dispositions essentielles, des vaisseaux analogues des animaux solipèdes.

2° Aorte postérieure du porc.

A l'exception des vaisseaux mésentériques, dont la distribution rappelle, en prin(;ipe, celle qui vient d'être indiquée pour les animaux ruminants, à l'exception encore de l'artère sacrée moyenne, sur le compte de laquelle nous reviendrons en décrivant les artères iliaques internes, toutes les branches émises par l'aorte postérieure se comportent à peu près comme dans le cheval.

3" Aorte postérieure des carnassiers.

Chez ces animaux, ainsi que dans le porc, la dénomination d'aorte postérieure n'a plus de raison d'être, attendu que les artères de la tête et des membres tboraciques naissent directement de la crosse aortique.

On distinguera les branches de l'aorte en pariétales et en viscérales.

A. Branches pariétales. — A partir du quatrième espace, les artères intercostales soxii fournies par l'aorte; la première est volumineuse, et abandonne des filets considérables aux muscles du garrot. Les deux premières artères lombaires naissent sur la partie thoracique de l'aorte, en raison de l'insertion très-reculée du diaphragme; la troisième se détache entre les deux piliers de cette cloison musculeuse. Dans la cavité abdominale, très-près de la grande mésentérique, l'aorte donne naissance à une branche qui ne tarde pas à se diviser en deux rameaux : l'un d iaphragmatique, descend sur la face postérieure de cet organe; l'autre gagne la région sous-lombaire, rampe sur le psoas, et traverse la paroi abdominale au voisinage des apophyses transverses des vertèbres lombaires. Plus loin, on parlera de l'artère sao^ée moyenne.

B. Branches viscérales. — Je n'ai pas trouvé sur le Chicn d'artères bronchiques spéciales. Mais il existe quatre ou cinq artères œsophagiennes qui partent de divers points de la longueur de l'aorte thoracique; elles descendent dans le médiaslin, à droite et ix gauche de l'œsophage, et se distribuent à ce conduit. Les premières fournissent des rameaux qui pénètrent dans le poumon en accompagnant les bronches.

570 DES ARTÙr.KS.

Le tronc cœliaque se divise encore en trois i)ranchcsqui présenlenl la disposition VdXilQ.V artère gastrique ou coronaire stomachique ne se partage pas en denx branches (gasiriqiic aniéricurc et gastrique postérieure), comme dans les Solipèdes. Le vaisseau fournit, près de son origine, un rameau pancréatique, puis s'épuise en un grand nombre de filets qui se jettent sur la face postérieure, sur la grosse tubérosité de l'estomac, ou encore sur la face antérieure, après avoir croisé la petite courbure.

Vonère splénique atteint la rate par la partie moyenne de son bord supérieur. Elle donne, sur son trajet : 1° un rameau splénique qui se jette dans l'extrémité supérieure de l'organe; 2" la gastro-cpiploïque gauche. V artère hépatique fournit le vaisseau hépatique principal au niveau de la scissure postérieure du foie, puis se continue par la gastro-épiploïque droite. Sur le duodénum, cette dernière artère donne naissance à la pylorique et au rameau pancréatico-duodénal. Celui-ci est volumineux, logé dans l'épaisseur du pancréas, et s'anastomose par ses derniers rarauscules avec la grande mésentérique.

La grande mésentérique prend naissance au voisinage du tronc cœliaque. Elle décrit une courbe à convexité tournée en arrière, et s'anastomose par son extrémité avec le rameau pancréatico-duodénal de l'hépatique. De sa convexité se détachent plusieurs filets (filets de l'intestin grêle) qui vont former des arcades près de la petite courbure de ce viscère. En arrière, et à une petite distance de son origine, elle donne un rameau au caacum et des branches au côlon; celles-ci sont parfois trèsdéveloppées.

La jjetite mésentérique commence près de la terminaison de l'aorte, et se divise en deux branches : l'une qui se dirige en avant et l'autre en arrière; elle forme les vaisseaux hémorrhoïdaux. (Voy. fig. 180.)

Rien de particulier à dire sur les artères rénales et spermaliques.

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