COMPARAISON DES ARTÈRES CAROTIDES DE L'HOMME AVEC CELLES DES ANIMAUX
Les carotides primitives de l'homme ont une origine différente : la droite provient du tronc brachio-céphalique; la gauche se détache de la crosse de l'aorte. Au niveau du bord inférieur du cartilage tbyioïde, elles se terminent par deux branches seulement : la carotide externe et la carotide interne ; l'artère occipitale n'étant qu'une division de celle-là.
Artère caroti«ie interne. — Contrairement à ce qu'on observe sur les animaux, la carotide interne est un peu plus volumineuse que l'externe. Cette différence s'explique par la prédominance, chez l'homme, du crâne sur la face. Ce vaisseau gagne, en décrivant un trajet flexueux, le canal du rocher, présente deux courbures dans le sinus caverneux, pénètre dans la dure-mère, et se divise vers la scissure de Syh ius en
(*) 1, réseau admirnlile; 2, trnnn Jgs nrtèi-es génftratrices du i-ésenu admiralilo ; 3, artère spliéno-épineiise ; 4, ti-oiif des artères onct'phniiqnes ou carotide iiiternc; 5, branches de l'occipitale se rendant au réseau admiralile : 6, canal artériel intra-racliidien lormé par les rameaux spinaux intervertébraux.
AKTÈKHS CAKOTIhES PRIMITIVES. 635
(|iiaire brandies, qui soiii, comme dans les Solipèdes : la commnnimnte postérieurfi, la cérébralo. cuHérienre, la côréhrale moyenne et Ynrthe du plexus choroïde. La caro-
Fir.. 2'i5. — Artère carotide externe de l'Iiomnie avec ses branches faciale, temporale
superficielle, occipitale, etc. (*).
lid(! inlcrne présente iine,branclie coilalériiic imi)orlanle, c'est Varterc nplilhabniqup naîl de la convexité de la conrbnrc que la carotide possède en dedans (l(! l'apo-
(■) \, cnroliilis |ir irnilivi' ; 2, rfirnliilo cxlorno ; 3, rnrnliili' inli'iTK'; Iliviunlicniu' sii|i(''riiMiri' ; !>, liiinimli' ; Ir, l.-ii'iiilc; 7, soiis-mpntiilo ; 8, nccipitnlii; U, iirci|Mlali> ilcivenin' sir|ii'i'liiMi'lli' ; 10, >iiii'i''iilniro iinsli'riiMrrc ; tl, li'îTi|iniMlc' suju'i'fieielle ; 13, trnnsveriin ili! In fncn ; 13. l'ornnniro Inliinlp ; 11, ilnrsnli' du iii'z : 1,5, leriniiinlson iln la Ini'inli' ■iiiasldino";!''!' avec In nnsnle, l)r(inntip de roplitlmlmi(|n«.
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physe clinoïde antérieure, au fond de l'orbile. Ce vaisseau, s'il diffère par son origine, a une disli ibntion analogue à celle que nous avons déjà décrite.
itru>rc eurotide externe. — Dans son origine, son trajet et sa leriiiinaison, la carolidc externe se comporte comme chez les animaux. Elle donne naissance li six branches.
1" La thyroïdienne sapérieure rappelant par sa disiribulion la thyro-Iaryngienne des Solipèdes.
2° L'artère linguale qui l'ouruit une sublinguale et prend le nom de ranine à sa terminaison.
3° Vartère faciale qui abandonne la palatine ascendante, analogue de notre pharyngienne, et la sous-mentale.
Ces deux dernières artères naissent isolément ; par conséquent, il n'y a donc pas, chez rhonnne, une glosso- faciale comme nous l'avons vue sur le Cheval.
h° L'artère uttriailaire poitérieure.
5° L'artère pharyngienne inférieure.
6° L'occipitale. — Ce vaisseau représente l'occipitale du Cheval moins sa branche cérébro-spinale; elle donne une artère mastoïdienne et se termine dans les muscles de la nuque et sur la face postérieure du crâne. La branche cérébro-spinale est remplacée; par la terminaison de l'artère vertébrale qui forme sur la face inférieure du bulbe le tronc basilaire, tronc dont la disposition est identique avec celle que nous connaissons déjà.
L'artère temporale superficielle et l'artère maxillaire interne constituent la terminaison de la carotide externe.
La maxillaire interne se dirige vers le trou sphéno-palatin ou nasal dans lequel elle s'engage, pour se terminer par. l'artère sphéno-épineuse. Elle ne donne pas l'artère ophthalmique, puisque ce vaisseau provient de la carotide interne; mais elle fournil toutes les autres branches que nous avons étudiées cliez les animaux. Il y a donc : une artère tympanique ; une méningée moyenne ou sphéno-épineuse; des [temporaies profondes antérieure et postérieure; une artère dentaire inférieure; une buccale: une massétérine ; des ptérygoïdiennes ; m\c palatine descendante ou palaiolabiale.
TROISIÈME SECTION