VEINES AXILLAIRES
Confluent général de toutes les veines du membre thoracique et de quelques veines du tronc, la veine axillairc commence sous l'articulation scapulo-humérale, vers l'extrémité terminale du tronc artériel correspondant, accompagne ce tronc jusqu'à l'entrée de la poitrine, et se jette alors dans le confluent des jugulaires pour constituer avec ces deux vaisseaux la veine cave antérieure (fig. 2/j9, 18).
En étudiant deJeur origine à leur embouchure les nombreuses branches qui concourent à la formation de ce tronc veineux, on reconnaît :
1° Qu'elles forment dans le pied un très-riche réseau d'où procèdent les veines digitales, vaisseaux satellites des artères homonymes.
2» Qu'à ces veines digitales, réuiiics en arcade au-dessus des grands sésanioïdes, succèdent trois branches ntélacarpienneu ou collatérales du âxnon, deux superficielles, ixiacées de clia(iue côté des tendons fléchisseurs, une profonde, située sous le ligament suspenseur du boulet avec les artères interosseuses.
3° Que les métacarpiennes s'abouchent également ensemble dans la région supérieure? et postérieure du carpe, pour former, en se séparant de nouveau, deux groupes dei veines antibrachiales : l'un comprenant la cubitale et les radiales postérieures oui internes, qui accompagnent les artères de même nom ; l'autre constitué par une seule branche sous-cuianée, la veine médiane, qui reçoit à son extrémité supérieure la^ radiale antérieure superficielle.
k" Qu'au niveau de l'articulation du coude^, ces deux groupes de veines antibrachiales> se réunissent au vaisseau satellite de l'artère rarfw/e antérieure, et communiquent par un système très-compliqué d'anastomoses, d'où résulte un tronc principal, la veine humérale.
5° Que la veine humérale, après avoir reçu sur son trajet plusieurs rameaux musculaires et la veine sous-cutanée thoracique, se joint vers l'articulation de l'épaule avec le ironc sous-scapulaire pour former la veine axillaire.
Nous allons étudier toutes ces branches dans un ordre inverse à celui de leur énumération.
1° Veine sous-scapulaire.
Vaisseau très-considérable dont la disposition rappelle celle de l'artère sous-scapulaire, avec quelques particularités spéciales néanmoins, dont l'étude ne mérite pas de nous arrêter un seul instant : par exemple, c'est elle qui reçoit le plus souvent la veine satellite de l'artère pré-humérale.
2° Veine humérale.
Placé en arrière et en dedans de l'artère humérale, ce vaisseau commence au-dessus de l'articulation du coude, formé à ce point par le système d'anastomoses des veines de l'avant-bras, et se termine au-dessous de l'articulation de l'épaule en se réunissant à la veine sous-scapulaire.
Indépendamment de la veine sous-cutanéc thoracique^ que nous allons étudier d'une manière spéciale, le vaisseau dont nous nous occupons reçoit sur sou trajet plusieurs collatérales satellites des branches émanées de l'artère humérale. L'une d'elles, l'épicondylienne, n'est que la suite de la veine cubitale.
Très-souvent on trouve une seconde veine humérale dans la région profonde du bras. C'est un vaisseau accessoire, parallèle au précédent, et situé à l'opposé, c'est-àdire en avant de l'artère.
3» Veine de l'éperon ou sous-cutanée thoracique.
Cette veine, importante à connaître parce qu'on y pratique quelquefois la saignée, commence sur le flatic et le ventre par de nombreuses divisions superficielles réunies en deux racines principales, puis en un tronc unique qui, placé dans l'épaisseur du pannicule charnu ou à la surface externe de ce muscle, se dirige en avant, en suivant le bord supérieur du sterno-trochiuien, accompagné dans son trajet par un ramuscule
P VEINE CAVE ANTfiRIEURE. 651
artériel et un fort cordon nerveux ; il s'insinue sous la masse des muscles olécrâniens, et se tennine dans la veine humérale en s'aboucliant avec la brandie qui suit l'artère musculaire profonde,
It 4° Veines profondes do l'avant-bras.
[ A. Veine radiale antc^rieiire. — Elle affecte le môme trajet ct les mêmes variantes ^ue l'artère correspondante.
' B. Veine» ratdiaies iiostéricures. — L'artère radiale postérieure est toujours accompagnée et comme enveloppée d'un faisceau de branches veineuses, au nombre de trois ou quatre, souvent anastomosées entre elles, renforcées par des rameaux collatéraux, parmi lesquels il faut citer la veine interosseuse.
Ces branches radiales commencent au-dessus du carpe en continuant les métacarpiennes. Elles concourent à former la veine humérale, en se réunissant vers l'extrémité inférieure du bras avec les autres veines antibrachiales.
C. Veine eubitaie. — Ce vaisseau se trouve logé avec le nerf et l'arlériole de même nom dans l'interstice des fléchisseurs oblique et interne du métacarpe. Plusieurs rameaux musculaires et sous-cutanés viennent se jeter dans cette veine.
Elle a la même origine que les veines radiales postérieures. Son extrémité supérieure ou terminale s'infléchit en avant en s'accolant au tronc de l'artère épicondylienne, et se rend à l'extrémité inférieure de la veine humérale. Très-souvent la veine cubitale est double dans cette dernière partie de son trajet, c'est-à-dire partagée en deux branches, entre lesquelles se trouve le tronc de l'artère épicondylienne. Toujours elle communique dans ce même point, par une ou plusieurs branches, avec la veine musculaire profonde.
5° Veines superficielles de l'avanl-bras.
Placées en dehors de la gaîne fibreuse formée par l'aponévrose antibrachiale, ces ^veines, au nombre de deux principales, se trouvent appliquées sur la face externe de cette aponévrose par un mince fascia qui les sépare de la peau.
A. Veine .sous-eutanée médiane ou Interne (flg. 2U9, 31). — C'est encore un
des vaisseaux d'élection pour l'opération de la phlébotomie. Elle vient à la suite de la veine métacarpienne interne, monte de la face interne du carpe à l'extrémité supérieure de l'avant-bras, en croisant très-obliquement le radius, et se termine par deux grosses branches, l'une postérieure, ou la veine basilique, l'autre antérieure, ou la veine cêphalique.
La veine basilique traverse le muscle sterno-aponévrotique pour aller concourir à former le tronc huméral (fig. 249, 34).
La veine cêphalique ou la veine de Vars croise la bride superficielle du muscle biceps ou coraco-radial, se loge dans l'interstice compris entre les muscles mastoïdo-huméral et sterno-huméral, ctva se rendre ensuite dans la veine jugulaire (fig. 249, 35).
B. Veine sou»- cutanée içadiale ou antérieure (fig. 249, 32). — Moius considérable que la précédente, cette veine naît delà région carpienne, occupe dans son trajet la face antérieure de l'avant-bras, et se termine en se réunissant, par son extrémité supérieure, soit à la veine sous-cutanée médiane, soit à la veine céphaUque : ce dernier cas est le plus commun.
C° Veiaes métacarpiennes.
Au nombre de trois, comme ou sait, ces veines se distinguent en collatérale inleme du canon, collatérale externe, et collatérale profonde ou interosseuse.
A. Collatérale Interne dn canon. — l'Ius voiumincuse quc Ics autres, Cette vcinc se porte des environs dn boulet le long des tendons fléchisseurs, accompagnée de l'artère principale du canon et du nerf plantaire externe, puis se place dans la gaîne spéciale qui enveloppe le tronc commun des artères interosseuses en dedans et en arrière du carpe, pour se continuer dans la région antibrachiale, par la vcinc sous-cutanée médiane, après avoir communiqué avec les autres veines métacarpiennes (fig. 2h9, 30).
B. Collatérale cstornc du canon. — Située à l'opposé de la précédente, c'est-àdire au côlé externe des tendons (léchisseurs, en compagnie du nerf plantaire correspondant, la collatérale externe du canon suit ce nerf jusqu'au-dessus de l'os crochu, se partage alors en plusieurs branches réticulées qui s'anastomosent avec la collatérale interne, et d'où procèdent les veines cubitales et radiales internes ou postérieures.
C. Interosseuscs. — Vaisseau flcxueux, irrégulier, quelquefois multiple, logé avec les artères interosseuses plantaires entre le ligament suspcnseur du boulet et la face postérieure du métacarpien principal. Arrivé vers l'extrémité supérieure de cet os, il s'unit largement à droite et à gauche, avec les collatérales externe et interne, puis envoie par en haut une ou deux petites branches qui traversent la gaîne carpienne, avec l'artère collatérale du canon, et se réunissent au-dessus du genou aux branches radiales postérieures,
7" Veines digitales.
Ces veines occupent sur les côtés de la région digitée la même position que les artères du même nom, en avant desquelles elles se trouvent situées. Elles naissent du réseau formé sur les cartilages latéraux par les veines du pied, et se terminent en se réunissant au-dessus du boulet, entre les tendons fléchisseurs des phalanges et le ligament sésamoïdien supérieur, de manière à former une arcade d'où s'échappent les trois veines métacarpiennes (fig. 2^9, 37).
8° Veines du pied ou de la région ongulée.
L'importance de la région à laquelle appartiennent ces vaisseaux nous engage à les décrire avec plus d'abondance que les autres veines, comme nous avons fait des artères de la même région. Nous empruntons donc la description exacte et minutieuse qu'en a faite M. H. Bouley (1).
Cet appareil veineux peut être divisé en appareil veineux externe et appareil veineux interne ou inira-osseux.
a. De l'appareil veineux externe.
« L'appareil veineux externe de la région digitale est très'-remarquable par le nombre, le développement, la distribution superficielle et la disposition réticulée des canaux qui le composent.
.) On ne saurait mieux en donner une idée qu'en le comparant dans sa forme (1) M. H. Bouley, Traité de l'organisation du pied du cheval, p. 65.
VEINE CAVE ANTÊlUEUllE. 653
générale à un filet à mailles irrégiilièrcs, icnclii et moulé sur les deux dernières phalanges et les contenant dans son réseau.
I) Celte intrication réiiculaire de l'appareil veineux du pied se dessine merveilleusement sur les pièces injectées après macération et desséchées ensuite.
» Pour faciliter sa description, nous y reconnaîtrons trois parties distinctes par leur situation, bien que ne formant qu'un tout continu, à savoir :
« 1° Le réseau solaire ;
■> 2" Le réseau podophijlleux ;
'> 3" Le réseau coronaire.
i> A. Du HÉSEAU SOLAIRE. — Les veines du réseau solaire sont remarquables par l'égalité de leur calibre dans toute l'étendue de la surface plantaire, et par l'absence presque absolue de communications anaslomoiiques avec les parties profondes.
» Soutenues dans un canevas fibreux spécial (réticuluni plantaire) qui remplace le périoste à la surface inférieure de la phalange et fait continuité au chorion du tissu velouté, ces veines paraissent en effet n'avoir de communication qu'avec elles-mêmes, au point qu'il est possible de détacher le réticulum plantaire de la face supérieure de la troisième phalange, sans les intéresser.
» La disposition générale des canaux veineux dans l'épaisseur du réticulum qui les supporte, rappelle assez bien celle de.s nervures secondaires dans le limbe de certaines feuilles asymétriques. Ils suivent dans leur parcours une ligne irrégulièrement brisée, et interceptent entre eux, en s'abouchant à des intervalles très-rapprochés, des espaces inégaux, sortes de mailles à formes polygonales irrégiilières.
» Ces canaux veineux ont un double canal de décharge : l'un central, le moins considérable et le moins constant ; l'autre périphérique ou circonflexe, qui répond à l'artère de même nom (1) dont il forme la veine satellite. -
« Canal central. — Le canal central est formé par les anastomoses simultanées d'une foule de ramifications veineuses, convergentes vers le centre du doigt ; il est de forme parabolique, et embrasse dans la concavité de sa courbe la pointe du corps pyramidal, d'où il projette ses deux branches parallèlement sur les côtés de ce corps dans le fond des lacunes latérales, jusqu'aux bulbes cartilagineux, points où il se déverse dans le plexus coronaire externe. Celte disposition n'est cependant point constante : on rencontre assez souvent des pièces où le canal central, que nous venons d'indiquer, est remplacé par 4es canaux multiples plus considérables que les veines qui forment l'ensemble du réseau, et qui leur servent de déversoirs vers le plexus coronaire superficiel.
» Canal veineux périphérique ou veine circonflexe. — Cette veine, d'un gros calibre, formée par les ramifications divergentes du réseau solaire et par les veines descendantes du plexus podophylleux, longe, en suivant une ligne légèrement ondulée, le limbe extérieur du tissu velouté, en dedans de l'artère circonflexe dont elle est le satellite; elle est quelquefois décomposée, dans certains points de son trajet, en plusieurs canaux plus petits (|ui font continuité à ses tronçons.
» Elle reçoit, dans son parcours circulaire, la décharge de toutes les veines solaires divergentes et des veines podophylleuses descendantes, et se termine, aux extrémités du croissant de la troisième phalange, en plusieurs gros rameaux qui rampent, sous la membrane podophylleusc, jusqu'à la plaque du cartilage où ils concourent ;i former le plexus coronaire superficiel.
» B. Du PLEXUS ou RÉSEAU VEJNEUX PODOPMYLLEUX. ^ Lûs vciiies du l'éscau
(i) Vartère circonflexe inférieure du pied.
podopliylleux préscnlcnl une disposition analogue à celles du réseau solaire ; elles sonl, comme ces dernières, soutenues dans les mailles d'un canevas fibreux [reiiculuia prucessitjerum de liracy Clark, réticulum sous-podophylleux) étalé sur la face anlérieure de l'os en manière de périoste, et coniinu auclioriondu tissu feuilleté. Communiquant largement entre elles par des anastomoses multiples, elles paraissent, comme dans le réseau solaire, pres(|ue complètement isolées des parties profondes, dont on pourrait croire communément qu'elles émanent.
.) Sinueuses, brisées et rameuses dans leur cours, les veines podopliylleuses serpenlenl dans le sens de la longueur des lames feuilletées qui les revêtent, très-rapprochées les unes des autres, et interceptant entre elles des mailles allongées étroites. Leur confluence est telle, dans quelques points, qu'elles paraissent comme accolées par leurs parois externes.
» Le calibre de ces vaisseaux est assez uniformément égal dans toute l'étendue du
réseau })odopliyHeux, si ce n'est vers les parties postérieures où existent les canaux principaux de décharge du plexus podopbyïleux dans le réseau coronaire.
» Les veines podophylleuses sont en communication anaslomolique, en bas avec la veine circonflexe du réseau solaire qu'elles concourent à former, et en haut avec le plexus coronaire, qui n'eu est que la continuité.
» G. Du PLEXUS VEINEUX CORO-
NAIUE. — Le plexus veineux coronaire (lig. ,248, 2, Zi ) est disposé comme une guirlande rameuse autour de la deuxième phalange, à l'origine de la troisième, et sur la circonférence de l'appareil fibro-cartilagineux qui complète cette dernière.
» Il est supporté, comme les autres réseaux veineux du doigl, par un canevas fibreux immédiatement sousjacent et continu au chorion du bourrelet, et il est juxtaposé, en y adhérant, à l'épanouissement du tendon extenseur, aux plaques cartilagineuses et aux bulbes renflés du coussinet plantaire.
» Ce plexus procède des réseaux podopbyïleux solaire et inlra-osseux. » Nous y reconnaîtrons, pour la facilité de sa description, trois parties : l'une centrale et antérieure, située entre les deux plaques des cartilages, et deux latérales, correspondant à ces cartilages eux-mêmes.
» Partie centrale du plexus coronaire. — La partie Centrale du plexus coronaire (fig. 248, 2) immédiatement sous-jacenle au bourrelet constitue un réseau très-serré formé par d'innombrables veines radiculaires qui s'élèvent, en serpentant, du plexus podophylleux, auquel elles font continuité, jusqu'à une grosse veine anaslomolique jetée en écharpe d'un plexus cartilagineux à l'autre, et dans laquelle elles s'ouvrent par dix à douze bouches principales (fig. 248, 3').
Fig. 2à8. — Vaisseaux veineux du pied (H. Bouley).
VlilNli CAVE antMieure. 655
I) Ces veines de la partie centrale du plexus coronaire augineiiloiil graduellemenl do calibre en diminuant de nombre, depnis le plexus podopliylleux, où elles prennent Il iir origine, Jusqu'à leur canal supérieur de décharge, qui ne parait être lui-même (1110 la résultante de leurs anastomoses successives.
» Des p:ti-ties latérales «lu plexiiM coronaire, oii plexus cartilagineux'. —
phujue dos cartilages sert de support, par ses deux faces et par les foramen ciiialiculés dont elle est traversée, à un massif de veines convergentes très-serrées et iK S-anasiomotiques, que l'on peut distinguer, d'après son siège, sous le nom de jilfxus cartilagineux.
) Ce plexus cartilagineux est formé par deux couches de vaisseaux, l'ane superficielle, l'autre profonde.
» Couche superficielle du plexus cartilagineux, ou plexus cartilagineux superficiel. — La couche superlicielle (fig. 2Zi8, 3, h), étendue sur la surface externe des plaques et des bulbes cartilagineux, prend son origine, par des racines innombrables, aux veines de la partie du réseau podophyllenx correspondante à la superficie qu'elle occupe. Ces racines, massées en réseau très-dense, convergent vers les parties supérieures en diminuant de nombre et en augmentant de volume, et finissent-par se fondre, à l'aide d'anastomoses successives, en dix ou douze rameaux principaux, lesquels se réunissent eux-mêmes h deux branches considérables (fig. 2/i8, 6) situées sur la limite supérieure du plexus. Ces branches, enfin, par leur fusion dernière au mveau de l'extrémité inférieure de la première phalange, constituent la veine digitale satellite de l'artère de même nom (fig. 2^i8, 5).
» Considérée de bas en haut et sur un pied préalablement préparé par injection, la veine digitale, divisée en deux branches, subdivisée elle-même en rameaux et en ramuscules divergents et épanouis à la surface convexe du cartilage et du bourrelet, rappelle bien la disposition des arbres taillés en espaliers, dont les branches étalées sont fixées aux murailles sur lesquelles elles se ramifient.
» Les deux branches périphériques du plexus cartilagineux superficiel établissent l'une et l'autre des voies de communication avec le plexus cartilagineux opposé, en contractant des anastomoses à plein canal avec les branches de ce plexus qui leur sont symétriques.
» Les voies anastomoticfues antérieures sont doubles et superposées l'une à l'autre.
» La plus inférieure et la plus superficielle est constituée par cette grosse veine (fig. 2^8, jetée en écharpe d'un plexus à l'autre, dans le plan médian, à la surface externe du tendon extenseur, et qui sert de canal de décharge à une multitude considérable de ramuscules veineux émergeant de la partie antérieure du plexus podophyllenx.
» Cette première veine communiquante réunit l'une à l'autre les branches antérieures du plexus cartilagineux.
» La seconde veine communiquante, située à 2 centimètres au-dessus de la première et au-dessous du tendon, est jetée transversalement d'une branche antérieure du plexus à l'autre. Elle s'abouche avec l'une et l'autre de chaque côté, au point même où vient aboutir la première veine communiquante.
» Sinueux dans tout son ti-ajet, quelquefois double, quelquefois formé de plusieurs veines confluentes, connue dans la figure 2/i8, ce canal anaslomotique sert de déversoir à quelques veines profondes.
» L'anastomose entre les branches périphériques postérieures du plexus cartilagineux est constituée par une longue veine de gros calibre, irrégulièrement courbe,
sinueuse ou brisée dans son parcours, mais toujours d'unclongueur beaucoup plus ^ considérable que la dislance mesurée entre les deux plaques cartilagineuses entre lesquelles elle est étendue.
» Cette veine communiquante postérieure sert de confluent à des canaux émergents^ des bulbes cartilagineux, et à la partie postérieure du plexus solaire qui s'y dégage; par cinq ou six veines afférentes assez développées.
,) Couche profonde du plexus cortilayineiix, ou plexus cartilagineux profond. . — La couche profonde du plexus cartilagineux est formée :
, » 1° Par d'assez forts rameaux ascendants de la partie postérieure des plexus podo-phylleux et solaire ;
» 2° Par l'appareil veineux intérieur de la troisième phalange;
» Et 3° par les veines profondes qui proviennent de l'os de la couronne, des liga-menls et des tendons qui l'entourent.
» Les rameaux ascendants du tissu podophylleux s'introduisent par les nombreux foramcn dont est traversée la base de la plaque cartilagineuse et la coque fibreuse inférieure du coussinet plantaire, suivent les canaux qui continuent ces foramen dans l'épaisseur du cartilage, et viennent à sa face interne, de concert avec les rameaux qui procèdent du système veineux intra-osseux et ceux qui viennent des tendons et des ligaments, former un faisceau de cinq ou six grosses veines convergentes, qui se réunissent en deux fortes branches ascendantes, lesquelles s'anastomosent elles-mêmes, avant leur réunion définitive aux deux branches périphériques résultantes du plexus cartilagineux superficiel, et concourent avec elles à constituer la veine digitale.
Appareil veineux interne ou intra-osseux.
1) Girard fils et Rigol ont nié que l'artère plantaire eût, dans l'intérieur de la phalange, un système veineux satellite. C'est une erreur échappée à ces deux savants anaioniistes.
» La disposition de l'appareil veineux dans l'intérieur de la phalange est absolument identique avec celle de l'appareil artériel.
» Les veinules radiculaires satellites des artérioles terminales convergent, en formant des anastomoses successives, vers le sinus semi-lunaire, dans lequel elles se rendent par les canaux osseux antérieurs, ascendants et descendants, que parcourent les artères émergentes de l'anastomose semi-lunaire. Là elles se déversent dans un canal veineux demi-circulaire, satellite de celte anastomose, lequel se continue en arrière par deux veines efférentcs qui suivent les canaux postérieurs du sinus semi-lunaire, sortent par les foramen plantaires, s'engagent dans la scissure de même nom, montent en dedans de l'apophyse basilaire, s'appliquent à la face interne de la plaque cartilagineuse dans une des anfracluosités dont elle est sculptée, et concourent à la formation de la couche profonde du plexus cartilagineux,
» En outre de ces veines convergentes vers le plexus cartilagineux, il en est d'autres divergentes, en très-petit nombre, qui suivent le trajet des arlères, et vont se rendre dans le plexus podophylleux, à travers les porosités antérieures de la phalange.
» La dissection des pièces injectées par les veines met hors de doute cette disposition de l'appareil veineux dans l'intérieur de l'os du pied.
» Mais est-ce à ce groupe de vaisseaux satellites des artères que se borne ce système veineux intérieur, ou bien n'est-il pas étendu sur une plus vaste surface, et toutes les
VEINK C/V^K POSTÈlUliURli. 657
.iK'oles du lissu spongieux de l'os ne peuveiii-elles pas en cire considérées comme une dépendance?
Il Cette manière de voir semble être appuyée par le résultai de certaines injections, où l'on voit la matière introduite par les voies veineuses remplir toutes les spongioles intérieures du tissu osseux; mais ce n'est probablement là qu'un accident de l'opération elle-même, cl il est présumable que le passage direct de l'injection veineuse dans ks aréoles du tissu spongieux tient à la rupture des parois vasculaires, car si le lissu (le la phalange formait une sorte de diverticuluin du système veineux, comme l'admet l opinion que nous exposons, les opérations faites sur le vif, où le lissu de- l'os est prot'oiidément intéressé, devraient être suivies d'hémorrhagies par les orifices béants des aréoles, fait qui ne se produit pas.
» Il ne nous paraît donc pas qu'il y ait, à cet égard, dans la structure de la troisième phalange, dérogation au plan général sur lequel les os sont construits, et nous pensons que son système veineux intérieur est borné à l'ensemble des vaisseaux, du resle très-nombreux, qui accompagnent les divisions artérielles. »
Art. III. — Veine cave postérieure (fig. 215, v; 216, f., et fig. 268 bis).
Cette veine, dont le volume n'est égalé par celui d'aucun autre vaisseau de l'économie, commence à l'entrée du bassin par deux grosses racines, les troncs pelvi-cruraux. De ce point, elle se dirige en avant, sous le corps des vertèbres des lombes, atteint bientôt le bord supérieur du foie, abandonne alors la région sous-lombaire pour se loger dans la scissure creusée sur la face antérieure de la glande précitée, puis traverse le centre aponévrotique du diaphragiue, et va s'ouvrir dans la partie postérieure et externe de l'oreillette droite du cœur.
Dans ce trajet, la veine cave posiérieure se décompose naturellement en trois portions, une sous-lombaire, une hépatique, une thoracique.
La portion sous-lombaire, placée à droite de l'aorte abdominale, à gauche de la capsule surrénale et du rein droit, est maintenue contre le ligament vertébral commun inférieur et le petit psoas gauche par le péritoine et le pancréas ; elle répond de plus à l'artère rénale droite, qui croise perpendiculairement sa face supérieure, ainsi que le nerf grand splanchiiique correspondant, et aux divisions nerveuses des plexus rénal droit et lombo-iiorlique (fig. 226, G).
Danr, sa portion hépatique, la veine cave postérieure n'a de rapports qu'avec le foie et le di..phragme, qui l'enveloppent d'un canal complet.
Quanta la portion thoracique, logée entre le poumon droit et son lobule accessoire interne, elle est enveloppée par un repli séreux particulier, dont nous avons déjà parlé (page Zi92), dépendance de la plèvre du côlé droit.
Afférents collatéraux. — Les vaisseaux aussi considérables que nombreux qiii viennent se dégorger dans la veine cave postérieure sont, en les énumérant d'avant en arrière :
1° Les veines diaphracjmaliques ;
T La veine porte, tronc sur lequel se rassemblent la plus grande partie des veines viscérales de l'abdomen, et qui, au lieu de s'aboucher directement avec la veine cave, se divise dans le foie à la manière d'une artère, puis se trouve reconstitué en un certain nombre de grosses branches, les vaisseaux sus-hépatiques, qui se jettent dans la veine cave à son passage dans la scissure antérieure du foie;
3° Les veines rénales;
CHAUVBAU. — 2* «dit. /j2
DKS VEINjiS.
FiG. 248 his. — Vue générale des veines du cheval (*).
(•) K, veine cave antérieiiTO; 2,2, vciiiH ciiv,. t,n<,f • o , l'iirlirMilntinn sanro-iliimno ; 4, (.■onV iiolvi p,.,m.„i J i È'" ' ■ ' l'""" ^'''"'6'"' pclvi-cninil ,lroit coupi' nu niveau de
8, wiiK. l,.,sti,.,. ^J„.(,L.;'n vpirP Xln m n„l 'f-' ' ^'"""■f''""'-'"!" i f'> veine nblunaricfi ; 7, veine sons-saerée;
veine «slernaie; -12, veino a.v^os nveoTj rnnl!;^^^^ "'""''^ ^ '>™'«^'^ ascendantes He i.
.b '^'-c ses biannhei, mtereostnles, et en avant; 13, le lamoau veineia sous-rtorsal ;