VEINE CAVE POSTÉRIEURE
/i" Les veines spennatiques ;
Plusieurs veines lombaires.
Fous CCS vaisseaux seront étudiés dans l'ordre indiqué ci-dessus, avant les racines do la veine, c'est-à-dire les troncs peloi-cruraux.
VEINES DIAPURAGMATIQUES.
Ce sont deux, quelquefois trois énormes vaisseaux logés dans l'épaisseur du centre aponévroliquc, commençant par plusieurs branches dans la portion cliarnue du muscle, et se jetant dans la veine cave au moment où celte veine traverse le diaphragme.
VEINE PORTE (fig. 226, P; 248 bis et 249).
La manière dont ce vaisseau se comporte lui donne une physionomie toute particulière, qui l'a fait considérer comme un système vasculaire à part : on n'ignore point, en elTet, d'après ce qui a été dit à propos de la structure du foie, que la veine porte se divise dans cette glande exactement comme une artère.
La veine porte prend naissance à la région sous-lomhaiie, au niveau de l'artère grande mésentérique, par la réunion de trois grosses racines ; puis elle se dirige en avant et un peu à droite, en traversant l'anneau du pancréas, au-dessous de la veine cave, et se loge ensuite dans la grande scissure postérieure du foie, où elle se ramifie en formant les veines sous-hépatiques, dont les divisions capillaires donnent ellesmêmes naissance aux vaisseaux sus-hépntiques.
Veines sus-hépatiques et sous-hépatiques (fig. 189, VP, VA). — L'élude de ces vaisseaux ayant déjà été faite dans la description du foie, p. kk^, nous n'avons point à nous en occuper de nouveau. Nous reviendrons seulement sur une particularité incomplètement signalée dans notre première description, et relative aux veines sus- hépatiques.
On sait que ces vaisseaux se divisent en deux catégories, relativement à la disposition de leur embouchure : le plus grand nombre se jetant dans la veine cave en formant un seul confluent placé à l'extrémité antérieure de la scissure du foie, au niveau des veines diaphragmatiques ; les autres s'ouvrant isolément sur toute l'étendue de la portion hépatique du tronc veineux. — En examinant avec soin le confluent vers lequel viennent converger toutes les veines du premier groupe, on y reconnaît les embouchures de trois veines principales venant chacune d'un des lobes hépatiques, endjouchures couvertes par trois valvules incomplètes très-épaisses. — Quant aux vaisseaux du deuxième groupe, M. Cl. Bernard(l) les a considérés, pour la plupart, comme pro-
(1) Cl. Bernard, Leçom de physiologie expérimentale. Paris, 1856.
veine 0!snphagienne ; 15, voino dorsale ou dorso-miisciuluirc ) IGj veine cervicale ou Cervico-musculiiire , 17, voinfl vtTli'hrnle ; 18, Veine axillaire droite coupée au nivenii du bord milérieur de la premiiM'e cote ; 19, veine sus-sternale ou mammaire interne ; 20, veine axillaire ganclie; 21, terminaison de la céplialiquo gauche; ï!2, jugulaire gauche; 23, jugulaire droite ; 2t, veine maxillaire cxterni' ou glosso-faciale ; 25, veine coronaire j 20, veine angulaire (Te l'œil ; 27, veine sous-zygnnuiti(|ue ; 28, veine auriculaire postérieiu'e ; 20, veine inaxiUo-mnsculaire ; 30, veine uiélararpienne interne; 31 , veino sous-cutanée médiane; 32, veine sous-culanée radiale; 33, veine radiale postérieure; 3t, Ironc basilique; 35, veine de l'ars ou céphaliipio; 30, plexus veineux coronaire; 37, veine digitale; 38, veine métatarsienne inturne ; 39, racine antérieure de la veine sapbène interne; 40, racine postérieui'e de la sapbéne ; 41, saphénc interne; 42, grande veine coronaire; 43, petite veine nu'saraif(ue ; 44, dillérenti^s brandies de la veiiu! gruinle mésaraïquo; 45, tronc de la veine porte, dans sa portion sons-lombuire, logée dans l'épaisseur du pancréas ; 40, veine [lorte dans la scissure postérieure ilu foie, en bas, on la voit se plonger daris réfiaisseur de l'organe. — M, muscle onioplat-liyoïdien coupant oblicpu'Uicnt la direction de la trachée; I», pcaucier cervical rabattu prnir mettre à nu la gouttière jugulaire ;
oreillette droite du cœur; A, aorte poslérimin; ; C, cnnpo du (loumon droit; K, lobe gauche du l'oie, situé en arriére de la coupe du diaphragme ; K, rein dndt porlé (^n avant et eji haut; L, o!Sophagc. j V, Vessie ; S, rectum ; T, ennui thoracicpie ; T', terminaison de ce canal sur le coniluent des jugulaires.
(^(jO DliS VlilNES. j
venant dirccicnicnt des veines sous-hépalicjues, et non pas comme succédant au réseau capillaire formé par l'arborisation de ces veines dans les lobules du foie. Il est vi ai que les injections pénètrent très-facilement de la veine porte dans la veine cave, mais en , prenant tout aussi bien la voie des gros vaisseaux sus-hépaliqnes que celle des canaux dont nous parlons; et de plus, si la matière poussée dans la veine porte est chargée d'une substance colorante qui ne soit pas parfaitement porphyrisée, cette matière arrive incolore ou très-peu colorée dans les vaisseaux sus-hépatiques et la veine cave. Ces fails comme on le voit, ne militent point eu faveur de l'opinion de M. Bernard. On a donc tout lieu de croire que le système de la veine porte et celui de la veine cave ne communiquent point, chez l'adulte, autrement que par le réseau capillaire qui est inicimédiah-e aux vaisseaux sous-hépatiques et sus-hépatiques. S'il existe d'autres voies de communication, elles doivent être aussi extrêmement étroites.
Vaisseaux constituants de la veine porte. — Les trois racines de cette veine soni i les veines grande et petite mésentériques et la veine splénique.
Les affluents collatéraux qu'elle reçoit sur son parcoure se trouvent au nombre de deux principaux seulement : la veine gastro-épiploïque droite et la gastrique antérieure.
Nous allons faire une revue rapide de tous ces vaisseaux,
4° Racines de la veine porte.
A. Veine grande méscntcriqne OU mésnriiïquc jintéi-îciirc (flg. 2/|9, 2, 7, et
fig. 2Zi8 bis, Ixh). — C'est un énorme canal veineux dans lequel alllue le sang qui a passé à travers les parois de l'intestin grêle, du cœcum, du côlon replié, de l'origine du côlon flottant, et dont les divisions correspondent exactement aux différentes branches ■ fournies par l'artère grande méscntérique. • ^
Quand on suit ce vaisseau de son embouchure à sa source, c'est-à-dire en sens inverse du cours du sang, on le voit s'accoler aux deux artères coliques entre lesquelles il se trouve placé, et marcher ainsi jusqu'au delà du pli qui forme les courbures sussternale et diaphragmaiique du côlon, se diviser alors en deux branches satellites des artères coliques, lesquelles branches s'anastomosent en arcade vers la courbure pelvienne, comme les artères qu'elles accompagnent.
Ce sont donc deux veines coliques (fig. 2/i9, 8, 9) qui constituent par leur réunion la grande mésaraïque, à la formation de laquelle concourent de nombreux affluents collatéraux, au nombre desquels il faut signaler les deux veines cœcales (fig. 2Zi9, 5, 6), la veine iléo-cœcale (fig. 2Zi9, /i), une branche venue de l'origine du côlon flottant, et les veines de l'intestin grêle : vaisseaux exactement disposés comme les artères correspondantes, ce qui nous dispense de nous appesantir davantage sur leur description.
B. Veine petite mcseutéiique OU uiésuraïque postéiiciiie (fig. 1h%, 12, cl
fig. 1h% bis, ;i3).— -Ce vaisseau commence au-dessus du rectum, près de l'anus, par de grosses branches kémorrhoïdales qui communiquent avec les ramuscules homonymes, de la honteuse interne. 11 se dirige ensuite en avant entre les deux lames du second mésentère, le long de l'artère petite. rnésentérique, qu'ildépasse en se prolongeant jusqu'à la grande, sur le côté gauche de la(iuelle on le voit arriver et se réunir à la veine splénique, avant de s'aboucher avec la mésaraïque antérieure pour former la veine porto. Dans son trajet, il reçoit toutes les branches veineuses satellites des divisions de .
! VlilNE CAVE POSTÉUIEURH.
l'artère de même nom, l)ranchps veineuses dont la disposition rappelle tout à fait celle I des rameaux artériels.
I C. Veine splf^nique (fig. 269, 13).
j — C'est un énorme canal qui suit l'artère splénique et se comporte exactement comme elle. Elle commence donc par une veine gastro - épiploïque gcmclw (fig. 269, \k) anastomosée en arcade avec la veine gastro -épiploïque droite, reçoit sur son trajet des rameaux gastriques, spléniques et epiploi'ques, et s'unit il la petite mésaraïque, après avoir passé au-dessus de l'extrémité gauche du pancréas, et avoir reçu la veine gastrique postérieure (fig. 269, 16).
2° Aftluenls collatéraux de la veine porte. A. Veine ^nstro -épiploïque droite
(fig. 269, 15). — On sait que l'artère hépatique, avant d'entrer dans le foie, abandonne des rameaux pancréatiques, une brandie pylorique et une division gastro -épiploïque droite laissant ellemême échapper une artériole duodénale :
le vaisseau que nous décrivons sous le nom de veine gastro-épiploïque droite correspond exactement à toutes ces rami- Fig. 249. — Ensemble de la veine porte et de fications collatérales de l'artère hépatique. ' «es racines (figure en partie théorique) (*).
Cette veine prend donc son origine autour de la grande courbure de l'estomac, sur un point indéterminé puisqu'elle forme une arcade anasiomotique avec la veine gastroépiploïque gauciie. Elle croise en arrière le renflement placé à l'origine du duodénum, reçoit les veines pijlori que, duodénale el pancréatiques, et s'ouvre dans la veine porte après avoir traversé le pancréas.
• B. Veine gaMrique antérieure. — Satellite de l'artère homonyme, celte veine se jette isolément dans la veine porte, après l'entrée de ce vaisseau dans la grande scissure postérieure du foie, et même tout près de l'extrémité terminale de cette scissure.
VEINES RÉNALES.
Au nombre de deux, comme les artères qu'elles accompagnent, ces veines se distinguent par leur énorme volume et la minceur débours parois. La gauche, obligée de croiser l'aorte abdominale avant de se jeter dans la veine cave, est plus longue que la
■) i, tioiii; (le la veine |poi lD ; 2, son oiiiçine ; 3, veines de. l'intestin griMe ; -4., veine iléo-ciçcttle ; 5, veiue «licale e,\ii'ine ; G, veine ciecale interne ; 7, srnnile veine niésaralqne ; 8,9, veines cnlii|iies roiniant les roeincs de en vaissenu; 10, veine enllnlénile coiilinimnt [ini-rois la criliiine gaiielie, el venant se joindre ù la (çrnnile nu'Saraïque prés île l'origine lie celle-ei ; 41, conlluent «■iininuin de la jielili! na-saraiiiue et de la spli-niiine ; lij, [lotile veine mésaraninc et ses branches eollatérniei ; 13, veine s|iléni(Hie ; l-i, veine gastrn-éiiililoîqne gaiiehe ; 15, veine gaslro-é|iiplon|ne ilroile ; 10, veine gastri((ne postérieure. — «,estonuie; fc, dnodénuin ; t, intestin gnMe ; </, l'ieenni ; f, cùlon replit- ; /■, colon llotlant ; g, reotdin ; h, portion du grand épiploon ; i, rate ; j, Mu''9enlére ; le, nié.ionli're colique.
g52 DES VEINKS.
droite. Elles reçoivent la plupart des veines qui reviennent des capsules surrénales i (fig. 2^8 bis, 10).