COMPARAISON DES VEINES DE L'HOMME -AVEC CELLES DES ANIMAUX
On distingue chez l'hoirune, comme dans les animaux, les veines de la petite circulation ou veines pulmonaires, et les veines de la grande circulation. Celles-ci s'abouchent sur le cœur par trois troncs : les veines cardiaques, la veine cave supérieure et la veine cave inférieure.
66y DES VkiNKS.
La veine rave supérieure reprcscnic la veine cave antérieure des animaux et résume les vaisseaux veineux do la lôte, des membres ihoraciques et d'une partie de la poitrine, lille s'étend du premier cartilage costal au cœur. Elle commence après la réunion des deux troncs bracliio-céplialiquos.
r.es veines si-iperlicielles du membre llioracique forment d'abord, sur le dos de la main, un réseau à mailles allongées d'où s'échappent les veines médiane, radiales ai cubitales. Près du pli du coude la médiane se bifurque et donne la médiane basilique eth médiane céphalique. C'est sur l'un ou l'autre de ces deux derniers vaisseaux que l'on pratique la saignée. Enfin, au niveau du bras, toutes les veines superficielle ne constituent plus que deux troncs : la veine céphalique et la veine basilique. Quani aux vaisseaux profonds, ils se rejoignent pour former la veine axillaire qui devient h sous-clavière au-dessous de la clavicule, puis. le tronc brachio-céphalique, quanti elle a reçu la jugulaire interne.
Les sinus veineux de la dure -mère crânienne sont proportionnellement plus développés que dans les solipèdes. Ils présentent à peu près la n)ême disposition. On trouve constamment un sinus médian ou longitudinal inférieur.
Les jugulaires qui ramènent au cœur le sang du crâne et de la face sont au nonibi r de quatre. La jugulaire antérieure, la plus petite, descend sous l'aponévrose cervicale " superficielle, en avant du muscle sterno-mastoïdien, et se jette dans la veine sous-clavière. Lti jugulaire externe commence par la réunion de la veine faciale et de la veine temporale; elle rappelle, par sa position, la jugulaire du cheval; elle la représenterait complétenient, si l'on se figurait ce vaisseau privé des branches qui constituent les voies de décharge des sinus crâniens. Ld^ jugulaire interne prend naissance vers le trou déchiré postérieur sur une dilatation du sinus latéral appelée golfe des jugulaires ; elle se rend dans la sous-clavière. Enfin, la jugulaire postérieure, située au-dessous du grand complexus en rapport avec les vertèbres cervicales, donne écoulement au sang des sinus rachidiens de cette région qui, chez les solipèdes, est reçu par les veines occipitale et vertébrale.
La veine cave' inférieure répond à la veine cave postérieure des animaux et résume toutes les veines sous-diaphragmatiques. Elle naît de la réunion des deux veines iliaques primitives, vers la troisième articulation lombaire, et se termine sur l'oreillette droite. Elle reçoit sur son trajet \Q'i veines sacrée moyenne, lombaires, rénales, capsulaires, diophragmatiques inférieures et spermatique droite. Celle-ci forme à la surface du testicule et sur l'origine du cordon un réseau riche appelé plexus spennatique; sur la portion abdominale du cordon, elle constitue le plexus pampiniforme.
La veine cave reçoit aussi la veine porte, et ce vaisseau présente la même disposition que dans les animaux. Il commence par trois branches : les veines grande rnésaraïque, petite mésaraïque et spléni.que; il a pour affluents des veinules pancréatiques, duodénales et la veine gastro-épiploïque droite. Il passe en arrière du pancréas et non pas dans l'épaisseur de cette glande, comme chez le cheval.
Les veines du membre abdominal se divisent en profondes et superficielles. Les premières finissent par former la veine fémorale, qui, en s'unissant aux vaisseaux du bassin, constitue la veine iliaque primitive. Les veines superficielles commencent par un réseau - sur le dos du pied, réseau d'où paileiïl deiw sa phènes : V externe 'et Vinlerne.
CONSIDÉUATIONS GÈINÈHALES.
QUATIUÈME Si:CT10N
DES LYMPHATIQUES
CHAPITRI': PREMIER
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
Proposés à l'absorplioii et au iransporl du cliylo et de la lymplic, les vaisseaux lymphatiques sont des canaux à direction coavergcnle, à parois traiisparenles el milices, qui prennent naissance dans le sein des organes p:ir de fines radicules réticulées, et qui, après avoir traversé un ou plusieurs (/an^/îons, corps glandiformes placés sur leur trajet, se jettent dans le système veineux par doux troncs : le canal thoracique cl la grande veine lyinphntiqiœ.