‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 161 sur 262 · LYMPHATIQUES DES VISCÈRES ABDOMINAUX · texte numérisé non relu

LYMPHATIQUES DES VISCÈRES ABDOMINAUX

1° Ganglions et vaisseaux lymphatiques du rectum et du cûlou nottant.

, Les ganglions affectés à cette portion du tube intestinal sont : d'abord, deux ou trois "lobules placés à la base de la queue et de chaque côté du sphincter ; en second lieu, une série très-nombreuse de petits corps ganglionnaires situés le long de la petite courbure du viscère; troisièmement, quelques lobes arrondis compris entre les deux I lames du mésentère et placés sur le trajet des divisions artérielles et veineuses.

ggo DES LYMPHATIQUES.

Nées dans l'épaisseur des tuniques muqueuse ot charnue, les radicules lymphaiiques gagnent les ganglions de la petite courbure du côlon, puis s'en échappent à l'éiat de rameaux eflérents qui rampent en grand nombre dans le mésentère. Ces efférents traversent (quelques-uns du moins) les glandes lymphatiques placées sur le trajet des vaisseaux sanguins, et se rassemblent, près de l'origine de l'artère mésentérique postérieure, en plusieurs branches assez volumineuses, qui s'unissent aux divisions des ganglions sous-lombaires ou à celles du côlon replié.

2" Ganglions et vaisseaux lymphatiques du côlon replié.

On distingue sur cet énorme viscère une double chaîne de ganglions accolés aux artères coliques, et de nombreux petils lobules, disséminés, à une petite distance des ganglions principaux, sur le trajet des branches collatérales fournies par ces deux vaisseaux.

Reçus d'abord, pour la plupart, par ces grains lobulaires, les lymphatiques énjanés des tuniques du viscère rejoignent ensuite les ganglions principaux, d'où ils émergent en formant plusieurs grosses branches satellites des vaisseaux coliques. Au nombre de deux ou trois seulement vers la courbure pelvienne, ces branches atteignent le chiffre de dix ou douze en arrivant près de l'origine des artères coliques. C'est de la réunion de ces vaisseaux avec ceux de l'intestin grêle que résultent les deux gros troncs mésentériques (fig. 253, A, C), qui forment la citerne de Pecquet avec les branches émanées des ganglions sous-lombaires (fig. 253, B).

3" Ganglions et vaisseaux lymphatiques du caecum.

Il existe sur le trajet de chaque artère caecale mie série moniliforme de ganglions moins rapprochés les uns des autres que ceux de la double chaîne colique, ganglions auxquels abordent les vaisseaux émanés des nr.embranes du caecum, et d'où partent plusieurs longues branches satellites des vaisseaux sanguins, lesquelles se rendent au même tronc que ceux de l'intestin grêle.

â° Ganglions et vaisseaux lymphatiques de l'intestin grêle.

Les ganglions lymphatiques qui reçoivent les vaisseaux blancs de l'intestin sont trèsgros et très-abondants. Au nombre d'une trentaine environ, de couleur grisâtre, trèscompactes, fusiformes, souvent bifurqués à leur extrémité supérieure, ces ganglions sont placés dans l'épaisseur du mésentère, près de l'origine de l'artère grande mésentérique, dont ils sont d'autant plus éloignés qu'ils appartiennent à une portion intestinale plus rapprochée de la fin du viscère. Celle-ci possède en outre une quinzaine de petits lobules ganglionnaires spéciaux dispersés sur le trajet de l'artère iléo-caecale.

On a déjà signalé la richesse de l'appareil vasculaire qui, des parois de l'intestin grêle, s'élève vers les ganglions mésentériques. 11 faut ajouter que ces ganglions donnent naissance, par leur extrémité supérieure, à de grosses branches émergentes, deux QU trois pour chacun d'eux, lesquelles se réunissent bientôt en branches plus volumineuses qui vont concourir à la formation des deux racines intestinales de la citerne de Pecquet.

Page 1