‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 168 sur 262 · CONFORMATION GÉNÉRALE DU SYSTÈME NERVEUX · texte numérisé non relu

CONFORMATION GÉNÉRALE DU SYSTÈME NERVEUX

L'appareil de l'innervation comprend une partie centrale et une partie périphérique.

La première représente une tige très-allongée, logée dans le canal rachidien, renflée à son extrémité antérieure qui occupe la cavité crânienne. On lui donne le um\iVaj f' cérébro-spinal ou en céphalo -rachidien.

Le seconde comprend une double série de branches ramescentes qui s'écha|)pent latéralement de la lige centrale, et vont se distribuer dans toutes les parties du corps; ces branches conslilucnt les Jiorfs.

De l'axe CKiiÉnno-SPiNAL ou encépîialo-iîaciiidien. — L'axe propretnent dit on la tige logée dans le canal rachidien forme la moellf épinière. C'est un gros cordon blanc terminé en pointe à son extrémité postérieure, donnant naissance, au niveau de chaque trou de conjugaison, à une des branches nerveuses dont l'ensemble représente la partie périphérique de l'appareil de l'innervation.

Quant à l'exlrémité renflée, renfermée dans la boîte crânienne, elle prend le nom d'encéphale. D'une conformation plus compliquée que la moelle épinière, ce renflement se décompose, comme on le verra, en quatre parties : 1'' un pédoncule blanc, continuation de la moelle épinière ; 2° trois masses ovoïdes de couleur grise, une postérieure impaire, deux antérieures placées symétriquement côle à côte. Le prolongement médullaire émet, comme la moelle elle-même, à droite et à gauche, des branches nerveuses destinées surtout à la tête.

Des nerfs. — Les nerfs ont la forn)e de cordons fasciculés qui sortent par les orifices percés à la base du crâne ou des trous intervertébraux, et se portent au sein de tous les organes, en se ramifiant à la manière des artères, qu'ils accompagnent généralement.

Tous les nerfs prennent leur origine sur l'axe médullaire, ou sur son prolongement encéphaliciue, par des radicules plus ou moins apparentes, qui se divisent en deux grand'4| catégories relativement à la position de leuf point d'émergence : les wnifi supérieures, partant de la face correspondante de l'axe spinal ; les autres inférieures, s'échappant de l'autre face : distinction parfaitement appréciable sur la moelle proprement dite, mais qu'il est plus difficile de constater sur le pédoncule encéphalique, où cette distinction est loin d'être aussi tranchée.

A leur sortie du conduit osseux qui leur livre passage, les radicules de chaque nerf sont toujours réunies en un gros tronc commun.

Dans le plus grand nombre des cas, il entre dans la composition de ce tronc des fibres des deux ordres. Quelques nerfs seulement ne comprennent que des fibres d'une seule espèce, et ces nerfs appartiennent tous à l'encéphale.

DU SYSTiïME NliRVEUX EN GÉNÉRAL. 695

A l'origine du iroiic sur lequel se rassemblent les radicules nerveuses, existe un I renflement grisâtre, appelé yanglion: mais ce renflement appartient exclusiveinoiil I aux libres supérieures.

I Après un trajet plus ou moins long, fort court en général, ce tronc se divise en bran- I elles, point de dépai l de tous les rameaux nerveux de l'économie. I Parmi ces rameaux, ceux qui s'épuisent dans les appareils de la vie de relation, sont j pairs et parfaitement semblables des deux côtés. Quant à ceux des organes de la vie de nutrition, ils composent d'abord une double chaîne, à peu prés symétrique, placée sous la coloiuie rachidienne, et dont les éléments sont empruntés à i)resque tous les troncs nerveux émanés de l'axe cérébro-spinal; puis ils se rendent à leur destination, eu afl"ectant dans leur distribution la complication la plus irrégulière. Gomtneces nerfs ofl^rent sur leur trajet un grand nombre de ganglions semblables à ceux dont nous avons parlé déjà, on les appelle nerfs f/anglionnaires. Ils prennent encore le nom de nerfs de la vie organique ou végétative, et les autres celui de nerfs de la vie animale ■ ou de relation.

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