‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 17 sur 262 · SACRÉES · texte numérisé non relu

SACRÉES

COCCVGIENNES.

Dromadaire

Chat

COLONNK VKHTÉBRALli. 31

A. Vertèbres du lieeuf, An mouton et de la chèvre. — 1. Vertèbres Cervicales. Les vertèbres cervicales du bœuf tlille.rent. de celles des autres animaux solipèdes

par leur brièveté et le plus grand dèveloppeuieut de leurs éminences d'insertion. Celles du mouton et de la chèvre sont relativement plus longues que celles du bœuf. — Dans Vatlas, les apopliyses transverses sont moins inclinées que chez le cheval, et manquent de trou tracliélien; les facettes postérieures, pour l'articulation avec l'axis, sont à peu près planes et réunies l'une à l'autre. — Uaxis possède une apophyse odontoïde demi-cylindrique et non conique, tellement concave à sa face supérieure que celle-ci est transformée en une véritable gouttière. Son apophyse épineuse, moins épaisse que dans le cheval, ne se bifurque pas en arrière.

Dans les cinq vertèbres suivantes, une lame osseuse, continue et rugueuse, réunit les apophyses articulaires antérieures aux postérieures. L'apophyse épineuse est inclinée en avant et aplatie transversalement à son sommet, qui se bifurque quelquefois; elle augmente progressivement de hauteur de la troisième vertèbre à la cinquième.

Dans la sixième, les apophyses transverses n'ont que deux prolongements, un supérieur et l'autre inférieur; celui-ci, large et aplati d'un côté à l'autre, se renverse forlemenl eu bas. L'apophyse épineuse atteint déjà, dans celte vertèbre, 4 à 5 centimètres de hauteur, et s'aplatit latéralement.

La septième mérite bien le nom àe, proéminente : son apophyse épineuse s'élève, en effet, à 10 ou 12 centimètres. (Voy. fig. h et 5.)

2. Vertèbres dorsales. — Dans le bœuf, ces vertèbres sont plus longues et plus épaisses que celles du cheval. Leurs apophyses épineuses sont plus larges et plus inclinées en arrière; leurs apophyses transverses, très-volumineuses,. sont pourvues d'une facette convexe de haut en bas; leurs échancrures postérieures sont presque toujours converties en trous.

Considérées individuellement, elles se montrent moins épaisses au centre de la région qu'à ses extrémités. On remarque, de plus, que les apophyses épineuses diminuent de largeur, à leur sommet surtout, de la première à la onzième, pour s'élargir ensuite dans les deux dernières vertèbres; qu'elles s'inclinent de plus en plus jusqu'à la dixième, tandis que les suivantes se redressent peu à peu; que les quatre premières, les plus longues, ont à peu près la même iiauteur, et qu'elles vont ensuite en s'abaissant graduellement. — Dans les quatre ou cinq premières vertèbres, la facette articulaire des apophyses transverses, tout en gardant sa convexité dans le sens vertical, se creuse dans le sens antéro-postérieur. Cette facette manque toujours dans la dernière vertèbre, et quelquefois même dans l'avant-dernière. Les deux os qui terminent la région dorsale présentent, en outre, des apophyses articulaires disposées comme celles des vertèbres lombaires.

Les vertèbres dorsales du mouton et de la chèvre sont relativement moins fortes que celles du bœuf; leurs apophyses épineuses sont moins larges, et leurs échancrures postérieures ne sont jamais converties en trous.

3. Vertèbres lombaires. — Les vertèbres lombaires du ècE?//sont plus longues et plus épaisses que celles du cheval. — Les apophyses transverses, généralement plus développées que chez les solipèdes, concaves sur le bord antérieur, convexes sur le bord opposé, s'inclinent légèrement en bas, à l'exception des deux premières, qui reslent à peu près horizontales. Elles augmentent progressivement de longueur de la première vertèbre à la quatrième; dans celle-ci et dans la cinquième, elles ont à peu près les mômes dimensions; elles se raccourcissent subitement dans la dernière. Leur largeur diminue graduellement d'avant en arrière. Enfin, dans la cinquième et la sixième

vertèbre, ces apophyses sont privées de facelLes articulaires pour correspondre entre elles et avec le sacrum; ces facettes se rencontrent seulement chez les animaux solipèdes. Les apophyses articulaires sont proéminentes et d'autant |)lus écartées de la ligne médiane qu'elles sont plus postérieures.

Dans la chèvre, les apophyses transverses sont plus inclinées vers le sol.

Dans le mouton, les apophyses se relèvent, au coniraire, à leur extrémité.

h. Sacrum. ■ — Le sacrum du bœtcf est plus volumineux et plus courbé que celui du cheval. Les apophyses épineuses sont entièrement soudées et surmontées d'une lèvre épaisse et rugueuse : elles sont longées, à leur base, et de chaque côlé, |)ar une crête qui représente les vestiges des apophyses articulaires. Les bords latéraux sont tranchants et déjelés en bas. La direction des surfaces, qui servent à l'union du sacrum avec les coxanx, se rapproche beaucoup de la verticale. Point de facettes latérales sur la base de l'os, pour l'union du sacrum avec les apophyses transverses de la dernière vertèbre lombaire. Chez le mouton et la chèvre, le sacrum est plus court; quelquefois la soudure des apophyses épineuses ne s'elTeclue point on n'arrive que fort lard.

5. Vertèbres coccijgiennes. ■ — Toutes proportions gardées, les vertèbres coccygiennes de nos animaux ruminants sont plus fortes et phis tubéreuses que celles du cheval. Dans les premières, les apophyses articulaires antérieures existent à l'étal de vestige.

B. Vertèbres du droaiadaire. — 1. Vertèbres ccrvicaks. — Elles sont plus longues et moins épaisses que chez tous les autres grands animaux domestiques. Dans leur ensemble, elles représentent le tiers de la longueur totale du rachis. Leurs lames vertébrales sont profondément échancrées, en avant et en arrière, ce ([ui permet de pénétrer aisément dans le canal rachidien. Leurs apophyses articulaires sont convexes. De la deuxième à la sixième inclusivement, le Irou trachélien est petit et creusé profondément dans l'épaisseur des lames vertébrales.

L'atlas se distingue de l'atlas du cheval et du bœuf par l'absence de tubercule sur la face inférieure du corps et la brièveté des apophyses transverses dont le bord est mince et tranchant. On remarque encore, dans l'atlas, un irou trachélien qui décrit un trajet assez long dans l'épaisseur de l'apophyse Iransverse et vient s'ouvrir au fond d'une excavation dans laquelle aboutit le trou de conjugaison antérieur. Ce dernier est double. — L'axis est irès-long et connue étranglé à sa partie moyenne; crête inférieure du corps peu saillante; deux irons de conjugaison antérieurs, le plus large est divisé par une bride osseuse ; apophyse odonloïde comme dans le bœuf. — Les autres vertèbres cervicales vont en diminuant de largeur et en augmentant d'épaisseur d'avant en arrière.

Dans les troisième, quatrième et cinquième, apophyses Iransverses bituberculécs. Dmsh sixième, l'apophyse transverse représente une lame o.sseuse, large et épaisse, dirigée par en bas.

Enlin, la septième se reconnaît à la hauteur considérable de son apophyse épineuse et à la petitesse de son apophyse iransverse percée à sa base d'un trou trachéhen plus volumineux et plus apparent que dans les autres vertèbres. (Voy. fig. 6.)

2 . Vertèbres dorsales. — Les vertèbres dorsales du dromadaire sontremarquables par la longueur du corps, la hauteur et la largeur des apophyses épineuses. Les apophyses transverses sont un peu moins détachées que dans le bœuf, mais elles sont Irès-luburculeuses. Les échancrures postérieures sont étroites, profontles et fortement engagées sous la base des apophyses épineuses; elles ne sont pas converties en trous. — La convexité ou la concavité des surfaces articulaires du corps va en diminuant de la première à la dernière. — Les apophyses épineuses augmentent de longueur et de largeur

de la première à la sixième ; elles diiniuiieiu dans les six dernières. Ces apophyses sont fortement inclinées delà troisième à la neuvième; elles se redressent peu à peu dans les trois dernières.

3. Vertèbres lombaires. — A part le nombre, elles présentent à peu près les mêmes caractères que celles du bœuf.

L\. Sacrum. — H est court, large et incurvé sur sa face inférieure. Les apophyses épineuses, peu élevées, sont fortes et libres dans toute leur étendue. — Les facettes auriculaires sont taillées très-obliquement sur la base.

5. Vertèbres coccijgiennes. — Au nombre de quinze à dix-huit, elles sont moins fortes et moins tubéreuses que chez le bœuf; les six premières sont creusées d'un canal trianguliaire.

C. Vertèbres fin porc. — 1. Vertèbres ceroicales. — C'est celui de tous les animaux domestiques qui a les vertèbres cervicales les plus courtes, les plus larges, les plus tubéreuses et partant les plus fortes. Le corps est dépourvu de crête à sa face inférieure ; sa tête, peu détachée, est à peine arrondie, et comme refoulée sur ellemême; sa cavité postérieure est conséquemnicnt peu profonde. Les lames vertébrales sont très-étroites et ne se recouvrent point d'une vertèbre à l'autre à leur partie supérieure; aussi le canal rachidien semble-t-il à ce point découpé à jour.

Dans Vatlas, les apophyses iransverses sont encore moins inclinées que chez les ruminants; le trou irachélien n'est pas constant; quand il existe, il s'ouvre, d'uu côté, sous l'apophyse transverse, de l'autre, sur son contour postérieur, après avoir parcouru un certUin trajet dans l'épaisseur de l'os.

L'ajDophyse odontoïde de l'axis est étranglée à sa base. Cette vertèbre se distingue encore par son apophyse épineuse haute et mince, inclinée légèrement en arrière, par ses apophyses transverses fort peu proéminentes et percées d'un énorme trou trachélien.

Dans les quatre vertèbres suivantes^ l'apophyse épineuse est terminée en pointe mousse et inchnée en avant; peu saillante dans la première, elle s'élève graduellement dans les autres. Les apophyses transverses forment deux prolongements : l'un supérieur, tuberculeux, est uni à l'apophyse articulaire antérieure par une lame osseuse percée d'un trou ; l'autre, inférieur, aplati d'un côté à l'autre, renversé en bas, et d'autant plus élargi qu'il appartient à une vertèbre plus postérieure, transforme la face inférieure des coi ps vertébraux en une large gouttière. La septième est pourvue d'une apophyse épineuse aussi longue que celles de la région dorsale. Une lame osseuse, perforée réunit, comme dans les vertèbres précédentes, l'apophyse articulaire antérieure au tubercule unique dont se compose l'apophyse transverse; celui-ci se continue en arrière jusf|u'auprès de l'échancrure postérieure par une seconde lame également percée d'un irou. (Voy. fig. 2.)

2. Vertèbres dorsales. — Le porc a quatorze vertèbres dorsales qui se rapprochent beaucoup de celles du bœuf par leur disposition générale. Connue chez ce dernier animal, les trous de conjugaison ou intervertébraux sont doubles, chaque lame vertébrale étant percée latéralement d'une ouverture située en avant de l'échancrure postérieure. De plus, les vertèbres du porc présentent ceci de particulier, que leurs apophyses transverses sont généralement traversées, à la base, par un trou simple ou multiple, qui communique avec le |)récédenl.

Quant aux caractères individuels propres à quelques-unes d'entre elles, ils sont, comme chez les autres animaux, fort peu nombreux. Nous ferons cependant à ce sujet les remarques suivaiUes : 1" les apophyses transverscs des quatre vertèbres qui précèdent la dernière sont très-peu saillantes; 2" dans la quatorzième, cette môme

CHAUVBAU. — 2* éllil. y

apophyse ressemble à celles des verlèbres lombaires ; 3" la facelle arliculaire de l'apophyse traasverse, dans les quatre dernières verlèbres, est confondue avec la facette latérale antérieure qui répond à la tête de la côte ; ^° les apophyses articulaires des cinq dernières vertèbres se disposent comme aux lombes, et la saillie formée par le tubercule que porte en dehors l'apophyse articulaire antérieure remplace, jusqu'à un certain point, l'apophyse transverse de ces vertèbres.

3. Vertèbres lombaires. — Les vertèbres lombaires du porc ressemblent beaucoup à celles des animaux ruminants. Il arrive assez communément qu'on rencontre sept vertèbres lombaires chez le porc ; dans ce cas, la vertèbre supplémentaire est généralement une vertèbre sacrée. Nous ne nierons pas cependant qu'il puisse exister sept vertèbres lombaires dans le porc, avec le nombre normal de vertèbres sacrées.

k. Sacrum. — 11 est formé de quatre vertèbres qui tardent longtemps à s'unir entre elles. Aussi est-ce souvent assez difficile d'établir le point où finit le sacrum et où conmience le coccyx (1). Les apophyses épineuses manquent tout à fait. Les lames vertébrales ne se soudent pas entre elles, en sorte que le canal rachidien est découpé à jour, par sa partie supérieure, comme à la région cervicale. Ce canal est fortement comprimé de dessus en dessous.

5. Vertèbres coccygiennes. — Les vertèbres coccygiennes du porc se distinguent surtout par la présence des apophyses articulaires, au moyen desquelles les verlèbres les plus antérieures se correspondeni.

D. Vertèbres du eiiien et du chat. — 1. Vertèbres cetmcales. — chez ces animaux, les vertèbres cervicales, longues et épaisses, se rapprochent beaucoup de celles des solipèdes. Elles s'en distinguent néanmoins, à part leur moindre volume : 1° par la disposition des plans articulaires, au moyen desquels les corps vertébraux se correspondent ; l'antérieur, ou la lèle, est presque plan et môme légèrement excavé à son centre ; le postérieur, ou la cavité, est à peine creusé pour recevoir la tête de la vertèbre suivante; 2° par la largeur des lames vertébrales qui se recouvrent exactement les unes les autres ; 3" par la hauteur de leur apophyse épineuse, d'autant plus considérable que la vertèbre est plus postérieure ; ti" par la grande étendue des apophyses articulaires antérieures et postérieures, qui sont réunies au moyen d'une lame osseuse continue et très-saillante, laquelle augmente considérablement le diamètre transversal de chaque vertèbre.

Dans Y atlas, la surface articulaire sur laquelle glisse le pivot odontoïdien se confond en avant avec les cavités qui répondent aux condyles de l'occipilal. Les deux facettes qui sont annexées en arrière, à cette surface articulaire, au lieu d'êlre pleines ou légèrement ondulées, comme dans les autres animaux domestiques, sont transformées en véritables caviiés glénoïdes. Les apophyses transverses se portent directement en dehors et se dirigent un peu en arrière ; la lèvre qui borde chacune d'elles se relève légèrement ; des deux trous qui remplacent l'échancrure antérieure, un seul existe, c'est celui qui pénètre dans l'intérieur du canal rachidien ; l'autre ne conslilne qu'une simple échancrure.

Dans Yaxis, l'apophyse odontoïde, cylindroïde, étranglée à sa base, se recourbe un peu de bas en haut ; les facettes latérales de cette éminence représentent de véritables condyles. L'apophyse épineuse, très-mince et indivise, se recourbe en avant au-dessus

(1) On y parviendra néanmoins toujours en consultant la disposition des apophyses articulaires. Ainsi dans les vertèbres sacrées, ces émiiiences (si nous exceptons les antérieures de la première vertèbre el les postérieures de la dernière) n'existent jamais qu'à l'élalde vestige, tandis iiu'elles reparaissent avec tous leurs caractères dans les cinq autres premières vertèbres coccygiennes.

COLONNE VlsRTÉBRALE. 35

(les lames de l'atlas. Les éclianciures antérieures ne sont jamais converties en lions.

La troisième vertèbre cervicale est la plus large de toutes. Les suivantes vont en diminuant d'épaisseur jusqu'à la dernière, contrairement à ce qui existe pour les autres espèces. La septième est loin de présenter une apophyse épineuse aussi développée que chez les ruminants et les pachydermes. (Voy. lig. 1.)

2. Vertèbres dorsales. — Dans le chien, les vertèbres dorsales sont conformées sur le même modèle que celles du cheval. Seulement, leurs apopliyses épineuses sont en général moins larges et plus épaisses. On reconnaîtra toujours la dixième à son apophyse épineuse verticale, triangulaire et terminée en pointe aiguë. Les trois dernières manciucnt de facettes postérieures pour l'articulation de la tête des côtes, et présentent, dans la conformation de leurs apophyses articulaires, la mênie disposition que les vertèbres lombaires. — Dans le chat, les apophyses transverses des trois dernières vertèbres dorsales, minces, aiguës et renversées en arrière, ne portent jamais de facettes, pour répondre à la tnbérosité des côtes.

3. Vertèbres lombaires . — Dans ]e chien et le cliat, les vertèbres lombaires sont remarquables par la force qu'elles doivent à leur longueur, à leur épaisseur et au développement des éminences d'insertion. L'apophyse épineuse s'abaisse et devient aiguë dans les dernières vertèbres. Les apophyses transverses s'inclinent fortement en avant et en bas; elles s'allongent de la première à l'avant-dernière vertèbre; elles se rétrécissent dans celle-ci, et encore plus dans la septième où elles se terminent en pointe mousse. Le tubercule des apophyses articulaires antérieures est extrêmement saillant. Les échancrures postérieures sont surmontées d'un petit prolongement très-aigu, dirigé en arrière, et d'autant plus développé que la vertèbre est plus antérieure. Ce petit prolongement représente exactement l'apophyse transverse des vertèbres dorsales.

L\. Sacrum. — Les trois vertèbres qui forment le sacrum des carnassiers se soudent de très-bonne heure. L'épine sus-sacrée constitue une crête mince et tranchante. Les surfaces latérales, pour l'articulation avec le coxal, sont tournées tout à fait en dehors et presque verticales.

5. Vertèbres coccyr/rennes. — Les vertèbres du coccyx sont très-fortes et trèstubéreuses. Les cinq ou six premières sont tout aussi parfaites que les vraies vertèbres et se comportent absolument comme elles. Les dernières sont de petits os en forme de que M. Goubaux a décrits sous le nom d'os hypsiloïdes.

E. "Verièbrcs du lapin. — 1. Vertèbres cervicales. — Vertèbres dorsales. — Les vertèbres de ces deux régions sont assez semblables à celles du chat.

2. Vertèbres lombaires. — Elles sont encore plus fortes que celles des carnassiers. Les (rois preniières portent à la face intérieure du corps une crête si saillante qu'elle simule une véritable épine inférieure.

3. Sacrum. — Relativement plus long que celui des carnassiers; ses apophyses épineuses restent isolées les unes des autres.

h. Vertèbres coccrjrjiennes. — Elles sont analogues h celles du chat.

COMPARAISON DE LA COLONNE VERTÉBRALE DE L'IIOMME AVEC CELLE DES ANIMAUX DOMESTIQUES.

La colonne vertébrale de l'homme se compose de vingt-neuf os, vingt-quatre vertèbres, le sacrum et quatre pièces constituant le coccyx. Les vingt-quatre vertèbres sont ainsi réparties :

Vertèbres cervicales. . . 7

— dorsales 12

— lombaires , 5

36 DES os.

Dans toutes ces vertèbres, le corps est légèrement excavé sur les deux extrémités ; tandis que chez les animaux domcsti(|ues^ l'extrémité supérieure ou antérieure est

convexe, et l'extrémité inférieure ou postérieure, concave.

1. Vertèbres cervicales. — Elles .sont larges et peu élevées. Les apophyses épineuses sont passablement développées et bifides à leur sommet. Les apophyses transverses se divisent aussi en deux branches : l'une postérieure et l'autre antérieure.

2. Vertèbres dorsales. — Dans ces vertèbres, le corps va en augmentant d'épaisseur de la première à la dernière. Dans les premières vertèbres dorsales ainsi que dans les dernières, l'apophyse épineuse est presque directement dirigée en arrière; dans la partie moyenne de la région, ces apophyses sont très -obliquement dirigées de haut en bas et d'avant en arrière.

3. Vertèbres lombaires. — Les vertèbres lombaires sont les pièces les plus fortes de la colonne vertébrale. Leur corps est aussi épais que chez nos grands animaux domestiques. Cet énorme développement des vertèbres lombaires de l'homme est lié à la station bipède. Dans la cinquième, la face inférieure du corps est taillée très-obliquement d'avant en arrière et de bas en haut, et les apophyses transverses sont plus volumineuses que celles des autres vertèbres lombaires.

^1. Sacrum. — Le sacrum est formé par l'union de cinq pièces. Il est fortement concave de haut en bas et d'avant en arrière. En se réunissant à la région lombaire, il forme un angle saillant en avant auquel on donne le nom de promontoire ou angle sacro-vertébral. L'épine sacrée est continue ou interrompue suivant les sujets; toujours elle est bifide inférieurement.

5. Vertèbres coccygiennes. — Ce sont de petits os ou de petits tubercules aplatis, au nombre de quatre, rarement de cinq et ordinairement soudés entre eux. Le coccyx est conique. La base présente deux apophyses dirigées par en haut, que l'on appelle les cornes du coccyx. Sou sommet est souvent dévié à droite ou à gauche.

(') d, plTiliiéVe vertèbre eervicnle; 2, septième Vertèbre cervicale; 3, première Vertèbre dorsnlc; 4, douzième vertèbre dorsale ; 5, première vertèbre lombaire ; 6, sncrum ; 7, coccyx ; A, horizontale ; U, liyne rcprèsentnnt l'inclinaison du bnssin pnr rapport il l'horizon. (Ueaunis et Bouchard, Nouveaux éléments d'anatoinic descriptive. Paris, d868, p. 33.)

FiG. 15. — Coupe médiane et antéropostérieure du crâne et du rachis de l'homme (*) .

Art. II. — De la tête.

La tête est une grosse pyramide osseuse allongée de haut en bas et quadrangulaire, snspondne à l'extrémité antérieure du racliis, dans une direction qui varie avec les altitudes de l'animal, mais que nous supposerons à peu près verticale pour la commodité de nos descriptions. Elle est formée d'un grand nombre d'os particuliers, distincts les uns des autres seulement chez les tout jeunes animaux. Bien avant que ceux-ci soient arrivés à l'âge adulte, les os de la tête se soudent ensemble, pour la plupart, et ne peuvent plus être séparés.

On divise la tête en deux parties : le crâne et la face.

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