D£S OS OU CRANE
Le crdne, ou la partie supérieure de la tête, se compose de sept os plats, dont cinq sont impairs : Voccipùal, \g pariétal, le frontal, le sphénoïde, Vetlimoïde ; un seul est pair, c'est le temporal. Ces os circonscrivent une cavité centrale, h boîte crânienne, qui communique en arrière avec le canal rachidien, et loge la partie principale des centres nerveux, c'est-à-dire l'encéphale.
1° Occipital.
L'occipital occupe l'extrémité supérieure de la lêle ; c'est par son intermédiaire que celle-ci se trouve supportée à l'extrémité antérieure de la tige rachidieime. Cet os est très irrégulier dans sa forme, et se coude à angle droit, en avant et en arrière. On y considère une face externe, une face interne, et une circonférence par laquelle il se met en rapport avec les os crâniens qui l'avoisinent ; celle-ci se décompose en deux bords latéraux antérieurs, deux bords latéraux posté^neurs, un angle saillant antérieur, un angle saillant postérieur, et deux angles re7itrants latéraux.
Faces. — La face externe est divisée en trois parties par la double coudurcde l'os : l'une regarde en avant, l'autre en haut^ et la troisième en arrière. On y remarque : 1° Sur la ligne médiane et d'avant en arrière : a, une crête antéro-postérieure, qui constitue l'origine des crêtes pariétales dont nous parlerons plus loin; b, une émincnce transversale, volumineuse, irès-élevée et garnie en arrière de fortes empreintes, cnvcc une saillie médiane qui porte le nom de tuhérosité cervicale; c'est la protubérance occipitale externe (|ui, chez le cheval, répond en môme temps aux lignes courbes supérieures de l'occipital de l'homme. Celte protubérance forme le point culminaiH de la lêle, et sépare l'une de l'aulrc la partie antérieure et la partie supérieure de la face externe de l'os; c, le trou occipital, large orifice qui traverse l'os d'outre en outre au niveau de la coudurc postérieure, et qui fait communiquer la cavité crânienne avec le canal rachidien; d, la surface externe de Vapophyse basilaire, prolongement étroit et épais que forme l'os en allant à la rencontre du sphénoïde : cette surface est convexe dans le sens latéral. — 2° Sur les côtés : a, une crête tranchante qui prolonge latéralement les lignes courbes supérieures et descend sur le milieu du bord latéral antérieur, pour se continuer avec la racine supérieure de l'apophyse zygomalique et la crête mastoïdienne du temporal ; b, des empreintes linéaires, parallèles h cette dernière et prolongées sur la base de l'apophyse styloïdc : elles sont distinées à l'insertion du petit obli(|ue de la tête et représentent les ligues courbes inférieures de l'occipital
de l'homme ; r, en dedans de ces empreintes, une excavation à peine rugueuse pour l'insertion des muscles droits postérieurs; d, \ es doux condy les, éminences articulaires à double convexité, l'une supérieure, l'autre inférieure : ces éminences se trouvent
situées de chaque côté du trou occipital et répondent aux cavités antérieures de l'atlas; e, plus en dehors, les deux apophyses styloïdes ou éminences jugulaires, longues, aplaties d'un côté à l'autre, terminées en pointe mousse, dirigées en arrière, et sépal'écs des condyles par une échancrure profonde^ dite stylo -condylienne ; f, sous les condyles, la fossette condyloïdietine ou condylienne, dépression tout à fait lisse, percée à son fond par le trou condylien, qui pénètre dans le crâne.
La face interne de l'occipital est concave et présente : en arrière, le trou occipital ; en haut, une surface mameloiméc qui forme la voûte de la cavité cérébelleuse ; en bas, la face supérieure de l'apophyse basilaire, légèrement excavée en gouttière; sur les côtés, l'orifice interne du trou condylien.
Circonférence. — Les bords latéi^aux antérieurs sont épais ; il s'unissent par suture avec le pariétal, et par harmonie avec la portion tubéreuse du temporal. — Les bords latéraux postérieurs, tranchants, constituent les côtés de l'apophyse basilaire; chacun d'eux concourt à la formation de l'hiatus occipito-spkéno-temporal, encore appelé trou déchiré, vaste ouverture irrégulière, allongée de haut en bas, pénétrant dans le crâne, et divisée par un ligament, dans l'état frais, en deux parties, l'une inférieure ou irou déchiré antérieur, l'autre supérieure ou trou déchiré postérieur. V angle antérieur, dentelé, s'enclave dans le pariétal. — h' angle postérieur, très-épais, forme le sommet de l'apophyse basilaire ; il s'unit par suture avec le corps du sphénoïde. — Les angles rentrants latéraux ou échancrures jugulaires correspondent au point où s'opère la coudure postérieure de l'os ; ils séparent le bord latéral antérieur du bord latéral postérieur correspondant, et sont occupés par la portion tubéreuse du temporal. Structure. — L'occipital renferme beaucoup de substance spongieuse. Développement, — Il se développe par quatre noyaux d'ossilicalion : l'un, antérieur, impair, porte la protubérance occipitale ; un autre, postérieur, également impair,
(*) 1, protubéranœ occi|)italu ; 2,2, origine dus e.rùles niiislniiliemios ; 3, i-peroii de l'occipilnl formniil rorigine des crêtes jinriétiiles. — P, pariétal ; 4, eri^te pni'ii'tnle guucbe ; 5, m ificcs péni'-tranl dnns le conduit pnriL'lo-tem|>ornl. — K, portion écnilleuxe du temporal; 0, racine supérieure de l'ap(i|ibyse zygonialicuic ; 7, n]uii.liysc zygomaliqne. — F, /"tohlal; 8, apcipliyse nrliilaire ; 9, trim soiirc.ilicr. — L, lacrymal; 10, tnlicVcnli' |iour l'insurtinn' dn iniipcle orbicnlaii-e îles imniiiiTes. — Z, :i/ijiiiiiali<jii.c. — N, xiis-niisaiir. — r/M, muNilhiirc^ snpi'M'icnr ; H, cpiiif innsillairo ; 12, orilicc inl'^rii-nr du ciiniliiit sus-uiaxillii-diMilairi'. — ;;M, os inloi inaxiMairi' ; 13, •13, iiuvcrlures incisives; 14, lion incisif.
FiG. IG. — Tête de cheval (face antérieure) (*).
Ibi ino l'apophyse basilaire ; les deux derniers sont pairs, et comprenneiU chaeun un condyle, avec l'apophyse styloïde et le trou condylieu correspondants.
2° Pariétal.
T,e pariétal est un os large et niincc qui s'incurve forlcment en voûte pour former k' plafond de la boîte crânienne ; il est borné en haut par l'occipital, en bas par le frontal, et latéralement par les deux temporaux. — Il ollVe à étudi(!r une face externe, une face interne, et une circonférence qui se divise elle-même en quatre régions ou bords.
Faces. — La face externe est convexe. On y remarque deux crêtes courbes à concavité tournée en dehors; ces deux crêtes, dites pariétales, se rapprochent et se confondent supérieurement, pour se continuer avec la crête antéro-postérieure de l'occipital ; elles divergent en bas, et vont, l'une d'un côté, l'autre de l'autre, se réunir au bord supérieur de l'orbite. Elles partagent la surface de l'os en trois portions : deux, latérales, nigueuses et parcourues par des sillons vasculaires, font partie des fosses temporales ; la troisième, médiane, plane, lisse et de forme triangulaire, est recouverte par la peau. — La face interne, concave, parsemée d'impressions digitales, et sillonnée par de petites gouttières vasculaires, offre, sur la ligne médiane et tout à fait en haut, la protubérance pariétale (1). Cette émiucnce, trifaciée, très-proéminente, présente, à sa base et de chaque côté, une excavation allongée transversalement, dans laquelle s'ouvre le conduit pariéto-temporal, et qui est destinée à loger un sinus veineux. Elle est continuée en avant par une crête médiane, souvent remplacée par un léger sillon appelé gouttière sagittale, bordé d'empreintes linéaires. Deux autres crêtes qui résultent de l'adossement du bord latéral de l'os avec la face antérieure du rocher partent des côtés de cette éminence et descendent jusque sur le sphénoïde ; elles séparent la cavité cérébrale de la cavité cérébelleuse.
Bords. — Le bord supérieur , échancré, épais et légèrement dentelé^ s'articule avec l'occipital. — hebo7xl inférieur, un peu concave, fortement dentelé , forme un biseau externe dans sa partie moyenne et un biseau interne sur les côtés ; il répond au frontal. — Les b(n'ds latéraux, très-minces, sont taillés, aux dépens de la lame externe de l'os, en un large biseau qui présente une gouttière destinée à la formation du conduit pariétotemporal. Un angle très-saillant sépare chacun d'eux en deux parties : une inférieure, articulée par suture avec la portion écailleuse du temporal, et une autre supérieure, qui se recourbe en dedans vers le centre de la cavité crânienne ; cette dernière partie du bord latéral s'applique contre la face antérieure du rocher, avec lequel elle concourt à former la crête latérale qui descend de la protubérance pariétale.
Structure. — Cet os contient beaucoup de substance compacte; la substance spongieuse n'existe q'u'h sa partie moyenne.
Développement. — Il se développe par deux larges noyaux d'ossification latéraux, auxquels s'adjoint un noyau impair qui porte la protubérance pariétale (2). Dans le jeune Age, les crêtes pariétales n'existent point.
3» Frontal.
Le frontal est un os plat, quadrilatère, dont les parties latérales se coudent à angle aigu sur la partie moyenne, et se portent en arrière cl un peu en dedans à la rencontre
(1) Prolut,(-rmice ncr.ijnlah inlernn cliez l'homme.
(2) Ce noyau est décrit sous le nom d'ov inlcvimnitlal par les anatoinisles qui considèrent les deux noyaux latéraux comme deux pariétaux distincts.
ÛO DES OS.
des ailes du sphénoïde. 11 concourt à former la voûte crânienne et une parlie de la face. Il se trouve borné : en haut, par le pariétal ; en bas, par les os nasaux et les lacrymaux; de chaque côté, par les temporaux. Il offre à étudier une face externe, une face interne et quatre bords.
Faces. — La face externe est divisée, par la double coudure de Tos, en trois régions : une médiane et deux latérales. — La première, à peu près plane, de forme losangique, est recouverte par la peau et constitue la base du front. Elle donne naissance, de chaque côté, au point même oiî s'opère l'inflexion de l'os, à une apophyse, longue, aplatie de dessus en dessous, recourbée en arrière, formant Y arcade orbitaire. La face supérieure ou externe de cette apophyse est convexe et légèrement rugueuse ; la face interne, lisse et concave, fait partie de la fosse orbitaire; son bord postérieur, épais et concave, se continue, en dedans avec la crête pariétale correspondante, en dehors avec le bord supérieur de l'apophyse zygomatique ; il limite en avant la fosse temporale ; le bord antérieur, également concave, mais aminci, concourt à la formation du pourtour de l'orbite ; le sommet, renflé et denticulé, s'appuie sur l'apophyse zygomatique du temporal et s'unit avec elle ; la base, large, est traversée par un trou appelé sus-orbitaire ou sourciller. — Les deux régions latérales de la face externe du frontal sont légèrement excavées et servent, par la plus grande partie de leur étendue, à former les orbites. Elles présentent souvent, près de la base de l'arcade orbitaire, une légère dépression qui répond au coude décrit par le muscle grand oblique de l'œil, quand il s'infléchit sur sa poulie de renvoi.
La face interne du frontal, concave, est divisée en deux parties inégales par un relief transversal qui répond au bord antérieur de la lame criblée de l'ethmoïde. — La supérieure, la plus étendue, parsemée d'impressions digitales, appartient à la cavité crânienne. Elle présente : 1" sur la ligue médiane, un léger sillon, ou une crête qui se continue, en haut, avec la crête médiane du pariétal, en bas avec l'apophyse cristagalli; T sur les côtés et dans l'angle rentrant formé par la coudure de l'os, une fente étroite, espèce de mortaise qui reçoit l'aile du sphénoïde. — La partie inférieure s'unit sur la ligne médiane avec la lame jjerpendiculaire de l'ethmoïde. Elle concourt à former l'arrière -fond des cavités nasales, et présente latéralement deux larges ouvertures qui pénètrent dans les sinus frontaux, vastes cavités anfractueuses creusées entre les deux laines de l'os.
Bords. — Le bo7'd supérieur, denticulé, est taillé en biseau dans sa partie moyenne, aux dépens de la lame interne de l'os, et, sur les parties latérales, aux dépens de sa lame externe ; il répond au pariétal et à la portion écailleuse du temporal. — V inférieur, prolongé en pointe dans le milieu, répond aux os nasaux au moyen d'un large biseau externe ; latéralement, il est très-mince, à peine denticulé, et s'articule avec le lacrymal. — Les bords latéraux, minces et irréguliers, présentent deux échancrures : l'une, supérieure, large et profonde, est bouchée par l'aile du sphénoïde; l'autre, inférieure, très-étroite, forme, en s'unissant à une semblable échancrure du sphénoïde, le trou orbitaire, qui aboutit dans le crâne, très-près et en dehors de la fosse ethmoïdale. Chacini de ces bords répond encore, dans une très-petite étendue, au palatin correspondant.
St7'ucture. — Les deux lames compactes du frontal sont séparées par du tissu spongieux vers la partie moyenne de l'os et en haut; elles s'écartent, en bas, pour former les sinus frontaux. Latéralement, elles sont très-minces et confondues ensemble.
Développement. — Le frontal se développe par deux noyaux d'ossification latéraux
qui se soudent assez tard l'un avec l'autre. Dans le jeune âge, la partie crânienne de l'os forme, en avant de la lOte, une large bosse arrondie qni proérnine sur la partie faciale. Celle saillie disparaît plus lard par suite du développement des sinus frontaux. Ces cavités n'existent point chez le fœlus trùs-jcune. Elles conmiencciit à se former vers le quatrième mois de la conception, par un travail de résorption qui fait dispar;iître la substance spongieuse interposée aux deux lames compactes de l'os, et qui amène même la destruction de la lame interne. Elles s'agrandissent avec l'âge et restent, pendant toute la vie de l'animal, séparées l'une de l'autre par une cloison verticale.
4° Ethmoïde.
Vethmoîde, situé profondément sur la limite du crâne et de la face, est enclavé entre le frontal, le sphénoïde, le vomer, les palatins et les maxillaires supérieurs. Il se compose de trois parties: une lame perpendiculaire et deux musses latérales.
Lame perpendiculaire de l'ethmoïde. — Située dans le plan médian et aplatie d'un côté à l'autre, elle présente à étudier deux faces, l'une gauche, l'autre droite, et quatre bords.
Faces. — Les faces, tapissées par la pituitaire, présentent, en arrière, de petites crêtes sinueuses ; elles sont lisses dans le reste de leur étendue. Un intervalle trèsétroit, qui constitue l'arrière-fond des cavités nasales, les sépare l'une et l'autre des masses latérales.
Bords. — Le bord supérieur regarde le centre de la cavité crânienne et constitue ce que l'on appelle la crête ethmoïdale ou V apophyse crista-galli ; il est libre, concave , tranchant , prolongé en avant et en haut par la crête médiane du frontal, et confondu en arrière avec la partie moyenne du sphénoïde inférieur. — Le bord inférieur se continue avec la lame cartilagineuse qui sépare l'une de l'autre les cavités nasales. Lorsque cette lame s'ossifie, ce qui arrive assez communément, il devient impossible de préciser le point où elle commence et où finit l'ethmoïde. Aussi la cloison médiane du nez a-t-elle été considérée, avec raison, comme un prolongement de la lame perpendiculaire de l'ethmoïde. — Le bord antérieur se soude avec la cloison verticale qui sépare les sinus frontaux. — Le jjostérieur s'unit, en haut, à la lame médiane qui sépare en deux compartiments les sinus sphénoïdaux. En bas, il s'enfonce dans la rainure du vomer, et ne tarde pas à se confondre avec cet os, soudé lui-même au sphénoïde inférieur.
Masses latérales de l'ethmoïde. — Ce sont deux grosses tubérosités piriformes, placées de chaque côté de la lame perpendiculaire, et offrant à étudier une partie moyenne, une base et un sommet. Chacune d'elles est formée par un assemblage de nombreuses lamelles osseuses fort minces, roulées en petits cornets extrêmement fragiles. Ceux-ci, allongés de haut en bas et d'autant plus longs qu'ils sont plus antérieurs, sont attachés, par leur extrémité supérieure, sur une lame transverse qni sépare le crâne des cavités nasales, et, par un de leurs bords, sur un mince feuillet osseux qui enveloppe en dehors les masses latérales. Ils ont reçu le nom de volutes etimoidales.
Partie moyenne. — Elle doit être envisagée à l'extérieur et à l'intéricnr.
La surface extérieure de chaque masse ethmoïdale est divisée en deux sections : l'une interne, qui fait partie des cavités nasales ; l'autre externe, qui concourt ;i former les parois des sinus frontaux et maxillaires. — La première, la moins étendue, est h peu près plane .: parallèle à la lame perpendiculaire, elle s'en trouve isolée, nous
le savons, par l'espace fort étroit qui forme l'arrièrc-fond des caviués nasales ; elle présente plusieurs fentes qui séparent les volutes les plus superficielles, et qui pénètrent clans les canaux intérieurs dont il sera parlé plus loin. — La seconde, très-étendue
et fortement convexe, regarde en dehors, en avant et en arrière. Illle est rev(?lue d'une lamelle osseuse parcourue par plusieurs sillons peu profonds, qui ré- ^^^^ pondent intérieurement à de petites
/IkT^^L^ '""^^ÊK^ /^^fC^ c crêtes sur lesquelles s'attachent les vo-
lûtes. Cette lamelle se prolonge, eu bas, ^ un peu au-dessous de l'extrémité infé-
rieure de ces dernières, et se renverse eu dehors pour s'articuler avec le palatin et le maxillaire supérieur ; elle se soude supérieurement avec le sphénoïde et la punie orbitaire du frontal.
A l'intcrieur, les masses latérales sont creusées, de haut en bas, par des canaux très-diverticiilés qui s'ouvrent inférieurement dans les cavités nasales, et qui séparent les volutes les unes des autres. Celles-ci sont roulées de façon que leurs cellules intérieures puissent communiquer avec eux. 11 en est cependant quelques-unes qui sont complètement closes ; la volute antérieure ou grande volute est souvent dans ce cas (1).
. Base. — La base des 'masses latérales regarde en haut et se trouve formée, pour chacune d'elles, par la cloison transversale qui sépare le crâne des cavités nasales. Cette cloison est criblée d'ouvertures qui livrent passage aux nerfs ethmoïdaux; aussi l'appelle-t-on lame criblée de l'ethmoïde. Elle est concave sur sa face supérieure, qui constitue la fosse ethmoïdale, et convexe sur sa face opposée, qui donne attache à l'extrémité supérieure des volutes. Elle se soude, en dedans, avec la lame perpendiculaire ; les autres points de sa circonférence s'unissent au sphénoïde et au relief transversal de la face interne du frontal.
(1) Il n'est pas rare aussi de la voir s'ouvrir dans le sinus frontal.
(*) A, occipital; i, condyle; 2, trou eondylien; 3, npopliyse slyloiile; 4, sommcl île l'apophyse basilaire. — H, pariétal; 8, protul)(''riince puriétule ; 9, goiiUière ipii eoncnui-t ù In l'oniuiticn du oiiiidnit pnriéto-lcmiiorid. — C, frontal; 10, relier transversal qui sépare la portion urAuienne du l'os de la portion faciale; 4i, sinus l'ronlniix ; 12, éclianerure du bord latéral bouchée par l'aile du spliénoïde ; 13, éeliainirure pour la l'orniati(Ui ibi trou orbitaire ; 14, sommet de l'apophyse orbitaire ; 15, trou soureilier. — l\, l»me perpendiculaire de riUlimvUlc. — E,E, masses latérales de l'ctlimoïdc : 16, la grande volute ethmoïdale. — F, portion écailleuse du temporal ; 17, apophyse sus-condylienne ; 18, goultit're nui sert à former le conduit pariéto-temporal.— G, porti(m Irtiiéreusc du temporal ; 5, apophyse nuislo'ide ; 6, hinlns auditif interne; 7, trou pour l'entrée delà trompe d'Kustaehe dans le tympan. — \l, lacrymal. — l, os nasal. — J, conutt supérieur.
FiG. 17. — Os antérieurs de la tête d'un fœtus à terme (cheval) désarticulés et vus en arrière (*).
Sommet. — Le sommet de chaque niasse latérale est formé par l'exlréinilé inférieure des volutes elinnoïdales, extrémité dirigée en bas vers les cavités nasales. L'une d'elles, plus volinnincnsc que les autres, se proloni^c beaucoup plus bas et se termine par une protubérance arrondie. Elle répond au cornet moyen de l'iionniie.
Slrudure de i'et/imoïde. — Il n'entre ([ue fort peu de tissu spongieux dans la composition de l'ethuioïdc; on en trouve seulement vers le bord antérieur de la lame perpendiculaire.
Développement. — L'etlmioïde n'achève son développement que fort tard. Les os qui l'avoisineiU sont déjà à peu près complètement envahis par l'ossification que lui est encore enlièrement cartilagineux. La transformation osseuse débute, dans l'cthmoïde, par l'extrémité inférieure des volutes, et marche progressivement de bas en haut. La lame perpendiculaire s'ossifie h part et seulement quand les volutes sont arrivées à la moitié environ de leur évolution ; elle se soude aussitôt avec le sphénoïde inférieur. C'est dans la laino criblée que l'ossification survient en dernier lieu ; elle est à peine achevée à l'âge de six à huit mois.
5" Sphénoïde.
Le sphénoïde est situé en arrière du crâne, entre l'occipital, l'ethmoïde, les palatins, le vomcr, les ptérygoïdiens, le frontal et les temporaux. Il est aplati d'avant en arrière, incurvé d'un côté à l'autre, épais dans sa partie moyenne, qui prend le nom de corps, et aminci sur les côtés, qui, dans leur moitié inférieure, se prolongent en forme (ïailes. On lui reconnaît deux faces et quatre bords.
Faces. — La face externe, convexe, présente : 1° sur la ligne médiane, la surface externe du corps, arrondie d'un côté à l'autre, faisant suite h celle de l'apophyse basilaire et pourvue, tout à fait en haut, de fortes empreintes musculaires ; 2° sur les côtés et de dedans en dehors : a, la scissure vidienne, dhigée de haut en bas et continuée par le conduit vidien, très-petit canal qui va s'ouvrir dans l'hiatus orbitaire ; b, ïa/jo/j/n/se sous-sp/iénoïdale ou pténjrjnïde, longue éminence aplatie d'un côté à l'autre, inclinée en bas, articulée avec le palatin et le ptérygoïdien, et traversée à sa base, par le conduit vidien ; c, uii peu en arrière et au-dessus de cette éminence, l'orifice supérieur du conduit sous-sphénoïdal, large canal bifurqué inférieurement ; d, plus en avant, \' hiatus orbitaire, espèce de vestibule où aboutissent en commun la branche principale du conduit sous-sphénoïdal, les trois conduits sus-sphénoïdaux, le conduit vidien, le conduit optique et le trou orbitaire : cet hiatus est surmonté d'une lame osseuse mince et tranchante, au-dessus de laquelle vient s'ouvrir la plus petite branche du conduit sous-sphénoïdal ; e, enfin, tout à fait en dehors de l'hiatus, se remarque une surface lisse qui appartient à l'aile du spllénoïde et qui concourt à la formation de la cavité orbitaire.
La face interne est concave d'un côté à l'autre. On y voit : 1" Sur la ligne médiane et^d'avant en arrière, une petite saillie qui se soude avec l'apophyse crista-galli ; la f mette optique, allongée transversalement en forme de navette , présentant' à son fond et de chaque côté, l'orifice supérieur du conduit optique, canal cylindrique qui se dirige obliquement en bas, en avant et en dehors, pour gagner l'hiatus orbitaire ; la f)ssclte sus-sphénoïdaie ou fiiluitaire, encore appelée selle fnrcique, dépression légère limitée en arrière par une saillie transversale, à peine sensible, qui la sépare de la gouttière supérieure de l'apophyse basilaire. — 2° Sur les côtés et en avant, la surface inlerne des ailes, déprimée par des impressions digitales très-superficielles ; plus en arrière et tout à fait en dehors, une fossette allongée d'avant en arrière qui