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COMPARAISON DE L'ISTHME DE L'HOMME AVEC CELUI DES ANIMAUX

En analomie humaine, on décrit isolément le bulbe rachidien et l'isthme encéphalique.

Le bulbe présente sur sa face inférieure un sillon bien marqué qui prolonge le sillon i de la moelle épinière ; il se termine en avant dans une fossette profonde appelée trou i borgne de Vicq d'Azyr. Les pyramides sont bien dessinées. Les olives, beâucoup plus saillantes que dans les animaux ; elles .se distinguent aussi par la présence d'un noyau i grisâtre à leur intérieur. On remarque que le bulbe de l'homme est dépourvu de cette bande transversale que nous avons trouvée chez le cheval en arrière de la protubérance (fig. 27^).

Quant à l'isthme proprement dit, il renferme les parties que nous avons étudiées en avant du bulbe dans les animaux domestiques. La protubérance est très-large. Les pédoncules cérébraux, séparés l'un de l'autre par un sillon au fond duquel s'ouvrent plusieurs pertuis. Le quatrième venti-icule est profond, boi dc par des C07^ps resti formes bien développés et fermé en arrière et sur le côté par les valvules de Tarin. On remarque sur son i:«ancher des stries transversales appelées barbes du calamus scriptorius, que nous avons trouvées aussi sur le chien. Les tubercules testes sont i)lus petits que les nales; mais la différence qui existe entre leur volume est moins considérable que chez les solipèdes et les ruminants. La structure est identique avec celle que nous connaissons.

nu CERVELliT.

A UT. m. — CEKVELILT.

I.e cpfvelet, ou le ronflement postérieur de l'encéphiilc, est celte masse ini|)aire supportée par l'istiime, séparée du cerveau parla cloison iransverse constituant la lenicdu cervelet, logée dans le compartiment postérieur de la cavité crânienne, qui donne à peu près exactement la mesure de son volume.

1" Conformation extérieure du cervelet.

Le cervelet, isolé par la section de ses pédoncules latéraux du prolongement médullaire, sur lequel il se trouve fixé, se présente sous la forme d'une masse presque globuleuse, légèrement ellipscïde, allongée transversalement, parcourue à sa surface extérieure par un grand nomlire de sillons, dont deux principaux régnent circulairenient, de chaque côté de la ligne médiane, tout autour de l'organe, qu'ils partagent en trois lobes, un médian et deux latéraux.

Les ti'ois lobes du cervelet ne se distinguent pas toujours très-nettement les uns des autres, à cause du peu de profondeur et de l'irrégularité des deux sillons qui les séparent. Nous les étudierons cependant l'un après l'autre pour revenir ensuite d'une manière générale sur les sillons qui rampent à leur superficie.

Lobe moyen (fig. 265, 2). — On l'a comparé à un ver à soie enroulé circulairement autour de la partie moyeimc du cervelet,- et dont les deux extrémités viendraient se rejoindre, sans se confondre, sous la face inférieure de l'organe. Cette disposition veriniculaire se distingue mal dans la partie moyenne et supérieure du cervelet, où le lobe moyen se montre presque toujours plus ou liioins subdivisé en gros lobules multiples irréguliers; mais on l'observe mieux en avant et en arrière, c'est-à-dire dans les points qui répondraient aux deux extrémités de l'animal signalé comme terme de comparaison. Là, en elfet, .se remarquent deux saillies longitudinales, annelées transversalement à leur surface, et recourbées sous le cervelet de manière à venir se mettre en contact l'une avec l'autre. Ces saillies constituent les emmenées vermiformes ou vermiculaires aniérienre Gi postérieure. Leur extrémité, logée dans le ventricule postérieur, concourt à former le plafond de cette cavité.

Sur Véminence vermiforme antéiHeure vient s'insérer le bord postérieur de la valvule de Vieussens.

Véminence vermiculaire postérieure reçoit aussi l'insertion d'une valvule déjà signalée, sur laquelle nous devons revenir en (pielques mots. Cette valvule, signalée pour la première fois par Renault, forme une lame d'une certaine épaisseur tendue au-dessus du calamus scriptorius. l-llle a exactement la forme triangulaire de cet espace, et présente : une face supérieure, recouverte par l'éminence vermiculaire postérieure; une face inférieure, hérissée de petites houppes vasculaires dans quelques points de son étendue ; une base, fixée au vermis, près de l'extrémité libre de cette saillie et sur ses parties latérales ; deux bords latéraux, attachés sur les corps restiformcs de chaque côté du calamus scriptorius; un sommet qui répond à l'angle rentrant de cette excavation. Cette lame n'est sans doute pas autre chose qu'une cloison formée par la pie-mère extérieure, et sur laquelle s'étend la membrane intérieure appliquée contre les parois du ventricule cérébelleux. Elle est, du reste, en coiuinuité directe, vers sa hase, avec une dépendance évidente de la pie-mère, c'est-à-dire avec les plexus choroïdes (1).

(1) Cette cloison est représentée cliez l'homme, à l'état rudimentaire, par les vnlinih's- de Tarin.

ygQ DE l'axe central DU SYSTÈME NERVEUX,

Lobes latéraux (fig. 265, 3, 3). — Ils ont la forme de deux segments iiréguliers despliùi-e. Leur surface, sillonnée el lobulée en tous sens, ne présente rien d'intéressant en dehors, en haut, en avant, (;n arrière. C'est par leur partie inférieure que les pédoncules pénètrent dans l'épaisseur du cervelet. En arrière de ce point d'insertion, se trouvent appliqués, sous leurs parties latérales, les plexus choroïdes cérébelleux.

Fig. 270. — Coupe médiane et verticale de l'encéphale (*).

Des plexus choroïdes cérébelleux (fig. 266, 28). — On nomme ainsi deux petites masses grenues et rougeâtres, formées de houppes vasculaires, allongées d'avant en arrière^ déprimées de dessus en dessous, comprises par leur bord interne, entre les corps restiformes et la face inférieure des lobes latéraux du cervelet, h laquelle ils adhèrent fortement par leur face supérieure. Ces deux plexus sont réunis l'un à l'autre, au moyen de la valvule de Renault, qui se trouve soudée avec eux vers sa base.

Sillons et lobules du cervelet. — En considérant dans leur ensemble tous les sillons qui entament la surface extérieure du cervelet, on reconnaît qu'ils pénètrent à des profondeurs très-inégales dans l'épaisseur de l'organe, et qu'ils le découpent en segments successivement décroissants, dont on peut prendre une idée suffisante sur les figures 268 et 270.

On trouve donc d'abord un certain nombre de lobules principaux, divisés euxmêmes en lobules secondaires ; et ceux-ci se partagent à leur tour en courtes lamelles représentant les termes extrêmes de la lobulation du cervelet.

(*) 1, coupe du bulbe rachidien ; 2, coupe de la protubérance anuulaire ; 3, coupe des pédoncules cérébraux; 4, coupe du cervelet montrant l arbre de vie; 5, ventricule postérieur couvert par le cervelet; C, aqueduc de Sylvius ; 7, coupe de la valvule de ^ leussens (sur la figure le trait de renvoi de ce numéro n'est pas assez postérieur); 8, tubercule natis : J, extrémité interne de 1 hippocampe ; 10, coupe de la glande pinéule (représentée volumiueuse, comme elle était sur la pièce qui a servi a 1 exécution de cette figure); H, grande veine de Galien venant de la toile choroidienne et du plexus choroïde ; 13, ventricule moyen ; U, ouverture eonunuuc antérieure ou trou de Mouro ; 15, ouverture cnmnnine postérieure ; 16, commissure grise ; 17, commissure blanche antérieure; 18, coupe du tubercule mamillaire; 19, cou,,e de la glande pituitaire ; 20, intérieur de la tige pitnitaire communiquant avec le ventricule moyeu ; 21, coupe duchiasmades nerfs optiques; 22 coupe du trigone cérébral; 23, coupe du corps calleux; 24, septum lucidum; 25, circonvolutioue cérébrales ; 26, lobule olfactif. , > i r

DU CEKVELET.

2° Conformation intérieure et structure du cervelet.

Le cervelet concourt, par son plan inférieur et la face interne de ses pédoncules, à former la cavité déjà décrite sous le nom de ventricule postérieur ou cérébelleux ; mais dans la masse elle-même de l'organe on ne rencontre aucune trace d'excavation ni, du reste, aucune autre particularité de conformation intérieure. C'est ce que démontrent, de la manière la plus évidente, les coupes' pratiquées à travers la substance du cervelet, soit dans le sens antéro-postérieur, soit dans la direction latérale. Sur ces coupes se dessinent seulement les sillons auxquels est due la division de l'organe en lobules.

Ces coupes sont aussi parfaitement propres à mettre en évidence la structure du cervelet, et elles le montrent formé, comme toutes les autres parties de l'axe encéphalorachidien, de substance blanche s A.Q substœice grise.

Celle-ci, répandue sur toute la surface de l'organe, constitue la couche corticale des dilTércnls segments dont il se compose. Elle se prolonge même dans les plis qui augmentent l'étendue de la surface du cervelet. Dans chaque lobule, elle peut se décomposer en lamelles superposées parallèles à la lame de substance blanche qui forme comme le noyau du lobule; entre ces couches de substance grise, existe une très-mince lamelle de substance blanche.

Quant à la substance blanche, enveloppée de tous côtés par la première, elle forme deux épais noyaux occupant le centre des lobes latéraux, noyaux réunis et confondus sur la ligne médiane, dans l'épaisseur du lobe moyen.

Ces deux noyaux, eu continuité de chaque côté avec les pédoncules du cervelet, ne sont autre chose que le prolongement ou la partie intracérébelleuse de ces pédoncules, lis envoient, au sein de chaque lobule principal, une épaisse et longue branche ramifiée dans les lobules secondaires en divisions moins fortes, d'où s'échappe une nouvelle série de ramuscules qui s'enfoncent dans les plus petits segments : ce qui constitue pour l'ensemble du cervelet une fort belle arborisation, désignée justement sous le nom d'arbre de vie par les anciens anatomistes. (Voyez les figures 268, 270, 271 pour l'étude de l'arbre de vie.)

A l'intérieur de ces noyaux, et un peu en avant, existe parfois une petite tache légèrement grisâtre : c'est la trace du corps rhomboïdal.

Les noyaux de substance blanche du cervelet sont constitués, comme la substance de la moelle, par des tubes nerveux qui se continuent, d'un côté avec les pédoncules cérébelleux, et qui viennent se terminer de l'autre dans les cellules de la substance grise.

Dans la tache grisâtre qui forme le corps rhomboïdal existe un grand nombre de grosses cellules nerveuses.

Au point de vue de la structure, la substance grise du cervelet peut se décomposer en deux couches. La couche superficielle, très-riche en vaisseaux sanguins, d'une teinte grise, est formée par de grosses cellules nerveuses et par des éléments arrondis plus petits ; la couche profonde, d'une couleur jaunâtre, renferme aussi des cellules nerveuses et des éléments ronds, mais ceux-ci sont plus petits que dans la première et ont été pris quelquefois pour de simples noyaux.

CAHACTÈRES DIFFÉRENTIELS DU CERVELET DANS LES ANIMAUX AUTRES QUE LES SOLIPÈDES.

La conformation extérieure et la conformation intérieure du cervelet présentent les plus grandes analogies dans tous les uiammifères domestiques. Dans toutes les espèces,

732 DE l'axe central du système nerveux.

son volume, coinparalivemeiU à celui des aiilres lobes encéphaliques, n'est pas invariable. Ainsi, pendant que le rapport entre le poids du cervelet et celui du cerveau est : : 1 : 7 chez le cheval ; il est de 1 : 9 dans le bœuf, de 1 : 8 chez le chien, de 1 ; 6 dans le chat et de 1 : 3 chez le mouton. Ces différences sont les seules que nous ayons à noter.

COMFAIUISON DU CKUVELKT DE 1,'llOMME AVEC CELUI DES ANIMAUX.

Dans l'homme, la masse encéphalique étant énorme, le cervelet est d'un volume absolu plus considérable que dans nos grands animaux domestiques; mais, proportionnellement aux hémisphères cérébraux, il est plus petit que chez le bœuf, puisque sou rapport à ces deux derniers lobes est : : 1 : 8.

Cet organe est plus large que long et déborde de beaucoup les bords du bulbe rachidicn, 11 présente bien trois lobes; mais ceux-ci ne sont visibles que sur la face inférieure; sur la face opposée, le lobe médian est déprimé et caché sous des lobes latéraux tellement gros, qu'i-ls ont reçu le nom A'hémisphère cérébelleux. Le vermis inférieur forme une saillie flottante à l'intérieur du quatrième ventricule, saillie que l'on appelle luette du cet^velet. La luette est reliée de chaque côté aux valvules de Tarin, lamelles de substance nerveuse, logées en grande partie dans le quatrième ventricule et cachées sous la face inférieure des hémisphères cérébelleux. Ceux-ci constituent sur les côtés du bulbe deux saillies qui sont situées l'une au-dessous, l'autre au-dessus du pédoncule cérébelleux; la première est appelée tonsille ou cnmjydcde : la seconde, /oôule du pneumogastrique.

Art. IV. — Du CERVEAU.

Le cerveau, partie principale de l'encéphale, comprend les deux lobes antérieurs de

Fie. 271. —

Coupe antéro-postérieure et verticale de l'encéphale, pratiquée sur le côté de la ligne médiane (*).

cet appareil, c'est-à-dire les hémisphères cérébraux, renflements allongés dans le sens

nie VÙ^-I^^^À \, 'r'!'''"^" ' 3. P™tul.,-.n,ncc. a.M.uld.e ; i, pédoncule c^-M ; 5, G, luber- L i™l, f,^^^^^^^^ p.tui.aire; 9, lise piluilnire; 10, nerf n ptiqno ; 11, co-volel; 12, 12,

ë fe d ob^ol «cU^ ventnoule rte 1 beumphér. ; 14, corps strié ; 15, oo'ru,. d'Aunnon iC, lobe nllaetif 17 v.'ntri-

(lu £;iaiKl diamètre de la lètc el de la cavité criuiieiine, accolés sur la ligne médiane, roiiiiis l'un à l'autn', dans leur partie ceulrale, par une commissure transversale et l'istlnne oncéphaliquo, dont l'extrémilé antérieure pénètre par en bas dans la profondeur de leur substance. (Voyez surtout la ligure 27 1, pour prendre une bonne idée de cette pénétration.)

I/enscnd)lc de ces deux lobes représente une masse ovoïde, ayant sa grosse cxtrémilé adjacente au cervelet, masse déprimée de dessus en dessous, profondément divisée en haut, en avant, en arrière par une scissure médiane antéro-postérieure, recevant, dans le milieu de sa face inférieure rinsertion.des pédoncules cérébraux.

Celte masse, sept à neuf fois plus volumineuse que le cervelet, remplit le compartiment antérieur de la cavité crânienne ; elle occupe ainsi la plus grande partie de cette cavité.

Elle oITre à étudier sa conformation extérieure, sa conformation intérieure el sa structure.

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