‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 187 sur 262 · NEUFS · texte numérisé non relu

NEUFS

Quant aux branches supérieures, elles comprennent :

11" Le nerf auriculaire postérieur ; 12" Le nerf auriculaire moyen; 13" Le nerf auriculaire antérieur.

c. A cet ensemble de rameaux collatéraux se joignent les brandies terminales, foN' iiianl par leur anastomose avec le nerf temporal superliciel : IZi^ Le plexus sous-zygomatique.

A. Branches collatérales. — 1" Grand nerf pétrcux superficiel. — C'est.

un rameau fort remarquable qui se détache du coude du facial pour se porter au gann glion de Meckel. L'importance des particularités qui se rattachent à l'élude de ce ncrlnous engage à |)orter une attention toute spéciale sur son origine, son trajet et sa terminaison, en avertissant toutefois que les détails dans lesquels nous allons entrer peuvent être négligés par l'élève.

Origine. Ganglion géniculé. — La manière dont le nerf grand pétreux superliciel" se comporte à son origine est encore un fait obscur et controversé, sur lecpjel cependant la lumière commence à se répandre. Voici là-dessus l'opinion la plus en vogue : cci nerf naîtrait d'un petit renflement grisâtre, le ganglion géniculé, placé sur le trajet du'! facial, au sommet du coude que décrit le tronc nerveux après son entrée dans l'aqueduc de Fallope; et la présence de ce petit ganglion sur la septième paire assimilerait le» facial à un nerf mixte, dont la racine sensitive serait représentée par le nerf intermé-l diaire de Wriaberg, mince filet compris entre la septième et la huitième paire, émanant] directement du bulbe pour se jeter dans la partie postérieure du ganglion géniculé. j

Nous avons constamment trouvé ce ganglion chez nos animaux domestiques. It existe, en eiïet, sur le coude du facial une très-légère saillie conique, grisâtre, formée de corpuscules ganglionnaires que l'examen microscopique met facilement en évidence, et donnant naissance par son sommet au grand nerf pétreux superficiel. Cette saillie, I fort petite, répéterons-nous, fait corps avec le facial, dont elle ne représente qu'une' sorte d'intumescence. Nous n'avons jamais vu la délimitation nette et précise figurée à sa base dans la plupart des iconographies d'anatomie humaine.

D'une autre part, quand nous avons étudié, sur des pièces trempées pendant plu-i sieurs semaines dans l'eau acidulée par l'acide azotique, la constitution du grand nerl^ pétreux, à son origine même, nous l'avons vu formé de deux faisceaux très-faciles à. dissocier, l'un interne, l'autre externe : celui-ci se continue seul avec le gangliom géniculé ; l'autre traverse le facial d'avant en arrière, puis s'infléchit brusquement en!, dedans pour remonter du côté de l'origine du nerf et se mêler à ses fibres ; mais cei faisceau conserve très-souvent son indépendance jusqu'au bulbe, dans lequel ses fibres ' pénètrent isolément; il représente alors un petit tronc particulier simplement accolé à celui du nerf principal, et compris entre ce nerf et l'acoulisque. Le grand nerf pétreux ne procède donc point exclusivement du ganglion géniculé, puisqu'une portion de ses fibres composantes, entièrement dépourvues de corpuscules ganglionnaires, émergenti directement du facial. Quant au faisceau externe, la dissociation de ses fibres par l'ac- , tion de l'acide montre très-bien que la substance grise du ganglion géniculé se trouve située sur leur trajet presque exclusivement ; et si l'on cherche à poursuivre ces fibres, connue celles du précédent faisceau, dans l'épaisseur même du facial, on reconnaît^ qu'au lieu de se porter du côté de l'origine du nerf, elles semblent se diriger du côte de sa terminaison, circonstance remarciuable que nous croyons pouvoir expliquer en admettant qu'elles proviennent du rameau anostomotique du pneumogastrique, dont, nous parlerons plus loin.

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Il résulte de cette disposilion que le nerf grand pétrcux naît du facial par deux racines réelles, intimement accolées : l'interne est évidemment motrice; l'externe possède les corpuscules ganglionnaires d'une racine sensitive ; et le tronc qu'elles forment à elles deux peut être regardé comme un nerf mixte.

Comme on le voit, notre manière d'envisager le ganglion géiiicnlé diffère des idées généralement admises, puisque nous le faisons appartenir exclusivement au grand nerf pélreux, et non pas à la totalité des faisceaux du facial. D'un antre côlé, le rameau intermédiaire de Wrisberg n'est plus pour nous la racine sensitive du facial, aux libres duquel nous ne reconnaissons que la faculté motrice ; ce n'est même pas celui du grand nerf pétreux superficiel, dont il pourrait tout au plus être considéré comme un lilet accessoire. Chez le cheval, ce rameau, extrêmement ténu, ne se distingue point, ;ou se distingue mal, à son origine, des filets de la racine latérale du nerf acousli(iue ; ion le voit pénétrer dans l'aqueduc de Fallope, et se diviser sur le coude du facial en plusieurs filets excessivement déliés, qui se confondent avec des fibres propres de ce :nerf etavec le ganglion géniculé. Qu'il y a loin de cette disposition à celles qu'affectent les véritables racines sensitives vis-à-vis des ganglions placés sur leur trajet !

Pourquoi répugnerait-il d'admettre que ce nerf de Wrisberg n'est qu'une anasto- :raose allant de l'acoustiiiue au facial ? Voudrait-on donner pour raison la différence si ■radicale qui existe entre les propriétés des deux nerfs? Mais la nature, en les rapproxbant l'un de l'autre d'une manière si intime, ne semble pas avoir tenu compte elleiinème de cette différence ; et le pourquoi de cette anastomose pourrait s'expliquer par lies connexions que la septième paire entrelient avec les parties actives de l'appareil de l'ouïe. N'est-ce pas le facial qui anime le muscle de l'étrier et, d'une manière indirecte, celui du marteau ? iN'est-ce pas lui qui lient sous sa dépendance tous les muscles Ide l'oreille externe ? Dans l'état actuel de la science, il serait difficile de trouver le rapport fonctionnel qui peut exister entre les connexions de l'oreille avec le facial, et celles de ce dernier nerf avec l'acoustique ; mais l'esprit comprend ce rapport, et cela Idoit suffire.

L'opinion qui regarde le rameau de Wrisberg comme la racine sensitive du facial a été, croyons-nous, surtout accréditée par ri(npossibililé apparente d'expliquer autreinient la sensibilité que possède ce nerf à sa sortie même du trou stylo-mastoïdien, c'est-à-dire avant de contracter aucune anastomose avec la cinquième paire; or cette sensibilité appartient exclusivement aux fibres du rameau de communication envoyé par le pneumogastrique, et non pas aux faisceaux de constitution du facial, comme on le prouve en excitant ce dernier nerf hors de l'aqueduc de Fallope, après avoir détruit le pneumogastrique à son origine. Que si l'on veut absolument regarder le nerf intermédiaire comme un rameau distinct des filets originels du nerf acoustique ; que si l'on tient à en faire un nerf sensilif, on sera forcé, du moins, de reconnaître qu'il ne porte ■point sa sensibilité au delà du trou stylo-mastoïdien, et que ses filets se perdent tous dans les rameaux fournis par le facial dans son trajet intra-osseux. On sait, du reste, que .M. I.onget regarde ce nerf comme formant le petit pélreux superficiel et le filet «ervcux du muscle de l'étrier ; mais il en fait une branche motrice destinée à animer le petit appareil musculaire de l'oreille moyenne. Son idée, fort ingénieuse, serait assurément soutenable s'il était possible de suivre le nerf intermédiaire à son origine jusqu'au cordon latéral du bulbe; mais il n'en est pas ainsi malheureusement, car ce petit ramuscule n'apparaît que comme une dépend.mce des fibres propres au nerf acoustique.

En résumé, le grand nerf pétreux superficiel procède du facial par deu^ racines,

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l'une motrice, l'autre seiisitive, assimilables jusqu'à un certain point aux racines raclii-i dieiines. La première est fournie par les (îlels de la septième paire. I.a seconde vicnif probablement du pneumogastrique cl porte sur son trajet, comme annexe, le ganglion; géniculé. Quant au nerf de Wrisberg, peut-être concourt-il à )a formation de ce ganglion, mais il n'en est pas à coup sûr la source principale.

Trajet et terminaison. — Le grand pétreux, après s'être détaché du facial, eni formant avec lui un angle obtus ouvert en dehors, s'engage dans l'hiatus de Fallope,petit pertuis creusé d'arrière en avant dans l'épaisseur du rocher au-dessus de la fenêtre ronde et du limaçon. 11 arrive ensuite à l'intérieur du sinus caverneux, qu'il traverse, reçoit une branche du plexus ganglionnaire baigné par le sang de celte c:i\itéi veineuse, se loge dans la scissure vidienne, puis dans le conduit vidien, el pénètre ainsidans l'hiatus orbilaire, où il se partage en plusieurs branches, deux le plus souvent,, qui se jettent dans la partie postérieure du ganglion de Meckel. Il constitue la racinei motrice et le fdet sympalhique de ce ganglion.

2° Petit nerf pétreux superficiel. — Très-mincc Olet se détachant du facial eni dehors du précédent, et traversant aussi le rocher d'arrière en avant pour aller se jeter dans le ganglion otique, dont il représente la racine motrice.

3° Filet du muscle de l'étrîer. — Le facial, à son passage au-dessus et en avant du muscle de l'étrier, adhère intimement à ce muscle et lui abandonne un filet exlrêment court, peut-être même plusieurs.

4° Corde du t^^nipan (fig. 285, 6). — Ce fdet, encore appelé nerf tijmpunolingual, naît à angle très-obtus du facial près de l'orifice externe de l'aqueduc de Fallope. Il pénètre dans la caisse du tympan par un orifice particulier, et se porte de: la paroi postérieure de cette cavité à sa paroi antérieure, en décrivant une courbe à i convexité tournée en haut, et en passant au milieu de la chaîne des osselets de l'ouïe, I entre le manche du marteau et la grande branche de l'enclume. Puis il s'échappe de l'oreille moyenne par un conduit pratiqué sur la limite des portions mastoïdienne ct^ pétrée de l'os temporal, se dirige en bas et en avant, et se jette enfin dans le nerf lin-i gual, après un court trajet accompli sous le muscle ptérygoïdien externe en dehors de! la poche gutturale. (Voy. le Nerf lingiaxl.)

5" Rameau anastomotiquc du pncmmogastriquc. — ( Voyez la description

de la dixième paire. )

6° Mcrf de l'occipito-st^^loïdien (fig. 279, 3). — 7" IVerf du stylo-hyoïdiens

— 8° Rierf du digastrique (fig. 279, k). — Ces trois uerfs naissent par un faisccaui commun, au niveau même du trou stylo-mastoïdien, pour se ramifier dans les muscles ' auxquels ils sont destinés, après un trajet descendant plus ou moins long sous la glaiidfli parotide. , , !

9° Rameau cerwical (fig. 279, 6 ; 281, W). — Ce nerf prend son origine sur lei( milieu environ de la portion sous-parotidienne du facial, près d'une anse particulière jetée par ce nerf autour de l'artère auriculaire postérieure, et souvent sur cette anse elle-même.

Il traverse ensuite la parotide de dedans en dehors et de haut en bas, pour descendre/ sur la face externe de cette glande d'abord, en dessous du muscle parotido-auriculairc, puis dans la gouttière jugulaire, logé alors sous la face profonde du peaucier du cou on dans l'épaisseur de ce muscle, qui reçoit ses divisions terminales près de l'appendice antérieur du sternum.

Dans son trajet, ce nerf communique avec les branches inférieures des deuxième, troisième, quatrième, cinquième et sixième paires cervicales par des rameaux qui le

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renforcent; il envoie de nombreux filets collatéraux dans la substance du peaucier.

10" Filets do lu poche gnuiiraie et do ist |mi-o<îdc. — Rcuianjuablcs par leur nombre et leur ténuité, ces filets ne méritent, sous les autres rapports, aucune mention particulière.

M " i\'erf aiirleiiiairc postc'rieur (fig. 279, '1). — Il prend naissance au niveau du trou stylo-mastoïdien, se dirige par en haut, sous la parotide, en accompagnant l'artère auriculaire postérieure, pour s'aller jeter dans les muscles postérieurs de l'oreille externe.

Ce nerf présente quelquefois à son origine une anse analogue à celle qui enibrasse l'artère auriculaire postérieure.

12" i\'erf auriculaire uio^cn. — Le plus souvent, il naît du môme point que le précédent, en commun a\eclui, pour ainsi dire, monte ensuite, en traversant la parotide, vers la hase de la conque, et perce ce cornet cartilagineux, pour se distribuer dans le tégument intra-conchynien et dans les fibres contractiles qui tapissent en quelques points la face adhérente de ce tégument.

'13" TV'orr auriculaire antérieur (fig. 279, 5; 281, /|). — C'est le pluS grOS deS

trois nerfs auriculaires. Après s'être détaché du facial à l'opposé du rameau cer\ical, et après avoir traversé de bas en haut le tissu parotidien, il gagne la face externe de l'apophyse zygomatique, où il rencontre les divisions superficielles du nerf lacrymal ; puis il se continue en avant sous le muscle pariéto-aui iculaire externe, arrive sur la base de l'apophyse orbitaire, au niveau du trou sourciller, croise à ce point les branches terminales du nerf du même nom, puis descend verticalement en dedans de l'orbite jusqu'au dessous de l'angle nasal de l'œil, où il se mêle aux divisions superficielles du nerf palpéhro-nasal, et se termine enfin sur le chanfrein dans les muscles lacrymal et sus-nuso-labial.

Il abandonne dans son trajet de nombreux ramusculos aux muscles antérieurs de l'oreille, au fronlo-sourcilier et à l'orbiculaire des paupières, dont il anime la contractilité.

Ce nerf est remarquable par les relations qu'il entretient avec les rameaux terminaux des trois branches du nerf ophthalmique (cinquième paire). Quoiqu'il n'existe point de véritables anastomoses entre le nerf nuriculaire antérieur et ces divers rameaux, on est convenu d'appeler l'ensemble réticulaire qu'ils forment en avant de l'oreille et sur le côté du front, plexus auriculaire a^ilérieur.

BRA.^CHES TERMINALES DU NERF FACIAL, OU PLEXUS SOUS-ZYGOiMATlQUE (fig. 281,

1, 1, 1). — Le facial, on l'a vu, se termine par plusieurs branches, deux ordinairement, en arrivant sous l'articulation temporo-maxillaire ; lesquelles branches reçoivent alors le temporal superficiel. Après être devenues ainsi sensitivo-moirices, elles se continuent sur la fucc externe du massétcr, couvertes par le peaucier de la tête, auquel elles donnent quelques rameaux, et reliées entre elles par des branches anastomotiques d'une disposition variée, sur laquelle nous ne devons pas nous arrêter. Quelle que soit cette disposition, du reste, on ob.serve toujours le même mode de distribution, c'est-àdire que les branches du plexus sous-zygomatique, en arrivant près du bord antérieur du masséter, se partagent en une série de rameaux divergents, qui passent à la surface dos canaux vasculaires ou glandulaires situés en avant du massétcr, pour aller se jeter dans le tissu des joues, des lèvres et des naseaux.

Parmi ces rameaux, l'un, supérieur, remarquable par son énorme volume, passe sons le muscle zygomato-labial, s'accole au bord inférieur du pyramidal du nez avec l'artère coronaire supérieure, et s'engage ensuite sous le sus-naso -labial, où il se joint

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aux rameaux terminaux du nerf maxillaire supérieur, avec lesquels il se distribue aux tissus de la lèvre supérieure et des ailes du nez (fig. 279, T ; 281, 2).

Un second rameau, inférieur, plus faible que le précédent, suit la face interne du muscle maxillo-labial, pour aller se fondre, par son extrémité antérieure, avec le faisceau terminal du nerf maxillaire inférieur, et se ramifier, avec les filets propres de ce faisceau, dans le tissu de la lèvre inférieure (fig. 2HI, 3).

Entre ces deux branches principales existent une série de ramifications plus petites destinées au muscle alvéolo-labial. Au nombre de ces ramifications, il en est quelquesunes qui s'infléchissent sous la face interne du masséter, et gagnent la portion profonde du buccinateur, où elles s'anastomosent avec des filets du nerf buccal.

D'autres ramuscules, situés sous la branche principale inférieure, s'épuisent dans le peaucier de la face, l'un d'eux après avoir contourné le bord inférieur du maxillaire pour gagner le fond de l'auge.

* FoNCTiOiNS DU FACIAL. — C'est le facial qui excite les contractions des muscles de l'oreille moyenne, de l'oreille externe, des joues, des lèvres» des naseaux, celles do l'orbiculaire des paupières et du peaucier cervico-facial. Par son filet grand pélrenx superficiel, il porte aussi le mouvement dîins la couche niusculeuse du voile du palais, et l'on admet, comme nous l'avons déjà dit à propos du nerf lingual, que son rameau tyrapano-lingual agit comme nerf sensitif sur la couche muqueuse de la langue. Le facial exerce encore, sans aucun doute, son action sur la glande parotide; mais cette action est encore mal déterminée; peut-être se borne-t-il à provoquer les contractions des canalicules excréteurs qui s'échappent des lobules de la glande.

sio:

( ) lirancl.esiumc.puka du plexus sous-zygomatique ; 2, le rameau de ce plexus qui s'nnastomose avecles divims termina es du nei-f maxillaire supérieur; 3, celui qui se joint aux divisions analogues du nerf maxillaire inférieur; 4, nerf auriculaire antérieur; 5, nerfs sous-orbitaires, ou branches terminales dvi nerf maxillaire supérieur; 6, nerfs mentonniers, ou braiiche*^ terminales du nerf maxillaire inférieur ; 7, rameaux sui-erneiels de la branche inférieure de la deuxième naire cervicale; 8, anse atloidienne; 9, rameaux superliciels de la brnnnlu. inférieure de la troisième paire cervicale ; 10, h et qui se rend m. rameau cervical du facial; \\, rameau cervical du facial. - A, veine jugulaire; B, veine glosso-faciale; C, vaisseaux maxillo-musculaires ; i), artère transversale de la face; E, veine satellite .le ce vaisseau; F, artère glosso-laciale, ou maxillaire externe ; G, artère coronaire inférieure ; H, artère coronaire supérieure; J, glande parotide ; K, canal parotidien.

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Il est à remarquer ([ue le facial ne possède aucune influence sur le masséler; malgré ses rapports intimes avec ce muscle, il n'envoie pas le moindre lilet dans son épaisseui^.

Avons-nous besoin de dire que son anaslo'mose avec diverses branches du trijumeaU et avec le pneumogastrique, tout en donnant à ses rameaux de distribution une grande sensibilité, ne modifie en rien son mode d'action et ses propriétés, puisque, malgré ces anastomoses, ses fibres propres conservent leur parfaite indépendance?

^ 8" Huitième paire, ou nerfs auditifs, ou nerfs acoustiques (fig. 268 et 282);

Préposé à l'exercice de l'ouïe, le nerf de la huitième paire affecte une disposition fort simple, que nous allons résumer en peu de mots.

Origine. — Le nerf auditif procède du bulbe par deux racines, une antérieure ou latérale, et une postérieure. Celle-ci (fig. 267, 20) commence près du plancher du quatrième ventricule, par quelques stries convergentes, à ce qu'on admet dans la plupart des traités d'anatomie humaine, stries qu'il nous a toujours été impossible de mettre en évidence chez nos animaux domestiques; elle se dirige ensuite en dehors en contournant le pédoncule cérébelleux postérieur, et se joint à la racine latérale sur le côté du bulbe. Quant à cette dernière (fig. 282, 11), elle représente un faisceau unique accolé à celui du facial, lequel faisceau s'échappe d'entre les fibres du corps restiformc. Le noyau du nerf auditif a été découvert par Schrœder van der Kolk un peu au-dessous de celui du facial.

Trajet et terminaison. — Ces deux racines se réunissent immédiatement en un seul cordon peu consistant placé derrière celui de la septième paire, avec lequel il se dirige en dehors pour gagner l'hiatus auditif interne. Là, le nerf se divise en deux branches, l'une antérieure, l'autre postérieure, dont les rameaux traversent les trous percés au fond de cet hiatus, pour pénétrer, ceux du premier faisceau dans l'axe du limaçon, ceux du second dans le vestibule et les canaux demi-circulaires. La description de ces deux branches sera mieux placée dans l'étude du sens de l'ouïe»

9" Neuvième paire, ou nerfs glosso-pharyngiens (fig. 282, 12; et 285, 10).

Le glosso-pharyngien est un nerf mixte qui porte la sensibilité générale avec la sensibilité guslative dans le tiers postérieur de la langue, et qui excite les contractions des muscles du pharynx.

Origine. — Ce nerf prend son origine sur le côté du bulbe, en arrière de la huitième paire, par huit ou dix fines racines, dont les unes sont implantées sur le corps restiformc, pendant que les autres, moins nombreuses, s'échappent, comme les filets du nerf facial, de l'interstice compris entre ce même corps restiforme et le faisceau latéral du bulbe rachidicn (1). Ces racines, confondues près du plancher du quatrième ventricule avec celles de la branche motrice du trijumeau, se réunissent bientôt en un

(1) Cette disposition, très-facile à mettre en évidence chez le cheval, nous semble propre à lever tous les doutes qui existent dans l'esprit d'un grand nombre d'analomisles sur la nature du nerf glosso-pharyngien. Il possède évidemment dés son origine des filets moteurs, ceux qui naissent au même niveau que le facial, et des filets sensilifs, ceux qui procèdent du corps restiforme. On peut, du reste, objecter aux personnes qui seraient encore tentées d'attribuer la propriété motrice du glosso-pharyngien aux branches anastomotiques jetées entre ce nerf et la septième paire que ces anastomoses sont loin d'être constantes, et qu'elles manquent même toujours dans plusieurs Mpèces.

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cordon unique, qui sort du crâne par un orifice particulier du trou déchiré postérieur, et qui présente à ce point un renflement grisâtre ovalaii-e, le ganglion pétrevx ou d'Andcrsc/i, dans lequel il est assez difficile de distinguer les filets moteurs'du nerf, c'est-à-dire ceux qui prennent naissance entre le cordon latéral et le cordon supérieur du bulbe (fig. 282, 12).

Trajet et terminaison. — A peine sorti de la cavité crânienne, le glosso-pharyngien descend, en décrivant une courbe à concavité antérieure, derrière la grande branche de l'hyoïde, compris d'abord dans un repli de la poche gutturale, puis entre celle-ci et le muscle masséter interne. Accolé, dans cette dernière partie de son parcours, h l'artère maxillaire externe, il longe avec celle-ci le bord postérieur de la grande branche hyoïdienne, et gagne la base de la langue avec l'artère linguale, en s'engageant sous le muscle basio-glosse. Ce sont les papilles de la partie postérieure de la muqueu.se linguale qui reçoivent les ramuscules terminaux de ce nerf, (Voyez le sens du Goût. )

Branches collatérales. — Il fournit dans son trajet :

1» Le rameau de Jacobson, très-mince filet né du ganglion d'Andersch, se dirigeant par en haut, s'engageant dans un trou particulier de la portion tubéreuse du temporal, se distribuant surtout à la membrane de la caisse du tympan, et envoyant sur les nerfs i pélreux superficiels deux rameaux de renforcement désignés sous les noms de grand et petit nerfs pétreux profonds.

2° Des filets de communication avec le ganglion cervical supérieur, au nombre de deux ou trois, remplacés quelquefois par un rameau unique.

3° Une branche destinée auplexus carotidien, branche qui se dirige en arrière sur la poche gutturale, pour gagner l'extrémité terminale de la carotide primitive, d'où ses filets se portent, avec ceux du sympathique, soit sur la carotide externe, soit sur l'occipitale, soit enfin sur la carotide primitive elle-même; cette branche communique par plusieurs anastomoses avec les nombreux rameaux sympathiques qui, du ganglion cervical supérieur, se portent à la surface de la poche gutturale, pour s'épuiser dans celte membrane ou aller rejoindre le bord postérieur du nerf grand hypoglosse.

h° Un rameau pharyngien (fig. 285, 11}, qui se détache généralement au niveau i de l'artère pharyngienne et qui forme, avec les filets pharyngiens du pneumogastrique, sur la paroi supérieure de l'arrière-bouche, en dessous de la poche gutturale, un plexus remarquable par son iutrication. Ce plexus reçoit un filet de l'hypoglosse.

lO" Dixième paire, nerfs vagues, nerfs pneumogastriques (fig. 282, 285, 301).

Le nerf pneumogastrique est aussi remarquable par son étendue que par la multi- i plicilé des usages physiologiques qui lui sont dévolus. Il se prolonge, en effet, jusqu'au ! delà de l'estomac, après avoir envoyé dans ce viscère, dans l'œsophage, le pharynx, | le poumon, les broncnes, a trachée, le larynx, une multitude de filets, qui tiennent i sous leur dépendance les mouvements, les sécrétions elles phénomènes de pure sensibilité dont ces organes sont le siège. |

Origine. — Le pneumogastrique est un nerf mixte, naissant en conséquence par ; deux ordres de racines que nous allons faire connaître successivement avant de passer à l'étude de là distribution du nerf. On ne s'entend pas parfaitement bien, même aujourd'hui, sur la détermination de ces racines.

Racines sensitives. — Elles parlent d'un noyau de substance grise qui est situé près du plancher du quatrième ventricule, un peu en arrière du noyau du glosso-pharyn- l

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gieii, et dans lequel semblent se perdre les fibres du cordon antéro-laléral du bulbe ou faisceau respiratoire de Bell. En sortant du bulbe, elles forment de quatre à dix faisceaux dont rcnsead)le décrit une légùre courbure à convexité supérieure; les fibres médianes les plus élevées répondent au sillon qui limite par en baulle faisceau respiratoire, les fibres postérieures et les fibres antérieures s'abaissent jusqu'au voisinage des pyramides; celles-ci plus que les premières.

Ces racines se dirigent transversalement en dehors, mélangées à du tissu conjoncti et à quelques fines ramifications vasculaires, sortent du crâna par un orifice particu-. lier du trou déchiré postérieur, et se réunissent, à leur passage dans cette ouverture, sur un ganglion assez volumineux désigné sous le nom de ganglion jtigulaire.

Racines motrices. — Plusieurs auteurs, anatoinistes ou physiologistes, les considèrent comme une portion du nerf accessoire de Willis et leur donne le nom de racine interne ou bulbaire du spinal. Elles sont situées un peu en arrière des précédentes et émanent du milieu du faisceau respiratoire; elles sont, par consé(iuent, un peu moins élevées que l'ensemble des fibres sensiiives. Elles sont séparées des racines sensitives par un vaisseau veineux relativement considérable, et se distinguent de ces dernières par leur disposition anaslomotique. D'autant plus longs qu'ils sont plus postérieurs, les filcls qui forment ces racines motrices gagnent, en convergeant, le trou déchiré postérieur, qu'ils traversent par une ou deux ouvertures spéciales pour aller rejoindre le ganglion jugulaire, en dessous et en arrière duquel on les trouve appliqués. Un certain nombre de ces filets, les plus postérieurs, s'accolent à la racine médullaire du spinal; mais bientôt on les voit s'en détacher pour se jeter avec les autres sur le ganglion jugulaire.

Ganglion jugulaire ou d' Ehrcnritter. — Allongé d'avant en arrière, aplati de dessus en dessous, le ganglion jugulaire est noyé dans la substance cartilagineuse qui ferme le trou déchiré. Quand il a macéré quelque temps dans l'acide azotique étendu, on peut le décomposer en deux parties : l'une correspond aux racines sensitives, l'autre aux racines motrices. Quelques filaments nerveux blancs semblent passer à sa surface sans se confondre avec lui. Il est en rapport, en avant, avec le ganglion d'Andersch ; en arrière, il est croisé un peu obliquement par la racine médullaire du spinal.

Le ganglion jugulaire est en relation avec le nerf spinal, le glosso-pharyngien et le facial.

Il communique avec la racine externe du spinal par les quelques filets radiculaires que nous avons indiqués plus haut.

Il est en relation avec le glosso-pharyngien : 1° par un filet afférent qui vient des racines les plus élevées de la neuvième paire et qui l'aborde par son angle antoro-interne ; 2° par un rameau efférent qu'il envoie au ganglion d'Andersch.

Enfin, il est uni au /atm/ par une branche que nous wommQvom rameau anastn ■ motique étendu du pneumogastrique au facial.

Le rameau anastomotique du pneumogastrique au facial présente un volume assez considérable et part du ganglion jugulaire. Parfois même il nous a semblé qu'au nombre de ses radicules d'origine, il s'en Irouve quelques-unes en continuité directe avec les racines sensitives du pneumogastrique. Ce rameau se dirige ensuite en avant, au-dessus du ganglion d'Andersch, croise le rameau de Jacobson, traverse la portion tubéreuse du temporal et arrive dans l'aqueduc de Fallope, où il aborde le nerf facial, près du point où celui-ci donne naissance à la corde du tympan. On voit alors un petit nombre de ses fibres s'accoler au nerf de la septième paire, en remontant du côté de l'origine de ce nerf, où elles iraient constituer, selon nous, une partie du grand nerf pétreux.

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celle qui présente h son origine le ganglion géniculé. D'autres fibres descendent, au contraire en suivant le trajet des fibres propres du facial, et se perdent au milieu d'elles, mais le plus grand nombre croisent ce nerf et continuent leur trajet dans l'épaisseur du temporal, pour aller se distribuer principalement à la membrane qui tapisse le conduit auditif interne.

Trajet et rapports. - Au delà du ganglion jugulaire, le tronc du pneumogastrique reste intimement accolé au spinal dans l'étendue de 2 centimètres environ, puis les deux nerfs se séparent pour laisser passer entre eux le grand hypoglosse, après quoi le pneumogastrique descend isolément derrière la poche gutturale, à proximité du gan-

FiG. 282. — Origine des nerfs qui iiaissciil du bulbe racliidien, et en particulier celle du pueumogaslrique, du spinal, de l'hypoglosse et du glosso-pharyngien (*).

glion cervical supérieur. Arrivé vers l'origine de l'artère occipitale, il croise ce vaisseau en dedans, s'unit plus loin de la manière la plus intime à la portion cervicale de la chaîne sympathique, et le cordon unique qui résulte de cette fusion suit l'artère carotide primitive, au-dessus de laquelle il se trouve situé, jusqu'auprès de l'entrée de la poitrine. Les deux nerfs reprenant alors leur indépendance réciproque, le pneumogastrique pénètre dans le thorax un peu au-dessous du sympathique, en passant parmi les ganglions lymphatiques qui existent entre les deux premières côtes.

Dans ce trajet, les deux pneumogastriques affectent à peu près les mêmes rapports; il y a cependant quelque chose de spécial pour le gauche, qui répond à l'œsophage vers la partie inférieure du cou.

(*) a, bulbe ; 6, pyramides ; e, renflement simulant l'olive ; d, sillon latéral postérieur ; e, sillon limitant en haut le faisceau respiratoire de Ch. Bell ; f, corps rcstiforme ; g, acoustique ; h, oculo-uioteur externe ; i, trijumeau ; j, fibres arciformesdu bulbe. — 1, pneumogastrique ; 2, spinal (racine interne); 3, glosso-nliarvngien ; 4, spinal (cordon médullaire); 5, racine inléneure on antérieure du grand hypoglosse; 5', sa racine ganglionnaire; 6, facial; 1, ganglion jugulaire ; 8, anastomose du pneimiogasti ique au facial ; 9, rameau du spinal venant de la branche externe et allant au pneumogastrique. (H. Toussaïut, Thèse sur X'Anatomie comparée du nerf pncumogaalriquc. Lyon, 1869.)

NERFS CRANIENS OU ENCÉPHALIQUES.

Mais une fois eiilrés dans la poitrine, ces deux nerfs se comportent d'une mainere un peu différente. Le droit contourne très-obliquement l'artère axillaire de dessous

Fie. 283. — Pneumogastrique avec ses branches dans la portion supérieure du cou (*).

(*) «, msor.l.app; , Irndiéc ; r, caroti.ln primitive; <i, nrtùre ninxiliairc interne ; c, "''l'^'''; f '"^'^"["r^ 4,1 pnè,„n„.j„slri.|ue ; 2, s|.innl ; 3,' sln,sn-rlu.r.vn!;i-' ; l..Vr'-.Çl"«»e ; 5, Rang .on '■•e''V'c"l ^ r ' >

pLtl, . ue; 6, nerf phnr;n!îio'n ; 7, Inryngé supérieur ; 8, Inryn^e cxterm- ; 9, laryngé jnfer.enr; lOj.'',"' , 7 ,7,^ ïastriLe ni ,ln ç.vmp„tl>i.|ue ; H, première paire eervicttle el unso .,u elle envoie ù l'hyro!;losi.e. (lin.pnmt, i A I. lUtse de M. H. Toussaint, AnHnmif rnmjxtrfc dv nnrf pncumn/inuMqvc. I.ynn, 1800, lip. 3.)

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