‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 188 sur 262 · J76 I>ES NERFS · texte numérisé non relu

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en deliors et d'avant en arrière, pour suivre ensuite, sous la plèvre médiastine, la face externe de la trachée jusqu'au-dessus de l'origine des bronches, où le nerf se termine. Quant au gauche, il passe bien aussi sous le tronc brachial ; mais, au lieu de le contourner pour s'appliquer sur la trachée, il reste accolé à ce vaisseau et gagne la racine dn poumon, après avoir croisé en dehors l'origine des deux aortes.

Lorsque les pneumogastriques sont arrivés au-dessus de la bifurcation delà trachée, ils se terminent en formant le 'phxus bronchique et \cs coincions œsophagiens, ceux-ci prolongés jusqu'à l'estomac et jusqu'au plexus solaire.

Au-dessous dn ganglion jugulaire, mais dans la jjartie supérieure du cou, le pneumogastrique reçoit des filets du spinal, du ganglion d'Andersch, du sympathique, de l'hypoglosse et des deux premières paires cervicales. Ces dill'éreiits nerfs s'entrecroisent d'une manière très-compliquée à la surface de la poche gutturale, du pharynx eti des divisions carolidienncs et forment les plexus guttural, pharyngien et carotidien.

Distribution. — Les branches fournies par le pneumogastrique sur son parcours sont :

1° Des filets de communication avec le ganglion cervical supàieur; 2° Un rameau pharyngien ; 3° Le nerf laryngé supérieur;

lx.° Des filets de communication avec le ganglion cervical inférieur ; 5° Le nerf laryngé inférieur.

Nous passerons en revue ces divisions collatérales avant d'étudier les rameaux terminaux, c'est-'a-dire :

l" Ceux qui forment \e plexus bronchique ; 2° Ceux.qui comùlumiXQ?, cordons œsophagiens.

Branches collatérales du pneumogastrique. — 1° Filets du ganglion

cci-vicul supérieur. — Toujours très-grêles, ils viennent quelquefois du rameau pharyngien.

2° Mei-f pharyngien (fig. 283, 15; 285, 6). — Né du pneumogastrique au niveau delà partie moyenne du ganglion cervical supérieur, le nerf pharyngien se dirige en avant et en bns, rampe sur le côté delà poche gutturale et gagne la face supérieure du pharynx, où il se termine en formant un plexus avec la branche pharyngienne de la neuvième paire. C'est un rameau sensilivo-moteur. Ce nerf émet une forte division qui se dirige en arrière à la surface des constricteurs moyen et postérieur auxquels elle fournil des vaisseaux, abandonne un filet de renforcement au laryngé externe, gacne l'origine de l'œsophage et descend accolé au côté externe de ce conduit en s'épuisanl dans sa tunique musculaire. Celte division, à laquelle nous avons donné le nom de branche œsop/iagienne du nerf pharyngien, peut être suivie sur l'œsophage jusqu'à la partie inférieure du cou, et même, sur quelques sujets, jusque dans la cavité thoracique.

3° Nerf laryngé supérieur (fig. 283, 7). — Plus volumincux que le précédent et né un peu plus bas, ce nerf suit un trajet et une direction analogues pour gagner le côté du larynx, où on le voit s'enfoncer dans le trou prali(iué sous l'appendice du bord supérieur du cartilage thyroïde, pour aller s'épuiser en presque totalité dans la muqueuse de la portion sus-gloitique du larynx, à laquelle il communique une trèsgrande sensibilité.

A la face interne du cartilage thyroïde, il présenle plusieurs rameaux qui se dirigent en avant, en haut et en arrière. Les premiers se rendent à la muqueuse de la base de la langue et sur les deux faces de l'épiglolte. Les seconds se distribuent dans

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les parois latérales du pharynx. Quant aux iroisiènies, quel(|ues-uns sont destinés à la nuiqueuse des arylénoïdes, à la muqueuse œso|)liagienne ; les autres descendent sur les nuiscles ihyro-arylénoïdieu et crico-arylénoïdien latéral, |)our s'unir avec des branches venues du récurrent et former une anastomose analogue à Vcmastomose de Galien (lig. 28^1, 5).

Avant de pénétrer dans le larynx, et même très-près de son origine, il fournit un lilet moteur aux nuiscles crico-pliaryngien et crico-lhyroïdien, filet qui peut provenir, soit du pneumogastrique directement, soit plus souvent du rameau pharyngien, c'est \c nerf lari/ngé exte^'ïie (\es anlhropotomisles (fig. 28^i, 8). Le laryngé externe reçoit des branches de renforcement du ganglion cervical supérieur, du rauteaù œsophagieiii du nerf pharyngien, puis va se distribuer à la tunique charnue de l'cpsophage. C'est à la réunion de celte branche avec le rameau œsophagien du nerf pharyngien que nous avons donné le nom âc nerfs œsophagiens supérieurs (1).

Il" Filets (le communication avec le gaugliou cervical inréricmi'. — Ils US

se jettent point toujours directement dans ce ganglion; quand le ganglion cervical moyeu existe, c'est lui qui les reçoit. Ces filets ne présentent pas, du reste, la même disposition des deux côtés. Ceux du pneumogastrique droit, au nombre de deux ou trois, sont extrêmement courts, mais volumineux. Quantaupneumogastriquegauche, il ne fournit ordinairement qu'un seul rameau long et grêle, qui se détache dans la région du cou, vers le point où le pneumogastrique commence à se séparer du cordon cervical du sympatique, et qui gagne le ganglion cervical inférieur en restant accolé, dans son trajet, au nerf principal, v

5° IXerf laryngé inférieur (fig. 301,

27, 28). — Encore appelé récurrent ou trachéal récurrent à cause de la disposition que nous allons faire connaître, ce nerf prend naissance dans la cavité tlioracique pour remonter le long de la trachée jusqu'au larynx, dont il anime les muscles intrinsèques, moins un, le crico- thyroïdien.

Les deux nerfs récurrents ne sont pas parfaitement symétriques à leur origine.

(1) M. Tousîaiiit a vu celte brandie abandonner l'œsophage pour s'accoler au récurrent ; mais SCS rameaux revenaient toujours à ce conduit à l'ctat de filets ascendants.

Fig.

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