‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 192 sur 262 · NERFS CERVICAUX · texte numérisé non relu

NERFS CERVICAUX

( Ile croise le grand droit antérieur et le nerf spinal, qu'elle sépare l'un de l'autre, arrive, en décrivant une légère courbe à concavité antérieure, près de la glande thyloïde, et se jette dans l'extrémité supérieure du sous-scapulo-liyoïdien, par plusieurs divisions terminales.

Près de son origine, cette branche inférieure du premier nerf cervical fournit des lameaux collatéraux aux trois muscles droits. Plus bas, elle s'unit, par un ou plusieurs lilets de communication, avec le ganglion cervical supérieur et le nerf spinal. Au niveau (le la carotide, elle envoie en avant, sur le côlé du larynx, un fdet très-grêle, divisé bientôt en deux ramuscules, l'iin qui s'unit au grand hypoglosse, l'autre qui va se perdre dans le muscle hyo-thyroïdien. Puis elle laisse échapper, du côté de sa con- \exité, plusieurs petits nerfs à trajet descendant, tous destinés au sous-scapulo-hyoï- (lien, ainsi qu'aux muscles sterno-hyoïdien et ihyroïdien. L'un de ces filets, renforcé par un rameau de la deuxième paire, se distingue par sa grande longueur ; on peut le suivre effectivement jusqu'auprès du sternum, où il s'épuise dans la masse charnue commune aux quatre muscles qui s'étendent de cet os au larynx et à l'hyoïde: sa disposition constante pourrait lui mériter le nom de nerf pré-trachéiien.

Deuxième. — Elle descend sous le grand oblique, en croisant la -direction du grand droit antérieur et en se ramifiant par de nombreuses branches. Nous indiquerons spécialement : 1° celles qui s'épuisent dans le grand droit antérieur, les plus courtes et les plus profondes ; 2" l'anse atloïdienne, long et fort rameau superficiel, qui perce la portion antérieure du mastoïdo-huméral, pour se diriger en avant et en haut, sur la parotide, en contournant l'apophyse transverse de l'atlas : ce rameau abandonne des filets au muscle parotido-auriculaire, ainsi qu'au peaucier de la face, et se termine par deux branches principales d'inégal volume : la plus forte remonte sur le côté externe de la conque; l'autrej située en arrière, gagne les muscles cervico-auriculaires; 3° une autre branche superficielle, qui passe sur la jugulaire, vers l'embouchure de la glosso-faciale, et qui se divise aussitôt en deux rameaux : ceux-ci se dirigent en avant et accompagnent la veine glosso-faciale jusque dans l'auge, où ils s'épuisent dans la peau et le peaucier; h° des filets anastomoliques qui s'unissent aux deux branches du spinal; 5° des ramuscules de renforcement pour le filet cervical du facial; 6° deux branches de communication qui se rendent, l'une à la première, l'autre à la troisième paire, en rampant sur le muscle trachélo-sous-occipital ; 1° un rameau profond, allant se réunir au filet pré-trachélien de la première, et donnant directement quelques fines divisions au muscle omoplat-hyoïdien ; 8° une dernière branche qui prend naissance au niveau du trou de conjugaison, et qui s'engage, avec l'artère vertébrale, dans le trou trachélien de la deuxième vertèbre d'abord, puis des vertèbres suivantes pour aller s'insérer sur le ganglion cervical inférieur du grand sympathique, après avoir reçu sur son passage des filets de renforcement émanés des troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième paires.

Troisième, quatrième, cinquième, sixième. — Chacune d'elles traverse les intertransversaires du cou par un interstice différent de celui qui livre passage à la branche supérieure correspondante. Elles gagnent ensuite la face interne du mastoïdo-huméral, où elles se divisent en rameaux profonds et en rameaux superficiels.

Les premiers se distribuent aux muscles profonds des côtés et de la partie antérieure de l'encolure. On doit distinguer parmi eux ceux qui font communiquer les quatre paires entre elles et la troisième avec la seconde. Très-longs et très-grèles, ces filets sont couchés sur le côté de la forte colonne nmsculeuse formée en avant de la tige cervicale par le droit antérieur, le long du cou et le scalèue, où ils forment

lygg Di;S NERFS.

tantôl dos arcades, tantôt des anastomoses par convergence. Ceux de la cinqnicme et de la sixième paire, en so réunissant sur le bord antérieur du scalène avec une branche du plexus brachial, constituent le nerf diapkraymatique, dont il sera question plus loin.

Quant aux rameaux superncicls, ils gagnent la surface externe du mastoïdo-huméral, en traversant la substance de ce muscle ou en passant entre ses deux portions. Beaucoup plus nombreux et plus forts que les précédents, ils se distribuent, soit en avant dans le peaucier du cou, soit en arrière dans le trapèze, soit en bas dans le mastoïdohuméral et le pectoral superficiel. Ceux qui vont à ces deux derniers muscles .sont trèslongs et très-volumineux; ils représentent les branches svs-acromienne et sus-claviculaire du plexus cei^oical de l'homme. On remarquera que les filets postérieurs communiquent généralement avec le spinal, tandis que les antérieurs, en rencontrant sur la jugulaire le rameau iradiélien du facial, lui abandonnent souvent quelques fibres anaslomotiques.

Septième. — Branche énorme qui sort de l'interstice pratiqué entre les deux portions du scalène pour se jeter tout entière dans le plexus brachial. Elle reçoit communément un rameau anastomotique du filet diaphragmatique fourni par la sixième paire.

Huitième. — rius grosse que la précédente, et se comportant comme elle. Elle fournit directement au ganglion cervical inférieur son rameau anastomotique.

Art. II. — Nerfs dorsaux (17 paires).

Ces nerfs, au nombre de dix-sept paires, se comportent d'une manière extrêmement simple, et à peu près identique pour tous ; aussi leur description est-elle loin de présenter la complication des nerfs de la région cervicale.

Branches supérieures. — Elles présentent deux rameaux principaux destinés aux muscles spinaux et à la peau de la région dorso-lombaire. L'un monte vers le sommet des apophyses épineuses des vertèbres dorsales, en passant entre le transversaire épineux et l'ilio-spinal; l'autre se dirige en dehors, eu traversant la substance de ce dernier muscle.

Branches nfiérieurcs. — CcUes-ci sont plus Considérables que les précédentes, et descendent dans les espaces des côtes, entre la plèvre et les intercostaux internes, ou dans l'épaisseur même de ces muscles. A l'exception de la première, dont la disposition est différente, on les voit passer d'abord sur la tète de la côte postérieure, pour gagner le bord convexe de la côte antérieure, et le suivre jusqu'à l'extrémité de l'espace intercostal. Elles se terminent alors de la manière suivante : celles des côtes asternales traversent les muscles pectoraux, leur donnent des filets et vont s'épuiser dans la peau de la région sous-thoracique. Celles des côtes asternales se plongent dans les muscles abdominaux, en passant entre le transverse et le grand droit; elles fournissent également des filets cutanés pour la peau du ventre.

Près de leur origine, les branches inférieures communiquent avec le grand sympathique, par plusieurs filets pour la plupart.

Dans leur trajet, elles fournissent de nombreux et minces ramuscules aux muscles mlercostaux. Elles donnent de plus, vers le milieu de leur longueur, un très-gros rameau, la branche perforante intercostale, qui traverse les muscles costaux et descend sous le panmcule charnu, en se ramifiant, partie dans ce muscle, partie dans la

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peau. Les perforâmes les plus antérieures s'anaslonioscnl généralenieni avec la branche .soiis-cutanéc ihoracique du plexus brachial.

Quant à la proniièro paire dorsale, sa branche inférieure se jette dans ce dernier plexus. Elle fournit néanmoins un rameau intercostal, loujonrs cxtrêmcnient grêle, qui se porte sur le muscle intercostal externe pour s'épuiser dans sa substance bien avant d'arriver sur le sternum.

La deuxième paire concourt également à la formation du plexus brachial ; mais seulement par un rameau peu volumineux.

Aivr. IIL — Neufs lombaiues (6 paires).

Branches supérieures. — Destinées aux musclcs spinaux et aux téguments des lombes et de la croupe, elles sont plus fortes que les branches correspondantes de la région dorsale, et présentent une disposition analogue. Ainsi elles offrent des rameaux supérieurs pour les nniscles de l'épine, et des rameaux externes fort longs, qui traversent ces muscles pour se distribuer à la peau delà croupe.

Branebes inférieures. — La première, comprise d'abord dans l'inlervalle qui sépare la dernière côte de la première apophyse transverse lombaire, entre le carré lombaire et le grand psoas, se porte en bas et en arrière, entre le transverse et le petit oblique de l'abdomen, auxquels elle donne des filets, pour aller se perdre dans le grand droit. Elle fournit, au-dessus du bord supérieur du muscle petit oblique, une branche perforante pour la peau du flanc et la partie postérieure du pannicule charnu.

La deuxième, disposée de la même manière que la précédente, suit un trajet analogue, et se perd surtout dans la substance du petit oblique, par plusieurs rameaux. De l'un de ces rameaux émane quelquefois un grêle filet qui va s'unir à l'un des nerfs inguinaux de la troisième paire. On ne doit point oublier, dans l'indication des branches émises par celte deuxième paire lombaire, deux nerfs perforants, qui descendent en avant et en dedans de la cuisse pour se distribuer à la peau du flanc et de la région crurale interne.

La troisième (I ) marche également en dehors, au-dessus des psoas, qui reçoivent d'elle plusieurs divisions, et va se ramifier dans les muscles du flanc. Elle a aussi des nerfs perforants. Mais ces nerfs, destinés à la région inguinale, se comportent d'une manière assez intéressante pour mériter une mention particulière. Ils sont ordinairement au nombre de trois : un tierf inguinal interne et deux nerfs inguinaux externes. Tous trois s'engagent d'abord sous le péritoine, et se dirigent en arrière, en bas et en dehors, vers le canal inguinal, dans lequel ils entrent, en se plaçant l'un en dedans, les deux autres en dehors du cordon testiculaire. Ils abandonnent quelques filets au crémasler et aux muscles abdominaux, et vont enfin se ramifier dans les enveloppes testiculaires, le fourreau et la peau de la région inguinale. Souvent les deux nerfs externes se confondent en un seul tronc à leur arrivée sur le muscle crémaster. Quant à la disposition qu'ils affecteni les uns et les autres h leur origine, elle est cxtrêmement variable : tantôt, en cfl"ci, ils ont chacun une origine distincte et traversent isolément, soit le petit, soit le grand psoas, soit l'inlerslicc compris entre ces deux muscles. D'autres fois, le nerf inguinal interne et l'un des nerfs externes procèdent d'un Ironc comnmn, au niveau du trou de conjugaison, le second nerf externe naissant alors isolément vers le bord externe du grand psoas. Le plus souvent, le nerf interne

(1) Représente les branches abdomino-génitales el fénoro-génitates de l'homme.

lygg DES NERFS.

reçoit de la quatrième paire une branche de renforcement ; il est même quelquefois entièrement formé par cette'dernière branche. Cette variété de disposition n'est point; du reste, l'apanage exclusif des nerfs inguinaux : nous avons pu voir la troisième paire fournir seulement ces trois nerfs et les filets des psoas, sans se plonger dans les muscles du flanc.

La quatrième {branche fémoro-cutanée du plexus lombaire de l'homme) perce le petit psoas ou s'engage dans l'interstice qui sépare ce muscle de son congénère, le grand psoas: Après avoir rampé entre le péritoine et l'aponévrose lombo-iliaque, elle arrive sous l'angle de la hanche et sort alors de l'abdomen ; puis elle descend en dedans et en avant du muscle du fascia lata et se prolonge, accompagnée par les divisions de l'artère circonflexe iliaque, jusque sur la rotule, où elle s'épuise dans la peau. A son origine, elle abandonne : 1° un gros et court rameau pour le grand psoas ; 2" une forte branche anastomotique qui va concourir à la formation du plexus lombo- sacré ; 3° un filet qui se jomt au nerf inguinal interne fourni par la troisième paire : nous avons déjà dit que ce nerf émane quelquefois tout entier de la quatrième paire.

La cinquième et la sixième, beaucoup plus volumineuses que les précédentes, s'unissent ensemble et avec les trois premières paires sacrées pour former le plexus nerveux du membre abdominal.

Toutes les branches lombaires inférieures communiquent avec le grand sympathique, par plusieurs filets qui passent à travers les faisceaux du petit psoas. Toutes communiquent entre elles, les deux dernières par une véritable fusion, les cinq premières au moyen de branches anastomotiques plus ou moins volumineuses qui sont loin d'être constantes.

Art. iV. — Nerfs sacrés (5 paires).

Nous décrivons comme nerfs sacrés non-seulement les quatre doubles cordons qui sortent par les trous latéraux de l'os sacrum, mais encore le nerf qui s'échappe du trou de conjugaison percé entre cet os et la dernière vertèbre lombaire.

Branches supérieures. — Ce sont de petits rameaux engagés d'abord dans les trous sus-sacrés, gagnant les muscles logés sur les côtés de l'épine sacrée, et se terminant à la peau de la croupe.

Branches inférieures. — Gros troucs uerveux qul diminuent de volume du premier au cinquième, et qui sortent du canal sacré pour se porter en bas et en arrière sur les côtés de la cavité pelvienne.

première, la seconde et la troisième se dirigent vers la grande ouverture sciatique, et se soudent en une large bande nerveuse qui constitue la partie pelvienne du plexus lombo-sacré, dont il sera question ci-après.

La quatrième et la cinquième cheminent sur le côté de la cavité pelvienne dans l'épaisseur du ligameni ischiatique, ou même en dedans de ce ligament. Réunies entre elles, à leur base, par un filet anastomotique, elles ne communiquent point ordinaire* ment, du moins d'une manière directe, avec le faisceau formé par les trois premières paires.

La quatrième constitue le nerf honteux interne, qui passe entre les deux racines du corps caverneux en contournant l'arcade ischiale, où il se trouve presque accolé à celui du côté opposé. Ce nerf descend ensuite sur le bord dorsal de la verge, mêlé aux mailles du magnifique plexus veineux sus-pénien, et en décrivant des flexuosités qui lui permettent de se prêter à l'allongement du pénis. Arrivé à l extrémité de cet

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organe, il se terniiiie par de nombreuses divisions, dans le lissu érectile propre à cet exlréniité, ou dans la muqueuse qui la revêt. Chemin faisant il émet de Irès-iongucs brandies également llcxneusos, dont les ramifications ultimes pénèlrent dans le corps caverneux ou se rendent au canal de l'urèlhre; bien avant sa sortie du bassin, il laisse échapper en arrière deux minces rameaux destinés aux muscles et à la peau de la région périnéo-anale. Ces rameaux, de même que le nerf principal, reçoivent des (ilets anastomoliques d'une des brandies ischio-musculaires du plexus lombo-sacré.

La cinquième constitue le nerf anal ou liémorrhotdal. Ce nerf se porte en arrière au-dessus du précédent, et s'épuise dans le muscle sphincter et les téguments environnants. Avant de sortir du bassin, il donne un rameau au releveur de l'anus.

Les cinq branches sacrées inférieures émettent, près de leur origine, un filet plus ou moins grêle qui .se porte dans le plexus pelvien ou hypogastriquc. Les rameaux anastoniotiques-au moyen desquels elles communiquent avec la chaîne sympathique sont généralement gros, courts et multiples.

Art. V. — - Nerfs coccygiens (6 à 7 paires).

On trouve dans la région coccygienne deux paires de cordons nerveux, placés, l'un sous le muscle abaisseur de la queue, l'autre sous le sacro-coccygien latéral. Ces deux cordons s'étendent jusqu'à l'extrémité de la queue, en émettant sur leur trajet des filets musculaires et cutanés. Ils sont formés par les branches supérieures et inférieures des paires coccygiennes, qui se réunissent de proche en proche, de manière à former deux nerfs.

Ces branches coccygiennes sont au nombre de six à sept bien distinctes. Elles diminuent de volume de ta première à la dernière. La première ne donne qu'un mince filet pour la formation de chaque cordon coccygieu ; elle s'épuise surtout dans les téguments et les muscles de la base de la queue.

Art. VI. — Nerfs co.viposés formés par les branches inférieures des paires

RAGHIDIENNES.

iNous savons déjà que ces nerfs représentent trois groupes: 1° le nerf diaphrag' matiqite; T le plexus brachial; 3° le plexus lombo-sacré. Nous les étudierons dans cet ordre.

NERP DIAPHRACMA.TIQUE.

Le nerf diopkragmaticiue est constitué par deux branches principales et par un petit rameau accessoire dont l'existence n'est pas constante. Celui-ci vient de la cinquième paire cervicale; les deux autres procèdent, l'un de la paire suivante, l'autre du plexus brachial. Le rameau de la sixième paire perce le scalène inférieur de dedans en dehors, fournit un filet au plexus brachial, et descend obliquement en arrière, à la surface du muscle qu'il a traversé, pour se réunir vers l'entrée de la poitrine au rameau du plexus précité. Cette dernière branche, plus courte et généralement plus forte, provient exclusivement de la .septième paire cervicale.

Le tronc du nerf diaphragmatique, ainsi formé, s'engage dans la cavité ihoraciquc, après avoir reçu le ramuscule de la cinquième paire (quand il existe), passe en dedans de l'artère axillaire, avec le nerf pneumogastrique, et reçoit, à ce point, souvent sinon

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toujours, un filet du grand sympathique. Puis il gagne le côté de la base du cœur, en rampant sous la plèvre, et atteint enfin le centre phrénique, après un trajet de 2 décimètres au moins entre les deux lames du mcdiastin postérieur, le nerf gauche dans le niédiastin proprement dit, celui du côté droit dans la cloison séreuse affectée spécialement à la veine cave postérieure.

Même avant son arrivée sur le centre aponévrotiquc, le nerf qui nous occupe se divise en plusieurs branches, dont les ramifications se portent à la périphérie du muscle diaphragme. Un rameau assez fin se dirige du côté des piliens.

PLEXUS BRACHIAL.

Ce plexus comprend un énorme faisceau de nerfs situé entre la paroi thoracique et la •face interne du membre antérieur, faisceau fourni par les branches inférieures des sixième, septième^ huitième paires cervicales, et des deux premières dorsales, et principalement destiné aux muscles et aux téguments du membre de devant.

Mode de constitution. — La sixième paire cervicale ne concourt à la formation de ce plexus que par le mince filet qui provient de son rameau diaphragmatique. Les deux suivantes s'y épuisent tout enlières ; de môme la première paire dorsale, sauf le très-petit ramuscule qui constitue le premier nerf intercostal. Quant à la racine fournie par la deuxième paire dorsale, elle ne représente qu'une assez faible partie de sa branche inférieure, l'autre partie servant à former un nerf intercostal assez volumineux.

On voit ces diverses branches converger l'une vers l'autre et gagner l'interstice con)pris entre les deux scalènes. Là, elles se réunissent en un seul faisceau, et se confonclent en s'envoyant réciproquement des fibres et des rameaux, qui se séparent bientôt en un certain nombre de divisions, dont nous exposerons la disposition ci-après. On remarquera que l'entrecroisement des branches cemposanles du plexus brachial ne se fait point d'une manière confuse et irrégulière. Si le chevauchement des rameaux qu'elles reçoivent les unes des autres n'a pas lieu suivant un mode constant, il est loin, du moins, d'être inextricable. Aussi peut-on suivre facilement jusqu'à une certaine distance, dans les divisions émises par le plexus brachial, Its filets nerveux qui proviennent de telle ou telle paire rachidienne, surtout après une macération dans l'acide azotique étendu.

Ce faisceau d'origine du plexus brachial est très-large et très-court. II se trouve d'abord compris entre le scalène supérieur et le long du cou. A son passage entre les deux scalènes, il contourne la première côte par son bord postérieur et répond en dedans à l'artère et à la veine vertébrales, ainsi qu'au filet nerveux qui accompagne ces deux vaisseaux, c'est-à-dire le rameau vertébral destiné au sympathique.

Mode de distribution. — Immédiatement après sa sortie de l'interstice des scalènes, le plexus brachial arrive sous l'épaule, près de l'angle scapulo-huméral. Là, il se partage en un certam nombre de branches, parmi lesquelles nous regardons comme impossible de distinguer des divisions terminales et des rameaux collatéraux. Aussi les décrironsnous les unes après les autres, sans nous préoccuper de cette distinction, en commençant par celles qui vont au tronc, pour continuer par jes branches destinées au membre. Ces dernières seront examinées dans l'ordre suivant': les plus courtes d'abord, c'est-àdire celles qui se rendent aux rayons supérieurs du membre, et, en dernier lieu, les plus longues, ou celles qui gagnent le pied.

PLEXUS BKACIUAL.

Toutes ces divisions sont nommées et classées dans l'énumération qui va suivre : 1" Branches diaphmfjmatiques ; 2° Branche de l'angulaire et du rhomboïde; 3" Branche du grand dentelé ou thoracique supérieure; k" Branches des pectoraux ou thoraciques inférieures; 5" Branche sous-culance thoracique; 6" Branche du grand dorsal; 1" Nerf axillaire; 8° Branches de l'adducteur du bras ou du grand rond; 9° Branches du sous-scapuluire ; 10° Nerf sus-scapulaire ; 11° Nerf brachial antérieur ou rnusculo -cutané; 12° Ne7'f radial ; 13° Nerf cubito -cutané ou cubital; W Nerf cubito-plantaire ou médian.

Préparation du plexus brachial. — On placera l'animal en première position, et on l'inclinera légèrement par côté en abandonnant l'un des membres antérieurs à son propre poids; puis on incisera les muscles pectoraux très-près de leur insertion, sur ce membre non fixé, et on les reni versera par en haut, en les maintenant dans celle position par des érignes à cliaînettes, attachées ■ supérieurement à une longe qui réunira l'extrémité des deux barres de suspension placées en diaigonale. On aura soin, dans celte opération, de séparer le sterno trocliinien du pannicule charnu, en laissant ce dernier muscl e se raballre sur la table avec le membre antérieur. En déchirant ensuite la masse considérable de tissu cellulaire dans laquelle se trouvent noyés les neifs du plexus brachial, ces nerfs apparaissent bientôt, et peuvent être isolés avec la plus grande facilité. Il est bon, dans celle dissection, de conserver les vaisseaux artériels. Il importe aussi de conserver les branches perforantes intercostales pour observer l'anastomose de ces nerfs avec la division sous-cutanée thoracique.

Dans celte opération, on écarte considérablement du tronc le membre antérieur, et les rapports : des nerfs se trouvent nécessairement plus ou moins changés ; mais elle permet d'observer l'ensemble du plexus de la manière la plus parfaite.

Pour suivre les divisions des principaux nerfs de ce plexus, on se servira d'un membre isolé du tronc et, s'il est possible, avec les artères injectées. Les nerfs se présentent alors dans leurs rapports naturels et peuvent être disséqués beaucoup plus aisément. Les figures 289 et 290 guideront i l'élève dans la recherche de ces divisions nerveuses.

1° Branches diaphragmatiques. (Voy. plus haut la description du nerf diaphragmatique.)

2" Branche de l'angulaire et du rhomboïde (flg. 289, 7).

Entièrement fournie par la sixième paire cervicale, celte branche se dirige en haut là la surface de l'angulaire. Elle se divise bientôt en plusieurs filets qui s'épuisent enîtièrement dans la substance de ce muscle, et dans le grand dentelé et le rhomboïde.

Le filet destiné à ce dernier muscle est grêle et très-long ; il traverse, pour gagner sa

destination, la substance de l'angulaire.

3° Branche du grand dentelé, ou thoracique supérieure (fig. 289, 8).

Cette branche, extrêmement remarquable, procède, par deux rameaux principaux, du faisceau commun à toutes les divisions du plexus brachial : l'un émanant de la isixième paire cervicale; l'autre de la septième; celui-ci traversant constamment le dernier faisceau du scalène supérieur avant de se réunir au premier. La branche unique •qui résulte de l'union de ces deux racines est mince et fort large. Elle se dirige en I arrière, à la surface du grand dentelé, en croisant la direction des fibres de ce muscle, et s épuise dans sa substance, en envoyant par en haut et par en bas des ramifications lassez régidièrement disposées {N. respirateur de Ch. Bell).

û" Branches des muscles pectoraux, ou thoraciques inférieures.

On en distingue cinq principales :

1" Une qui émane de la septième et de la sixième paires cervicales, de cette der-

CIIAUVBAU. — 2' <Sdil. Dl

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nière surtout, et qui se porte à la face interne du sterno-pré-scapulaire, pour se ramifier exclusivement parmi les fibres de ce muscle, après s'être divisée en deuxi branches : l'une antérieure, courte et forte, l'autre postérieure, grêle et longue ; (fig. 289, 10).

2° Une seconde branche, provenant des nerfs brachial antérieur et cubito-plantaire,, par deux racines réunies en arcade sous l'artère axiliaire. Elle passe entre les deuxi portions du pectoral profond, et se termine dans le pectoral superficiel, après avoir r fourni quelques ramuscules au sterno-trochinien, par un (ilet mince et long qui se porte; en arrière, à la surface externe de ce muscle (fig. 289, 11).

3» Les trois autres, destinées au sterno-trochinien, naissent généralement du tronc qui constitue la branche sous-cutanée thoracique. Comprises entre le grand dentelé eti le sterno-trochinien, elles se dirigent en bas et en arrière, et se jettent dans ce dernierr muscle. L'une d'elles, plus longue et plus forte que les autres, suit le trajet de la veine: de l'éperon.

5° Branche sous-cutanée thoracique (fig, 289, 9).

c'est un nerf fort remarquable, né du plexus brachial par un tronc qui lui est com-mun avec le cubital. Placé d'abord en dedans de ce nerf, il le quitte bientôt pour se porter en arrière, à la face interne du muscle long extenseur de l'avant-bras et du paiinicule charnu. Dans son long trajet, il sert de satellite à la veine de l'éperon, au-dessus> de laquelle il se trouve situé. On peut le suivre jusqu'au flanc, où ses divisions terminales se perdent dans la substance du peaucier. Celles qu'il émet sur son passage sontt également destinées à ce muscle ; elles s'anastomosent avec la plupart des perforantes> intercostales, en formant à la face interne du pannicule charnu un riche appareil uer-veux. L'une de ses branches se contourne avec un nerf perforant volumineux, sur le' bord inférieur du grand dorsal^ et se dirige en avant pour se jeter dans la portion scapulo-huœérale du peaucier.

6" Branche du grand dorsal (fig. 289, 6).

t'ormée par des fibres qui proviennent en majeure partie de la huitième paire cervicale, cette branche se porte, en arrière et en haut, sur la face interne du grand dorsal, . et s'épuise bientôt dans ce muscle. Elle est longue et forte.

7» Nerf axiliaire ou circonflexe (fig. 289, 13).

Ce nerf, d'un volume assez considérable, est fourni directement par la huitième? paire cervicale. Il se dirige en arrière et en bas, en rampant sur la face interne dui sous-scapulaire, pour aller s'enfoncer dans l'interstice pratiqué entre ce dernier musclée et le grand rond, où il croise l'artère sous-scapulaire. On le voit passer derrière l'articulation scapulo-humérale, avec l'artère circonflexe, s'engager entre le court abducleurr du bras ou petit rond, le gros et le court extenseurs de l'avant-bras, arriver sous le long; abducteur ou deltoïde, et se diviser alors en plusieurs branches divergentes, destinées^ aux deux abducteurs, au mastoïdo-hnméral, et même aux téguments qui recouvrcnti la région antérieure du bras.

Avant de s'engager dans l'interstice qui loge l'arlèrc sous-scapulaire, il envoie des^ filets au muscle sous-scapulo-huméral.

PLEXUS BRACHIAL.

8° Nerf de l'adducteur du bras ou du grand rond (flg. 289, 12).

Il naît de la luiilième paire cervicale, comme le précédent, par un même tronc, et se porte en arrière, sur le sous-scapulaire d'abord, puis sur l'adducteur ou grand

I ond, dans la substance duquel il se perd par de nombreux filets.

9" Branches du sous-scapulaire (fig. 289j lA).

Ces branches, au nombre de deux, proviennent généralement du tronc de la septième paire. Après un court trajet en arrière, elles se divisent en plusieurs ramuscules qui se plongent entre les fibres du muscle sous-scapulaire.

■10° Nerf sus-scapulaire (flg. 289, 15).

; Très-gros et très-court, ce nerf est formé par la sixième et la septième paires cervicales. Après un court trajet en arrière, entre l'angulaire d'une part, le sterno-pré-scapulaire et le sus-épineux d'autre part, il gagne l'interstice qui existe entre ce dernier muscle et le sous-scapulaire, et s'y plonge un peu au-dessus de l'artère pré-scapulaire.

II se porte alors à la face externe de l'omoplate après avoir contourné le bord antérieur de cet os; puis il passe en travers de l'épine acromienne, et remonte dans la fosse sous-épineuse, pour se perdre dans le muscle qui la remplit. A son passage sous le susépineux, il donne à ce muscle plusieurs rameaux.

11° Nerf brachial antérieur ou musculo-cutané (lig. '289, 17).

Ce nerf procède de la septième et de la huitième paire cervicale, descend à la faCe interne de l'articulation scapulo-humérale, et rencontre bientôt l'artère axillaire, qu'il croise en dehors, à angle aigu. Il s'unit alors au nerf médian par une large et courte branche, qui passe sous l'artère précitée, et l'embrasse en formant une anse; puis il descend, en avant du nerf médian, jusqu'au niveau de la ^hifurcalion du coraco-huméral, s'insinue entre les deux branches de ce mus(^Ie, j^t va se plonger par plusieurs rameaux, les uns ascendants, les autres descendants, jclans l'épaisseur du coraco-radial ou biceps. On le voit fournir aussi des filets au coraco-huméral, avant son passage entre les deux branches de ce muscle. Ue plus, il concourt, par un petit rameau, à la formation d'une des tlioraciques antérieures.

12» Nerf radial (fig. 289, 16, 2d0iv'3).

C'est à coup sûr le plus gros des nerfs fournis par lc.i.)lexus brachial. Il naît de la première paire dorsale principalement, et se dirige en arrière et en bas, sur la face interne des muscles sous-scapulaire et grand rond, dont il croise la direction. Dans cette première partie de son trajet, il marche parallèlement à l'artère humérale et est séparé do ce vaisseau parle nerf cubital. Arrivé au niveau de l'artère humérale profonde, il la laisse en dehors, et passe derrière l'humérus, avec les divisions de cette Artère, en s'engageant entre le gros extenseur et le court lléchisse(u- de l'avani-bras X)u brachial antérieur. Après avoir longé le bord postérieur de ce dernier muscle, il gagiie la face antérieure de l'articulation du coude et celle du radius, où il se trouve

recouvcil par

DES TSIiltl-'S.

r les doux principaux extenseurs du métacarpe et des plialanges, et où il

rencontre l'artère radiale, qu'il accompagne jusque sur l'extenseur oblique du métacarpe. Là, il se termine par deux branches qui se plongent dans l'épaisseur de ce muscle.

Dans son trajet, ce nerf ' fournit successivement :

1° Avant de quitter la face interne du membre pour passer sous la masse des extenseurs de l'avant-bras, un trèsgros faisceau composé de plusieurs branches, les unes descendantes, les autres ascendantes : celles-ci contournent le tendon terminal commun au grand dorsal et au grand rond, pour aller se perdre dans la masse du gros extenseur ; les autres gagnent, soit le long et le moyen extenseurs, soit la partie inférieure du muscle principal, c'est-à-dire le gros extenseur.

2° En arrière du bras, des ; filets pour le court et le petit .

extenseurs de l'avant-bras, et plusieurs rameaux cutanés qui se dégagent de dessous le ■ court extenseur, pour descendre sous la peau de la face • antérieure de l'avant- bras.

3° Dans la région antibrachialc des rameaux pour l'extenseur antérieur et le fléchisseur externe du métacarpe, et pour les deux extenseursdu doigt.

FiG. '289. — Nerfs du plexus brachial (*).

(*) 1, rnmenu ili.iplirnsmnliqnG de lu sixième paii'o cervicale, fouiMissant une liranelic- ftil pk'xns bracliial; 2, sep liémc paire rei-vicule ; :!, huitième puiie eervieale ; 4, première paire ilnrsale ; 5, Jeiixiéme paire dorsale: 6, liraïu-li du muscle urniid dorsnl ; T, brandie de l'ansulniri' et du rhomlioide ; 8, branche thoracii^ne supérieure du du grand dentelé ; 0, branche sons-c^utanée tlmracique donnant naissance, jirès de sou origine, à trois branches thornciques inférieures ; 10, 1 1 , deux autres branches thoraciques inférieures; 12, nerf du arand rond ou de l'adducteur du bras ; 13, nerf axillaire; 14, nerfs sons-scapnlaires ; 15, nerf sus-scapulaire ; 16, nerf radial; 17, ucrf brachial aniéripur; 18, nerf cubital; 19, sa branche cutanée interne; 20, nerf médian ; 21 , sa branche aiitibrachinlc musculo-culanéc ; 22, 22,. 22, rameaux superlicicls de cette branche. — A , artère humérole ; II, artère radijile postérieure.

PLEXUS BHACHIAr,,

Kii rt'siiiiii', on voil que le nerf radial anime la masse des extenseurs de l'avanl-lm t't (lu pied, plus un llécliissour de celte dernière région, et qu'il porte la sensibilité dans le tégument de la région anlibrachiale antérieure.

1 3" Nerf cubito cutané ou cubital (lig. 289, 18; 290, 5).

Formé princi|)alenient par des fd)res (les paires dorsales, ce nerf, d'un volume moins considérable que le précédent, se porte en arrière et en bas, et se place derrière l'artère bumérale, ([u'il accompagne jusqu'au-dessous de l'origine de l'Iiumérale profonde. Après a\oir croisé ce dernier vaisseau, il s'enii;;ige entre le long et le moyen exicnseurs de l'avant-bras , et gagne le côté interne du coude, en passant sur l'épitrochlée et sous la bandelette cubitale du fléchisseur oblique du métacarpe. Il longe ensuite le bord postérieur de ce dernier muscle, jusques auprès de l'os sus-carpien, où il se termine par deux branches. En accomplissant cette dernière partie de son parcours, il est placé sous l'aponévrose anlibrachiale, et accompagné par une division de l'artère épicondylienne.

Des deux branches terminales de ce nerf, l'une, cutanée (fig. 290, 6), traverse l'espace compris entre les tendons terminaux des muscles fléchisseurs externe et oblique du métacarpe, ainsi que l'aponévrose anlibrachiale, pour se répandre par plusieurs fdets, les uns ascendants, les autres horizontaux ou descendants, sous la peau de l'avant-bras, de la face antérieure du genou et du côté externe du métacarpe.- L'autre branche constitue, avec un rameau du nerf médian, le nerf plantaire externe.

Dans son trajet, le nerf cubital fournit deux faisceaux d(i branches collatérales.

FiG. 290. — Nerfs externes du membre antérieur (*).

:*) 1, Nerf siis-scaijiilaii'e ; 2, iii'rl axilliiirc ; .1, ii>tI' ruili.-il ; 4, rnmettu suiievlii'ii'l du ni-i f iniisculo-culuuL' ; 5, mcubital; 6, sa braiii-lic outaiiée tcriiiiiialu. — A, aitOre lodiale aiitOiifure.

gQp DES NERFS.

Le premier (fig. 289, 19) se détaclie du tronc principal un peu au-dessus du niveau de l'artère épicondylienne. Il se porte en arrière et en bus, entre le long extenseur de ravani-bras et le sterno-aponévrotique, fournit quelques filets à ce dernier muscle, et le traverse bientôt pour devenir sous-cutané et se distribuer il la peau de l'avanl-bras, en dessous du coude {brachial cutané interne).

Le second naît au niveau de l'épitrochlée, et est destiné aux muscles de la région anlibrachiale postérieure, moins les fléchisseurs externe et interne du métacarpe,

ik° Nerf cubito-planlaire ou médian (fig. 289, 20).

Le cubilo-plantaire est composé de fibres qui viennent des paires dorsales et de la huitième cervicale ]l se détache de la partie postérieure du tronc du plexus pour se porter sur l'artère axillaire. Là, il contracte une anastomose avec le nerf brachial antérieur, au moyen de l'ause nerveuse dont nous avons déjà parlé en décrivant ce dernier nerf, anse nerveuse formée par des filets qui se portent réciproquement de l'un à l'autre cordon. A partir de ce point, il se place en avant de l'artère hurnérale et l'accompagne jusqu'à sa bifurcation terminale; puis il continue à descendre sur la face interne du membre avec la branche principale de cette artère, c'est-à-dire la radiale postérieure. Il gagne ainsi l'articulation du coude, où il répond au ligament interne de cette jointure, et où il croise à angle très-aigu la direction de son vaisseau satelliie pour devenir postérieur; position qu'il intervertit sous l'articulation, qu'il reprend ensuite et conserve dans la plus grande étendue de son trajet antibrachial, en restant toujours un peu plus superficiel que l'artère. Arrivé au-dessus du tiers inférieur de 'avant-bras, il se bifurque pour former les nerfs 'plantaires.

Dans son trajet, ce nerf fournit successivement :

1° Avant son arrivée sur l'artère axillaire, l'une des branches d'origine du nerf thoracique destiné au muscle pectoral superficiel.

2° Au niveau du milieu de l'humérus, une longue branche représentée, dans l'homme, par la portion du nerf musculo-cutané qui se rend au muscle brachial antérieur et à la peau de l'avant-bras. Cette branche s'engage sous le coraco-radial ou biceps, et se divise bientôt en deux rameaux : l'un qui s'épuise dans le brachial antérieur, l'autre qui passe entre ce dernier muscle et son congénère, le long fléchisseur de l'avant-bras, poui aevenir superficiel et gagner la face interne du membre, rameau se partageant alors en deux filets principaux, qui rampent à la face externe de l'aponévrose antibrachiale, et qui accompagnent de leurs divisions les deux veines sous-cutanées de l'avantbras, jusqu'au-dessous de la région carpienne (fig. 289, 21, 22).

3° Dans la région antibrachiale, et à diverses hauteurs, mais surtout sous l'articulation du coude, des ramifications pour le fléchisseur interne du métacarpe et les deux fléchisseurs des phalanges.

«icrfs plantaires. — Ces nerfs, au nombre de deux, sont distingués en interne et en externe.

Le nerf plantaire interne, l'une des branches terminales du nerf médian, s'accole à l'artère collatérale du canon, et suit ce vaisseau, le long du tendon perforant, jusqu'auprès du boulet, où il se termine par plusieurs branches digitales. Il fournit, dans ce trajet plusieurs ramuscules métacarpiens cutanés, et une branche auastomotique qui, après s'être détachée du tronc principal, vers le milieu à peu près de la région du canon, contourne obliquement en arrière les tendons fléchisseurs pour venir se joindre au nerf plantaire externe.

PLEXUS BRACHIAL.

Celui-ci est formé par la réunioii de deux branches : l'une venant du nerf cubital, l'autre émanée du médian, et rejoignant la première au niveau du bord supérieui' de l'os crochu, après avoir passé sous l'extrémité inférieure du fléciiisseur oblique du métacarpe. Ce nerf, qui accompagne la veine collatérale externe du canon dans 'toute sa

Fio. 291. — Appareil nerveux de la région digitale (1) (*).

longueur, descend avec ce vaisseau et une artériole qui concourt à former l'arcade sous-carpicnne, en dehors des tendons fléchisseurs, dans un canal fibreux particulier de la gaîne carpienne. Arrivé vers l'extrémité supérieure du canon, en dedans de la

(1) Figure empruntée au Traité de l'organisation du pied du cheval, par M. II. Bouley.

(*) P, nerf plantoire ; B, bronche moyenne ; C, brancha antérieure ; D, artère digitale ; TI, division non constante destinre anx bulbes cortilnginciix ; I, I, branche du cnnssinet plantaire; K, l)rnuche transverse coronaire; M, division podophylleuae ; O, branche prc-plantaire ; Q, raincun descendant dans la scissure des patilohes; n, runiuaculus arli'-liels qui occompagnont l'arlrre digitale dans la scissure plantain: ; V, veine, dont l'existence n'est pus constaute, ijui ronge cinelquefois le nerf plantaire dans tout son trajet phalangii'ii.

g08 ^^'^ NERFS.

lête du métacarpien externe, il envoie sur la face postérieure du ligament suspenseur du boulet une branche palmaire profonde, principalement destinée à la portion charnue des muscles interosseux. Puis il continue son trajet, descendant le long du tendon i)erforant, en émettant quelques ramuscules métacarpiens superficiels, reçoit le rameau de renforcement qui lui est fourni parle nerf inlerne, et se termine comme ce dernier, en arrivant sur le boulet, par plusieurs branches digitales dont il nous reste à examiner la disposition.

Les branches digitales ou collatérales du doigt, et les branches de terminaison des nerfs plantaires, sont au non)bre de trois de chaque côté, accompagnant Tarière et la veine digitales, qu'elles couvrent de leurs divisions dans quelques points. Klles se séparent du boulet sur les grandes sésainoïdes. L-ne d'elles descend en avant de la veine; une autre s'engage entre les deux vaisseaux ; la troisième suit l'artère en arrière. On peut donc les distinguer, eu égard à leur position, en antérieure, moijenne et postérieure {(vé. 291, M, 0, R).

La branche antérieure disperse ses divisions collatérales dans la peau de la face antérieure du doigt, et ses ramusculeS terminaux dans la culidure.

La branche moyenne, fréquemment anastomosée avec les deux autres, surtout avec l'antérieure, au point d'être quelquefois fort peu distincte de celle-ci, se jette dans le bourrelet et le (issu podophylleux.

La branche postérieure, beaucoup plus considérable que les précédentes, et véritable continuation du nerf plantaire, est d'abord superposée à l'artère digitale, puis placée immédiatement derrière ce vaisseau. Elle descend avec lui jusqu'auprès de l'apophyse basilaire du troisième phalangien, suit alors dans la scissure latérale de cet os l'artère onguéale pré-plantaire, et s'épuise comme elle au sein du tissu podophylleux, ainsi que dans la substance osseuse. Cette branche nerveuse laisse échapper de nombreux rameaux sur son parcours. On remarquera plus particulièrement : \° quelques divisions postérieures, se distribuant en arrière des tendons fléchisseurs, surtout au niveau de l'articulation métacarpo-phalangienne et dont une se rend à l'ergot; 2° une branche satellite de l'artère du coussinet plantaire; 3" un filet né .sous la plaque cartilagineuse, se portant en avant, à proximité de la branche antérieure du cercle coronaire artériel, et se perdant dans les mailles du réseau veineux profond du cartilage latéral ; k" une petite division podophylleuse, dont le point d'origine est placé au même niveau que le filet précédent, mais à l'opposé, et qui descend sur l'apophyse rétrossale, où elle traverse le tissu cartilagineux, pour se rendre dans le réticulum podophylleux, après avoii envoyé des ramuscules postérieurs dans le coussinet plantaire ; 5° une divi>ion préplantaire. Plusieurs filets extrêmement grêles enlacés autour de l'artère onguéale plan taire, et pénétrant avec elle dans l'intérieur de l'os du pied; quelques-uns de ces filets remontent dans le nerf du côté opposé (1).

(1) C'est pour nous conformer aux usages établis et ne pas sembler vouloir forcer les analogies que nous conservons les dénominations de nerfs planlaires, de branches digitales, ainsi que le mode de description ci-dessus. L'anatomie comparative voudrait d'autres noms et une description un peu dilîércnte. En effet, elle démontre que le nerf plantaire externe rr-pond à l'inlerosseux palmaire du premier espace ihez les animaux pentadactyles ; le plantaire interne, à l'inlerosseux palmaire du troiMènie espace, et le rameau étendu du plantaire interne à l'externe, à l'inlerosseux du second ei^pace, qui n'existe que virluellement chez le cheval, par suite de la soudure du second et du troisième mélacaipien, soudure qui se prolonge aussi jusqu'aux phalanges. De même, elle montre que les branches digitales représentent exactement les nerfs collatéraux des doigts qui résultent, dans les espèces pentadactyles, d'une bifurcation de chaque nerf interosseux.

PLEXUS BRACHIAL.

CARACTÈRES DIFFÉRRNTIEI.S DU PLEXUS BRACHIAL DANS LES ANIMAUX AUTRES QUE LES SOLIPÉDES.

Dans les inaininifèics domosticiues, les net fs du plexus brachial no préscnlent pas de dillcreiices l)ieii importantes dans la partie .supérieure du mendjre; celles-ci n'apparaissent que lorsque les nerfs arrivent dans la dernière section.

RuMiNANis. — Les branches du plexus, en même nombre que dans le cheval, sont relativement plus volumineuses que chez cet animal; elles sont souvent flexueuses sur le Bœuf dans leur partie supérieure. Nous avons trouvé sur le Muntoii que le nerf diaphragmatique est formé par un seul (ilel .se détachant du rameau que la sixième paire cervicale fournit au plexus brachial. Il n'y a pas de différences à signaler sur la branche de l'angulaire et du rhomboïde, sur les branches des muscles pectoraux, la branche sous- cutanée thoracique, et \e nerf brachial antérieur ou musculocutané.

Le nn'f du grand dentelé ne présente pas le rameau qui, sur le cheval, provient de la sixième paire et traverse le scalène ; mais, à la surface du muscle grand dentelé, il reçoit un lilet de la branche de l'angulaire. Celte dernière se détache de la sixième paire.

La branche du grand dorsal et le nerf axillaire sont confondus à leur origine. Ils adhèrent aussi à l'une des deux branches du nerf sous-scapulaire. La seconde branche de ce dernier, libre dans toute son étendue, s'épuise dans le muscle de ce nom avec quelques filets qui sont fournis par \e sus-scapulaire.

Le nerf radial, lorsqu'il arrive au niveau du grand rond, se partage en trois branches: l'une s'enfonce dans le long extenseur de l'avant-bras ; l'autre traverse le moyen extenseur ; la troisième s'inlléchit sur le tendon du grand dorsal et passe entre le moyen et le gros extenseur de l'avant-bras. Quand le radial a contourné le bras de dedans en dehors et qu'il se trouve entre le brachial antérieur et la masse des muscles olécrâniens, il fournit : 1° dos branches musculaires qui s'enfoncent immédiatement sous les extenseurs du métacarpe et des phalanges; 2° une branche sensitive qui sort de l'interstice musculaire précitée pour devenir sous-cutanée. Cette branche cutanée du radial gagne la face interne de l'avant-bras et se divise en deux rameaux qui descendent parallèlement à la veine sous- cutanée médiane. L'un deux se perd autour du carpe ; l'autre se place peu à peu en avant du métacarpe, atteint l'articulation mélacarpo-plialangienne où il se termine par deux filets principaux qui constitueni ksnerfs collatéraux do7-saux des doigts; il en présente un troisième qui traverse l'espace inlcrdigité pour aller s'anastomoser avec les collatéraux palmaires.

Le cubital et le médian des Ruminants sont accolés l'un à l'autre et confondus jusqu'au milieu du bras. Ce double cordon est situé à la surface de l'artère humérale. Jusqu'au carpe, ces deux nerfs présentent la mémo distribution que dans le cheval; à partir de ce point, ou observe quelques dillérences.

Le cubital ne reçoit pas de branche du nerf médian au niveau du carpe. Il forme le nerf plantaire externe ou inlerosseux palmaire du premier espace placé au bord externe des tendons fléchisseurs. Ce nerf est renforcé par un filet détaché du plantaire externe qui le rencontre un peu au-dessus dcl'arliculatioii du boulet; il fournit ensuite des ramuscules à l'ergot, puis se prolonge par le nerf collatéral externe du doigt externe jusque dans la boîte cornée.

Le médian est continué par le plantaire interne ou interosseux palmaire du troisième espace. Vers le tiers inférieur du métacarpe, il se partage en trois branches :

DES NERFS

la première se rend au plantaire externe ; la seconde se dirige vers l'espace interdigiié où elle se bifurque pour former lesner/s collatéral palmaire interne du doiyl externe et collatéral externe du doigt interne ; la troisième donne quelques filets à Tergot et longe la région digitée où elle constitue le collatéral interne du doigt interne.

vA'ERMOPc.i<i-:rj s.c

KiG. 292. — Nerfs de la région digitée des ruminants (face postérieure) (*).

Porc. — Trois faisceaux se détachent du plexus brachial; le faisceau postérieur, le plus volumineux, fournit le radial, le médian et le cubital.

Les branches du plexus qui se rendent au tronc et aux premiers rayons du membre antérieur ressemblent beaucoup à celles du plexus des Ruminants; nous n'en dirons rien, sinon que la branche du grand dentelé se fait remarquer par sa longueur et par son volume.

Le nerf médian est disposé comme celui des Solipèdes et des Ruminants jusqu'au carpe. A partir de ce point le nerf s'engage au-dessous des tendons fléchisseurs des phalanges, fournit aux muscles interossenx palmaires, et, à la hauteur des deux doigts

(*) M, nerf plantaire interne, suite du médian ; C, nerf plantaire interne, suite du cubita ; 1, branche du plantaire

nue les collatéraux interni externe du doigt externe.

V. ; ax, ueii pimnuiio ii.raiiii;, ouiic un luBdiau ; 1^, ueri plantaire interne, sui fournissant 2, le nerf collatéral interne du doigt interne; 3, la branche qui donne les collatéraux internes des doigts; i', branche du plaataii'e interne qui renforce le plantaire externe ; 4, collatéral e

PLEXUS BRACHIAL. 811

riidimentaires, il se divise en quatre brandies : les deux supérieures, les plus petites, foi inenl les nerfs collatéraux des doigts rudinienlaires; les deux inférieures, les plus longues, gagnent l'espace interdigilé principal et forment les collatéraux des deux grands doigts.

Le cubital abandoinie, vers le milieu du bras, une branche qui se dirige vers l'olécrAne; à la hauteur du coude, il fournit plusieurs branches musculaires. Le nerf contourne ensuite l'avant-bras de dedans eu dehors; arrivé au-dessus de l'os sus-carpieu, il se divise en deux rameaux. L'un d'eux suit le bord externe des tendons fléchisseurs et se continue par le collatéral du doigt externe ; l'autre se place sur la face antérieure du métacarpe et se bifurque pour donner aux doigts externes leurs nerfs collatéraux dorsaux.

Carnassiers. ■ — Les quatre dernières paires cervicales et la première dorsale entrent dans la constitution du plexus brachial des animaux carnassiers ; la cinquième paire cervicale, pour un filet insignifiant. Quand on cherche à dissocier le plexus, on voit que chacune de ses branches principales s'envoient réciproquement des fibres.

Le nombre des branches de distribution est le même que chez les Solipèdes et la disposition des branches supérieures est tellement identique avec celle que nous avons déjà étudiée que nous ne nous y arrêterons pas ; nous nous bornerons à décrire le nerf brachial antérieur, le radial, le médian et le cubital.

Le brachial antérieur ou musculo-cutané est constitué par un filet de la sixième paire cervicale et par des branches plus volumineuses venant de la septième paire. Placé en avant de l'artère axillaire, ce cordon nerveux arrive à la hauteur de l'articui lation scapulo-humérale où il se bifurque : une de ses branches se porte en avant dans la masse du biceps ; l'autre reste accolée au bord antérieur de l'artère humérale, se f termine par un rameau légèrement récurrent qui s'enfonce dans l'épaisseur du muscle i brachial antérieur et par un filet, très-grêle, qui devient sous-cutané au niveau du I coude, et descend sur le bord interne de l'avant-bras pour se perdre aux environs du ' carpe. Le brachial antérieur est donc bien, dans ces espèces, un nerf musculo-cutané. I Chez les Carnassiers, la branche qui unit le musculo-cutané au médian est située un peu au-dessous de la partie moyenne de l'humérus, au lieu de se trouver au-dessous de I l'artère axillaire comme chez les Solipèdes.

Le nerf radial du Chien est exclusivement formé par la huitième paire cervicale, m reçoit des filets du médian et du cubital et du nerf axillaire; il donne également I quelques rameaux à ces trois cordons nerveux. Lorsqu'il est arrivé dans l'interstice du I triceps et du brachial antérieur, à deux travers de doigt au-dessus de la face externe du coude, il se divise en deux séries de branches terminales.

La branche musculaire s'engage sous les muscles de la face antérieure de l'avant- I bras.

La branche cutanée se partage immédiatement en deux rameaux. Le plus petit se I porte en dedans, franchit le pli du coude, s'accole au bord interne de la veine soust cutanée médiane et se distribue à la moitié inférieure de l'avant-bras, au pouce et au i bord interne de l'index. Le plus volumineux s'accole au bord externe de la veine sous- I cutanée médiane, fournit un ramuscule récurrent vers le pli du bras, et, au niveau du I carpe, trois filets pour les premier, deuxième et troisième espaces intermétacarpiens ' dorsaux, lesquels filets se bifurquent à la racine des doigts pour constituer les nerfs collatéraux dorsaux. Le premier nerf métacarpien s'anastomose, par une fine branche transversale, avec le rameau du cubital (|ui constitue le collatéral dorsal externe du petit doigt.

g|2 BES NERFS.

En résumé, le radial du Chien donne des rnineaiix à la face dorsale de ions les doi"ts ; il faut en excepter le bord externe du premier doigt ou de l'auriculaire. ' Dans le Chat, on observe quelques diiïérences. Ainsi la branche interne du radial s'accole quelquefois à la branche externe ; elle se place sur le bord interne du métacarpe, abandonne un liict à la face dorsale du pouce et forme ensuite le nerf collatéral dorsal interne de l'index. Quant à la branche externe, elle franchit la face antérieure du carpe et vient se placer dans l'origine du iroisièiTie espace iiiterosseux où elle se partage en trois rameaux métacarpiens ; le rameau externe, irès-fin, se dirige obliquement en dehors et s'anastomose^ avec la branche dorsale du cubital entre le premier et le deuxième doigt, •

Le médian du Chîcn est uni au cubital jusqu'au quart inférieur du bras ; il est situé en arrière de l'artère humérale ; le filet qu'il reçoit du musculo-cutané le rejoint à une petite distance de l'articulation du coude. Accolé à l'artère radiale, le médian se trouve, vers le tiers inférieur de l'avant-bras, immédiatement au-dessous du bord postérieur du tendon du grand pahnaire; il traverse ensuite la gaîne carpienne, fournit une branche qui constitue les collatéraux palmaires interne du pouce et externe de l'index ;puis, enfin, se divise en trois rameaux qui affectent la disposition suivante : le premier s'anastomose avec le cubital à la surface de l'arcade palmaire el se perd sur une artère; les deux autres reçoivent un filet du cubital vers l'originè des doigts et se bifurquent pour former le collatéral palmaire interne de l'annulaire et les collatéraux du médius ti de V index. Le deuxième donne, de plus, une branche grêle qui se perd dans le lobe interne et le lobe moyen du gros coussinet de la patte. En somme, le mé dian du Chien fournit des branches à tous les doigts, moins l'auriculaire et le bord externe de l'annulaire.

Chez le Chai, \e médian traverse le canal osseux creusé dans l'extrémité inférieure de l'humérus et se partage, au-dessous de l'arcade carpienne, en trois branches. La branche interne est destinée au rudiment du pouce et au bord palmaire interne de l'index. La branche moyenne descend dans le troisième espace interosseux, fournit un filet au gros bourrelet de la patte et se divise pour former les collatéraux palmaires externe de l'index el interne du médius. Enfin, la branche externe se place dans le deuxième espace iniermétacnrpienet donne les collatéraux palmaires su'wmls : externe du médius, interne de l'annulaire.

Le nerf cubilcdàu Chien, au-dessous du coude, est accolé ii l'artère cubitale jusqu'au tiers inférieur de ce vaisseau. Là, il se divise en deux branches, l'une dorsale et l'autre palmaire. La brandie dorsale devient sous-cutanée, longe le bord externe de l'avant bras, du métacarpe, du petit doigt, et forme le nerf collatéral externe dorsal de cef dernier. La branche palmaire franchit la gaînc carpienne, abandonne, à la hauteur du trapézoïde, un rameau qui passe à la surface des muscles palmaires pour aller consiituer le collatéral palmaire externe de l'auriculaire, puis se divise, à la surface de» l'arcade palmaire profonde, en une huitaine de rameaux terminaux. Les plus petits de( ces rameaux s'épuisent dans les muscles rudimentaircs du pouce, du petit doigt et^ dans les muscles inierosseux; les plus grands, au nombre de trois, s'appliquent sur les artères interosscuses, el se bifurquent au niveau des doigts pour former des nerfs col4 latéraux palmaires; les deux rameaux internes se confondent préalablement avec les branches correspondantes du médian. De cette disposition, il résulte que le nerf cubitali fournit à la face palmaire de tous les doigts, excepté le bord interne de V index.

Le cubital dn Chat se divise aussi en branche dorsale et en branche palmaire ; mais leur distribution n'est pas la même que dans le Chien.

PLliXUS BRACHIAL. 813

La brandie dorsale se partage en deux (ilcts au niveau du carpe : l'un forme le collaléral dorsal externe du petit doigt; l'autre gagne le liromicr espace inlerosscuv, i croit un rameau du radial et fournil ensiiile les collatérauv dorsaux interne du pelil loigt, externe de l'annulaire.

l'iG. 293. — Nerfs de la face palmaire Fie. 294. — Nerfs de la face palmaire

(chien) (1) {*). (chat) (2) (**).

La branche palmaire ne s'étend pas à tous les doigts comme chez le Chien. En passant en dedans de l'os pisiforme, elle se divise en plusieurs filets. Quelques-uns se distribuent aux' muscles du petit doigt et du pouce; un autre suit le bord externe du petit doigt et constitue son nerf collatéral palmaire externe ; un des plus longs se loge dans le premier espace inlcrmétacarpien, donne le filet du gros bourrelet de la patte el les collatéraux palmaires interne du petit doigt et externe de l'annulaire.

(1 et 2) D'après Arloing et L. Tripier, Rechercher sur la sensibitUû des téguments et des nerfs ih' la main {Archives de phijvnlorjic, ■18()9).

(*^ A, tronc ilu inrilian : il se ilivisc l'n si.t branches; Il 1, brniiohe ilc l'nrcadc nerveuse snperlieiclle j l) 2j branche •"■ penlanl sur nn vaissenn ; Il3, Il4, branches s'nnissant avec des rainean.x corres[iondanl.s du cubital ; H 5, branche

mont le collatéral interne de l'index ; U 0, branche nidinientaire allant an |ionee ; (l, collatéral fourni par le médian j

' , C2, f:3, C4, eollntéran.-i birirnis par le médian et le eiihital ; n, branche palmaire du culiilal ; /i, branche superfile : elle abatnloniie un premier lilet à l'émini'riee hypothénar et un second t)ni va constituer l'orcadc nerveuse suleii.lle ; branche profonde: ell(' vn aux ninscles et ii la peau; Hî, ne s'anastomose pas avec le médian;

I, m-2, s'anastomosent avec la branche correspondante du médian : les plus internes se rendent aux muscles du pouce; c, c, collatéraux fournis par le cubital.

(**) A, tronc du médian ; il se divise en deux blanches: II, branche inlcrru' donnant un lilet i-udimenlaii'e nu notice; JH, branche externe recevant un lilet f rlu cubital ; C.CjC.C, collatéraux fournis par le médian ; », Inanche i)ali!iairc du cubital : elle se divise ini trois branches ; h, branche interne: elle fournit le lilet f nn iiiédinn : ''1, lirariche externe ; 'i2. branche prol'onilc ; c, c, c, collatéraux fournis pnr le cubital.

31/, DES NERFS

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