V. VERMORCI<EW
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FiG. 312. — Coupe transversale du globe de l'œil, Fig. 313. — Section antéro-postérieure de lace interne du segment antérieur (*). la coque de l'œil au niveau de la circonfé-
fence de la cornée (**) .
de l'œil au moyen d'une incision circulaire, et faire évacuer le corps vitré. On remarque ' alors autour du cristallin un large cercle très-noir, formant des plis radiés d'un aspect t tres-regulier, se projetant en dedans par leur extrémité interne, qui apparaît dans la. chambre postérieure de l'œil, après l'excision de l'iris, et aboutissant tous, par celte? extrémité, sur la circonférence du cristallin dont ils restent un peu distants. Néan-
( ) .., »Uc.ot„,uc, C, .«.uee; c/,, el„..„Hle; 1, cercle .ili «h. ; 2, „.c portion du corps ciliaire ; 3, cnuul de KonUa..
GLOBL nii l'oeil. 867
iiloius, le crislalliii se trouve comme soutenu et eucliatouiié au centre du corps ciliaire. Ces plis radiés appelés yy/'ocès ciliaires (fig. 312, P), au nombre de 110 h 120 chez le cheval, sont constitués par de petits feuillets parallèles plus larges près de leur extrémité interne qu'au voisinage de leur extrémité externe; les sillons qui les séparent, en arrière, sont dissimulés en partie par le prolongement que la réline envoie à la surface pour aller forni'^r la zone de Zinn. La couroimc formée par les procès ciliaires est liabiluellement asymétrique.
Structuiie. — La zone choroïdienne se compose de quali e couches superposées î 1" la couche externe est formée par un réseau de fibres connectives et élastiques dans equel se trouve disséminées un grand nombre de cellules pigmentaires; 2° la deuxième couc/te est constituée par un réseau de gros vaisseaux artériels et veineux (artères et veines ciliaires postérieures), par un plexus de fibres nerveuses accompagnées de ganjlions et par quelques cellules pigmentaires; 3" la troisième couche, ou la membrane de Ruijsch, a pour base une substance amorphe qui est parcourue par un réseau capilaire excessivement fin ; h" la couche interne est composée de cellules hexagonales, très-régulièrement placées les unes à côté des autres, à la surface d'une lamelle anhiste; ' ces C( llules sont munies de noyau et contiennent des granulations pigmentaires qui ■ occupent exclusivement leur moitié antérieure. — La membrane choroïdienne a pour but de convertir le globe oculaire en une véritable chambre noire.
Le cercle ciliaire est un organe contractile; il est formé par des fibres musculaires i lisses orbiculaires ou dirigées d'avant en arrière. Ces fibres sont entremêlées au plexus I des nerfs ciliaires sur le trajet desquels on rencontre de petits ganglions. — Far ses ( contractions, le cercle ciliaire remplit un rôle important dans les phénomènes d'accom- 1 modation de l'œil pour la vision à des dislances différentes.
Enfin, le corps ciliaire ou les procès ciliaires sont constitués par des faisceaux de I tissu conjonctif entrecroisés, par des vaisseaux et quelques fibres lisses; leur face in- I terne est couverte de pigment analogue à celui de la zone choroïdienne.
4» i)e l'iris (flg. 310, f).
L'iris forme dans l'intérieur de l'œil, au niveau de l'ouverture antérieure de la scléirotique, en avant du cristallin, un véritable diaphragme percé d'une ouverture centrale elliptique, la pupille, qui se resserre ou se dilate suivant l'intensité plus ou moins prononcée des rayons lumineux et la dislance plus ou moins rapprocliée des objets sur lesquels se fixe la vue.
Ce diaphragme partage l'espace compris entre la cornée d'une part, la face antérieure du cristallin et l'extrémité interne des procès ciliaires d'autre part, en deux compartiment ou chambres d'inégale grandeur : l'un antérieur, le plus considérable; l'autre postérieur, n'existant pour ainsi dire que virtuellement, l'iris se trouvant à peu près immédiatement appliqué sur le cristallin.
L'iris affecte la forme elliptique, comiDC la cornée et l'ouverture de la sclérotique.
Sa face antérieure, plane ou très-légèrement convexe, présente dessillons circu- .iaires très -prononcés et des stries rayonnées sensibles seulement vers la grande circonférence de la membrane. Elle est diversement colorée, non-seulement suivant les espèces, mais encore suivant les individus. Chez les Solipèdes, elle reflète presque toujours une teinte brune, plus ou moins jaunâtre; on la trouve parfois presque blanche, ou tout au moins gris très-clair, et l'on dit alors que les yeux sont vairons.
APl'AUElL DliS SEINS.
La face postérieure, ei» rapport avec le crislalliii et les procès ciliaircs, est enduite d'une couche très-épaisse de pigment noir, désignée sous le nom A'uvée, pigment dont une portion, supportée p^r un petit pédicule, traverse souvent l'ouverture pupillaire et vient l'aire hernie dans la chambre antérieure de l'œil ; on appelle ordinairement fongus ou grain de suie ce petit peloton noirritre.
La grande circonférence de l'iris est attachée sur le cercle ciliaire, qui l'unit à la choroïde ; elle répond aussi au pourtour de la cornée ainsi qu'à l'ouverture de la sclérotique.
La petite circonférence, ou la circonférence interne, est elliptique et circonscrit l'ouverture pupillaire.
Structure. — On a beaucoup discuté sur l'organisation de l'iris. Aujourd'hui tout le monde admet comme élénient principal de cette organisation des fibres musculaires, lisses. Une membrane propre et deux couches épithéliales constituent l'iris.
La membrane propre a pour charpente des faisceaux conjonctifs ondulés circulaires, ou rayonués avec des cellules pigmentées. Entre ces faisceaux sont placées les fibres musculaires lisses; elles sont disposées circulairement autour de la pupille (sphincter pupillaire), ou bien elles sont radiées, c'est-à-dire qu'elles se portent de la petite circonférence de l'iris au cercle ciliaire (dilatateur de la pupille). Des vaisseaux radiéstrès-fins sont disséminés au milieu de ces fibres et se rendent dans les vaisseaux ciliaires antérieurs. L'iris reçoit aussi des n^rfs; ils lui sont fournis par le plexus^ ciliaire.
La couche épithéliale antérieure est formée par les cellules polygonales de la membrane de l'humeur aqueuse, telles que nous les avons décrites sur la face interne de la cornée.
La couche épithéliale postérieure ou Vuvée est constituée par des cellules pigmenlaires analogues à celles de la choroïde, mais d'une forme moins régulière.
Dans le jeune fœtus, la pupille est bouchée par un très-mince feuillet transparent désigné sous le nom de membrane pupillaire.
5» De la rétine (fig. 310, d, 314).
La rétine, partie essentielle du globe de l'œil, considérée comme l'expansion terminale du nerf optique, s'étend sur la face interne de la choroïde, dont il est facile de la; séparer, entre cette membrane et le corps vitré. Arrivée sur le corps ciliaire, elle se. ' moule exactement sur les plis radiés de sa face postérieure, et se prolonge avec eux> jusqu'à la circonférence du cristallin, où elle semble se confondre avec la membranei d'enveloppe de cette lentille, membrane à laquelle elle se trouve, en tout cas, trèssolidement fixée. Elle adhère également de la manière la plus intime aux procès ciliaircs, dont il est presque impossible de la détacher sur l'œil tout à fait frais. La dis- t jonction des deux parties s'opère au contraire très- facilement sur les yeux déjà flétris: '! on enlève la cornée et une certaine étendue de la sclérotique; puis, après avoir parlago l'iris en plusieurs lambeaux, à l'aide d'incisions rayonnantes, on renverse chacun d'eu> i' en dehors, en exerçant une légère traction qui déchire la zone ciliaire et la choroïde ; H la rétine étant ainsi dépouillée des parties qui la recouvrent dans sa région antérieure; on voit celte membrane former autour du cristallin une sorte de collerellc plisséf ^ connue une fraise du temps de la Renaissance, et engrenée avec les procès ciliaires- h C'est à celle colleretle qu'on a donné le nom de zwnt; de Zinn.> Le plus grand nombn Jii des anatomistes la considèrent, à tort, comme un organe distinct de la rétine, poui
(ILOHE Dli L'm\L. Sfty
avoir négligé de l'éliulier, disons-le, sur des yonx provenant d'animaux réccniineni tués.
Au point où lo nerf opti(pi(\ jiénèlre dans l'œil, on trouve sur la réiiue un polit soulèvement elliptique dont le grand axe a environ 5 millimètres; c'est la papille opfiqun ou le puncluin cœcum. L)e son centre émergent les vaisseaux de la membrane nerveuse de l'œil.
STRUCTURt:. — f.a réline est la plus importante des trois membranes de l'œil ; c'est aussi la plus mince et la plus délicate. Elle forme une expansion molle, pulpeuse, transparente, lorsqu'elle est tout à fait fraîche; d'u/ie couleur blanche, opalescente (|uelquc temps après la mort. Elle est constituée par du tissu conjonctif et des éléments nerveux disposés de façon à (igurer neuf à dix couches superposées.
Tissu conjonctif. — Il est très-délicat et nucléaire. Il forme deux lames minces appelées membranes limitanles externe et interne reliées l'une à l'autre par des fibres radiées qui traversent les éléments nerveux. Ces fibres s'anastomosent d'une manière serrée dans la couche moléculaire.
Éléments nerveux. — Ils sont distribués en sept couches qui présentent les caractères suivants :
1° Couche des bâtonnets et des cônes. — On l'appelle encore membrane de Jacob. Elle est située entre la face interne de la choroïde et la membrane limitante externe. Des bâtonnets et des cônes assez régulièrement mélangés en font toute la structure. Chacun d'eux comprend deux articles. L'article externe, brillant et réfringent, est une petite tige terminée en pointe pour les cônes (2); lige plus courte que l'article interne pour ceux-ci, et d'une longueur égale à cet article interne pour les bâtonnets. Varticle interne est une petite tige granuleuse pour les bùtonnels (6), et un renflement dont la base est dirigée vers le centre de l'œil pour les cônes (1). Les éléments de cette couche s'altèrent très-vite après la mort .
2° Couche gramdeuse externe. — Elle est comprise entre la membrane limitante externe et la membrane intermédiaire.
Elle est formée par les granulations des cônes (3 et k) et les (jimnulations des bâtonnets (8), petites cellules à noyau ovoïde munies d'un prolongement externe qui les réunit à la base des cônes ou des bâtonnets et d'un prolongement externe, variqueux qui se renfle souvent en arrivant vers la couche intermédiaire,
3" Couche intermédiaire (F). — Très-mince, cette couclic est composée de fibrilles flexueuses qui se metienl en communication avec les éléments des couches voisines.
.'i" Couche granuleuse interne (E). — On y trouve des cellules dont la membrane est appliquée immédiatement sur le noyau ; ces cellules portent de petits prolongements analogues b ceux de la couche granuleuse externe (|ui les mettent en communication avec les couches qui les entourent,
5" Couche moléculaire (D). — L'une des plus épaisses, cette couche présente un
aspect granuleux : dans sa masse, le tissu conjonciif forme un réseau assez serré; au • milieu de ce réseau, on rencontre des fibrilles fines dirigées dans tous les sens,
6" Couche ganglionnaire (C). — Elle est formée par une seule rangée de grosses cellules nerveuses ramifiées ; leurs prolongements se rendent dans la couche moléculaire ou se relient aux filets de la couche suivante.
7° Couche des fibres du nerf optique (B). — Les fibres du nerf optique en traversant la sclérotiqjie et la choroïde s'anastomosent et se, disposent en un cône dont le sommet répond à la papille ; arrivées en ce point, elles s'étalent en tous sens entre la couche ganglionnaire et la membrane limitante interne.
En résumé, la réline comprend donc les couches suivantes comptées d'avant en arrière : 1" la membrane limitante interne; 2° la couche des fibres du nerf optique; 3" la couche ganglionnaire;. li° la couche moléculaire; 5" la couche granuleuse interne; 6° la couche intermédiaire ; 7° la couche granuleuse externe ; 8° la membrane limitante ■ externe; 9° la couche des bâtonnets et des cônes; 10° enfin, la couche pigmentaire de • la choroïde, si on la rattache à la rétine comme le veut Schuitze.
Il est à remarquer qu'au niveau de Vora serrata tous les éléments nerveux de la ; rétine disparaissent; cette membrane, réduite à son tissu conjonciif, se continue sur la : face posiérieure des procès ciliaires et forme ensuite la zone de Zinn.
Vaisseaux. — La réline possède un système vasculaire en quelque sorte particulier. Vartère et la veine centrale de la rétine s'engagent dans le nerf optique à une petite • distance du globe oculaire; elles traversent la papille et se divisent aussitôt en deux, branches qui se dirigent l'une en haut, l'autre en bas. De fines anastomoses relient les. vaisseaux de la rétine aux vaisseaux ciliaires vers le fond de la sclérotique.