COMPARAISON DES ORGANES GÉNITAUX DE I/HOMME AVEC CEUX DES ANIMAUX
Enveloppes testiculaires. — Les bourses présentent la même organisation que dans les solipèdes : scrotum, dartos, tunique érythroïde et gaine vaginale. Le scrotum est riche en glandes sébacées. La gaîne vaginale est séparée par une lame séreuse de la cavité du péritoine.
Testicules. — Ils sont ovoïdes et situés dans une direction oblique de haut (în bas
(1) Pour plus de détails, voyez Arloing, Ètwlc romptirativc sur les orgam-s r/énitaux ftu lapin nt (lu /lîporifte {Journal (k l'nnalomin nt de la ph/xinlnr/ù; de Ch. Robin, ISfiS).
et de dehors en dedans; leur grande conrbiire regarde en avant. — L'épùlidyme oiïre la disposition que nous connaissons déjà; seulement le canal déférent, en se détachant de la queue, se rélléchit assez brusquement pour remonter vers la cavité abdominale. On trouve annexés à l'épididyme plusieurs diverticules appelés hydatide pédiculée de Morgagni, hydatide non pédiculée, vaisseaux aberrants et corps innominé de Giraldès.
Vhydatide pédiculée de Morgagni est une petite saillie de la tête de l'épididyme remplie d'un liquide séreux, qui ne se mêle jamais avec le produit sécrété par les testicules. Vhydatide non pédiculée &^i\xnQ[)e,\.\iii masse blanchâtre qui naît du testicule à quelque distance de la tête de l'épididyme; elle est creusée d'une cavité qui communique quelqu(ifois avec le canal de l'épididyme. Les vaisseaux aberrants sont des conduits fins etflexueux qui partent de la queue de l'épididyme, et qui se terminent bientôt en cul-de-sac. Enfin le cor^w innominé de Giraldès esi un petit amas de tubes ramifiés qui se trouve compris dans le tissu conjonctif réunissant la lôtc de l'épididyme au testicule. Tous ces appendices du testicule ou de l'épididynie sont des vestiges du corps de Wolff.
FiG. 333. — Coupe antéro-postérieure et médiane du bassin chez riiomme, d'après Legendre (*).
Canal déférent. — Il n'est pas réuni à son homologue par un repli péritonéal; mais il se rende légèrement, comme chez le cheval, en arrivant près du col de la vessie. Les vésicules séminales sont allongées et lobulées à leur surface, comme dans les animaux ruminants.
C'rè'thre. — Ce canal présente une partie fixe et une partie libre :1a première est
(*) A, vessie ; B, refttiini ; C, symphyso tlii pnliîs ; D, nnus ; F, Iwllie do riiW-lliro ; G, Rlnncl ; H, nrostatfi ; I, vésicnk: semiimle; k, tostieiilp ; L, m(5at iirinnirc; M, ciil-dc-san du I.iill).! ; O, coocvx; U, iviovcnr de Inmis; S, i.vi-nmi- (Inl; r, Ri-niid droit antLTiaup dn l'alidomeu; U, plexus deSantorini; Y, i-eleveiii' de l'anns ; X, sphinnlcr in'lenu' ; i, spliinetor extenie ; Z, col de la vessie. — ,,, tninsvei-se piiperlieiel du ii^riiiée ; b, Ininsversc profond; </, orbieiikiue Ue 1 iirèthre ; c, liulbo-eavcrnciix ; g, Umiqnc imisculeuse de la vessie; p, eul-de-sne reclo-vësical.
légèrement oblique do haut eu bas et d'arrière en avant ; la seconde s'infléchit brusquement et forme avec la précédente Vangle iirépubien qui s'efface au moment de l'érection. Son diamètre augmente légèrement au niveau du bulbe, ml-de-sac du bulbe, et un peu eu arrière de son extrémité terminale, au méat urinaire, funsa naviculaire.
L'enveloppe érectile de l'urèthre forme à son origine un renilcmcnt considérable, bulbe, recouvert, comme chez le bœuf, par le bulbo-caverneux; puis un autre renflement, gland, qui constitue la tête de la verge.
A la face interne de l'urèthre, on voit quelques replis valvuleux, quelques dépressions, lacunes do. Morgagni, le verumonianum, et vers le sommet de celui-ci un petit cul-de-sac, zdénis mâle, qui représente, très-réduite, la troisième vésicule des solipèdes.
Les muscles du canal de l'urèthre sont : Vischio- caverneux, le bul-bo-caverneux, le muscle de Wilson et les trnnsverses du périnée, distingués en superficiel et en pi'ofond.
Pour sortir du bassin, le canal de l'urèthre traverse une membrane aponévrotîque nommée ligament de Carcassonne.
Corps caverneux. — Rien à dire de spécial sur sa disposition.
Verge. — Le pénis de l'homme est libre; il est suspendu en avant du pubis. II est enveloppé par une lamelle fibreuse, fascia pénis, etpar un cylindre cutané, le fourreau. ]l est fixé par deux ligaments suspenseurs : le superficiel, élastique, provient de la ligne blanche; le profond, inextensible, se détache de la symphyse pubienne et du pilier antérieur de l'anneau inguinal.
Le gland, ou la tôle de la verge, est séparé du reste de l'organe par un rétrécissement appelé col. Autour de ce col, le fourreau forme un repli, prépuce, qui coiffe le gland plus ou moins complètement. Il est rattaché à la ligne médiane de la face inférieure du gland par un repli mince et rosé qu'on nomme frein du prépuce. La face interne du prépuce présente un grand nombre de glandes sébacées.