‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 24 sur 262 · DES OS DU THORAX EN PARTICULIEII · texte numérisé non relu

DES OS DU THORAX EN PARTICULIEII

1° Sternum du cheval.

C'est une pièce ostéo-cartilagineuse, allongée d'avant en arrière, comprimée d'un côlé à l'autre dans ses deux tiers antérieurs, et de dessus en dessous dans son tiers positérieur, légèrement incurvée sur elle-même, située sous le thorax dans une direction oblique de haut en bas et d'avant en arrière. Elle offre à étudier une face supérieure, deux faces latérales, trois bords et deux extrémités.

FiG, 35. — Sternum f).

Faces. — La face supérieure, légèrement concave dans le sens de sa longueur, représente un triangle isocèle très-allongé dont le sommet est dirigé en avant ; elle constitue le plancher de la cavité thoracique. — Chaque face latérale comprend deux :parlies, l'une supérieure, l'autre inférieure. La première présente huit cavités diarihrodiales, qui reçoivent l'extrémité inférieure des cartilages des vraies côtes; ces cavités, allongées de haut en bas, sont d'autant plus rapprochées les unes des autres qu'elles sont plus postérieures. La partie inférieure, plus étendue en avant qu'en arrière, offre aux puissants muscles pectoraux une large surface d'insertion.

Bords. — Les deux bords latéraux séparent la face supérieure des faces latérales ; lils régnent au-dessus des cavités diarthrodiales creusées sur ces dernières, se réunissent antérieurement, et donflent attache, l'un et l'autre, à un cordon fibreux. — Le bord infé)'ieur est opposé à la face supérieure; convexe, mince et très-proéminent dans ses deux tiers antérieurs, il simule, jusqu'à un certain point, la carène d'un navire.

Extrémités. — L'antérieure, aplatie d'un côté à l'autre et recourbée en haut, idépasse de quelques centimètres la première cavité articulaire des faces latérales; elle constitue le prolongement trachélien du sternum. — La postérieure est aplatie de dessus en dessous et forme une large palette cartilagineuse, très-mince, creuse en I dessus, convexe en dessous, qui a reçu le nom de prolongement abdominal ou d'appendice xipho'ide.

Structure et déocloppement . — Le sternum est une des parties du squelette qui ne subissent pas complètement la transformation osseuse. Il se développe, chez les solipèdes, par six noyaux impairs de substance spongieuse, rangés les uns à la suite des autres, h la manière des grains d'un chapelet. Jamais ces noyaux ne se soudent entre eux pour former une pièce unique; ils restent séparés, pendant toute la vie de l'animal, par la gangue cartilagineuse primitive. Celle-ci constitue entièrement le prolongement antérieur de l'os, sa carène et l'appendice xiphoïdc. Quand ces parties du sternum s'ossifient, ce qui est rare, ce n'est jamais que partiellement.

(*) \, proldiiptomciit Irnclii'lien ; 2, nppGiidi™ xipholdc : .3,3, cnvitc!'» iiom- riiiliculiUioii des eiutilogos storiinux; f 4, liord iiiftji'iiMir.

2° Des côtes.

On compte, avons-nous dit, pour chacune des moitiés latérales du thorax, dix-huit

côtes, qui sont à peu près parallèles entre elles et séparées les unes des autres par les espaces appelés intervalles intercostaux. Attachés, par leur extrémité supérieure, aux vertèbres de la région dorsale, ces os se terminent, à leur extrémité inférieure, par un prolongement élastique et flexible nommé cartilage costal, an moyen duquel ils se mettent en rapport direct ou indirect avec le sternum. — Nous ferons connaître, d'abord, les caractères communs à toutes les côtes, puis les caractères spéciaux qui peuvent servir à les distinguer les unes des autres, et nous terminerons par l'indication des particularités qu'elles présentent chez les solipèdes domestiques autres que le cheval.

A. Caractères communs atoutes LES CÔTES. — Nous les étudierons dans une description type qui s'adressera successivement à la côte proprement dite et à son cartilage de prolongement.

1. Description type d'une côte. — Une côte est un os allongé, asymétrique, oblique de haut en bas ett d'avant en arrière, aplati d'un côté à l'autre, courbé en arc, et tordu sur lui-même, de telle façon que ses deux extrémités ne peuvent reposer à la fois sur un plan horizontal. — Cet os se divise en une partie moyenne et deux extrémités.

Partie moyenne. — Elle offre deux faces et deux bords. — La face externe, convexe et creusée eu large gouttière dans sa moitié antérieure, présente supérieurement (1) quelques tubercules et quelques empreintes musculaires. — La face interne, concave et lisse, est tapissée par la plèvre, qui la sépare du poumon. — Le bord antérieur est concave, mince et tranchant. — Le postérieur, convexe, épais et garni de* rugosités, est creusé, en dedans, d'une scissure vasculo-nerveuse qui disparaît vers le< milieu de la côte.

Extrémités. — La supérieure porte deux éminences, une tête et une tubérosité, qui servent à l'appui de la côte sur le rachis. — La première est formée de deux^

(1) Vers le point qui répond à l'angle delà côte chez l'homme.

(*) t\, la cinquième cfile siernah vue par aa face inlenic. — B, la première asiemale vue par sa face externe. — 1, U)\i: lie 1(1 ciHe; 2, sa sdisMin^; 3, siiii ciil ; 4, Uilii'i'ositi! ; 5, su fiicL'ltc iirliciilnire ; fi, fossotle riiKiicusc pour l'iiiser-tioii <lii liguiiicnt inlL'nisseux tniiisvei'sij-i'fistal ; 7, g:(iiiUii'i'i> de la faci; extcnie; 8, siùssure vasotilo-nei'vense Jii Imrcl pnstiT'ieur; 9, cartilage de pralougument ; 10 (A), runlleiuuut ai'ticiilaire <iui ri'iioud au stenuiiii.

FiG. 36. — Types de côtes du cheval (*).

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