‹ Traite d'anatomie comparee des animaux domestiquesChapitre 25 sur 262 · DU THORAX · texte numérisé non relu

DU THORAX

(icmi-faccttes articulaires, placées l'une c-ii avant de l'autre, et séparées par une rainure à insertion ligamenteuse; elle se trouve isolée de la tubérosité par un rétrécissement nommé col, creusé en haut d'une fossette rugueuse qui sert à l'implanlation d'un ligament. — La seconde, située en arrière de la tête et plus petite que cette dernière, est pourvue d'empreintes h son pourtour, et présente à son sommet une facette diai tluodiale à peu près plane. — Chaque côte s'articulo, par sa tête et sa tubérosité, avec deux vertèbres dorsales; la tête est reçue dans la cavité articulaire intervertébrale; la tubérosité répond, par sa facette, à l'apophyse transverse de la vertèbre postérieure.

L'exirémité inférieure est renflée et creusée d'une cavité peu profonde, irrégulière là son fond; cette cavité répond à l'extrémité supérieure du cartilage costal.

Structure et développement. — Les côtes sont des os irès-spongieux, dans leur iraoitié inférieure surtout, se développant de fort bonne heure par trois noyaux d'ossiilication, dont un principal pour la partie moyenne et l'extrémité inférieure, et deux complémentaires pour la tête et la tubérosité.

2. Description type d'un cartilage costal. — Le cartilage costal représente bien évidemment la côte inférieure des oiseaux; c'est une pièce cylindroïde, légèrement comprimée d'un côté à l'autre, arrondie et lisse sur ses faces et sur ses bords. Par son extrémité supérieure, il se soude à la côte qu'il prolouge, en formant avec elle un angle plus ou moins obtus ouvert en avant. A son extrémité inférieure, il se termine par un renllement articulaire ou par une pointe mousse. — Dans le jeune âge, les prolongements costaux sont entièrement formés de substance cartilagineuse ; mais ils ne tardent pas à être envahis par l'ossification, et, chez l'animal adulte, ils sont déjà transformés en une substance spongieuse, à larges aréoles, qui reste entourée, pendant toute la vie de l'animal, par une légère couche de cartilage.

B. Caractères spécifiques des côtes. — Les côtes, comme les vertèbres de chaque région du rachis, ont reçu les noms numériques de première, deuxième, troisième, etc., en les comptant d'avant en arrière. (Voy. fig. 1.)

GrAce à la présence d'un caractère tout à fait essentiel, elles se divisent naturellement en deux grandes catégories : les côtes sternales ou vraies côtes, et les côtes asternales ou fausses côtes. — Les côtes sternales, au nombre de huit (les huit premières), ont leur cartilage de prolongement terminé inférieurement par un renllement arlicuaire; ce renflement répond à l'une des cavités latérales du sternum, et met les vraies :ôlcs en rapport direct avec cette pièce du squelette. — Les côtes asternales, au nombre de dix, s'a))puicnt les unes sur les autres, la dernière sur la dix-septième, celle-ci sur la seizième, et ainsi de suite, par l'extrémité inférieure de leur cartilage de orolongement, qui se termine en pointe mousse. Le cartilage de la première fausse côte {'unit, d'une manière étroite; au dernier cartilage sternal; et c'est par l'intermédiaire île celui-ci que toutes les côtes asternales prennent un appui indirect sur le sternum.

Si mainicnant nous considérons les côtes en masse, sous le rapport des caractères lifférentiels qu'elles présentent dans leur longueur, leur largeur et leur degré d'incurifalion, nous pourrons constater : 1° que leur longueur augmente de la première à la leuvième, et diminue ensuite progressivement jusqu'à la dernière; 2" que la même progression croissante et décroissante existe pour les cartilages de prolongement; 5° qu'elles s'élargissent peu à peu de la première à la sixième inclusivement, pour se •étrécir ensuite graduellement jusqu'à la dix-huitième; li° que la courbe décrite par chacune d'elles est d'auiant plus brève et plus prononcée que la côte est plus posté- •ieure. Nous ajouterons (|uc la gouttière delà face externe est d'autant moins marquée nue la côte est plus étroite.

La première côte, considérée individuellemenl, se distinguera toujours p;ir l'ab-^ sence de gouttière sur sa face externe, de scissure vasculo-nerveuse à son bord posié-rieur, elde rainure intermédiaire aux deux facettes de sa tête articulaire. On la reconnaîtra encore à la présence de fortes empreintes musculaires sur sa face externe, à la ( brièveté ainsi qu'à l'épaisseur de son cartilage, et surtout à la facette articulaire que cet cartilage présente en dedans pour répondre à celui du côté opposé. — La dernièret côte n'a point de gouttière sur sa face externe; la facette de sa tubérosité est confondue^ avec la facette postérieure de la tète. Ce dernier caractère se remarque aussi presque* toujours sur la dix-septième côte, et quelquefois sur la seizième.

Dans l'âne et dans le mulet, toutes les côtes, en général, mais surtout les plus postérieures, sont moins incurvées que chez le cheval.

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